Test The Chant - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Editeur
Prime Matter
Développeur
Brass Token
Genre
Horreur
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.11.2022
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
39,99 €
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Edité par Plaion (anciennement Koch Media), The Chant est un survival horror, voire un thriller psychologique en vue à la troisième personne. Le soft est développé par le jeune studio canadien Brass Token, dont c’est le tout premier jeu. Ce petit studio est composé d’une vingtaine de personnes dont quelques membres qui ont travaillé sur des productions telles que Sleepings Dogs. Il a suscité l’attention de nombreux joueurs car The Chant a la particularité de se dérouler dans une secte ! Est-ce que ce groupe de jeunes hippies nous fera passer un excellent moment ou au contraire, telle une secte à la Manson, allons-nous plonger en plein cauchemar ? C’est ce que nous allons voir à travers cette critique qui a été réalisée sur Xbox Series X grâce à un code fourni par l’éditeur.

Bienvenue dans la secte !



Après une introduction plus que mouvementée, le jeu nous met dans la peau d’une certaine Jess Briars, cette dernière, encore traumatisée par la mort de sa petite sœur, décide de rejoindre sa meilleure amie sur l’île de la Gloire afin de prendre une « retraite spirituelle ». Arrivée à destination, Jess doit faire connaissance avec les autres membres et se plier à la coutume locale de cette communauté. Elle comprend rapidement qu’il s’agit en réalité d’une secte, cette dernière étant composée de Kim (la meilleure amie de Jess), Sonny, Hannah, Maya et Tyler (le gourou de la bande). Alors que cette île paradisiaque était censée aider notre protagoniste à faire le point et à trouver la paix intérieure, tout ne va pas se dérouler comme prévu… En effet, très tôt dans l’aventure, un rituel de groupe se met en place, malheureusement ce rituel provoque l’ouverture d’un portail entre notre dimension et l’Obscurité, un « monde » renfermant des créatures qui se nourrissent de l’émotion négative, rejetant parfois vos plus grandes peurs ou culpabilités enfouies. Ah oui, petit détail sans grande importance, vous pouvez en mourir… De ce fait, cette jolie petite bande de hipsters doit collaborer si ses membres souhaitent survivre. Pour cela ils peuvent compter sur leurs cristaux prismatiques, ces derniers servant à renfermer le portail maléfique. Jess doit donc parcourir cette île remplie de monstres, retrouver ses nouveaux amis et par la même occasion lesdits cristaux !

Nous avons été plutôt agréablement surpris par le scénario du soft surtout que celui-ci démarre à toute vitesse, ce qui pourra en surprendre plus d’un, alors restez attentif ! L’aventure est très bien rythmée, proposant des moments vraiment variés. Bien évidemment, scénaristiquement parlant, le jeu s’inspire de productions de films d’horreur actuels, attendez-vous donc à voir quelques petites « facilités scénaristiques » du genre, l’héroïne qui part toute seule, sans aucune notion de combat ou de spiritisme et qui arrive tout de même à mettre des tatanes à ces satanés monstres, ça fait sourire... The Chant propose un lore assez fourni en détails, que ce soit via l’environnement, les personnages, les bobines retraçant l’histoire de la secte occulte ou tout simplement à travers les nombreux documents à lire, le jeu arrive à nous tenir en haleine et ce jusqu'à la scène finale. D’ailleurs, pour profiter encore plus de l’immersion, nous vous recommandons de jouer au casque afin de profiter d’un sound design et d’une OST tout simplement remarquables. Le soft propose également une localisation française intégrale (textes, documents, voix) de bonne facture. Quant à l’ambiance, celle-ci est vraiment excellente, le titre ne fait pas « peur » à proprement parler mais le soft arrive tout de même à dégager à de nombreuses reprises un sentiment d’insécurité voire d’angoisse. Cette gestion de la peur fait d’ailleurs partie intégrante du gameplay.

L’ouverture d’esprit changera ton avenir !

Transition parfaite pour vous aborder un élément de gameplay qui a son importance : un système d’améliorations assez innovant pour notre personnage ! Vous pouvez augmenter l’expérience de Jess dans différents domaines, à savoir le mental (lié à la peur), la vie ou encore la spiritualité (vos pouvoirs liés aux cristaux). Pour cela, rien de plus simple, il vous faut interagir avec le monde qui vous entoure, c'est-à-dire cueillir des plantes et les utiliser, répondre aux questions posées par les membres de la communauté, récupérer des informations sur l’univers du jeu ou encore combattre ou fuir les monstres ! De plus, le soft propose un côté RPG assez minimaliste, plus précisément via l’arbre de compétences qui regroupe douze améliorations différentes, comme l’augmentation de la méditation, de la jauge de mental, de la résistance aux dégâts, etc. Bien entendu, vous pouvez améliorer ces compétences grâce à des cristaux prismatiques ramassés sur le terrain.

Tous ces éléments ont un impact sur l’expérience de votre personnage mais pas seulement puisqu’ils détermineront la fin que vous visionnerez, The Chant offrant trois fins différentes même si nous trouvons que les conclusions de celles-ci sont un peu tirées par les cheveux. En parlant de fin, autant en parler dès maintenant, comptez entre 6 et 7 heures de jeu sur votre premier run. Le titre ne disposant pas de nouvelle partie + ou encore de la possibilité de recharger un chapitre, si vous souhaitez obtenir toutes les fins, vous allez devoir rejouer l’intégralité. Chose que nous avons faite d’autant que nous avons fini le jeu dans tous ses modes de difficulté et obtenu toutes les fins en un peu plus de 12heures. Pour un titre vendu à 39,99€, le rapport contenu / prix est relativement correct, du moins pour celles et ceux qui visent le 100%.

Apprends à connaitre ton ennemi !

Bien évidemment, le soft s’agrémente de phases de combat et il y a des choses à dire ! Même s’il s’agit d’un jeu d’horreur ayant quelques similitudes avec un certain Resident Evil, ici il n’est pas question d’utiliser des armes à feu pour se défendre. Il faut crafter des bâtons de sauge, des fouets incandescents, des bâtons de sorcière, du pétrole, de l’huile essentielle et du sel ! Votre arsenal d’écologiste se divise en trois catégories distinctes : sacré, feu et occulte. Ces armes ont plus ou moins d’effets sur les ennemis rencontrés en fonction de leur affinité. Pour connaitre le point faible de chaque ennemi, vous allez devoir vous référencer aux nombreux documents que vous allez trouver. Depuis le bouton back de votre manette vous accédez à l’onglet « Recherches » qui regroupe toutes les informations liées au bestiaire. Nous vous conseillons fortement de lire chaque document afin de connaitre vos ennemis sur le bout des doigts, surtout que Brass Token n’a pas été avare en proposant quinze types de monstres différents au chara design relativement soigné et plutôt original !

Tu aimes les plantes ?

De plus, Jess dispose aussi de « pouvoirs », les prismes qui permettent également d’accéder à des compétences spécifiques, par exemple ralentir les ennemis, faire apparaitre des pics au sol, etc., de quoi apporter une aide bienvenue. Cependant l’utilisation de ces sorts coûte de l’énergie liée à la spiritualité… Pour remédier à cela et regagner de l’énergie, vous devez consommer des champesprits. Il faut aussi faire attention à la santé mentale de Jess, cette dernière se détériorant assez rapidement dès qu’elle entre dans une zone non éclairée ou encore en présence de créatures. Si la jauge liée au mental atteint la zone rouge, Jess sera prise d’une crise de panique, ce qui veut dire qu’elle sera dans l’incapacité de combattre ! Pour récupérer du mental, vous devez trouver une source de lumière, consommer de la lavande ou bien utiliser la méditation pour priver votre corps d’un peu de spiritualité pour regagner en jauge de mental. Quant à notre barre de santé, celle-ci se regagne en mangeant du gingembre.

Ma vie est un combat répétitif !

La prise en main n’est pas des plus difficiles mais The Chant se veut exigeant. Avec son aspect « survival », il impose une certaine rareté des ressources et un manque de durabilité des armes. Il ne faudra donc pas hésiter à prendre la fuite si vous êtes en position de faiblesse. Hélas, malgré toutes les bonnes idées que propose le soft, les combats ajoutent une ombre au tableau, ces derniers étant très répétitifs, n’offrant pas de changement majeur entre chaque arme. Le nombre de combinaisons au corps à corps est assez limité, avec des enchaînements de trois coups, nous pouvons alterner entre les coups faibles et forts. Jess peut également esquiver (bouton B), repousser les ennemis (bouton X) ou encore bloquer les attaques psychiques (bouton A). Comme précisé un peu plus haut, le jeu dégage un aspect à la Resident Evil. La structure linéaire faite d’allers-retours avec des objets clés à trouver et à assembler ainsi que ce sentiment « d’urgence » nous rappelle grandement le titre de chez Capcom, sans en être une copie conforme. De plus, pour les plus flemmards d’entre nous, une fois à la moitié du jeu, on débloque des voyages rapides accessibles depuis plusieurs endroits de l’île. De quoi gagner de précieuses minutes ! Petit bémol, les énigmes présentes dans le jeu sont d’une simplicité déconcertante, à aucun moment nous n’avons buté sur ces dernières, ce qui est vraiment dommage !

L’argent ne fait pas le bonheur ?

Pour terminer cet avis, attardons-nous sur la partie technique de The Chant. Il faut prendre en compte le fait que le studio canadien vient de débuter, The Chant étant son premier jeu. Dans l’ensemble, le soft reste plutôt joli, sans forcément venir flatter la rétine. Néanmoins, il faut saluer sa direction artistique qui lui confère une identité propre et cohérente. En revanche, les animations sont plutôt étranges, voire brusques (petite pensée pour Maya lorsqu’elle ouvre une porte). Il en va de même pour la modélisation des visages, malgré la présence de la motion capture, certaines expressions laissent clairement à désirer. Si nous sommes du genre « pointilleux », nous pouvons aussi aborder l’aspect des chargements qui peuvent subitement apparaitre lors de la fin d’un chapitre ou d’une cinématique, les chargements étant relativement courts, nous fermerons les yeux sur ce détail. Côté optimisation, il n’y a rien à signaler. Pour notre plus grand plaisir, le jeu est constamment en 60 FPS, la fluidifié étant exemplaire lorsqu’on sait qu’il s’agit d’un petit studio !

Point complet
The Chant est plutôt une bonne surprise ! En effet le soft se présente comme un survival horror original, que ce soit pour son univers cohérent, son ambiance jouant sur l’insécurité et son scénario intrigant. L’aventure est plaisante à parcourir grâce à un rythme maîtrisé, nous avons même le regret que notre périple soit d’aussi courte durée (6h) ! Malgré le fait que le jeu soit un AA, The chant nous offre une ambiance sonore de haute volée, avec en prime un doublage complet dans la langue de Molière. C’est plutôt du côté des animations ou de la modélisation des visages que le bât blesse. Cela dit, le studio canadien livre quelques idées intéressantes, notamment au niveau de nos décisions et de notre façon de jouer qui a un impact décisif sur l’une des trois fins à débloquer. Le codex lié au bestiaire est une idée bienvenue, sachant que le soft est généreux sur cet aspect. Les ennemis sont nombreux et disposent d’un chara design vraiment soigné. Du côté des combats, il faut savoir que The Chant est un jeu exigeant, proposant des affrontements ardus mais qui malheureusement sont d’une grande répétitivité. Quant aux énigmes, celles-ci sont à l’extrême opposé, il n’y a pas de réel défi, proposant quelque chose de très simpliste. Même si on pinaille sur les défauts relevés, il faut bien avouer que l’expérience dans cette secte est très plaisante. A vous de voir si vous souhaitez la rejoindre !

On a adoré :
Ambiance vraiment excellente
Aventure très bien rythmée
Univers et scénario originaux
Sound Design, OST de qualité
VF et VO de bonne facture
60FPS constant
Bestiaire varié et soigné
Les pouvoirs liés aux prismes
Des combats ardus…
On n'a pas aimé :
Mais très répétitifs !
Plutôt court (6-7 heures)
Des soucis d’animations
La modélisation de certains visages
Enigmes simplistes


Consulter les commentaires Article publié le 23/11/2022 par Yoann L.



 
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