Test - Suicide Squad : Kill the Justice League - Xbox Gamer - Toute l'actualité Xbox Series X|S et Xbox One

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Développeur
Rocksteady Studios
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.02.2024
Nombre de joueurs
1
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Test - Suicide Squad : Kill the Justice League - Xbox Gamer - Toute l'actualité Xbox Series X|S et Xbox One

Lieu inconnu. Date inconnue.
_Hey, y’a quelqu’un ? Oh ! Vous avez pas le droit d’enlever les gens comme ça ! Retirez moi au moins cette putain de cagoule, je vois rien... ah merci ! Mais je suis ou bordel, vous êtes qui ?
_Bonjour Damzema. Je me présente, Vincent Waller, nom de code Oni.
_Ok mais ça ne me dit toujours pas qui vous êtes ?
_Techniquement je ne suis personne et vous n’êtes nul part.
_Quoi ?
_A partir de maintenant c’est moi qui pose les questions. Mais je vais quand même répondre à quelques-unes de vos interrogations. Je dirige une cellule secrète. Ma mission ? Recruter les pires salopards présents sur le net pour écrire des tests à haut risque.
_Attendez, vous avez le droit ?
_Vous allez tester le jeu Suicide Squad : Kill the Justice League pour mon organisation. A partir d’aujourd’hui considérez-vous comme un membre de la Task Force XG.
_Quoi ? Suicide Squad ? Mais plein de gens gueulent dessus et il parait que c’est un GaaS. Pourquoi moi ? Je pourrais pas tester Tekken 8 ou le dernier Call of Duty ?
_Vous allez tester ce que je vous dis de tester, vous n’avez pas le choix.
_Laissez-moi deviner, vous m’avez mis une bombe miniaturisée dans la tête et si je refuse le test, boom !
_Non, pas besoin d’en venir à de telles extrémités. En revanche, si vous refusez, j’ai à ma disposition votre historique internet complet que je me ferais un plaisir de rendre public sur Twitter.
_Vous bluffez.
_Hier soir, session Firefox ouverte à 22hr. Connexion à PornHub. Mots tapés dans la barre de recherche «sexy fat granny who love to su…
_Wow wow wow ! Stop ! C’est bon, je vous crois. Je vais faire le test !
_Bien, je l’attends évidemment dans les plus brefs délais. Ah et il serait judicieux que vous utilisiez votre identité secrète si vous en avez une, votre nom de héros... si tant est qu’on puisse vous considérer comme tel.
_Oh oh oh ouais, ça me plaît. Captain Chibrax est de retour dans la place !
_…
_Ouais. Je vais plutôt rester sur Damzema comme alias non ?
_Ce serait plus judicieux, en effet.
_Bon ben, j’y vais.

Quelques minutes plus tard.
_Oni, tu es vraiment sûr de toi pour cette mission ? Je veux dire, cet individu a l’air plutôt instable.
_Pas le choix Maiden, il me fallait une tête brûlée pour ce test, je n’avais personne d’autre sous la main.

Mission Impossible ?

Dans une Metropolis totalement dévastée par un gigantesque vaisseau extraterrestre, Harley Quinn, Deadshot, King Shark et Captain Boomerang émergent des ruines. Avec la mystérieuse et cassante Amanda Waller dans leurs oreillettes, ils progressent à travers les décombres afin d’aller affronter Brainiac. Mais que s'est-il passé pour qu’on en arrive là ? Pourquoi ces 4 individus peu recommandables semblent être la dernière chance de l’humanité ? Où est passée la Justice League ?

Le jeu commence sur les chapeaux de roues en catapultant directement le joueur au milieu du bourbier et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est efficace. Premier bon point, l’ambiance. Avec une équipe aussi dysfonctionnelle, c’est la foire constante aux blagues de mauvais goût, aux quiproquos et aux vannes foireuses. Chacun de nos 4 compères ont un comportement bien différent et entre eux, ça fait souvent des étincelles. On retrouve vraiment une dynamique de bande qui fait tout de suite mouche, à l’image du jeu Les Gardiens de la galaxie. Deuxième bonne surprise, malgré l’aspect GaaS (sur lequel nous allons revenir), chacun des 4 personnages possède un style de gameplay qui lui est propre. Si les bases sont les mêmes, il y a des variations, assez pour éviter l’effet de redite (qui était très présent dans le jeu Avengers par exemple). Harley a chipé un bat-drone et un bat-grappin dont elle se sert pour se déplacer, Deadshot a un jetpack, King Shark peut faire des bons monstrueux grâce à sa force et Captain Boomerang peut se servir de la speed force comme Flash via un gadget volé afin d’utiliser une sorte de téléportation liée à ses boomerangs. De plus, chacun d’entre eux utilise des armes spécifiques et possède des attaques spéciales. Avec Deadshot, on préférera rester à distance pour sniper tout en utilisant le jetpack pour atteindre des positions stratégiques alors qu’une Harley sera bien plus à l’aise au contact avec ses flingues et ses armes contondantes. Tout ça se veut en plus très dynamique. Ça va vite, ça pète de partout, c’est plutôt fun et la prise en main est assez rapide.

Mais la meilleure idée du jeu, c’est son concept même : affronter la Justice League. Sur le papier, le match semble tellement déséquilibré qu’il semble impossible à gagner. Entre nos 4 gugus et les plus grands héros de l’écurie DC, l’écart est immense. Mais en prenant les membres de la JL un par un et en utilisant les gadgets fournis par Waller et d’autres alliés surprises, l’impossible devient possible. Chaque affrontement contre l’un de ses héros emblématiques est un véritable régal. Les combats sont longs, pas simples et il faudra vraiment utiliser les tactiques appropriées pour espérer vaincre. On sent clairement que l’on affronte des monstres de puissance et arriver à les terrasser n’en est que plus jouissif. On saluera notamment la confrontation avec Batman particulièrement bien mise en scène. Mais pourquoi diable vouloir tuer la Justice League ? Tout simplement parce que ses membres sont tous tombés sous le contrôle de Brainiac. Tous sauf Wonder Woman qui se retrouve bien seul face à ses anciens alliés. Vous pouvez compter sur 5 gros affrontements de ce style qui sont vraiment tous excellents.

Le dernier bon point, et on ne s’y attendait pas forcément, c’est le scénario et la façon dont il est parfois raconté. L’histoire est entraînante, on a envie d’en voir la fin, de découvrir les multiples références à l’univers DC disséminées un peu partout. A noter qu’en plus, ce SS se déroule dans le même univers que celui des jeux Batman Arkham.

Mais alors ? Scénario cool, concept intéressant bien exploité, gameplay sympa, ambiance réussie ? On nous aurait menti ? Le jeu serait une bombe ?

De l’eau dans le GaaS

Et bien non. Car il est grand temps d’aborder le plus gros morceau de ce SS, le sujet qui a le plus prêté à polémique, l’aspect GaaS (game as a service). Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas en avoir fait un jeu purement solo ou juste avec une simple coop ? C’est ce que se demanderont la plupart des joueurs passés la dizaine d’heures sur le titre.

Nous avons évoqué plus haut les combats de boss qui sont très bons, malheureusement ce n’est pas le cas du reste. Si, sur les premières heures, on s’amuse beaucoup, le fun va vite commencer à se faire la malle à cause d’une répétitivité absolument effroyable. C’est bien simple, que ce soit la plupart des missions principales ou la quasi totalité des missions annexes, le joueur sera condamné à effectuer la même chose ad nauseam. Concrètement, après s’être baladé librement sur la map de Metropolis pour rejoindre un marqueur de mission, le jeu va vous proposer plusieurs zones ou il faudra au choix défendre, attaquer ou transporter des ressources entre plusieurs points stratégiques le tout en croulant sous des vagues d’adversaires. Seuls quelques passages narratifs et les affrontements contre la Justice League viendront vous sortir de cette boucle infernale. Et si au début, on aura tendance à essayer de tout faire, beaucoup se contenteront de rusher l’histoire principale afin de profiter des combats contre Superman et sa bande autrement plus satisfaisants. Une histoire principale qui peut se terminer en une grosse dizaine d’heures. C’est clairement une immense déception car malgré un gameplay vraiment sympathique, le jeu propose un contenu répétitif jusqu’à l’écœurement.

Autre souci, le loot. Oui, dans SS, vous obtiendrez de l’équipement via des drops de loot aléatoires en fin de mission ou via des actions spéciales sur la map. Rapidement, on croule sous les objets lambda qui inondent un inventaire pas super clair ni ergonomique. Heureusement le jeu n’est pas trop radin en ce qui concerne les équipements rares mais obtenir les meilleures armes vous demandera de faire tout un tas de missions annexes et quand on connaît leur répétitivité, il y a fort à parier que peu de joueurs feront l’effort. Dommage car ces dernières sont particulièrement puissantes. Le jeu peut néanmoins se terminer sans faire de farm même si certains combats seront clairement plus durs sans un personnage bien équipé. On pourrait penser qu’il y a un problème d’équilibrage dans tout ça. Si vous êtes détenteurs de la version Deluxe, vous commencerez le jeu avec un très bon armement, tellement bon qu’il est même possible de terminer le jeu avec, sans forcément en changer. Le loot, déjà pénible, en devient en plus pauvre en intérêt. On peut s'interroger également sur l’utilité de certaines fonctions qui permettent de changer les caractéristiques des armes etc. (en échange de ressources collectées sur le terrain) tant ces dernières ne changent pas vraiment la donne. Il est également possible de fabriquer de l’équipement mais là encore, ce que l’on va trouver sur le terrain ou en avançant dans l’histoire serra amplement suffisant et donnera à cette possibilité des airs de gadget. De là à penser que face aux critiques très virulentes que subit l’aspect GaaS du jeu depuis son annonce, les développeurs ont amoindri l’impact de ce dernier, il n'y a qu'un pas…

Suicide GaaS

Techniquement, le jeu souffle le chaud et le froid. Les “héros” sont bien modélisés (avec des expressions faciales vraiment bluffantes) et la DA est plutôt solide mais certaines textures sont à la peine et le rendu de Metropolis ne décrochera pas de mâchoires, il semble même moins impressionnant que celui de la Gotham d’Arkham Knight ou en tout cas moins maîtrisé. Concernant les ennemis, des humains transformés en créatures par Brainiac, leur design n’est pas des plus inspiré et malgré une certaine variété dans leur style d’attaque, on a trop souvent l’impression de taper dans des tas de clones. On notera également quelques ralentissements lors des phases très chargées en ennemis et en explosions.

Ce qui pourra sauver un peu les meubles niveau répétitivité, c’est la possibilité de faire le jeu avec des amis. Ce qui est déjà bien plus satisfaisant que de jouer avec l’IA. Une IA qui se débrouille plutôt bien lors des combats normaux mais qui ne sert clairement pas à grand chose pendant les combats de boss.




Point complet
Pour résumer, en jouant à Suicide Squad : Kill the Justice League, on retrouve des traces du savoir faire de Rocksteady. Les personnages sont soignés, le scénario est réussi et utilise de manière efficace l’univers DC, l’ambiance est travaillée et le gameplay est fun. Sur certains passages, la narration se montre vraiment prenante et même surprenante. Malheureusement, sur le long terme, la recette se retrouve totalement plombée par l’aspect GaaS qui vient littéralement tout gâcher. Les missions, principales comme annexes, sont d’une répétitivité à peine croyable et ce qu’elles proposent reste vraiment fade quand on s’attaque pour la 10ème fois au même genre de tâche. Le système de loot est plus pénible qu’autre chose et les à côtés (modification d’armes etc.) semblent tellement peu utiles que l’on aura tendance à ne presque pas s’en servir. Prévu pour être un jeu censé retenir le joueur sur la durée, Suicide Squad peine à le retenir passé la dizaine d’heures nécessaire pour finir son histoire principale. Au-delà, il faudra vraiment être très motivé pour revenir faire inlassablement les mêmes salves de missions qui manquent affreusement de variété. Pourquoi ne pas en avoir fait un jeu solo ? C’est la question qui hantera longtemps les joueurs et surtout les amateurs des Batman Arkham. Si on le compare à la catastrophe industrielle qu’était le jeu Avengers, Suicide Squad s’en sort bien mieux mais il reste un jeu malade, hybride, sur lequel on semble avoir gâché le savoir faire d’un studio talentueux en lui demandant de faire quelque chose pour lequel il n’est pas doué. Une formule similaire à celle de l’excellent jeu Les Gardiens de la Galaxie aurait été largement préférable. A savoir, un solo bien solide, pas répétitif et qui ne casse pas sa narration pour envoyer le joueur faire des missions qu’on croirait générées aléatoirement. Un beau gâchis.

QG de la Task Force XG.
_Et voilà le travail Waller. Alors ?
_Hmm. Pas mal. J’ai vu mieux mais ça ira.
_Allez, je me casse.
_Vous croyez aller ou comme ça ?
_Comment ça ? Je rentre chez moi.
_On s’est mal compris je pense. Vous bossez pour moi maintenant. Ce n’est pas un CDD.
_Bien tenté mais j’ai réussi à effacer mon historique internet sur PornHub.
_Oui... mais vous aimez jouer avec l’IA non ?
_Hein ?
_Vous semblez très créatif quand vous voulez générer certaines images.
_Non, là vous bluffez vraiment.
_Ce matin, 8hr30. Création d'images par IA. Critères de création d’image utilisés : « Phil Spencer + nu + tient un grille-pain Xbox + insère dedans son…
_Wow wow wow ! Ok c’est bon, je vais faire d’autres tests ! Nom de dieu.
_Bien, je vois qu’on se comprend. Vous ferez dorénavant vos rapports à Maiden, notre expert informatique. Vous rencontrerez les autres membres de la Task Force XG plus tard. 2024 s’annonce chargée, je compte sur vous.


On a adoré :
Une ambiance de bande réussie
Un gameplay nerveux et plutôt fun
Les affrontements contre la Justice League
Un scénario qui arrive à rendre tout ça crédible et qui propose certains passages narratifs prenants.
On n'a pas aimé :
Une répétitivité effroyable
Tout ce qui est lié à l’aspect GaaS du jeu est soit pénible soit d’une utilité contestable
La scénario principal qui se termine en 10 petites heures, ne laissant au joueur que peu de raisons de revenir sur le jeu
Techniquement, ça souffle le chaud et le froid.


Consulter les commentaires Article publié le 12/02/2024 par Damien


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