Test Wolfenstein : The New Order - jeux vidéo Xbox

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Wolfenstein : The New Order



Développeur
Machinegames
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.05.2014
  20.05.2014
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
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Rendons à César ce qui appartient à César. Le tout premier jeu de tir à la première personne qui a popularisé le genre fut Wolfenstein 3D, à une époque où les termes Doom-like ou FPS n'existaient pas encore. Si la licence est bien connue des plus vieux d'entre nous, notamment grâce au Return To Castle Wolfenstein (paru sur Xbox, PC et PS2), les joueurs plus jeunes ou ayant pris le train en marche n'ont eu à se mettre sous la dent que le très moyen Wolfenstein sur Xbox 360. Les développeurs de Machinegames et Bethesda Softworks nous offrent le retour du soldat Blazkowicz, dans une histoire à la Turning Point. Ce retour est-il gagnant ?

Le Old-school, il n’y a que ça de vrai




Le prologue de Wolfenstein : The New Order se déroule durant la Seconde Guerre mondiale, en 1946 plus précisément, et met en scène notre cher Blazkowicz à la lutte contre les nazis, et plus particulièrement le Boucher, connu sous le nom de Strasse. Nazi impitoyable, il pratique ses expériences sur des cobayes à l'agonie. Deux orientations scénaristiques s'offrent alors à vous, tenant compte d'une décision difficile à prendre après à peine une petite heure de jeu. Attention toutefois, les différences ne sont pas fondamentales et concernent principalement de petites portions des niveaux, des capacités inédites et des cinématiques, ce qui ne motivera pas forcément à faire le jeu deux fois. A l'image d'Inglorious Basterds, Wolfenstein : The New Order est une uchronie. Comprenez par là qu'il s'agit d'une version du future modifiée et alternative, relative à un déroulement différent du passé. Les nazis ont donc gagné la guerre, envoyé la purée à coups de bombes atomiques… Nous voilà donc dans les années 60, alors que notre personnage sort d'une longue période de coma (quasi une quinzaine d'années). Requinqué et chouchouté par une jolie infirmière polonaise, Blazko va rapidement sortir de sa léthargie pour défoncer de l'ennemi. Son but sera de rejoindre la résistance afin de libérer des prisonniers de guerre et d'envoyer les grands pontes nazis bouffer les pissenlits par la racine. Wolfenstein possède ce côté old-school que nous n'avions pas vu depuis quelque temps. Tout d'abord, la jauge de vie ne remonte pas toute seule et il faut dénicher des soins pour se remettre d'aplomb, et autant vous dire qu'il faut s'habituer à nouveau à ce système.

Sorti d'un gunfight intense dans lequel on laisse quelques plumes, on a la gorge nouée en découvrant deux lance-roquettes blindés dans la salle suivante. Rassurez-vous néanmoins, en fouillant bien, on peut trouver pas mal de trousses de secours. D’ailleurs, n'hésitez pas à gonfler le mode de difficulté dès le départ pour encore plus de challenge, le mode normal ne durant pas plus de onze à douze heures, pour un total de 16 chapitres. Les gunfights sont nombreux et on dispose d'un arsenal assez classique (fusil d'assaut, lance-grenades, pompe, fusil de précision), mais une nouvelle arme fait néanmoins son apparition, le Laserkraftwerk. Elle permet de découper certaines parties du décor grâce à son laser, afin d'emprunter des chemins alternatifs, pour grappiller des bonus, contourner des ennemis ou bien encore briser une chaîne bloquant un accès. Dommage que son utilisation soit généralement scriptée et ne soit pas plus jouissive, malgré un tir secondaire assez puissant contre les soldats robotisés. Dommage également qu'il faille trop souvent la recharger via des bornes installées ça et là dans les niveaux, ce procédé étant franchement saoulant à la longue. On se contente donc bien souvent de son fusil à pompe pour éclabousser les murs. Le jeu est gore, les égorgements sont nombreux et les démembrements fréquents. Ajoutez une poignée de sexe et il est inutile de préciser qu'il ne s'adresse bien évidemment pas à votre petit neveu. Avoir un flingue dans chaque main est clairement jouissif et procure un sentiment de puissance ultime.

I.A. d’un autre siècle




De plus, le jeu propose une destruction partielle des décors et des couvertures, obligeant à rapidement cavaler vers un autre abri, de quoi dynamiser un peu plus les affrontements. Mais ne croyez pas que Wolfenstein est un vulgaire Painkiller-like, bourrin, bourrin et encore bourrin, car il permet également de se la jouer infiltration. On sent clairement l'influence des anciens développeurs de Starbreeze, avec certaines portions de jeu semblant tirées de The Darkness ou de Riddick, en plus de quelques quêtes secondaires. Des compétences sont à débloquer, relatives à vos actions. Par exemple, après un certain nombre d'ennemis tués au couteau, il vous sera possible de les lancer. On pourra également obtenir des rechargements plus rapides ou une discrétion accrue. Votre couteau à la main, il vous faudra vous faufiler derrière les généraux SS (à buter en premier pour éviter qu'ils n'appellent des renforts) ou les chiens-robots roupillant sous les tables. Votre pistolet silencieux, très efficace, même de loin, pourra vous tirer d'un mauvais pas. On sent toutefois que les rondes des soldats ont été prévues pour vous laisser profiter de ces possibilités d'infiltration et leurs déplacements scriptés, et pas toujours logiques, font tâche. Globalement, l'I.A. ennemie est mauvaise.

Ses déplacements sont souvent stupides et il n’est pas rare d’enchaîner les ennemis en restant planqué derrière une porte. Ils arrivent les uns après les autres pour se faire dessouder, nous rappelant les heures sombres de certains FPS des années 2000. Certains ennemis plus imposants (type Mechas) resteront carrément cloués au sol, attendant de se faire déchirer. Ce sont finalement quand ils sont les plus nombreux en même temps que les nazis deviennent les plus dangereux, avec des hausses parfois surprenantes de difficulté. Le jeu est assez diversifié et vous traversez des niveaux classiques dans le cahier des charges (prison, camp de la mort, hôpital, villes en ruines), à d'autres plus exotiques et étonnants. Vous serez à plusieurs moments de l'aventure en roue libre dans le QG de la résistance, où vous pourrez prendre le temps de fouiner et vous renseigner sur le contexte historique grâce aux coupures de journaux. Il est même possible, via un cauchemar, de rejouer un niveau entier de Wolfenstein 3D. Titiller le fan, en voilà une bonne idée. On sent que certains niveaux ont profité d'attentions particulières, mais leur qualité est assez inégale, que ce soit au niveau de l'intérêt ou des graphismes. Si le soft est toujours fluide, à 60 images par seconde, chose très appréciable, de nombreuses textures floues et baveuses font vraiment mauvaise impression.

Le jeu n'est pas laid (quoique par moment...), il se montre d'ailleurs parfois plutôt réussi grâce à de jolis effets de lumière, mais on reste loin de ce que l'on est en droit d'attendre sur new-gen. On sent que le développement a été long et difficile. Côté bande-son, dialogues et bruitages, c'est en revanche excellent, mélangeant sans complexe chansons allemandes et riffs de métal. La galerie de personnages secondaires est réussie, fait parfois série B, mais propose des dialogues bien écrits, avec un peu d'humour. Quelques répliques bien badass à la Rambo sont également au rendez-vous. La VF est de qualité et les langues sont respectées, à savoir que les allemands parlent vraiment allemand, et leurs répliques sont sous-titrées. Notez, pour finir, que le jeu ne propose que du solo, et aucun mode multi. Pas de mauvaise surprise de ce côté-là, les développeurs l'ayant annoncé depuis longtemps. Et quand on connaît le passif des lascars concernant les modes multi, on se dit qu'ils ont bien fait de ne pas s'obstiner. On versera tout de même une larme en repensant aux affrontements épiques de Return To Castle Wolfenstein et de son extension.

Point complet
Wolfenstein : The New Order fait un come-back plutôt réussi, largement meilleur que le précédent opus. Proposant action et infiltration, avec différents chemins d'approche, le jeu est plaisant avec de bons gros gunfights à l'ancienne et un système de trousses de secours bienvenue. Les niveaux sont diversifiés et réservent quelques surprises, et de nombreuses références sont présentes pour plaire aux fans. Charismatiques, parfois inquiétants, les personnages secondaires sont réussis, certains avec un côté série B parfaitement assumé. Malheureusement, certains défauts viennent gâcher la fête. Le titre est souvent limite graphiquement (flou, aliasing), loin de faire office de démo technique malgré une fluidité jamais prise à défaut. Pire encore, l'I.A. est vraiment pathétique et semble revenir 15 ans en arrière, avec des réactions ennemies incompréhensibles. On regrette également un arsenal manquant quelque peu de nouveautés, et ce malgré le nouveau laser, même s’il reste plaisant à utiliser. Néanmoins, la période de disette actuelle joue en la faveur du titre, qui vous fera passer un plus d’une dizaine d'heures plutôt agréables.

On a adoré :
+ Choix action ou infiltration
+ Gunfights explosifs
+ Gore et sans complexe
+ Le côté old-school fait plaisir
+ Persos secondaires savoureux
+ Histoire agréable à suivre
+ Une bande originale de qualité
+ Fluide en toutes circonstances
+ Durée de vie correcte pour le genre
On n'a pas aimé :
- Arsenal trop classique
- Des textures vraiment limites…
- Et un chouia d'aliasing
- Certains niveaux en deçà
- IA aux fraises
- Replay value superficielle
- Laserkraftwerk pénible à utiliser


Consulter les commentaires Article publié le 29/06/2014 par Lionel B.



 
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