Test White Day : A Labyrinth Named School - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Editeur
PQube
Développeur
Sonnori
Genre
Survie
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.09.2022
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
29,99 €
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White Day : A Labyrinth Named School est un jeu initialement sorti sur PC en 2001 puis sur mobile en 2015, uniquement en Corée du Sud. En 2017, Sonnori sort un remake sur PS4 et PC, qui sera commercialisé hors des frontières sud-coréennes et ce n’est seulement que le 8 septembre 2022 que ce survival-horror est arrivé sur Xbox. Alors que vaut ce titre qui fait tellement parler de lui depuis des années ? C’est ce que nous allons voir avec un code fourni par l’éditeur. Bien sûr, le tout est garanti sans spoil.

Au lycée, la nuit... où est le problème ?



Dans cette aventure horrifique, on incarne Hee-Min Lee, un jeune lycéen récemment arrivé au lycée de Yeondu. Il croise, une mystérieuse jeune fille, So-Young Han, dès le début de l’aventure et cette dernière oublie, derrière elle, son journal en partant. Le 14 mars, soit le jour du White Day en Corée (qui correspond à une fête traditionnelle coréenne lors de laquelle les garçons, ayant reçu des chocolats pour la St Valentin, peuvent rendre la pareille un mois après), notre protagoniste décide donc de se rendre au lycée pour restituer son journal à cette mystérieuse jeune fille et pour en profiter pour lui offrir quelques chocolats au passage. Et il n’y a rien de mieux que de le faire à 22h car, en pleine journée, ce serait beaucoup moins drôle ! D’autre part, le lycée semble avoir servi d’hôpital dans le passé et le gardien a visiblement envie de taper sur tout ce qui bouge avec sa batte de baseball... de quoi passer un bon moment ! Surtout qu’on se retrouve tout de suite enfermé dans l’établissement. Trouver une sortie va devenir vital... car entre le gardien qui veut nous taper dessus et les fantômes qui veulent nous effrayer, on serait quand même bien mieux chez nous !

Un petit goût de Resident Evil…

On déambule dans notre lycée en vue à la première personne. Lors de la première demi-heure de jeu, on a été agréablement surpris de retrouver certains codes d’une licence horrifique bien connue : Resident Evil. Tout d’abord, la map donne une représentation complète du lycée avec le nom de chaque pièce, les différents étages et bâtiments. Un système de couleurs est utilisé pour repérer plus facilement les pièces non explorées. Le système de sauvegarde est clairement inspiré de RE. Les save rooms sont remplacées par des panneaux d’affichage présents un peu partout dans l’établissement. Les rubans encreurs cèdent la place à des feutres qui sont à utiliser à chaque sauvegarde. Bien entendu le nombre de feutres est plutôt limité, il faut donc prendre garde à ne pas enregistrer sa progression toutes les dix minutes ! Le gardien barjot viendra vous courser régulièrement, un peu comme Mister X ou Nemesis, mais en beaucoup moins charismatique. Par contre, ne vous fiez pas à son air peu athlétique... il court vite le bougre ! Il va donc falloir courir très vite et vous trouver une bonne planque pour lui échapper.

Vous devrez également prendre garde aux lumières qui attirent son attention. Afin d’être plus discret, vous disposez d’un briquet qui vous apporte un peu de lumière pour interagir avec les éléments du décor. A noter qu’il est impossible d’interagir avec l’environnement sans la lumière du briquet a minima. Un indicateur visuel est présent en haut de l’écran pour vous indiquer si le gardien est proche de vous ou non. L’inventaire est découpé en plusieurs thématiques : les objets utiles, les objets clés, les soins… mais celui-ci n’est pas limité. Vous pouvez également subir des dégâts, que ce soit de la part du gardien ou bien du spectre qui arpente les couloirs. Vous avez la possibilité de vous soigner, soit via des kits de soin, soit via des aliments que vous trouverez dans votre environnement ou dans les distributeurs en échange de quelques pièces. A noter que s’il est possible de se débarrasser du gardien, se défaire du spectre est plus compliqué. Pour progresser dans son aventure, notre lycéen va devoir résoudre des énigmes plutôt sympathiques (même si certaines sont un peu tirées par les cheveux) et certaines énigmes sont à résoudre dans un temps limité.

Vous l’aurez compris, on n’est pas vraiment dans un Resident Evil, même si certains clins d’œil font plaisir à voir. On incarne un lycéen, on ne va pas lui demander de manier le fusil à pompe à la perfection. Vous n’avez donc aucune arme dans cette aventure. Vous avez toutefois quelques phases d’action à base de QTE à plusieurs reprises dans l’aventure. Vous avez aussi la possibilité de dialoguer avec d’autres personnages dans l’établissement (mais que fait tout ce beau monde dans un lycée au milieu de la nuit ?). Les protagonistes disposent de doublages anglais ou coréens et bien sûr le jeu dispose de sous-titres français. Par contre vous n’entendrez jamais la voix de votre personnage. Des choix de dialogue vont alors s’offrir à vous et ces choix influeront sur la fin du jeu, en sachant qu’il y en a huit différentes. Vous trouverez également ici et là divers documents qui vous aideront dans votre progression ou bien vous donneront des détails sur le passé de certains élèves décédés. Côté sound design, c’est propre, avec des sons bien placés au moment où on s’y attend le moins. De quoi mettre un petit coup de pression par moment.

Mais un arrière-goût bien amer

A l’issue de nos trois premières heures de jeu, qui ont permis d’explorer les bâtiments 1 et 2, nous étions plutôt emballés. Les codes « resident evilesque » nous ont permis de bien accrocher malgré des cinématiques un peu datées et une maniabilité à revoir, notamment les interactions avec les éléments du décor. Mais ce qui fait le charme d’un survival-horror, à savoir les côtés survie et exploration, perd tout son intérêt quand l’exploration est mise à mal par un gardien qui vous tombe dessus toutes les cinq minutes et par le peu d’intérêt d’ouvrir des placards et des tiroirs tous plus vides les uns que les autres. On ne compte plus le nombre de placards vides dans ce jeu… D’autre part, les différentes salles du lycée sont finalement assez peu meublées, d’un ennui mortel.

Le titre peut vous faire tourner en rond un moment puisqu’il est tout simplement impossible d’avancer sur certaines séquences sans avoir ramassé un objet particulier dans l’environnement. Alors bon courage si vous êtes passé devant quinze fois sans le voir, le script suivant qui vous permettra d’avancer dans l’aventure ne se déclenchera pas. D’autre part, vous n’aurez pas accès à la totalité des fantômes du jeu puisque certains sont déblocables en fonction du niveau de difficulté (certains ne sont déblocables qu’en mode difficile). Le jeu comporte beaucoup de bugs, en particulier sur la deuxième partie. Globalement on n’a rien remarqué de vraiment gênant dans les bâtiments 1 et 2, par contre les choses se gâtent dans le bâtiment principal et en particulier avec le gardien. En effet, on ne compte plus le nombre de fois où notre « énervé de la batte » a buggé en faisant de magnifiques surplaces en plein milieu du seul accès disponible pour pouvoir progresser (parce que sinon ce n’est pas drôle) ! D’autre part, son IA laisse parfois à désirer. Il ne repère pas forcément notre personnage alors que ce dernier se tient à un mètre de lui et inversement il se met à lui courir après alors que seul un lynx équipé de jumelles aurait été capable de le voir !

Le jeu propose cinq niveaux de difficulté (très facile, facile, normal, difficile, infernal), ce qui aurait pu être intéressant si les deux premiers étaient jouables ! En effet, à la fin du premier run, en mode normal, on ai eu envie de refaire le jeu en mode très facile afin de le compléter un maximum (car on n’avait pas résolu toutes les énigmes secondaires) et aussi pour voir l’aide apportée par le jeu sur ce mode (vous avez notamment des SMS réguliers qui vous donnent des indications pour progresser dans l’aventure). Malheureusement, le deuxième run n’a pas duré bien longtemps puisque le jeu a crashé après l’une des premières cinématiques (environ dix minutes après le démarrage). A quatre reprises, le jeu a crashé exactement au même endroit, et ce même en essayant de modifier les choix de dialogue (on ne sait jamais, c’était peut-être un bug lié à un choix de dialogue en particulier)… Non, hélas, c’est un bug connu que d’autres joueurs ont déjà reporté depuis 2018 ! Ce bug, vieux de quatre ans est parfaitement connu et n’a pas été corrigé. Autant dire que c’est une déception qui a fini par ôter l’envie de faire un nouveau run.

Point complet
Globalement, ce White Day : A Labyrinth Named School était peut-être un bon jeu au moment de sa sortie initiale en 2001 mais, plus de vingt ans après, le titre a mal vieilli malgré un remake qui tente de le remettre un peu au goût du jour. C’est dommage car le concept de départ est plutôt bon avec des idées vraiment intéressantes. Seulement voilà, les bugs techniques, l’IA défaillante du gardien et le lycée peu intéressant à explorer n’encouragent pas à se lancer dans l’aventure, surtout lorsque plusieurs jeux dans le genre proposent bien mieux, à l’image de Visage. Et si vous êtes vraiment un fan du genre qui a envie de l’essayer, nous ne pouvons que vous encourager à attendre une petite offre car les trente euros demandés de base paraissent un peu élevés vues les carences relevées sur le travail fait.

On a adoré :
Sound design tenant la route
Huit fins pour la rejouabilité !
Les choix de dialogues
Les énigmes
On n'a pas aimé :
Les bugs et l’IA du gardien
Ca crash en Très facile et facile
Ne fait pas vraiment peur
Environnements trop vides
Animations d’un autre temps


Consulter les commentaires Article publié le 20/09/2022 par CatInGame



 
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