Test Tom Clancy’s HAWX 2 - jeux vidéo Xbox One

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Tom Clancy's HAWX 2



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Roumanie
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.09.2010
  07.09.2010
  07.10.2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Guerre Aviation
Prix de lancement
69,00 €

Après un premier opus plutôt bon sorti en mars 2009, les petits gars d’Ubisoft Roumanie ont voulu remettre le couvert avec un deuxième volet sobrement nommé Tom Clancy's HAWX 2. Ce dernier atterrit un an et demi après la sortie du précédent sur nos consoles de nouvelle génération, avec pour but de corriger les défauts du premier et d’intégrer certains éléments qui manquaient et qui avaient été réclamés par les amateurs du genre. Reste alors à voir si les intentions ont bien été concrétisées ou si on se retrouve au final avec un opus 1.5 vite fait, pas forcément bien fait…

Vol perturbé




HAWX 2 étant rattaché à la licence des Tom Clancy, il propose comme son aîné de nous plonger dans le contexte d’une guerre fictive politico-économique (se déroulant dans un futur proche) qui sert de prétexte pour prendre les commandes d’avions en incarnant alternativement un pilote américain, un russe et un anglais. Si le scénario ne vole pas très haut, un peu comme dans la majorité des jeux de guerre, il faut bien avouer qu’il assure un minimum le fil rouge pour quiconque daigne s’y intéresser un tant soit peu. Quelques rebondissements sont même de la partie et ceux qui parviendront à rassembler les pièces de ce puzzle scénaristique décousu arriveront à accrocher durant la huitaine à la dizaine d’heures nécessaires pour boucler l’aventure. En revanche, ceux qui ne réussiront pas pesteront assurément contre la mise en scène totalement plate, les cinématiques présentées sous forme de briefings qui connaissent des chutes de frame-rate, en plus de ne pas être bien jolies, et des événements plutôt convenus. Tout le monde sera par contre d’accord pour dire que la version française est totalement ratée.

Ceci dit, le contexte est là et permet de nous emmener sur diverses cartes qui couvrent à peu près le monde. Les lieux sont réalistes, et pour cause, comme dans le premier opus, ils sont modélisés à partir d’images du GeoEye, un satellite qui permet de récupérer de véritables clichés des zones que les développeurs ont ensuite apposés sur les cartes virtuelles. Quelques modèles 3D ont été rajoutés, un peu de volume ci et là et nous voilà avec des environnements un poil supérieurs à ceux du précédent volet. Toutefois, il faut reconnaître que tous n’ont pas profité du même soin, ce qui fait que certains sont plutôt agréables à l’œil en vol et pas trop moches en rase-mottes, tandis que d’autres sont juste corrects en vol et mal faits au sol. En règle générale, il faut bien avouer que les graphismes n’ont que très peu évolué. Nombreuses sont les textures à revoir, les effets à apporter et les modélisations à retravailler. Mais les défauts sont encore plus prononcés lors des cinématiques qui paraissent bien vieillottes en 2010. Dans la même optique, les modélisations des avions manquent de pixels et autres effets pour convaincre, à tel point que, sans être forcément ratées, elles déçoivent. Plus généralement, on sent que les développeurs se sont reposés sur leurs acquis et qu’ils n’ont fait que le strict minimum syndical, et encore, serions-nous tentés de dire…

Du coup, la question que l’on est en droit de se poser c’est : Qu’y a-t-il de nouveau pour justifier un prix de vente fort ? La réponse est simple : principalement des phases de décollage, atterrissage et réapprovisionnement. En effet, suite aux retours de nombreux joueurs qui ont pointé du doigt ces manquements dans HAWX premier du nom, les développeurs ont pris en compte les remarques pour rectifier le tir avec ce deuxième opus. On gagne en immersion et on se fait plaisir à faire décoller ou atterrir notre coucou… Du moins les premières fois puisque le décollage devient très rapidement accessoire dans le sens où il suffit d’appuyer sur une touche pour « allumer le moteur » et de pousser les gaz à fond jusqu’à atteindre une vitesse suffisante pour pousser le stick vers le bas et décoller. Il n’y a rien de bien compliqué ou de palpitant. Du côté de l’atterrissage en revanche, il faut faire preuve d’un peu plus de dextérité (sans l’aide en tout cas) pour arriver sur la piste avec un bon angle et une bonne vitesse. Il faut alors sortir le train d’atterrissage et se poser au mieux. La manœuvre est aisée et il est même difficile de se crasher, mais un moment d’inattention peut conduire à un accident. Le plus appréciable reste d’ailleurs l’atterrissage sur un porte-avions. Quant au réapprovisionnement à partir d’aéroports fraîchement capturés ou en plein vol avec un point d’attache à rallier, la manipulation demande plus ou moins de précision mais reste sympathique dans l’idée.

Carlingue fragile




D’autres améliorations/nouveautés sont à noter comme l’intelligence artificielle ennemie qui a été retravaillée. Plus coriace, elle permet de donner à la progression une difficulté progressive avec une première partie du jeu plutôt facile, surtout si on a goûté au premier, et une deuxième qui offre un certain challenge, surtout en difficile, qui n’est pas insurmontable pour autant. Dans tous les cas, cela fait plutôt plaisir même si dans les faits il s’agit surtout de locks plus difficiles à placer, d’ennemis qui lâchent des leurres à tout va ou encore qui nous prennent pour cible, comme si on était leur seul adversaire sur le « champ de bataille ». A contrario, l’I.A. des alliés est lamentable. D’un côté, on peut pester contre leur inefficacité ; de l’autre, on voit là un moyen de pousser le joueur à bien définir la priorité de ses cibles tout en variant les armes à utiliser (mitraillette, missiles guidés, missiles multi-cibles, bombes, etc.) notamment lors des phases de défense de zones ou de soutiens aériens. Les avis seront partagés. Heureusement, les checkpoints sont plutôt bien placés, ce qui évite de passer plusieurs dizaines de minutes à refaire un passage suite à une erreur de pilotage, un script qui a fait des siennes ou un petit bug qui est survenu. A côté de cela, on note aussi que les missions sont bien découpées en phases cohérentes (exemple : repérage, approche, capture de zones, destruction, nettoyage et retour à la base).

Pour varier les plaisirs, les développeurs roumains ont aussi intégré des passages avec des drones pour de la surveillance, de l’écoute téléphonique, du soutien à distance ou encore des frappes chirurgicales. L’idée est louable et son application est même agréable les premières fois, mais leur redondance finit par lasser, voire même par casser un rythme de jeu déjà vacillant. Fort heureusement, une poignée d’autres situations, de jour comme de nuit, apportent un peu de variété à l’ensemble, comme le vol au cœur d’un canyon demandant de zigzaguer, des passages au ras du sol, d’autres en altitude, etc. Toutefois, il faut bien reconnaître que les nouveautés sont très maigres par rapport à ce qui était proposé il y a un an et demi. Certains trouveront même que les dogfights ont gagné en dynamisme mais qu’ils sont aussi devenus beaucoup plus brouillons avec des tirs et autres missiles venant de partout. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’on joue en mode manuel. On remarque aussi qu’il faut maintenant mettre pause en plein jeu et passer par le menu des options pour pouvoir changer la vue (première ou troisième personne ou cockpit). Pourquoi ne pas avoir gardé le système du précédent ?

Au niveau de la maniabilité, on note quelques changements légers dont un comportement plus sec et une fâcheuse tendance de l’avion à dévier de son cap. Il n’y a rien de bien gênant au final, la prise en main, bien que demandant un poil plus de dextérité, reste rapide. Le coucou est vite maîtrisé, et ce que l’on soit avec ou sans assistance. L’ERS, moins présent, est toujours là, tout comme le côté arcade prononcé malgré deux ou trois éléments un peu plus réalistes, notamment au niveau des décrochages (seulement dans les conditions extrêmes). Enfin, ceux qui arriveront à passer outre une certaine déception, prendront un certain plaisir à découvrir les autres modes de jeu, dont de la coopération en jump-in/jump-out, des modes arcade (revivre certaines missions avec un point de vue différent, comme un arsenal autre ou un nouvel avion), vol libre et survie (résister à divers assauts), ou encore des modes compétitifs comme le célèbre deathmatch. C’est plutôt classique mais tout autant efficace. Quant aux plus téméraires, ils pourront rajouter encore quelques heures de vol au compteur pour relever tous les défis P.E.C. afin d’engranger de l’expérience (que l’on obtient aussi en mission, etc.), de monter en grade et d’acquérir des jetons permettant de débloquer de nouveaux avions, des améliorations ou d’autres compétences. Le petit bonus que l’on peut souligner aussi, comme souvent dans les derniers jeux d’Ubisoft, c’est la compatibilité avec Uplay qui permet d’obtenir quelques petits cadeaux : un thème, un arsenal lourd pour l’A10 A Thunderbolt II, des skins ou encore une carte inédite pour le multijoueur.

Point complet
Tom Clancy's HAWX 2 n’est pas un mauvais jeu, mais il souffre de la comparaison avec le premier volet. Les quelques nouveautés présentes rajoutent en immersion mais se révèlent être finalement accessoires, certaines idées implantées partent d’un bon principe mais sont vite contrebalancées par un problème de rythme ou une certaine redondance, etc. Dans tous les cas, beaucoup s’accorderont à dire que le travail fourni ne justifie pas un prix de vente fort. Les modélisations des avions sont à revoir, la VF est mauvaise, le changement de vue se fait maintenant par le menu des options, les cinématiques ne sont pas bien jolies et souffrent de lags, etc. Les défauts sont multiples et plutôt inattendus dans le sens où on pensait que les développeurs allaient tout corriger pour nous offrir une suite solide. Malgré tout, en l’état, elle reste plaisante, elle offre un bon contenu et les modes de jeu permettent d’y revenir souvent, d’autres qualités aidant (challenge accru, environnements variés, défis P.E.C., récompenses Uplay, missions bien découpées, etc.), mais l’expérience ne satisfera que les mordus du premier ou ceux qui trouveront le jeu à petit prix. Les autres éprouveront assurément un amer goût de déception par rapport à certains aspects, et ce même si le titre est très correct dans son ensemble, voire même appréciable…

On a adoré :
+ Dogfights plus dynamiques
+ Divers modes de jeu efficaces
+ Un peu plus de challenge
+ Quelques passages plus variés
+ Environnements variés
+ Missions bien découpées
+ Compatibilité Uplay
+ Défis P.E.C.
+ Atterrir, décoller et se ravitailler…
On n'a pas aimé :
- Mais finalement accessoires
- Passages brouillons
- Rythme non maîtrisé
- Trop peu de nouveautés pour 70€
- Modélisation des avions dépassée
- Cinématiques à revoir
- Version française
- I.A. alliée
- Changer la vue par les options


Consulter les commentaires Article publié le 26/09/2010 par Vincent P.



 
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