Test SkateBIRD - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Développeur
Glass Bottom Games
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.09.2021
Nombre de joueurs
1

En 2019, comme nous le disions dans la première actualité que nous avions écrite sur le jeu, il y a dû avoir un sacré brainstorming chez Glass Bottom Games : "Tu connais le jeu Tony Hawk's Pro Skater ? Heu, c'est un jeu de skate avec un faucon ? Bah oui, du coup on pourrait faire de même et on développe un jeu avec un piaf sur un mini skate, non ? Banco !". Voilà qui permet d’expliciter le concept de SkateBIRD. Reste à voir si à vouloir voler comme le faucon, les développeurs ne se sont pas brûlés les ailes…

Un coup dans l’aile !



Avant de nous mettre à jouer, nous sommes invités à personnaliser notre oiseau et sa planche. Cela commence donc par le choix de l’espèce, en sachant que sans être un ornithologue, il y en a quelques unes que l’on reconnaît forcément. Ensuite, on peut lui attribuer quelques accessoires pour le personnaliser, changer les couleurs des roues de son skate et le dessin sur le grip du skate. C’est assez complet et bien foutu. Pour plus de simplicité, une fonction aléatoire est même de la partie. Une fois l’oiseau validé, c’est parti pour une aventure qui nous propose de partir à la rencontre de divers autres oiseaux, dont un Sam Bird aux lunettes qui rappellent douloureusement la trop longue absence de notre cher Sam Fisher. Concrètement, chaque oiseau rencontré (ou groupe d’oiseaux) permet de lancer une mission. Certaines sont facultatives et d’autres font progresser l’histoire. Car oui, il y a bien un effort de scénarisation faisant intervenir un « Grand Ami » que l’on essaie d’aider. On apprécie clairement ledit effort, d’autant que les textes restent plutôt plaisants à lire, même si quelques coquilles se sont glissées dans la traduction française.

Une mission, c’est quoi ? C’est un défi ou un enchaînement de défis demandant par exemple de faire un certain nombre de points, de tenir un combo pendant X secondes, de récolter des lettres (genre le traditionnel S.K.A.T.E. mais pas que), de faire un ollie sur un objet, de crier simplement (une gâchette permet au piaf de s’exprimer), de se jeter dans un panier en feu, de grinder à un endroit précis, etc. Rien de bien révolutionnaire et surtout rien de bien difficile, les missions s’enchaînant assez bien et durant en règle général entre une et trois minutes, le chrono étant prédéfini à chaque fois et l’objectif étant indiqué par une sorte de flèche en forme d’oiseau (impossible donc de passer à côté). Le plus long parfois, c’est finalement de chercher ces maudits oiseaux dans les niveaux (et une araignée, ne demandez pas pourquoi). Un niveau représente une vingtaine de défis (entre 18 et 20) et il faut terminer ceux liés à l’histoire pour débloquer le niveau suivant. Le petit plus, c’est que les développeurs ont caché des cassettes audio, des sortes de chaussettes et des roues dorées à récolter pour débloquer respectivement des chansons, des vêtements pour personnaliser son oiseau et des éléments pour son skate. Si l’idée de cette progression scénarisée est bonne sur le papier, dans les faits, elle hache le rythme.

Comme le jeu s’inspire beaucoup de Tony Hawk’s, la comparaison s’impose. Dans le jeu initialement développé par Neversoft, le joueur est propulsé dans un niveau chronométré et c’est à lui de s’organiser pour remplir le maximum d’objectifs dans le temps imparti. La progression se fait donc de manière assez fluide et déterminée par l’utilisateur qui fait tout pour optimiser au mieux son temps. Là, ce n’est pas le cas. On doit enchaîner les objectifs un à un, avec la petite discussion, voire la petite cut-scene qui montre les effets de notre rapide session. Mais ce n’est pas tout, le jeu de Glass Bottom Games souffre de bien d’autres maux malgré de bonnes intentions. Déjà visuellement, s’il peut séduire de loin avec con côté coloré et ses oiseaux loufoques plutôt mignons sur des finger boards, il peut vite rebuter lorsqu’on y regarde de près. Les modélisations sont sommaires, tout comme les textures, et si l’ensemble reste fluide, il faut bien reconnaître que visuellement le titre a au moins une bonne génération de retard. En revanche, la bande-son est impeccable. Elle est très rock, avec beaucoup de titres, surtout lorsqu’on prend le temps de débloquer les morceaux cachés.

Quand un moineau se prend pour un faucon

Côté gameplay, les développeurs ont assuré les bases. Ollie, flips, grabs avec le bec de l’oiseau (le rendu est moins sympa à l’œil qu’avec les bras d’un humain), grinds, stall, manual, l’essentiel est là et sort naturellement si on a déjà joué à un Tony Hawk’s par exemple. On peut regretter en revanche l’absence d’un véritable wallrun, même si on arrive parfois à en faire, du moins visuellement parlant, celui-ci n’étant ni affiché dans la liste des tricks, ni compté dans un combo. Pour se démarquer un peu, tout en profitant des capacités d’un oiseau, les développeurs ont intégré un aerial ollie, soit un deuxième ollie que l’on peut claquer dans les airs en battant des ailes. Dans l’idée, pourquoi pas. Dans les faits, cela apporte plus de confusions qu’autre chose, cassant souvent les combos en cours. Son utilité n’est finalement avérée qu’une seule fois dans le jeu, dans le niveau des serveurs (le quatrième pour la propulsion à l’étage supérieur avec le ventilateur). En plus, ça déroute souvent la caméra, qui est déjà loin d’être optimale. Nous avons bien essayé de modifier les options (qui au passage offrent de bonnes options pour l’accessibilité) mais rien n’y fait, celle-ci ne suit pas toujours correctement l’action. Le pire, c’est lorsque l’oiseau est hors de sa planche et qu’il faut le déplacer avec les cris. Cela devient un véritable calvaire (vous le comprendrez dans le niveau 3 – nous avions même cru à un bug à la base).

En parlant de bug, figurez-vous que le jeu a un énorme problème de sauvegarde… En effet, pour notre part, une fois la septième mission du niveau 4 atteinte, il n’enregistre plus rien, nous faisant donc toujours repartir à ce point défini, et ce alors que nous avons terminé le jeu. Nous avons souffert à deux reprises de ce bug, ce qui fait que nous avons mis six heures pour en faire le tour alors que cinq suffisent. C’est vraiment dommage parce que SkateBIRD n’est pas mauvais pour autant. La partie skate, bien que plutôt basique, est assez correcte et on sort les bons tricks facilement. La physique un peu lunaire permet même plus d’enchaînements et, en multipliant les figures, on fait grimper le multiplicateur et donc les points. Faire 300 000 points en à peine deux minutes est un jeu d’enfant, du moins s’il n’y a pas une chute liée à l’une des nombreuses imprécisions décelées. En tout cas, le titre est assez accessible. De même, on aime bien l’idée d’avoir ce petit côté Micro Machines au niveau des environnements. En effet, les oiseaux étant bien plus petits que les humains, les développeurs ont adapté les décors à la vie de tous les jours...

Le premier notamment est une chambre avec des éléments du décor qui servent de modules, sans parler de la présence de couvertures du célèbre magazine Trasher. Le premier niveau est le plus réussi au niveau du level design. Le troisième, dans le bureau, reste agréable mais souffre de quelques disparités dans la répartition des spots. En revanche, le deuxième, sur les toits, est vraiment très mal pensé. Il prend la forme de mini-arènes (des toits) interconnectés par des fils électriques ou par des murs qui demandent d’effectuer un transfer via un quarter pour y accéder. Pour s’y repérer, ce n’est pas génial et pour la fluidité de la progression, on repassera, surtout que les défauts de caméra sont vite accentués. Le quatrième, la salle des serveurs, est totalement impersonnel. Il offre quatre niveaux sans grande ingéniosité. Enfin, le cinquième n’est qu’une réinterprétation du premier avec des espaces plus isolés et toute une partie en hauteur dans le fond de la pièce près de la fenêtre qui n’a été pensée que pour les missions et absolument pas pour le scoring. Et dans l’absolu, c’est le meilleur des trois moins bons…

Point complet
SkateBIRD n’est pas un mauvais jeu mais il est plombé par beaucoup de maladresses et par un bug de sauvegarde clairement rageant. Le bon côté, c’est qu’il ne coûte qu’une vingtaine d’euros et qu’il est accessible dans le Game Pass. De fait, tout un chacun peut s’y essayer, d’autant que l’effort de scénarisation est louable et qu’il reste accessible. Les développeurs ont assuré les bases du skate et il y a même deux niveaux vraiment agréables. Le dernier est correct et les deux autres sont peu inspirés en revanche. SkateBIRD a la capacité de divertir sur une petite session mais hélas il va vite souffrir de la comparaison avec la licence Tony Hawk’s Pro Skater, surtout que le THPS 1+2 sorti l’an dernier est de très bonne facture et offre de bien meilleures prestations à tous les niveaux.

On a adoré :
Les bases du skate assurées
L’outil de personnalisation
Les options d’accessibilité
Fun quelques minutes
Effort de scénarisation
Les oiseaux sont mignons
Bande-son de qualité
Deux niveaux vraiment réussis…
On n'a pas aimé :
Et trois autres bien moins
La caméra à revoir
Beaucoup d’imprécisions
Le bug de sauvegarde (niveau 4)
Rythme de progression haché
Certains départs foirés
Visuellement en retard


Consulter les commentaires Article publié le 18/09/2021 par Vincent P.



 
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