Test Ori and the Blind Forest - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Ori and the Blind Forest



Développeur
Moon Studios
Genre
Action Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  11.03.2015
Nombre de joueurs
1
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Ori and The Blind Forest, présenté lors l’E3 de 2014, avait suscité beaucoup d’attention de la part des joueurs. Ce jeu de plateformes de type Metroidvania, développé par Moon Studios, édité par Microsoft Studios et sorti en 2015 sur Xbox One, a fait l’objet de plusieurs nominations et a notamment remporté le prix de la meilleure direction artistique aux Game Awards de 2015, le prix du meilleur jeu Xbox et de la meilleure bande-son aux Golden Joystick Awards de 2015. Mais alors pourquoi un simple jeu de plateformes a-t-il provoqué un tel engouement chez les journalistes et les joueurs ? Qu’a-t-il de si particulier ? Eh bien on peut dire ici qu’il s’agit d’une pépite comme on en voit rarement, que ce soit sur le plan visuel, narratif et technique. Explications avec cet avis basé sur une version procurée par nos soins.

Un monde féerique



Dans cette aventure jouable en solo uniquement, le joueur incarne Ori, une petite créature sylvestre de l’Arbre aux Esprits. Par une nuit agitée, elle se retrouve embarquée par le vent pour atterrir dans le Nid d’Hirondelle où elle fera la connaissance de Naru, son nouvel ami. Mais bien vite les choses se gâtent, la forêt se meurt suite à l’absence d’Ori au sein de l’Arbre aux Esprits et notre petit personnage doit partir à l’aventure pour tenter de rétablir l’équilibre de l’écosystème de la forêt de Nibel. Pour se faire, il va être guidé par Seyn, la lumière et les yeux de l’Arbre aux Esprits. Dès les premières minutes de jeu, le joueur est instantanément subjugué par la direction artistique, avec des graphismes très colorés et une multitude de détails affichés à l’écran, ainsi que par la musique qui accompagne parfaitement les différents environnements que va traverser Ori. Tantôt calmes et poétiques, tantôt rythmées, notamment sur des passages bien stressants du jeu, les musiques nous accompagnent pour notre plus grand bonheur ! Cette aventure, aux allures de conte de fée, nous transporte dans plusieurs univers tous très différents et colorés avec leur lot d’ennemis à combattre et quelques « boss » sur certains passages.

Ori, petit mais… costaud !

    Tout au long de sa progression dans le jeu, Ori gagne des « lumières spirituelles » qui sont en fait des points de compétence qui sont à utiliser pour booster lesdites compétences via un arbre découpé en trois branches :
  • -Compétences de combat : qui permettent de booster les pouvoirs d’attaque d’Ori et notamment d’améliorer la Flamme Spirituelle
  • Compétences d’énergie : qui permettent notamment de réduire la consommation d’énergie lors de la création d’un lien d’âme
  • Compétences environnementales : qui permettent notamment de révéler les bonus de la carte ou de récupérer plus facilement des objets.
Les lumières spirituelles s’obtiennent en éliminant des ennemis ou bien en trouvant des brasiers de lumière spirituelle qui permettent de remplir plus rapidement la jauge des points de compétence. Ori trouvera aussi des Arbres Ancestraux dont il absorbera la lumière pour débloquer des compétences spéciales. Il aura également la possibilité d’interagir avec certains éléments du décor, comme par exemple pouvoir déplacer des pierres pour se créer un passage ou utiliser des lanternes pour se propulser grâce à une compétence particulière accessible au cours de l’aventure.

Un métroidvania exigeant

Ori évolue dans un vaste monde découpé en plusieurs zones. Chaque zone, clairement identifiée sur la map, dispose également d’un pourcentage d’avancement permettant au joueur de connaître le degré d’exploration de la zone concernée. Certains recoins, qui ne sont pas toujours accessibles lors du premier passage d’Ori, nécessitent d’acquérir de nouvelles compétences avant de pouvoir y accéder. Il devra également trouver des Pierres-Clés dans son environnement afin d’ouvrir les Portails aux esprits qui permettent d’accéder à une nouvelle zone. Chaque portail nécessite un nombre de Pierres-Clés précis. La map se dévoile donc petit à petit, au fur et à mesure de la progression d’Ori et afin de faciliter ses déplacements dans ce vaste monde, il est possible d’utiliser des Puits aux Esprits qui permettent de sauvegarder la partie et d’effectuer des téléportations rapides vers d’autres puits actifs de la map.

Ne vous laissez surtout pas berner par ses somptueux graphismes et sa BO enchanteresse, Ori and The Blind Forest reste un jeu très exigeant. Je suis moi-même tombée dans le panneau en pensant lancer un petit jeu reposant... Laissez-moi vous dire que j’ai eu envie de faire cuire Ori à la broche plus d’une fois ! Même s’il est classé PEGI 7, abstenez-vous de le confier à vos charmantes têtes blondes, sous peine de voir la manette voler comme Ori entre deux éléments du décor ! Le jeu possède un côté die and retry qui peut s’avérer extrêmement agaçant même pour les joueurs les plus aguerris. Certains passages du jeu constituent de véritables challenges à relever et la moindre erreur est fatale. Vous serez amené à recommencer 5, 10 , 20 fois le même passage car parfois il faut avoir une sacrée dextérité avec la manette, une bonne dose de concentration et une erreur qui vous fait perdre un centième de seconde vous obligera à recommencer depuis le dernier point de sauvegarde.

Outre les quelques sauvegardes automatiques et les Puits aux Esprits qui permettent d’activer des checkpoints, les points de sauvegarde restent à la main du joueur puisque c’est votre stock d’énergie qui vous permettra de créer un « lien d’âme » qui représente une sauvegarde à un endroit précis du jeu. Ces liens d’âme vous permettent aussi d’avoir accès à votre arbre de compétences. Ce sera donc en grande partie à vous de définir le moment opportun pour effectuer une sauvegarde et vous devrez bien jauger entre utiliser votre énergie pour sauvegarder votre progression ou utiliser vos pouvoirs. Cet aspect Die and Retry du jeu est pleinement assumé puisque le studio a même eu l’idée d’introduire un compteur de morts (je ne vous dirai pas mon score, c’est une catastrophe). Heureusement le gameplay est extrêmement fluide avec une bestiole qui répond au doigt et à l’œil. Vous pouvez sauter de plateforme en plateforme, grimper sur des murs, nager sous l’eau, virevolter dans le vent grâce à une plume, effectuer des supers sauts.

Petit bémol toutefois sur les phases de combat avec une impossibilité de viser un ennemi en particulier ce qui rend les affrontements difficilement contrôlables par moment. Vous n’aurez malheureusement pas la possibilité d’attaquer un ennemi plutôt qu’un autre et vos attaques se feront donc de manière aléatoire sur les différents ennemis présents à proximité de vous. Le jeu propose également des casse-têtes à résoudre pour permettre à Ori de progresser dans son aventure. Ces petites énigmes permettent de se poser un peu pour souffler suite à des passages dans lesquels chaque seconde est cruciale pour éviter la mort.

Point complet
Ori and the Blind Forest est un véritable diamant du jeu vidéo. Qui aurait pu penser qu’un simple platformer puisse provoquer tant d’émotions chez le joueur ? La fin (on évite tout spoil bien sûr) est tout simplement magnifique et ferait presque oublier la difficulté très élevée de certains passages et les crises de nerfs associées (toute ressemblance avec des comportements réels de joueuse est purement fortuite…). La seule chose que nous pouvons vous dire c’est : préparez vos mouchoirs ! Si vous recherchez une aventure avec une durée de vie sympa (une dizaine d’heures), que vous appréciez les jeux avec une DA soignée et avoir des émotions en jouant... Foncez, simplement !

On a adoré :
Très belle aventure féerique
Personnage attachant
Décors très variés
Graphismes, musiques à couper le souffle
Level design intelligent
Système de sauvegarde bien pensé
Arbre de compétences bien fourni
On n'a pas aimé :
Côté Die and Retry agaçant parfois
Système d’attaque un peu brouillon


Consulter les commentaires Article publié le 17/06/2022 par CatInGame



 
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