Test Observer System Redux - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Développeur
Bloober Team
Genre
Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.11.2020
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
29,99 €

Depuis 2016, la Bloober Team a su s’illustrer dans le domaine des jeux horrifiques en proposant Layers of Fear et sa suite, une adaptation de la licence Blair Witch ou encore plus récemment The Medium. Bien entendu, il ne faut pas oublier >observer_, un thriller horrifique cyberpunk en vue à la première personne sorti en 2017. Si nous parlons de ce dernier, c’est parce que les développeurs ont souhaité sortir une version améliorée baptisée Observer : System Redux. Disponible depuis novembre dernier sur PC et consoles de nouvelle génération au format numérique, le titre vient de récemment débarquer en version physique grâce à Koch Media, en plus d’arriver sur PlayStation 4 et Xbox One. Nous en profitons donc pour vous en parler…

Tu l’as bien observé celui-là ?



Observer : System Redux, à l’image de la version originale du jeu, nous plonge en 2084 dans la peau de l’enquêteur Daniel Lazarski incarné par le regretté Rutger Hauer (acteur célèbre que nous connaissons entre autres pour son rôle de Roy Batty dans le Blade Runner de Ridley Scott). Ce dernier a d’ailleurs le droit à un hommage au lancement du jeu. Daniel Lazarski est un détective particulier, un détective futuriste qui dispose d’un Mange-rêve, un outil permettant de se connecter directement aux implants cérébraux des gens pour pénétrer les recoins de leur esprit… L’aventure commence dans un hôtel et elle évolue en huit clos ou presque, ajoutant un salon de tatouage, une cour et d’autres lieux plus étonnants que nous vous laissons la surprise de découvrir. Dans la peau de Daniel Lazarski, nous essayons de retrouver notre fils Adam. En tombant sur un cadavre dans sa chambre, il ne nous reste plus qu’à enquêter, en bref faire notre job, pour faire la lumière sur cette affaire et déterminer si notre fils est mort ou non… Dans ce futur sombre, les environnements sont délabrés, les gens ne sont parfois plus que les ombres d’eux-mêmes, la drogue et le transhumanisme ont modifié l’aspect de la société, les interactions, les néons éclairent les chemins et les esprits sont altérés.

Les développeurs ont su créer une belle ambiance, comme à leur habitude, en jouant en plus avec le Mange-rêve pour brouiller les pistes entre la réalité et le reste. A chaque fois que l’on se connecte à un implant, on sonde l’esprit de l’autre, on assimile ses peurs, ses secrets, tout se mélange, les images sautent, les scènes changent rapidement, les effets sont parfois épileptiques (sérieusement, amies et amis épileptiques, abstenez-vous d’y jouer), le tout est parfois dérangeant, d’autres fois oppressant. Avec en prime un sound design très travaillé (le casque, seul dans le noir est un gros plus), on arrive à s’immerger dans l’univers, à se perdre dans ses phases durant lesquelles on se demande si on est dans la réalité du jeu ou dans l’inconscient d’un autre… A moins que l’on se perde dans le nôtre à force d’user d’une méthode qui n’est pas forcément légale pour obtenir des informations. Pourtant, alors que l’ambiance est ultra travaillée, alors que tout est fait pour garder le joueur alerte, les développeurs sont tombés dans le piège de la facilité en insérant des jump scares trop visibles. Il y a déjà une entité qui rôde, il y a déjà une menace qui pèse, au-delà de la folie, il était vraiment inutile d’ajouter ces apparitions pour renforcer le sentiment de peur. Au contraire, ça nous sort même parfois du côté angoissant.

Dans le même registre, le gameplay est limité. On avance en vue à la première personne, on peut courir, s’accroupir ou encore interagir avec certains objets, comme pour récupérer une drogue qui permet de faire redescendre le niveau de stress, récupérer les cartes du patient du Nanophage (c’est le nom de l’épidémie numérique qui s’est propagée dans l’univers du jeu), examiner divers objets ou encore ouvrir des portes, tiroirs et autres rideaux en utilisant en prime le joystick pour assurer le mouvement. La course et la position accroupie sont notamment nos deux options de choix lorsqu’il s’agit de venir à bout d’une poignée de phases d’infiltration qui sont tout bonnement longues et peu intéressantes, et ce malgré le fait qu’elles aient été « repensées ». Dommage. On peut également ajouter à cela une vision nocturne en appuyant sur le stick droit et deux systèmes d’analyse avec les gâchettes hautes, l’un pour les éléments organiques (les drogues, les traces de sang) et l’autre pour le reste. Pour un jeu d’enquête, cela peut suffire. Notre enquêteur n’est pas armé au sens propre du terme et il ne donne pas de coups. S’il se fait attraper par le monstre, c’est le game over. Bien entendu, dans le cadre de l’enquête, on est amené à se connecter à des ordinateurs, ce qui permet de jouer à un mini-jeu demandant un peu de réflexion, de consulter des mails, des documents et autres éléments qui permettent d’obtenir des informations utiles pour la suite, voire qui offrent simplement un lore plus conséquent, à base d’une grosse corporation, de complots et autres…

Faut avoir l’œil aiguisé

Nous n’en dirons pas plus pour éviter de vous spoiler mais il faut reconnaître que le scénario est plutôt travaillé et que les à-côtés enrichissent l’univers. Cela passe notamment par les quêtes annexes qui amènent à fouiller certains appartements spécifiques ou du moins à entretenir des dialogues avec des gens confinés chez eux en plein état d’urgence, seul le concierge se promenant librement au rez-de-chaussée. S’il y a bien des discussions avec des choix multiples, notons que ceux-ci n’ont aucune incidence sur la fin, ils permettent simplement d’obtenir plus d’échanges, donc d’agrémenter le lore et d’ajouter quelques minutes à la durée de vie. En revanche, à la toute fin, il existe un dialogue notable. C’est le dialogue qui va changer les dernières minutes de l’aventure, invitant ainsi à découvrir deux fins différentes (heureusement, la sauvegarde automatique permet de le rejouer sans devoir recommencer tout le jeu pour visionner l’autre fin). Nous espérions en avoir deux de plus avec le tout dernier dialogue de la première fin mais ce n’est pas le cas.

C’est ce que vous découvrirez en y jouant un peu plus de cinq heures et demie en allant à l’essentiel avec quelques quêtes annexes et autres cartes à collecter ou en avoisinant les neuf à dix heures en prenant votre temps pour boucler toutes les affaires, dont les trois inédites : Signal errant, Son affreuse symétrie et C’est de famille. Ces dernières sont un plus appréciable, offrant une dimension supplémentaire à l’univers en plus de quelques réflexions sur ce futur dystopique qui paraît parfois si proche sur certains points. Même si la durée de vie peut paraître un peu basse pour certains, il est bon de noter que le jeu est vendu à une trentaine d’euros, ce qui donne un rapport durée de vie/prix satisfaisant. En parlant de satisfactions, on peut noter des options qui offrent une belle diversité de paramètres, notamment du côté de l’accessibilité pour interagir avec les éléments en appuyant sur la touche (plutôt qu’en devant combiner la touche et le joystick, avec un système de glissé pour matérialiser le geste) ou encore la possibilité de sauter le mini-jeu de piratage. Il est même possible de passer le son en Mono ou d’adapter les sous-titres et le collimateur.

Bien entendu, sur Xbox Series X notamment, deux paramètres liés à l’affichage nous intéressent particulièrement, celui permettant de jouer en 4K et celui permettant d’activer le Ray-tracing. Que ce soit sur Xbox One ou Xbox Series, les développeurs ont véritablement retravaillé leur jeu. Les modèles ont gagné en détails, ce que l’on constate dès le premier contact avec le concierge. Les textures ont été améliorées à divers endroits mais c’est loin d’être irréprochable pour autant. Par contre, les développeurs ont véritablement concentré leurs efforts sur les jeux de lumière et les reflets. Le travail est de qualité, ce qui renforce l’ambiance cyberpunk et met encore mieux en valeur les endroits sombres (certains sont même trop sombres) et toutes les parties délabrées. En 4K, c’est encore plus agréable. Quant au ray-tracing, s’il apporte un plus dans les réflexions, il s’avère également trop gourmand ou mal géré par moment, entraînant quelques baisses de framerate significatives. On en vient donc rapidement à le désactiver, la version avec résolution dynamique ou en 4K, selon la machine, offrant plus de stabilité, sans pour autant nous mettre à l’abri de quelques chutes, surtout sur la fin de l’aventure. Hélas, l’aspect technique est un point qui fait défaut aux développeurs et même si le résultat est supérieur à ce qui avait été proposé en 2017, ce n’est pas encore parfait. Le bon côté, c’est que cette version System Redux ne plombe pas l’expérience comme il y a quatre ans.

Point complet
En résumé, Observer : System Redux c’est la version ultime d’>observer_. Plus belle, plus complète, reprenant toutes les qualités de base, cette version du jeu est en plus proposée à une trentaine d’euros, un prix très doux. L’univers est très particulier, ce qui fait que certains n’accrocheront pas, surtout que les délires visuels épileptiques en rebuteront certains et que les phases d’infiltration, apparemment remaniées, sont toujours aussi longues et inintéressantes. On regrette également que les développeurs aient placé plusieurs jump scares très visibles qui nuisent finalement à une ambiance très travaillée qui n’avait pas besoin de ces artifices pour assurer une certaine oppression. Cela étant dit, si vous arrivez à passer outre les défauts cités, vous pourriez bien apprécier un thriller cyberpunk horrifique prenant d’un bout à l’autre de l’aventure et disposant d’un lore assez riche développé au travers des dialogues avec des PNJ (majoritairement cachés derrière des portes) et des éléments à récupérer sur certains ordinateurs personnels. En tout cas, cette version est agréable en 4K et, même si le ray-tracing apporte de beaux effets, nous ne pouvons que vous conseiller de l’activer avec parcimonie tant il fait resurgir de vieux démons, à savoir les chutes de framerate, et ce sur Xbox Series X. Au moins les développeurs ont fait un bon travail de rehaussement visuel et technique (les jeux de lumière sont superbes), ils ont bien bossé sur les options disponibles, notamment pour l’accessibilité, et ils ont ajouté trois enquêtes supplémentaires appréciables.

On a adoré :
Une ambiance très travaillée
Histoire prenante
Lore plutôt développé
Trois quêtes annexes bonus
Des options bien pensées
Le travail sur les effets de lumière
Les reflets avec le Ray-tracing
Modèles et textures rehaussés
Sound design de grande qualité
Rapport prix/durée de vie correct
Utiliser le Mange-rêve…
On n'a pas aimé :
Les passages trop épileptiques
Jump scares visibles inutiles
Phases d’infiltration toujours ratées…
Qui traînent en longueur
Framerate instable avec le Ray-tracing


Consulter les commentaires Article publié le 28/07/2021 par Vincent P.



 
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