Test Just Dance 2015 - jeux vidéo Xbox One

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Just Dance 2015



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft France
Genre
Danse Musical
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.10.2014
Nombre de joueurs
1 à 8
Prix de lancement
39,99 €

Pour accompagner la sortie de la Xbox One, Ubisoft avait tenu à fournir un portage légèrement amélioré de la version Xbox 360 de son Just Dance 2014. Même si Kinect v2.0 est désormais considéré comme un accessoire, l’éditeur a tenu à sortir sa nouvelle mouture sur la dernière née de Microsoft. Reste tout de même à voir si ce Just Dance 2015 vaut le coup…

Une recette suivie à la lettre…




N’y allons pas par quatre chemins, la recette Just Dance n’a quasiment pas bougé. Visuellement, on ne voit toujours pas l’apport de la nouvelle génération. Le style graphique est toujours aussi coloré et déjanté, avec même quelques belles surprises, mais le rendu, aussi appréciable soit-il, ne reflète en rien la puissance supplémentaire dont profite la Xbox One par rapport à la 360. De même, Kinect v2.0 fait quasiment le même travail que la v1.0 (avec une meilleure gestion de l’espace tout de même), avec une reconnaissance assez laxiste doublée d’une difficulté préétablie. Du coup, la reconnaissance reste très correcte, mais les mouvements approximatifs peuvent également donner lieu à des Perfect et un danseur du dimanche peut tout à fait battre un danseur plus expérimenté. D’un côté, cela évite tout sentiment de frustration pour les moins habiles, d’un autre côté, cela aurait pu être mieux géré avec l’intégration d’un système de difficulté (jouant par exemple sur la permissivité de la reconnaissance, ce qu’il y avait dans les premiers opus de la licence). Pour le reste, l’accessoire s’en sort tout de même bien, à défaut de faire un sans faute, notamment en multijoueur. En effet, dans ce dernier cas, Kinect a tendance à faire des siennes, perdant le joueur, le dédoublant, voire l’intervertissant avec un autre. Malgré tout, le grand public ne prêtera pas attention à ces quelques défauts, pour simplement bénéficier du fun que procure l’expérience.

Danser (et même chanter pour ceux qui le souhaitent) devant sa caméra est toujours aussi plaisant, surtout que les développeurs ont intégré plus de chorégraphies de groupe. Les enchaînements sont bons et certaines figures demandent même une certaine forme physique (comme le grand écart ou le poirier…). Bien entendu, comme sur la version précédente (et les autres avant), pour danser avec ses amis, il faut de la place, beaucoup de place. A deux, quelques chocs peuvent survenir, mais avec un espace assez standard, on s’en sort bien. A plus, cela devient plus délicat, surtout lors des chorégraphies qui mettent en place des interactions, comme des portées, une queue leu leu ou autres. En somme, l’expérience de jeu n’a pas bougé d’un iota par rapport à l’an passé, si ce n’est qu’il y a plus de chorégraphies taillées pour le mode multijoueur. Cela dit, on note tout de même que la tracklist a été réduite, passant de 47 titres l’an passé à 41. Il y a bien neuf chorégraphies (appréciables) à débloquer et toujours plusieurs mash-ups pour varier les plaisirs, cela n’en reste pas moins un peu décevant, surtout que les amateurs de rock se sentiront un peu lésés, tout comme les joueurs francophones qui doivent se contenter de Papaoutai de Stromae. Même Let it Go, la chanson de La Reine des Neiges, n’est présente qu’en version originale. Dommage pour les petits.

Avec des ajouts et des retraits…




La traklist compte même quelques impairs, comme Fatima, Speedy Gonzalez ou encore Only You qui ne collent pas vraiment à la série (sans parler de Tetris, original mais ennuyant à souhait), surtout à côté de gros hits plus ou moins récents qui rassemblent bien plus. Les faux pas sont peu nombreux, mais avec une tracklist plus condensée et moins éclectique, ils ne sont pas négligeables, surtout que les DLC affichés à 2,99 euros restent toujours aussi chers. Parmi les regrets, on peut également évoquer la disparition de la compatibilité Smartglass, qui était bien pratique, surtout que le menu est toujours une horreur au niveau de l’ergonomie. Clairement lourdingue à utiliser avec Kinect, il pousse vraiment à abandonner les gestes pour prendre la manette et faire défiler les chansons, trois par trois, avec les gâchettes. Quant au stick, il génère une grosse flèche façon curseur de souris d’ordinateur. Ce n’est pas optimal, mais c’est mieux. A l’image du 2014, les joueurs retrouveront également le World Dance Floor, qui permet de se mesurer à des joueurs du monde entier. L’Autodance, la JDTV et le partage sur Facebook de ses clips sont toujours de la partie, tout comme les quelques bonus à débloquer et les points à engranger. Les fanatiques de danse peuvent également programmer leur playlist et se prévoir des sessions de danse chronométrées (10, 20 ou 40 minutes) ou non (mode non-stop), avec ajout ou non du compteur de calories brûlées. Reste alors la fameuse question : qu’y a-t-il donc de nouveau ? A vrai dire, pas grand-chose.

La première nouveauté, plutôt intéressante, permet aux joueurs connectés d’ajouter des challengers issus du monde entier. Il s’agit concrètement de fantômes qui sont téléchargés et qui permettent de prendre la place des joueurs qui manquent pour la chorégraphie. Ainsi, même en solo, on ne se sent pas vraiment seul et on est en plus poussé par l’esprit de compétitivité. L’initiative est bonne, dommage en revanche que tous nos essais se soient conclus par une véritable raclée infligée aux fantômes, et ce en étant de piètres danseurs… L’autre bon point, c’est la possibilité d’envoyer/recevoir des défis sur certaines chansons. Le principe est le même, mais le défi est cette fois de taille si votre adversaire s’est appliqué. Quant à l’autre grosse nouveauté, c’est le Community Remix. Derrière ce nom barbare se cache la possibilité de se filmer durant une chorégraphie. Ubisoft récupère ainsi les prestations, les mixe et les colle aux joueurs, qui se retrouvent alors à danser en miroir avec des gens du monde entier, plutôt qu’avec des avatars ultra flashy. L’idée est louable, le résultat plus mitigé puisqu’une fois passée la petite surprise de la découverte, certains reviendront aux bons vieux visuels qui évitent de voir certaines excentricités, tout en perdant sur la lisibilité des actions à produire dans le cadre de la chorégraphie. Reste alors la dernière carte de ce Just Dance 2015, à savoir la possibilité de se passer de Kinect pour jouer avec son smartphone via une application dédiée. Très sincèrement, aussi bonne que puisse être l’idée, elle ne permet pas de procurer autant de plaisir que Kinect. Il faut dire que se déhancher pendant plusieurs minutes en gardant toujours son smartphone à la main n’est pas des plus pratiques.

Point complet
Just Dance 2015 assure finalement le minimum syndical au niveau des nouveautés. Il accentue principalement l’aspect social tout connecté, avec l’ajout des défis, des challengers ou encore la possibilité d’enregistrer et envoyer ses chorégraphies à Ubisoft pour se retrouver dans les versions Community Remix des chansons, aux côtés d’autres joueurs du monde entier. Hélas, ces quelques ajouts passent par la suppression de la compatibilité Smartglass, ô combien pratique l’an passé, surtout que le menu avec Kinect est toujours aussi lourdingue et à peine acceptable à la manette, et par une tracklist réduite (41 titres au lieu des 47 de l’an passé). Reste tout de même neuf chorégraphies alternatives très sympathiques à débloquer et pas mal de mash-ups, mais cela ne compense pas quelques faux pas, la présence d’un seul titre francophone ou encore la déception qu’éprouveront les amateurs de rock notamment. Quant au reste, il ne s’agit ni plus ni moins que de la même recette, qui permet de profiter de chorégraphies souvent très sympathiques, et encore plus travaillées pour le multijoueur. Kinect est permissif, voire laxiste à défaut de pouvoir configurer la difficulté ou du moins la permission de la reconnaissance, mais tout le monde s’amusera à se mouvoir devant l’accessoire. Agréable en solo, Just Dance 2015 reste toujours aussi bon lorsque les amis s‘invitent physiquement à la fête. Malgré tous les défauts, plus marqués cette année car la plupart sont issus de la mouture précédente, le titre se présente comme un plaisir coupable, du moins le temps de quelques soirées, surtout qu’il est proposé de base à une quarantaine d’euros.

On a adoré :
+ Le World Dancefloor toujours
+ Le style flashy et déjanté
+ L’Autodance et la JDTV
+ Accessible et fun
+ Pas mal de bons titres
+ Choré’ multi plus nombreuses…
+ Et souvent bien inspirées
+ Les bonus à débloquer
+ Menu compatible avec le pad
+ Les challengers et défis
+ Se filmer et envoyer sa choré’
+ L’application JD pour certains
+ La plupart des acquis de JD 2014…
On n'a pas aimé :
- Sans compatibilité Smartglass
- Application JD dispensable
- Menu Kinect toujours aussi lourd
- Faut pas mal de place à plusieurs
- Kinect et ses quelques accrocs
- Tracklist moins éclectique
- Certaines choré’ moins inspirées
- Moins de titres que l’an passé
- Difficulté toujours prédéterminée
- DLC toujours assez chers


Consulter les commentaires Article publié le 25/11/2014 par Vincent P.



 
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