Test Enchanted Arms - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Enchanted Arms



Editeur
Ubisoft
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.09.2006
  29.08.2006
  12.01.2006
Nombre de joueurs
1
Online
- Classements
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i
Son
5.1
Prix de lancement
59,00 €

La décision prise par Ubisoft d’éditer Enchanted Arms sur le continent Européen n’a pour but que de combler la forte demande des joueurs 360, désireux de goûter à la sauce RPG nippon sur la console de Microsoft. From Software s’élance ainsi bien loin des sentiers battus de la célèbre série Armored Core et compte bien conquérir le cœur de nombreux Gamers avec un soft qui se vante d’être le premier vrai RPG next-gen. Argument suffisant pour nous jeter un sort enchanteur ? Réponse avec notre test complet.

An Enchanted story ?




Le monde a changé après que les Golems, créations humaines qui n’avaient pour but que de servir et obéir à ces derniers, soient devenus hors de contrôle et aient déclenché une guerre sans merci… Le temps s’est bien écoulé depuis et la vie a repris tant bien que mal son cours. Atsuma est étudiant à l’université de Yokohama City. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a absolument pas le profil de l’élève studieux et attentif puisqu’il passe son temps à dormir en cours. Atsuma a une autre particularité : celle de posséder un bras droit doté par un étrange pouvoir dont il ne semble pas connaître l’utilité et l’origine. C’est à cause de ce point que Makota, autre étudiant de l’université, montre une certaine hostilité envers notre héros. Mais l’amour sans faille que Makota porte au séduisant et fort Toya, le meilleur ami d’Atsuma et élève le plus populaire, rend le trio inséparable. C’est ainsi qu’en pleine journée de festivité dans la ville de Yokohama, alors qu’Atsuma venait tout juste de convaincre ses deux amis de sécher les cours, un mystérieux tremblement de terre amène nos protagonistes à se rendre dans les ruines enfouies de ce qui semble être un temple sacré. C’est à l’intérieur ce dernier que le bras d’Atsuma va faire surgir ses pouvoirs mais au profit de la renaissance de la Reine des Glaces, un Golem au terrifiant pouvoir. Va s’en suivre une périlleuse quête afin d’éviter une nouvelle et terrible guerre générée par les Golems mais également pour enfin connaître la vérité sur les grands pouvoirs du bras d’Atsuma.

A défaut de faire preuve d’originalité, le scénario de Enchanted Arms n’en reste pas moins captivant et aguicheur, tant les références envers les RPG existants sont ici plutôt bien maîtrisées. Les fans sauront remarqués de nombreux clichés du genre, ne serait-ce que par le coté insouciant et humoristique d’Atsuma ou encore par les différents univers qui composent le jeu, qui ne sont pas sans rappelés Final Fantasy, Shadow Hearts et j’en passe. On peut cependant surtout reprocher à l’ensemble des protagonistes de n’être que des bonnes copies d’autres RPG et mangas nippons et ainsi de ne pas apporter de réelles nouveautés ou surprises au genre, tant par leur caractère que par leur réalisation. Au cours de l’aventure d’autres personnages viendront se joindre à vous ainsi que de nombreux Golems, pas moins d’une centaine se dissimulent dans les différents niveaux, offrant une diversité assez grande dans la composition de votre groupe de combat. La progression est donc familière et non très surprenante mais ne le renions pas, les protagonistes arrivent tout de même à faire naître un sentiment d’attachement. Les niveaux eux sont assez linéaires et se concentrent principalement sur la trame principale, avec un bon lot de dialogues, combats et autres cinématiques plutôt sympathiques, ce qui n’est au final pas un mal puisqu’ils épargnent le Gamer un temps de jeu trop superficiel. Sur ce dernier point, Enchanted Arms ne trahit en rien ses compères avec un nombre d’heures de jeu assez conséquent et qui ne décevra pas les aficionados du genre.

La guerre des Golems a commencé




Si sur le plan scénaristique From Software a joué la carte du déjà vu tout en s’assurant un minimum de qualité, force est de constater qu’il arrive à nous surprendre lors de la prise en main. Se rapprochant davantage d’un tactic-RPG lors des phases de combats, celles-ci se jouent donc en tour par tour. Il s’agit dans un premier temps de déplacer votre joueur parmi une grille de douze cases, sachant que le déplacement est limité selon les capacités du perso, puis de faire votre choix pour l’action à effectuer, et ceci également avec les trois compagnons vous accompagnant. Une fois vos mouvements effectués, l’IA en fait de même et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’un d’entre vous voie les HP de ses persos réduit à néant. Parlons justement des HP et EP. Alors que les premiers indiquent tout simplement le niveau de santé de votre perso, le second lui est une jauge montrant le nombre de points que le perso dispose afin d’effectuer une action. Et là où les combats deviennent intéressants, en plus du fait de devoir se placer sur la grille en fonction de la portée de l’action choisie, c’est qu’il faut en plus faire un choix subtil entre des sorts de défense et d’attaque le tout en surveillant son nombre de EP. Ainsi le Gamer se surprend très souvent en train de simuler ses actions pour effectuer la meilleure gestion possible et ne pas se retrouver trop vite avec un manque d’EP ou pire, avec des personnages KO dès les premiers tours.

Attaquer ou défendre, soigner ou augmenter sa force de frappe, gérer ses EP et HP, la gestion des combats ne se limitent bien évidemment pas à cela. Les VP sont également de mise et constituent une sorte de quota de tours de jeu pouvant être effectué par un perso. Lors de l’épuisement de ces points, il faut soit trouver un cristal pour recharger les VP soit remplacer votre perso par un autre combattant. Une fois encore, From Software frappe juste et oblige le Gamer à utiliser bon nombre de persos, devant ainsi revoir son organisation tactique et gérer ses groupes de combats. Le tout permet réellement de ne pas être frappé par l’ennui. Certains des cristaux évoqués servent justement à créer un Golem : autrement dit vous aurez la possibilité, après avoir affronté ladite créature, de récupérer son cristal et de le synthétiser afin de l’avoir à vos cotés. Ensuite, il vous suffira de sélectionner trois de vos persos ou Golems préférés pour se battre à vos cotés, sachant qu’un simple aller retour dans le menu vous permet de modifier cette sélection entre deux combats. Jusqu’à huit Golems pourront rejoindre votre inventaire, vous imposant une dure sélection puisque, répétons-le, une centaine de ces créatures se postent dans les niveaux d’Enchanted Arms. . Le schéma « cristal puis synthétisation » s’applique également pour les armes et autres nouveaux sorts, où diverses combinaisons seront possibles pour davantage d’efficacité.

Mais le gameplay ne se limite pas à ces phases de combats, phases qui apparaissent aléatoirement ou non lors de la progression du niveau, et il est intéressant de noter que le reste du soft se dote d’une jouabilité tout à fait classique mais efficace, à tel point qu’on n’y apporte que très peu d’attention. Sûrement parce qu’en dehors des batailles, nos actions se limitent aux déplacement pour accéder d’une zone à une zone, à détruire tonneaux et caisses pour récupérer divers items, à parler avec d’autres personnages et accéder à quelques mini jeux. Petit bémol, les déplacements de notre héros paraissent un peu trop rigides mais rien de bien gênant en soit. Et enfin, pour ne citer que ces derniers détails, on trouve à plusieurs endroits des niveaux une sorte de magasin, où vous pourrez notamment synthétiser vos Golems et apprendre de nouveaux coups, mais également un source de points vitaux où vous pourrez redonner tous les points de vie à vos persos. Enchanted Arms confirme sa volonté de ne pas frustrer les Gamers en offrant notamment la possibilité de sauvegarder à n’importe quel moment, tout comme celle de recommencer un combat perdu que l’on ait ou non enregistré préalablement notre partie. Evoquons également le mode Live qui vous propose d’affronter un ami et ainsi de mettre en avant non seulement votre gestion tactique mais aussi la force de vos Golems. Sympathique mais trop peu différente des combats en solo pour susciter un réel intérêt.

Le premier RPG next-gen…




Se vanter d’être le premier RPG next-gen sous-entend qu’une réalisation à la hauteur est de mise. Est-ce réellement le cas avec Enchanted Arms ? La réponse est loin d’être évidente. S’il est certain que le bébé de From Software montre bien que les RPG passent à un niveau esthétique supérieur, la barre placée par les développeurs n’est pourtant pas aussi haute qu’on aurait pu l’espérer. La grande majorité des environnements bénéficient d’une assez grande richesse et sont assez convaincants même si une minorité d’entre eux ne proposent que des décors fades et vides, comblés par une surdose de bump-mapping. Saluons également les effets visuels, surtout lors des combats, qui deviennent un enchantement pour les yeux. Quant aux cinématiques, là encore la satisfaction est au rendez-vous. Cependant le design des protagonistes, persos humains comme les créatures Golems, ne suit pas la même mouvance, preuve d’un certain manque de personnalité du jeu.

Ubisoft est l’éditeur du soft en Europe, mais apportons quelques précisions sur cette localisation qui n’en est d’ailleurs pas vraiment une. Point de français dans le jeu puisque la totalité des textes, menus et dialogues, sont intégralement en anglais. Si cela peut rebuter certains Gamers étranger à la langue de Shakespeare, précisons que même avec un niveau d’anglais assez faible l’évolution dans le jeu se fait sans trop de problèmes. Les éléments clés sont mis en évidence, permettant ainsi de sortir de leur contexte les objectifs à atteindre. Pour les fans du genre, sachez qu’il est possible de remplacer les voix anglaises par les voix japonaises, sachant que les unes comme les autres offrent des doublages de qualité retranscrivant assez bien les sentiments et personnalités des différents protagonistes. Quant aux musiques, que dire si ce n’est qu’elles se fondent paisiblement dans l’ambiance. On regrettera juste de devoir se battre avec pour fond le même thème musical tout au long du jeu. Mais finalement, l’intérêt développé par les combats nous fait heureusement vite oublier ce point.

Point complet
On pourrait qualifier Enchanted Arms comme le résultat d’une association entre plusieurs mangas et RPG nippons, offrant une sensation imparable de déjà-vu. Mais heureusement le constat ne s’arrête pas là et force est de constater que le premier RPG next-gen made in From Software séduit par bien des points. Avec des graphismes convaincants, un scénario certes non très original mais aguicheur et un bon système de combat intégrant subtilement un aspect tactique, Enchanted Arms offre une bonne expérience de jeu que les fans sauront apprécier à sa juste valeur. De quoi prendre du bon temps avant les prochains jeux du genre édités par Microsoft.

On a adoré :
+ Un système de combat convaincant
+ Une réalisation graphique globalement réussie
+ Un bon melting-pot de RPG…
On n'a pas aimé :
- …mais un manque certain de personnalité
- Design des personnages trop commun


Consulter les commentaires Article publié le 20-09-06 par Jeremy F.



 
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