Test Battlefield 2042 - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Développeur
DICE
Genre
Jeu de tir à la premième personne (FPS)
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.11.2021
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

Il y a dix ans sortait Battlefield 3, qui marquait un nouveau niveau pour la franchise Battlefield ! Les épisodes se sont ensuite enchainés régulièrement, construisant sur des bases bien définies et bien rodées, améliorant à chaque fois les aspects les plus importants ou apportant de nouveaux théâtres de guerres dans lesquels combattre. Aujourd’hui pourtant, le constat est bien différent. La franchise amorce un virage difficile à comprendre, venant même jusqu’à faire complètement perdre son identité à un jeu pourtant très codé… En effet, même si Battlefield 2042 apporte indéniablement son lot d’action et de moments « Only in Battlefield », le goût qu’il nous laisse ne peut être que très amer. Explications…

Combats d’apatrides



La civilisation humaine est au bord de l’extinction. Le climat extrême et de nombreux phénomènes météorologiques catastrophiques ont déstabilisé l’ensemble du monde, forçant des milliards d’êtres humains à fuir et à se réunir dans des communautés d’exilés apatrides. Pour protéger leurs intérêts, des forces de mercenaires se sont mises en place, agissant comme une armée prête à défendre les populations et le peu de ressources qu’ils leur restent. Ajoutez à cela la chute inexpliquée de l’ensemble des satellites en orbite terrestre et une nouvelle guerre entre les deux superpuissances encore existantes (Russie et Etats-Unis) et vous obtenez un futur proche dans lequel les apatrides combattent pour le meilleur payeur ! Ça donne plutôt envie, n’est-ce pas ?

Dommage pour vous, c’est là le seul semblant de scénario auquel vous aurez le droit pour Battlefield 2042. Le mode solo, qui s’était progressivement amaigri dans la franchise n’existe aujourd’hui tout simplement plus. Appelez-nous vieux jeu, mais cet aspect reste très important pour nous, et nous avons pris beaucoup de plaisir à parcourir les solos dans les opus précédents. Passons, le retrait du mode solo ne peut qu’être d’excellente augure pour le multijoueur, qui logiquement devrait être le meilleur Battlefield de l’histoire, non ?

Dommage pour vous (bis), non. Il est évident très rapidement que le délai d’un mois accordé peu de temps avant le lancement du jeu n’aura pas été suffisant pour élever le niveau d’un jeu dont la bêta a été assez mal reçue. Il est évident ensuite que Battlefield 2042 aurait dû être un jeu pour 2022, et il est encore évident qu’en l’état actuel des choses, il y a très peu de chance que ce Battlefield vous fasse vibrer comme ses aînés… Beaucoup d’évidences pour nous, mais apparemment pas pour EA…

Qui veut tout, perd tout

Comment juger Battlefield 2042 tellement le jeu perd d’aspects qui faisaient l’essence même de Battlefield ? Comment ne pas être effaré devant des choix de développement qui viennent détruire ce qui fait que les combats à grande échelle de Battlefield fonctionnent si bien ? Comment ne pas être déçu de voir que les soi-disant « innovations » apportées au jeu viennent dans les faits signer l’arrêt de mort de l’esprit d’équipe qui faisait la force de la franchise ? Ajoutez à cela un jeu dans lequel les bugs sont légion et vous obtenez une expérience très loin de ce qu’on attend d’un jeu AAA à très gros budget qui se lance sur une nouvelle génération de consoles !

Sur le papier, Battlefield 2042 au travers d’un gameplay bourré d’action et de ses trois modes de jeu vient cocher suffisamment de cases pour que les développeurs puissent y coller le logo de la franchise sans trop rougir. Vous retrouverez les combats à grande échelle jusqu’à 128 joueurs sur des cartes proposant une abondance de véhicules et dans les modes désormais classiques : Conquête et Percée (l’évolution de Rush). Vous découvrirez aussi le nouveau mode Hazard Zone, qui mélange les genres pour proposer une expérience à 32 joueurs visiblement inspirée par Escape from Tarkov, et enfin le mode Portal, qui vous permet de faire revivre d’anciens jeux Battlefield dans des matchs customisés dans les moindres détails. Ce dernier pourrait bien signer le salut de cet opus par l’infinité de possibilités qu’il propose…

Avant d’aborder plus en détails ces différents modes de jeu, revenons sur les choix de gameplay qui font de Battlefield 2042 un titre en rupture avec ses prédécesseurs. En plus de venir exploser l’échelle des combats en passant le nombre de joueurs à 128 sur consoles new-gen et PC, DICE fait un choix pour le moins étrange pour Battlefield, et succombe au chant des sirènes, ceux du hero shooter. Fini le système de quatre classes propre à la licence qui permettait d’offrir un véritable rôle à chaque joueur et la construction d’équipes efficaces et complémentaires. Vous avez maintenant le choix entre dix héros, proposant chacun des attributs et gadgets différents, ainsi qu’une spécialisation laissant préfigurer le rôle qu’ils devraient avoir dans l’équipe. Certains sont équipés d’un accessoire de soutien, comme une tourelle automatique, un bouclier, une couverture déployable, d’autres misent sur la mobilité, avec un wingsuit ou un grappin. D’autres permettent de soigner vos alliés à distance ou de déployer un drone de reconnaissance, ou encore de lancer une onde qui vient marquer vos ennemis à travers les murs (oui, un wallhack, absolument). En plus de pouvoir choisir votre héros, vous avez maintenant l’occasion de personnaliser complètement votre équipement et votre spécialisation. Dans les faits, les quatre classes historiques de Battlefield existent toujours, mais vous pouvez parfaitement créer une classe médecin, armée d’un sniper et d’un lance-roquettes, faisant de vous une sorte d’hybride capable d’affronter à peu près n’importe quelle menace.

Intéressant sur le papier, ce choix vient malheureusement détruire complètement l’esprit d’équipe qui régnait dans Battlefield. Une fois en combat, il devient évident que cette décision offrant plus de liberté dans l’équipement a au passage détruit toute notion de coopération et d’entraide, le tout exacerbé par le fait que le jeu ne propose pas de chat vocal (oui, vous avez bien lu). Les joueurs sont maintenant libres d’équiper ce dont ils ont besoin pour leur petite personne, de choisir un personnage à haute mobilité et de partir courir en solo pour essayer de faire le plus de kill possible avec leur héros. Le nouveau système Plus, qui permet de modifier les accessoires présents sur une arme à la volée en plein combat complète le tout, vous permettant par exemple de passer d’un viseur longue portée à un viseur reflex en une petite seconde. Enfin, le peu de réanimations apportées par les médecins en jeu est la preuve la plus parfaite que l’esprit d’équipe est bel et bien délaissé dans cet opus.

Si vous avez la chance de tomber dans une escouade soudée et complémentaire, vous retrouverez un peu de l’essence de Battlefield, mais la majeure partie du temps, c’est plutôt dans un grand match à mort que vous évoluerez. Il n’est d’ailleurs pas rare de ne pas du tout jouer avec les membres de votre escouade lors d’un match, rester soudé n’apportant finalement que peu davantage. Les escouades sont par ailleurs toujours composées de seulement quatre membres, un nombre qui aurait mérité d’être étendu conjointement au nombre de joueurs total, pour permettre justement de composer des efforts d’équipe sur plusieurs objectifs à la fois. Les combats s’en retrouvent complètement désorganisés, particulièrement brouillons, sans réel « flow ».

D’autres choix de game design et de gameplay ont un impact direct sur le feeling et la lisibilité des combats. Tout d’abord, les spécialistes ne présentent pas de différences visuelles entre les factions, vous affrontez donc des joueurs équipés et habillés exactement comme vos alliés. Seul moyen de différencier amis et ennemis, des leds vertes ou orange sur les uniformes… Le gunplay est par ailleurs trop aléatoire, les armes souffrant d’une importante dispersion et d’un flou lumineux (bloom) très prononcé. En résulte quelques armes mieux équilibrées et clairement au-dessus du lot, les pistolets mitrailleurs par exemple se relèvent presque plus viables à distance que les fusils d’assaut à la dispersion trop prononcée. A noter aussi que le nombre d’armes proposées en jeu est particulièrement faible : une vingtaine d’armes seulement, avec des catégories rachitiques proposant quatre armes au maximum (pour les pistolets-mitrailleurs et fusils d’assaut) et deux au minimum (pour les fusils mitrailleurs). Une quinzaine de véhicules viennent s’ajouter, avec les classiques de Battlefield et quelques nouveaux ajouts comme l’aéroglisseur ou le Bolte, des véhicules extrêmement rapides et surtout extrêmement mal équilibrés dans l’état actuel des choses… Il reste beaucoup de travail sur ces aspects de balance à l’heure actuelle, malgré un premier patch dans les jours suivant la sortie du jeu.

Pour continuer sur l’équilibrage, il est important de noter que le jeu propose d’office du cross play, avec les joueurs PlayStation, mais aussi avec les joueurs PC. Excellente idée sur le papier encore une fois, mais qui vient vite trouver ses limites. Inclure le PC dans le pool de joueurs est en effet complètement aberrant, tant il sera évident à la première seconde que le joueur qui vient de vous abattre à 200m avec un petit pistolet mitrailleur ne joue pas avec une manette. Mélanger les périphériques en jeu n’a jamais vraiment fonctionné sur un FPS, rendant une expérience frustrante pour certains joueurs et des sessions de tir au pigeon pour d’autres… L’option peut être désactivée, mais uniquement depuis les réglages console (désactivant donc le cross play pour tous vos jeux). Retirer cette option améliore très nettement la qualité des échanges mais vous empêche au passage de pouvoir trouver rapidement une partie peuplée dans les modes Hazard Zone ou Portal, vous privant effectivement des deux tiers du contenu en jeu (1h sans trouver de partie en mode Hazard Zone un dimanche matin à 11h par exemple)… Un carton rouge de plus !

Préparez votre Mappy

Enfin, ces différents problèmes dans les affrontements sont renforcés par le level design des cartes gigantesques, qui viennent relier deux objectifs avec des grands espaces vides, de véritables No Man Land dépourvus de couverture. Si vous jouez en infanterie, il est ainsi fort probable qu’une bonne partie de vos matchs de conquête se concentrent alors uniquement sur un ou deux objectifs. Au lancement, vous pourrez évoluer sur sept cartes (seulement) qui ont au moins le mérite de proposer des environnements variés : désert, station enneigée, cimetière de bateaux, mégalopole coréenne ou encore base de lancement de fusées en Guyane française, les cartes vous font voyager. Elles restent malheureusement plutôt oubliables dans l’ensemble, aucune ne se démarquant vraiment du lot lors du gameplay. Les niveaux sont par ailleurs beaucoup moins détaillés et fournis que ceux des opus précédents, les bâtiments restant souvent terriblement vides, et la topographie est beaucoup moins travaillée. Il manque aussi grandement de véritables zones proposant des combats rapprochés soutenus et claustrophobiques dont beaucoup de joueurs de Battlefield raffolent… encore un raté.

Pire encore, l’un des aspects fondamentaux de l’expérience Battlefield, la destruction des environnements est ici quasiment absente ! En effet, seuls quelques pans de murs bien spécifiques peuvent être détruits. Une très nette régression, il était en effet possible de complètement raser une grande partie des cartes dans les opus précédents… Les gimmicks sur les cartes, type Levelution dans Battlefied 4 (destruction de grandes constructions venant complètement modifier la face d’une carte) ou encore les véhicules Behemoths qui pouvaient changer le cours d’une bataille dans Battlefield 1 ont eux aussi disparu, pour laisser place à des événements climatiques qui apparaissent de temps à autre : tornade ou tempête de sable. Visuellement impressionnant, c’est à peu près tout ce qu’ils sont, ils ne changent pas grand-chose au gameplay ni à l’organisation de la map après leur passage.

Ma dernière conquête

Bien que de nombreux joueurs passeront l’essentiel de leur temps dans les batailles à grande échelle des modes classiques Percée et Conquête, le jeu propose deux autres modes de jeu. Le premier c’est Hazard Zone. Ce mode qui n’est pas un battle royal, mais quand même un peu, tire visiblement son inspiration de jeux comme Escape from Tarkov ou encore Hunt Showdown. 8 équipes de 4 joueurs s’affrontent sur l’une des 7 cartes d’origine. Votre but, sécuriser des disques durs présents dans l’environnement ou sur des soldats PNJ ennemis, et réussir à atteindre la zone d’extraction qui apparait deux fois par partie pour sécuriser son butin. Les sept équipes adverses ont le même but, et la lutte est à mort ! Dans ce mode, une seule vie, et si vous perdez, vous perdez vraiment ! En effet, l’équipement doit être acheté en début de match avec les crédits que vous gagnez en partie. En cas de défaite, vous perdez vos crédits et tout ce que vous avez investi pour vous équiper.

Le mode propose donc une vision très différente de l’expérience Battlefield, avec une tension très particulière. Les différents héros ont nettement plus leur place ici et il est important de bien composer son équipe et de réfléchir aux gadgets les plus utiles, chaque héros ne pouvant être sélectionné qu’une fois par équipe. Le mode vient donc un peu sauver l’esprit d’équipe, en forçant clairement les joueurs à chercher la complémentarité et la coopération, mais cette dernière serait plus simple si le jeu disposait du chat vocal… Le mode va donc clairement plaire aux joueurs les plus impliqués cherchant une véritable expérience compétitive en équipe. A voir sur le long terme si le mode arrivera à être équilibré, les joueurs qui gagnent continueront sûrement de gagner plus facilement à chaque fois puisqu’ils seront d’office mieux équipés que les autres. Bien que le mode soit intéressant, il ne correspond aussi clairement pas à ce qu’un joueur de Battlefield va rechercher au premier abord, et va être très dépendant de l’équipe dans laquelle vous allez tomber. A voir donc comment il sera reçu par les fans.

Ils se retrouveront très certainement plus dans le mode Portal, troisième et dernier mode de ce Battlefield 2042. Le mode Portal, c’est LE mode dédié aux fans, un mode qui vous permet librement de créer vos propres modes de jeu ou de jouer sur ceux créés par la communauté, le tout avec le contenu de Battlefield 2042, et une sélection de contenus issus de Battlefield Bad Company 2, Battlefield 3 et Battlefield 1942, le tout en version remasterisée. Ce mode va permettre de venir combler les manquements des développeurs sur le jeu de base, qui laissent finalement le soin à la communauté d’améliorer l’expérience de jeu en définissant leurs propres règles. Le navigateur de serveur étant absent des playlists de base dans le jeu, il faudra vous tourner vers le mode Portal si vous souhaitez trouver un match en mode hardcore, sans véhicule ou sur une carte spécifique. Bien qu’il existe quelques modes de jeu proposés officiellement par DICE avec une rotation régulière (l’ancien mode Rush sur les cartes de BF2142, le mode conquête sur les cartes de BF3, des modes originaux types sniper et couteau ou soldat modernes contre soldats de la 2nd guerre…), la plus grande partie des modes est proposée par la communauté.

Vous pouvez en effet créer librement votre propre expérience, en accédant à l’interface de création depuis votre ordinateur ou votre téléphone (impossible directement depuis la console). Choisissez parmi les six modes de jeu disponibles, puis déterminez la rotation des cartes (treize cartes différentes, les sept du jeu de base et deux cartes classiques par anciens jeux). Ensuite, laissez libre cours à votre imagination pour les réglages. Vous pouvez parfaitement créer un mode à 128 joueurs, dans lequel 127 joueurs affrontent 1 seul adversaire. Vous pouvez faire en sorte d’augmenter les dégâts des armes ou de les réduire pour que seuls les headshots puissent tuer. Choisissez ensuite quels soldats combattent, avec quels équipements, quels véhicules et quels gadgets seront disponibles. Vous pouvez aller beaucoup, beaucoup plus loin avec un éditeur de règles extrêmement poussé dans lequel vous pourrez définir des séquences action/réaction à la manière d’un vrai développeur. Vous souhaitez que les joueurs meurent instantanément si les joueurs visent avec leur arme pour les forcer à tirer au juger ? C’est parfaitement possible !

Il faudra clairement du temps pour prendre correctement en main l’outil, et bien qu’il manque quelques aspects qui auraient pu être sympathiques, notamment l’option d’équiper des soldats modernes avec des armes de la 2nd guerre par exemple, l’éditeur permet clairement des combinaisons infinies ! Le contenu qui peut exister grâce à ce mode est donc absolument colossal, d’autant qu’il est fort possible que de nouvelles maps et armes soient ajoutées au fur et à mesure.

Battlefield Portal, avec son remake de trois jeux, vient donc clairement voler la vedette de Battlefield 2042 et son existence dans le jeu vient finalement encore plus souligner à quel point le jeu de base passe à côté de nombreux aspects qui font l’identité de Battlefield. Retourner sur Frontière Caspienne dans Battlefield 3, avec les classes de base et un armement adapté en fonction de votre rôle et jouer en escouade de quatre, soudée et complémentaire, nous rappelle à quel point Battlefield est une expérience singulière, très loin des autres FPS. Un aspect qui ne se retrouve finalement pas tant dans le jeu de base qui va un peu trop chasser sur les plates-bandes de la concurrence, et tombe presque dans le groupe des FPS génériques sans trop de saveur.

Des bugs ? Vous en doutiez ?

Pour conclure cet avis de Battlefield 2042, parlons un peu de technique. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce lancement n’est guère impressionnant. Graphiquement d’abord, le jeu reste plutôt beau grâce au moteur Frostbite, mais n’est pas aussi impressionnant que l’on pourrait espérer. Il présente de beaux effets au niveau des fumées, des explosions ou encore des particules, mais d’autres sont très grossiers comme les débris des quelques murs destructibles par exemple et les textures n’ont pas franchement un aspect new-gen. De nombreuses animations sont aussi bien moins travaillées qu’auparavant. Le sound design est aussi largement perfectible, notamment au niveau de la spatialisation et des bruits des soldats. Grosse déception aussi, Battlefield nous a habitués à un thème sonore complètement épique dès le menu, lors d’un passage de niveau ou en fin de partie, quand l’intensité est à son maximum ! Il est ici complètement absent, un détail mais qui fera de la peine aux fans. Enfin, petit point sur l’interface qui est très difficilement manœuvrable, avec des menus visiblement pensés pour être les plus confus possibles. Customiser son équipement et ses armes par exemple est une vraie corvée… Mais le plus gros problème vient vraiment de la quantité de bugs astronomique présente en jeu. Freezes, voire reset complet de console, lags en tout genre, baisse de framerate au p oint de jouer à un jeu présenté sur diapositives, impossibilité de recharger son arme, clipping dans le décor, balles qui disparaissent en route ou ne touchent les ennemis que de manière aléatoire, on en passe et des meilleurs… Nul doute que tout cela sera corrigé en cours de route mais il est toujours triste de voir un AAA de cette envergure sortir dans cet état…

Point complet
Quand le jeu fonctionne, car oui malgré ses très évidents défauts il lui arrive de nous offrir de bons moments, il est difficile de ne pas jubiler devant les moments « Only in Battlefield » qu’il nous offre. Sauter du haut d’un building pour aller déposer des explosifs sur un char avant de s’enfuir en courant sans même regarder l’explosion, dominer le champ de bataille en équipe dans une canonnière volante, faire voler les 200 balles de notre fusil mitrailleur dans les couloirs peu éclairés d’un stade pour repousser les renforts ennemis… tout ça fait de Battlefield une expérience unique. Ce qui faisait aussi de Battlefield une expérience unique, c’était le fait de se sentir soldat parmi d’autres, avec un rôle précis à jouer, aspect offert par un système de classes bien pensé qui favorisait la coopération, la complémentarité et le jeu en équipe.

Malheureusement, à vouloir offrir aux joueurs le plus d’options possible pour se rendre unique sur le champ de bataille, DICE a laissé de côté tout cet aspect, l’essence même de la licence. Avec l’introduction des héros et la mise en retrait des classes, le jeu en équipe est relayé au second plan et les parties se transforment en un festival du chacun pour soi. Des nouvelles mécaniques qui semblent clairement forcées dans un jeu qui n’en avait clairement pas besoin, et des héros visiblement ajoutés pour le bien du nouveau mode de jeu Hazard Zone, qui bien qu’il soit un ajout intéressant, ne vient pas franchement offrir ce que l’on attend d’un jeu Battlefield. Quand le jeu laisse de côté toutes ces nouveautés pour nous ramener dans le passé, sur les traces des Battlefield qui ont marqué l’histoire grâce au mode Portal, les défauts de Battlefield 2042 n’en sont que plus apparents. Très clairement, cet opus ne marquera pas les joueurs, qui se tourneront très probablement vers le contenu créé par la communauté dans Portal pour retrouver les sensations qui font de Battlefield ce qu’il est vraiment.

On a adoré :
Les moments « Only in Battlefield”
Affrontements épiques à 128 joueurs
Le mode Portal et ses remasters
Hazard Zone, une nouvelle façon de jouer
On n'a pas aimé :
Plus de mode solo
Les héros ou la mort des classes
Mise de côté de l’esprit d’équipe
Contenu rachitique
Cartes très peu marquantes
Problèmes d’équilibrage (armes, véhicules)
Gros problèmes techniques
Cross play forcé avec joueurs PC…
Pas de chat vocal en jeu


Consulter les commentaires Article publié le 08/12/2021 par Arnaud D.



 
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