Test X-Men : Destiny - jeux vidéo Xbox One

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X-Men : Destiny



Editeur
Activision
Développeur
Silicon Knights
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.09.2011
  27.09.2011
Nombre de joueurs
1
Thème
Super Héros

Les X-Men ont toujours leur lot de fans. Aussi, à chaque nouveau jeu basé sur cet univers, la question se pose de savoir si le titre lui fera honneur... Développé par Silicon Knights et sorti en catimini (allant même jusqu’à être annulé en France), X-Men : Destiny propose au joueur d’incarner un jeune mutant en pleine découverte de ses pouvoirs, et de façonner son propre destin en fonction de ses choix. Un programme qui, s’il est respecté, est plutôt alléchant ! Mais le résultat est-il à la hauteur des promesses ?

Maître de son destin ?




Tout commence lors d’une conférence à San Francisco pour la paix entre les mutants et les humains, car l’équilibre entre les deux est plus que précaire depuis que le Professeur X est mort en luttant contre le terrible Bastion. Soudain, une attaque frappe la réunion, détruisant une bonne partie de la ville et de ses habitants. Au vu des pouvoirs en cause, il semble que ce soit Magneto le responsable. C’est à ce moment-là que le joueur prend le contrôle d’un jeune mutant découvrant ses pouvoirs. Vous pouvez ainsi prendre en main le destin d’Aimi, jeune japonaise envoyée aux USA par ses parents pour éviter les camps de détention pour mutants qui se forment au Japon, de Grant, lycéen peu au courant de la politique, ou d’Adrian qui, ironiquement, était jusque-là un Purificateur (secte haïssant les mutants et prônant leur destruction). Ce sont donc trois voies bien différentes qui s’offrent au joueur. On apprécie les détails donnés dans la description des trois héros, qui bénéficient chacun d’un arrière-plan très convenable. Seulement, la réalité est un peu moins idéale, car au final, quel que soit le personnage choisi, le scénario et les actions ne changent que très peu au delà de la scène d’introduction, mis à part quelques variations dans les discussions. Dommage, car l’histoire de chaque personnage se prêtait à des particularités intéressantes à exploiter. En résumé, seule la première partie reste intéressante pour découvrir le scénario, car les changements sont trop minimes pour justifier deux voire trois parties.

De même, après avoir choisi son héros, le joueur doit choisir son premier pouvoir. Ici encore, pas de distinction, mêmes propositions pour les trois... Encore une fois, les particularités de chacun sont réduites à l’apparence et au background alors que l’on aurait facilement pu imaginer des armes ou capacités plus technologiques pour l’ex-Purificateur, des techniques plus inspirées de sport pour le lycéen, etc. Mais non, tout le monde est à la même enseigne ! Trois pouvoirs de base sont donc proposés : le contrôle de la densité permet d’asséner de forts coups de poings, la projection d’énergie de lancer des projectiles, et l’ombre octroie un genre de pouvoir ninja (rapidité et lames d’ombres). Le joueur va peu à peu maîtriser de nouveaux pouvoirs, appris grâce aux points d’expérience amassés au combat, et à trois reprise il pourra choisir entre plusieurs nouvelles techniques, permettant de créer un personnage à son goût (les choix restent identiques pour les trois personnages).

En plus de ces pouvoirs, le joueur peut compter sur les X-Genes disséminés tout au long de l’aventure. Il s’agit de pouvoirs appartenant aux mutants plus connus, regroupés en quatre catégories : les combinaisons (avec adaptation de la tenue en fonction du mutant concerné), offensif, défensif ou utilitaire. Au fil de ses trouvailles, le jeune mutant peut ainsi se retrouver avec la tenue de Wolverine, les capacités offensives inspirées par Pyro, la défense de glace d’Iceman et un utilitaire de Cyclope. Les puristes crieront certainement au scandale devant cette « bouillie » de pouvoirs, mais au final, le système s’intègre plutôt bien au scénario, car les méchants capturent les mutants pour en extraire les gènes et les synthétiser. De plus, si une tenue complète est revêtue, le personnage pourra rentrer en X-Mode (sorte de furie), lui octroyant des capacités tirées du « modèle ». Le joueur peut arborer fièrement les panoplies de 18 mutants célèbres (ou moins connus), tant du côté des X-Men que de la Confrérie. Petit bémol, ces pouvoirs, même s’ils peuvent être aussi améliorés, ont tendance à se répéter, gâchant un peu le plaisir de la découverte des nouvelles capacités. A noter que l’on n’incarne jamais de mutant plus connu, même si on les côtoie tout au long du jeu, combattant même occasionnellement à leur côté, voire contre eux. Il faut se contenter de leur emprunter leur tenue et pouvoirs dérivés.

Pas trop dur d’être un héros...




Comme précisé auparavant, les X-Men et la Confrérie de Magneto sont les grandes stars du soft, peut-être même un peu trop, puisqu’au final les choix offerts au joueur se résument à aider l’un des deux camps, remplissant ainsi une « jauge de faction », dont on se demande l’utilité, puisqu’à un moment, il faudra choisir entre les deux, peu importe le contenu de la jauge. De même les choix sont vraiment très manichéens, sans subtilité, il suffit de décider qui aider. Ce qui est vraiment dommage est que quelque soit nos actions, le scénario ne varie que peu dans le fond, changeant juste quelques missions, et provoquant seulement quelques remarques du camp opposé. Le concept de choix tellement mis en avant dans la promotion du jeu se limite donc à choisir entre la Confrérie et les X-Men. La même facilité semble avoir été appliquée à la création des niveaux, plutôt linéaires malgré quelques recoins cachant des bonus à récolter : affiches de propagande à détruire, fichiers biographiques à découvrir, et surtout les X-Genes, sans oublier les arènes de challenge. Les collectionneurs apprécieront de pouvoir rejouer un niveau ou même un challenge pour récupérer les éventuels items ratés lors du premier passage. Du côté de la difficulté, le jeu est vraiment très simple, même en mode difficile, sans oublier les marqueurs lumineux énormes jalonnant la progression... Les ennemis ne sont pas très variés, obéissant toujours aux mêmes scripts. Ainsi les boss sont de véritables promenades de santé une fois leur manège percé à jour (sans le moindre mal).

Quant à la durée de vie, elle est rachitique, puisqu’il faut 5 à 6 heures grand maximum pour en voir la fin, et encore, en ratissant minutieusement les moindres recoins à la recherche des collectibles, et en faisant toutes les arènes... D’ailleurs, ces arènes ne sont qu’une formalité et n’ont de challenge que le nom, car il s’agit d’y éliminer des vagues d’ennemis identiques à ceux de l’histoire, voire à l’occasion de détruire certains objets, avec la même facilité que dans la trame principale. Les combats sont un peu répétitifs malgré les possibilités offertes par les pouvoirs des mutants, car il suffit de marteler les mêmes combos à longueur de temps pour envoyer balader les opposants. Le gameplay est donc réduit et sans grande originalité malgré les différents pouvoirs et améliorations disponibles. N’allons tout de même pas trop cracher dans la soupe, ça reste accessible et plutôt sympathique à jouer. Et du côté technique, c’est le même sentiment d’inachevé qui frappe, avec des graphismes très moyens et un crénelage fréquent dans les décors, qui au passage sont peu variés et sans grand charme, tout comme la bande-son qui passe franchement inaperçue. Dommage car quelques effets et certaines animations de mutants étaient plutôt sympathiques. Il faut tout de même souligner l’excellente qualité des doublages. La caméra elle aussi souffre de ce manque de finition, et a tendance à se planter dans les murs... A noter pour les non anglophones que le soft n’étant pas sorti en France, il faudra y jouer en anglais, avec la possibilité d’activer les sous-titres (anglais eux aussi), et au vu du nombre impressionnant de dialogues, c’est un détail qui compte, surtout qu’il est impossible de les passer. Les 70€ (ou équivalent) demandés à sa sortie sont clairement exagérés au vu du manque de finition, mais à petit prix, il remplit son office de divertissement sans prétention.

Point complet
Au final, on se retrouve avec un jeu sympathique mais vraiment trop court et sans rejouabilité. En effet, les choix tant vantés n’ont qu’une influence très minime sur l’aventure. Si l’on ajoute à cela le gameplay simpliste, bien que sympathique, la linéarité et la difficulté proche du néant, on se retrouve avec un titre laissant une désagréable impression d’inachevé, alors qu’il promettait de grandes choses à travers la prise en main du destin d’un mutant... Vraiment dommage, car avec plus de travail et de variété, X-Men : Destiny aurait pu être un bon divertissement pour les fans de la licence, alors que là, il permet juste de passer quelques heures sympathiques en compagnie des X-Men et de la Confrérie. A réserver aux amateurs de cet univers (et à tout petit prix) en quête d’un divertissement simple et rapide, sans forcément plus.

On a adoré :
+ X-Men et Confrérie
+ Les doublages
+ Les X-Genes
+ Accessible
+ Sympa à jouer…
On n'a pas aimé :
- Mais vu et revu
- Concept sous-exploité
- Techniquement limite
- Trop court, très facile
- Problèmes de caméra
- Répétitif
- Ennemis recyclés


Consulter les commentaires Article publié le 20/08/2012 par Julie B.



 
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