Test Sherlock Holmes : Crimes et Châtiments - jeux vidéo Xbox One

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Sherlock Holmes : Crimes et Châtiments



Développeur
Frogwares
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.09.2014
  30.09.2014
Nombre de joueurs
1
Thème
Enquête

Après deux épisodes sympathiques pour les amateurs d'enquêtes et d'énigmes, le célèbre détective londonien revient dans un opus nommé Sherlock Holmes : Crimes et Châtiments. Aux commandes, on retrouve les gars de chez Frogwares, qui nous promettent un jeu plus beau, des déductions plus complexes et surtout un système de choix/conséquences. Mais les promesses ont-elles été tenues ?

Elémentaire mon cher Watson !




Une des grosses nouveautés de cet opus est le passage à l'Unreal Engine 3, l'occasion pour les développeurs de promettre monts et merveilles au niveau des graphismes. Il faut avouer que ce volet se démarque clairement de ses prédécesseurs par des détails bien plus soignés, des textures bien plus nettes, des visages plus expressifs et des environnements nettement plus beaux et variés. Et cela frappe dès le début du jeu dans l'appartement de Sherlock. Mission accomplie pour ce qui est des graphismes ! Le gros avantage de cet opus, par rapport à la diversité des décors, réside dans la succession de six enquêtes, qui permettent de passer des gares londoniennes aux jardins botaniques, sans oublier des ruines antiques ou les bureaux de Scotland Yard... L'aventure s'articule donc autour de ces six enquêtes totalement indépendantes les unes des autres, au cours desquelles Sherlock et Watson peuvent visiter quelques lieux et y ramasser des indices, discuter avec des témoins, faire des expériences de chimie pour exploiter les indices, interroger des suspects et en dresser le portrait. Globalement, le déroulement est prenant et les enquêtes intéressantes, certaines demandant même une coopération avec Watson ou le recours à Toby, le fin limier. Les phases d'interrogatoire sont l'occasion de poser des questions aux suspects. Là, il n’y a que peu de choix à part l'ordre des questions, mais le plus intéressant reste lorsqu'il faut choisir le bon argument pour faire parler ou avouer les témoins. En revanche, les portraits, nouveauté de l'opus, sont moyennement intéressants, puisqu'il suffit de balader le curseur sur le suspect en attendant qu'il passe en surbrillance, indiquant un détail à retenir, la conclusion se tirant toute seule.

L'autre grosse nouveauté du titre est le système de déduction pour relier les faits. Ce système offre beaucoup plus de liberté que lors des opus précédents, puisque le joueur doit choisir entre différentes interprétations d'un même fait, entraînant des conséquences et des déductions différentes selon les choix, et évoluant au fil des indices découverts. Ainsi, il y a plusieurs coupables et motifs de crimes possibles lors de chaque enquête, au joueur d'interpréter correctement les faits et d'exploiter le moindre détail pour pincer le bon coupable. Autre point positif, il n'est pas nécessaire d'avoir trouvé tous les indices pour tirer des conclusions, le joueur doit alors être sûr d'avoir tout exploré sous peine de rater des informations capitales et d'en tirer les mauvaises conclusions. C'est donc une grande impression de liberté qui en ressort, car les raisonnements sont nettement moins guidés que dans les tableaux de déduction ponctuels des épisodes précédents. En fonction de la conclusion obtenue, la cinématique de fin change radicalement, entraînant certaines nouvelles actions. Le côté intéressant est que le joueur a le choix de faire valider ou non son résultat, pour savoir s'il a arrêté le bon coupable pour les bons motifs, avec la possibilité de revenir avant la conclusion pour explorer d'autres pistes s'il le souhaite. A la fin de l'enquête, Sherlock peut choisir de condamner ou d'absoudre le coupable, offrant encore deux fins différentes et des choix moraux intéressants.

Autre point très agréable, la carte permet de se déplacer facilement entre les lieux importants pour l'enquête, les temps de chargement sont matérialisés par Sherlock dans sa calèche, temps pendant lequel il est possible de consulter le carnet de notes du détective pour voir les différents objectifs et déductions à tirer, faisant ainsi passer inaperçu ces temps de chargement assez longuets entre les zones. Globalement, les énigmes et autres mini-jeux sont intéressants, en particulier le jeu de crochetage des serrures lors duquel il faut faire correspondre les dessins de plusieurs cylindres superposés. On met juste un bémol sur le jeu du bras de fer, assez brouillon et frustrant, mais que l'on ne rencontre heureusement qu'une fois dans la partie. Le gros point noir du titre réside dans la gestion atroce des sauvegardes automatiques, qui nous font amèrement regretter les bonnes vieilles sauvegardes manuelles : lorsqu'on reprend une partie, en sélectionnant « continuer », on se retrouve bien souvent parachuté dans une énigme déjà bouclée, nous causant quelques frayeurs… Il faut aller chercher soi-même sa sauvegarde et la retrouver dans la liste, ce qui n'est pas des plus pratiques ! Quant à la durée de vie, c'est assez difficile à estimer en fonction des joueurs, mais il faut compter une moyenne d’une bonne dizaine d'heures à moduler selon votre profil. Enfin, il est bon de noter que le titre est uniquement disponible en vostfr, ce qui pourra gêner certains francophones. En revanche, les doublages sont de très bonne facture et contribuent à l'immersion. Quant aux musiques, elles sont agréables, sans toutefois être mémorables.

Point complet
Les amateurs d'enquêtes et énigmes seront à coup sûr charmés par ce nouvel opus, qui est non seulement bien plus beau graphiquement, mais offre en outre une liberté de choix assez conséquente, avec, pour chaque enquête, un grand nombre d'indices à trouver afin d'espérer démasquer le bon coupable ainsi que son mobile. Le tableau de déduction propose de nombreuses solutions, au joueur de démêler le vrai du faux en fonction des témoignages et indices ! Bref, ce Sherlock Holmes : Crimes et Châtiments est une vraie réussite qui souffre tout de même d’un gros point noir, à savoir la gestion des sauvegardes automatiques qui est tout bonnement atroce.

On a adoré :
+ Belle amélioration visuelle
+ 6 enquêtes intéressantes
+ La liberté de penser
+ Le tableau de déduction général
+ Différents coupables et motifs
+ Le choix moral final
+ Enigmes et mini-jeux agréables
+ Décors variés
+ Doublages excellents
+ Les interrogatoires
+ Le carnet pendant les chargements…
On n'a pas aimé :
- Longuets tout de même
- Uniquement en vostfr
- Sauvegardes auto atrocement gérées
- Les portraits peu intéressants


Consulter les commentaires Article publié le 07/12/2014 par Julie B.



 
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