Test Samurai Warriors 5 - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Editeur
Koei Tecmo
Développeur
Omega Force
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.07.2021
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

Depuis 2016, les fans de la franchise Samurai Warriors attendent impatiemment l’arrivée d’un nouvel opus. Omega Force revient avec toujours plus de soldats à découper avec Samurai Warriors 5, reboot de la série qui ravira les fans, mais permettra aussi aux curieux comme de s’essayer au genre Musou ! Explications…

1 contre 1000 ? Facile !



Le genre Musou ? Ou Musô, mais prononcé « Mouzô », qu’est-ce que c’est que ça ?! C’est une sous-catégorie du genre hack and slash dans lequel on affronte de gigantesques groupes d’ennemis, parfois sans fin évidente, et bien souvent dans un cadre historique. Extrêmement apprécié sur l’archipel nippon et popularisé par la saga Dynasty Warriors, le genre se démocratise petit à petit, avec de nouvelles franchises et des crossovers grand public (Zelda, Persona, Gundam…). Un genre très majoritairement japonais donc, confirmé par les héros de Samurai Warriors 5 : Nobunaga Oda et Mitsuhide Akechi. Ils ne vous disent peut-être rien, mais peu de japonais ne connaissent pas ces noms. Un seigneur de guerre qui a unifié une bonne partie du Japon à l’ère Sengoku au début du 16ème siècle et un général samurai à son service, beaux protagonistes pour une aventure féodale épique ! Ils sont accompagnés d’une foule de personnages annexes, et c’est au total 39 héros que vous pourrez incarner en jeu. Avec 15 movesets différents et 27 personnages possédant des attaques uniques, il y a de quoi s’amuser avec un gameplay varié et d’échapper à la lassitude de combats qui finiront par se ressembler. Les anciens regretteront néanmoins un nombre de personnages en baisse comparé aux opus précédents (55 dans Samurai Warriors 4 notamment).

Un autre aspect que les joueurs déjà familiers avec la franchise verront immédiatement est l’évolution graphique de la série. Le jeu tend un petit peu plus vers l’anime, avec des personnages et des animations en combats inspirés par l’esthétique des peintures traditionnelles japonaises, le tout étant très coloré en mode Ukiyo-e. Les costumes sont originaux et très chatoyants, et malgré leur manque de fidélité historique, ils fonctionnent parfaitement avec l’univers et permettent de bien différencier les personnages. Les déferlantes d’effets stylisés lors des attaques ultimes ne sont pas sans rappeler le parti pris graphique de l’anime « Demon Slayer », pour les plus otakus d’entre vous. Bien que la direction artistique soit très réussie, le choix du style anime et du cel shading ne parviennent pas à masquer le retard technique dont le jeu fait globalement preuve, que ce soit en termes d’aliasing, de modélisations, de textures ou d’animations. Les environnements que vous parcourez à pied ou à cheval sont désespérément vides et manquent clairement d’attention. C’est un gros détail qui peut avoir son importance dans votre avis final, notamment si vous cherchez une véritable expérience new-gen. A noter par ailleurs que les dernières consoles ne bénéficient pas de versions améliorées du soft.

L’histoire est narrée au travers d’une voix-off présentant le contexte des différents affrontements mais aussi lors de cinématiques mettant en scène les personnages. Bien menées même si un peu caricaturales (style anime oblige), elles permettent de s’intéresser et de comprendre les relations entre ces figures historiques, bien que de grandes libertés aient évidement été prises dans la façon dont l’histoire est racontée. Petite précision, le jeu ne bénéficie pas d’une localisation des doublages, qui restent en Japonais. Un choix qui colle à l’univers mais qui nuit un peu à la compréhension des dialogues en jeu, vous n’aurez en effet pas trop l’occasion de vous concentrer sur les sous-titres alors même que vous découpez des hordes d’ennemis.

Plus dure sera la chute

La structure du jeu vous invite à jouer en parallèle à deux modes distincts. Premièrement, la campagne du mode Musou, relatant le scénario de l’ascension jusqu’à la chute du légendaire Nobunaga au travers de nombreux tableaux et de personnages variés. Deuxièmement, le mode Citadelle, à l’approche un peu moins dirigiste, qui vous permettra de sélectionner n’importe quel personnage pour partir conquérir d’autres châteaux, ou bien pour défendre le vôtre que vous développerez au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu. Mais pour ce faire, il va falloir combattre, et là, de nombreux choix s’offrent à vous. A vos attaques de bases, normales, chargées ou fulgurantes, viennent s’ajouter une attaque ultime dévastatrice, dite « Musou », ainsi que des techniques spéciales. Quatre attaques différentes à lancer que vous pouvez librement équiper selon votre style de jeu. Vous avez aussi la possibilité d’activer un mode fureur, accessible une fois une jauge remplie, qui permet d’augmenter vos capacités.

Cela donne largement de quoi enchainer des combos vertigineux face à des groupes d’ennemis toujours plus gros. En plus de la multitude d’attaques, la variété du gameplay se trouve aussi dans les différentes armes que vous pouvez manier. Sabres, doubles lames, lances, arcs, bâtons… Ces dernières peuvent aussi être améliorées au sein de votre château dans la forge, tout comme votre personnage. Bien que le gameplay soit très bien mené, il existe quelques défauts notables. Premièrement, une caméra capricieuse dont la fonction de verrouillage ne marche malheureusement pas très bien. Même si cet aspect importe peu quand vous découpez sans réfléchir un grand groupe d’ennemis, elle a toute son importance lors d’un combat contre un boss que vous voulez garder à l’œil dans l’intensité de la bataille. Deuxièmement, avec une IA ennemie assez pauvre, le challenge n’est pas franchement au rendez-vous. Certains boss offriront un peu de résistance, mais les fantassins basiques qui peuplent les batailles eux ne montreront aucun signe d’intelligence. Ils attendent juste sagement de se faire découper… A noter que comme dans tout jeu japonais qui se respecte, une note vous est accordée en fin de mission en fonction de vos performances. A vous d’allez chercher le S dans toutes les missions ! Et bonne nouvelle, pas besoin de le faire seul grâce à un mode coopération en local ou en ligne.

Point complet
Renouveau de la franchise Samurai Warriors, par son reboot graphique et son retour à l’histoire originale de la série, Samura Warriors 5 cherche à convaincre une nouvelle génération de joueurs qui n’a pas nécessairement connu le premier opus sorti il y a maintenant 17 ans. Chef de file du genre Musou, unique par son gameplay hack and slash vous mettant face à des centaines d’ennemis, Samurai Warriors vous invite à découvrir un Japon féodal haut en couleurs, aux côtés d’illustres personnages. Malgré ses défauts techniques ou le coté répétitif du gameplay au long terme (un classique du genre), le jeu n’en reste pas moins un bon divertissement porté par un scénario intéressant qui ravira les anciens comme les nouveaux joueurs. A découvrir ou redécouvrir !

On a adoré :
Direction artistique réussie aux limites de l’anime
Les grandes batailles de l’ère Sengoku
Persos variés hauts en couleurs
Gameplay varié
Bonne durée de vie
Mode coop (local ou en ligne)
On n'a pas aimé :
Forcément répétitif (long terme)
Techniquement dépassé
Caméra et IA à améliorer
Absence de doublages français


Consulter les commentaires Article publié le 06/08/2021 par Arnaud D.



 
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