Test Resident Evil Village - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Editeur
Capcom
Développeur
Capcom
Genre
Survival Horror
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.05.2021
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

Après un Resident Evil 6 catastrophique, la licence n’a pas eu le choix que de faire un virage à 180° pour se renouveler ! C’est ce qu’a fait Capcom en nous proposant Resident Evil 7 avec une vue à la première personne dans un univers qui se voulait être plus « flippant ». En somme, la firme voulait opérer une sorte de retour aux sources et cela a donné un succès critique et commercial. Quatre ans plus tard, Capcom propose Resident Evil Village, un nouvel opus dans lequel nous retrouvons Ethan pour une nouvelle aventure horrifique… Pour le meilleur mais aussi pour le pire ?

C’est la fête au village !



Le jeu se déroule trois ans après les événements de Resident Evil 7. Nous retrouvons Ethan et Mia vivant une vie de couple ordinaire ou presque puisqu’ils ont donné naissance à une petite fille appelée Rose. Ethan est toujours traumatisé par les événements survenus en Louisiane, alors que Mia fait mine de rien, tout en étant suivie psychologiquement. Les jeunes parents pensaient passer une soirée paisible mais… Quelques heures plus tard, Ethan se réveille au bord d’une route enneigée, c’est l’obscurité la plus totale, il doit se frayer un chemin dans une forêt des plus inquiétantes. L’horreur ne fait que commencer ! Dès les premières minutes de jeu, nous constatons que Capcom a opté pour une approche plus horrifique, du moins sur la première heure de jeu, mettant le joueur sous alerte constante au moindre bruit étrange, surtout que la lampe-torche n’éclaire pas grand-chose. De quoi faire frissonner les plus sensibles ! Un peu plus loin dans l’aventure nous tombons enfin sur le Village, et le constat est sans appel, celui-ci est criant de détails et nous plonge instantanément dans cet univers si particulier ! RE Village ne reprend pas ce qui a été fait dans la licence même si on y trouve quelques similitudes et un clin d’œil à RE4. En bref, il a son propre univers, son histoire à raconter au travers de son environnement, sa propre atmosphère, saisissante au demeurant.

Le levele design est plus ouvert que par le passer, avec des zones et des raccourcis à débloquer au fil de l’aventure. L’exploration est de retour, il faut visiter, multiplier les allers-retours pour dénicher des secrets et des trésors très utiles. Vampires ? Vous avez dit Vampires ?! Oubliez les zombies de Racoon City, oubliez la maison habitée par des gens complètement fous, ici il est question d’un bestiaire plus occulte, lié aux légendes et autres mythes, dans la veine d’un Van Helsing. Loups garous, vampires, bêtes féroces sorties de vos pires cauchemars, cela avait de quoi nous rendre dubitatif mais le résultat fonctionne. La formule prend, c’est cohérent, nous avons adoré. Il y a juste un carton rouge pour un type d’ennemi rencontré vers la fin du jeu qui nous a sorti de l’univers. Mais chut, nous n’allons pas vous spoiler. Du côté des boss, la formule fonctionne également, à tel point que nous n’avions pas pris une telle claque depuis RE4. Certains affrontements sont intenses, très hollywoodiens, la mise en scène est impeccable ! Le character design n’a rien de révolutionnaire mais des antagonistes sortent du lot. Hélas, certains boss ne sont pas autant mis en avant qu’espéré, à l’image de Lady Dimitrescu, star des réseaux sociaux ayant créé la hype, dont le temps à l’écran est finalement bien limité. Et ne parlons pas de ses filles… Dommage, on aurait préféré des personnages aussi travaillés que Mr.X ou Nemesis !

Malgré cette petite déception, les combats sont réussis, variés et parfois surprenants. Il faut savoir que ce Resident Evil 8 ne reprend pas une formule dite « classique ». Oubliez le hasard, on est plus dans un mode Rush Boss, chaque boss occupant sa zone, vous attendant dans son univers. Ne vous attendez pas à choisir par vous-même le boss à affronter, il y a un cheminement prédéfini à respecter qui demande de récupérer des clés sur chaque boss précédemment tué. Côté direction artistique, Resident Evil 8 fait un quasi sans faute ! Les décors sont magnifiques, dépaysants. Par exemple, le château des Dimitrescu, avec son atmosphère gothique, nous plonge dans un savoureux mélange entre le manoir de RE 1 et le château de RE4. C’est très agréable à parcourir ! Et il y a même de la nouveauté dans certains lieux ! Le seul bémol que nous avons, c’est l’usine d’Heisenberg, un passage qui n’est pas raccord avec le reste et qui, par son ambiance et son bestiaire, rappelle plutôt la licence Wolfenstein. A part celui-ci, les autres univers, aussi variés soient-ils, restent cohérents, s’inscrivant bien dans un seul et même jeu. Nous avons même été scotché par le passage chez les Beneviento rappelant un certain PT. Frissons garantis ! Pour expliciter le concept, précisons que le Village c’est un peu le HUB du jeu, là où on retourne après un boss. Le but est de récupérer quatre items spécifiques. Avec les zones qui se débloquent au fur et à mesure de la progression, les développeurs cassent la linéarité ressentie dans d’autres opus, donnant un côté rafraîchissant à la licence.

Il se R-Ethan

Nous avons été agréablement surpris par l’histoire de ce RE8, d’autant qu’il y a enfin des révélations / liens avec les anciens opus ! Certes, c’est minimaliste, un peu trop facile et certains passeront à côté mais nous avons apprécié. L’intrigue est prenante, le joueur voudra connaitre le fin mot de cette histoire, histoire qui au passage est très agréable à parcourir tant elle est bien rythmée et pleine de rebondissements ! Malheureusement nous n’accrochons pas à Ethan (le personnage que nous incarnons). Il n’a aucun capital sympathie, ne s’impressionne de rien et a la langue bien pendue. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi Capcom a voulu autant mettre un personnage inintéressant en avant surtout que Chris Redflield est bien de la partie et que c’est un personnage avec une certaine importance. En parlant de choses stupides, autant vous dire qu’il y a quelques scènes très WTF rappelant un certain Resident Evil 6 pour son côté « nanardesque ». Nous ne pouvons pas spoiler mais si nous devons faire une comparaison dites-vous que la scène de la moto avec Léon dans RE 6 ou celle dans laquelle Ethan se fait découper le bras dans RE 7, c’est du pipi de chat à côté. Heureusement ces scènes se comptent sur les doigts d’une main ! Dommage car le jeu dispose d’une ambiance majoritairement sérieuse. De même, la fin du jeu ne rassure pas vraiment pour un potentiel RE9, surtout que les 30 dernières minutes rappellent un autre FPS, à tel point que Capitaine Price aurait pu surgir que nous n’aurions pas été surpris.

Resident Evil 4.7

Côté gameplay Village reprend la vue à la première personne de RE7. Le personnage est lourd, lent, ne vous attendez donc pas à courir dans tous les sens. Ce n’est pas un mal pour autant, les RE disposant d’une maniabilité rigide, cela fait presque partie de l’ADN de la série. Il a fallu attendre RE6 pour courir, se mettre à couvert, viser et tirer en même temps, soit une formule plus proche des TPS classiques, ce qui n’a pas plu à bon nombre de fans. Capcom a donc simplement adapté cette sensibilité de lourdeur dans sa vue à la première personne. Les plus exigeants peuvent toujours améliorer la vitesse de déplacement du personnage grâce au marchand (nous y reviendrons) pour une différence flagrante. Du côté des nouveautés disons que l’on sent clairement que ce qui a fait la force et l’ADN de Resident Evil 4 est passé par là. Le système du marchand, le Duc en l’occurrence, est de retour pour notre plus grand plaisir. Tout comme son confrère de l’époque, il permet d’acheter, de vendre ou encore de faire évoluer nos armes à feu. Petite nouveauté assez rigolote, vous pouvez désormais « chasser » des animaux (poules, cochons, oiseaux, poissons…) et deux choix s’offrent à vous : les vendre et gagner quelques Lei (monnaie du jeu) ou alors les donner au Duc pour qu’il vous cuisine un plat permettant d’améliorer votre vie, votre défense ou encore votre endurance. Un vrai coup de pouce dans les difficultés les plus élevées !

Enfin, avec la touche LB vous pouvez désormais vous protéger de certaines attaques. C’est là mais c’est peu utilisé au final. Comme mentionné plus haut, il y a également des trésors à trouver, notés sur la carte ou bien cachés, ce qui pousse à l’exploration et à quelques affrontements, certains étant gardés par des mini-boss. D’ailleurs les affrontements sont plus bourrins que ceux de RE7. On se rapproche là encore d’un RE4, avec beaucoup d’ennemis et un arsenal qui monte en puissance. Certains ennemis sont extrêmement agiles, d’autres très résistants et lorsque ces derniers attaquent en meute, ils sont particulièrement dangereux (enfin sur les premiers runs). Rassurons tout de même les fans de RE7, parfois le jeu nous offre des moments de « pause », notamment avec des phases d’énigmes. Celles-ci sont beaucoup plus nombreuses que dans RE7 ou que dans le récent RE3 Remake (pas bien difficiles pour celui-ci…). Certaines sont vraiment originales mais elles ne vous résisteront que pendant quelques secondes tant elles sont faciles.

De l’action ? Oui. De la Survie ? Hum pas vraiment… La question que tout le monde se pose (ou peut-être pas ?) c'est : dans quelle catégorie se situe ce Resident Evil 8 ? Survival-Horror, Survival-Action, un peu des deux, un FPS bête et méchant ? Disons-le clairement, ce RE 8 Village aurait pu être un survival-horror-action sauf qu’il y a deux éléments qui nous ont perturbés : la gestion de l’inventaire et la taille de celui-ci. Prenons un contre exemple dans Resident Evil 4 (encore lui !?) : même si le soft avait son côté action totalement assumé, l’aspect dit survival n’était pas mis en retrait. En effet l’inventaire était le cœur principal de ce dernier, celui-ci étant très petit, chaque munition, santé, grenade, objet lié à l’histoire, etc. prenait de la place. Bien souvent il fallait trier son inventaire quitte à sacrifier des objets, ce qui poussait le joueur à la réflexion mais surtout à un potentiel stress aux vues de certaines situations ! A force de refaire le jeu maintes et maintes fois, et surtout de gagner de l’argent via les trésors refourgués, vous pouviez acheter une mallette comportant plus de cases et gagner ainsi en place, une manière de récompenser le joueur pour ses efforts. Le problème dans ce RE 8 c'est que la mallette est bien trop grande d’entrée de jeu et la faire « agrandir » ne coûte que 50 000 pièces (une somme ridicule dans le jeu). A aucun moment, et ce quel que soit le niveau de difficulté, nous n’avons eu à regarder notre inventaire pour faire de la place, ce qui vient complètement briser cet aspect de survie. On encaisse les armes, munitions, santés, nourritures, etc. et il suffit de jongler avec les onglets pour y accéder, les objets de quêtes n'étant pas comptabilisés dans la mallette. Cela rend la tâche bien trop facile et c'est fort regrettable car au niveau de son atmosphère, le jeu dégage une tension permanente qui n'est pas raccord avec cette gestion de l'inventaire. Et ce n’est guère le système de Craft qui arrange les choses. Vous pouvez à tout moment confectionner de la santé, des munitions et co avec des éléments trouvés dans des caisses en bois, sur des ennemis... A aucun moment on ne ressent le manque de munitions et quelle que soit la difficulté, les ressources sont identiques en nombre et au niveau de leur emplacement. Tout cela confirme que Resident Evil 8 n’est pas à proprement parler un Survival-Horor, l'action restant une pièce maîtresse du soft… Mais cet aspect, il le gère bien.

Boîte à musique défectueuse

Repartons sur quelque chose de plus positif : le casting des doubleurs pour la version française ! Capcom a sorti le grand jeu : Boris Rehlinger est Chris Redfield, Françoise Cadol est Lady Dimitrescu, Damien Ferrette est Ethan Winters, Gerard Surugue est Le Duc, Jeremy Covillaut est Heinsenberg, Audrey Sourdive est Miranda… On a un vrai casting cinq étoiles dans lequel on sent que les acteurs vocaux se sont amusés, ce qui permet de gagner en immersion et en crédibilité. De même, du côté du sound design, c’est toujours aussi grandiose, entre les bruits de pas des ennemis, les grognements hostiles non loin de nous, les vieilles portes en bois du château, le vent qui souffle, les bruits de pas dans la neige, parfois même le silence absolu qui arrive à mettre une tension au joueur… Et ajoutez à cela une spatialisation sonore remarquable qui permet de localiser un ennemi rien qu'avec le son ! Le seul bémol à émettre concerne le fusil à pompe qui manque de punch niveau audio, et ce même lorsqu'il est amélioré à fond. Si l'aspect des bruitages et du doublage est remarquable, il en est tout autre pour les musiques. Malgré un thème principal agréable aux airs déjà entendus, même si on est loin de la qualité du « Go Tell Aunt Rhody » d'un RE7, c'est une véritable douche froide pour les autres musiques. Aucune musique d’ambiance n’a retenu notre attention ! Quant à la partie technique, une fois de plus, le moteur RE Engine brille de mille feux. Le jeu est vraiment beau, fluide (4K et 60FPS) et utilise même le Ray Tracing sur la nouvelle génération de consoles. Si on veut être vraiment pointilleux, il faut bien avouer que certains environnements extérieurs, textures et modèles 3D de personnages sont un peu en deçà et on observe au loin un clipping très légèrement présent.

Je suis un Mercenaire !

Pour la dernière partie de cet avis, nous parlerons de le durée de vie et du contenu. Au risque de spoiler, c'est plutôt positif ! Si vous êtes novice, comptez au moins 10H en mode normal, tandis que les habitués du genre mettront plutôt 7H pour le premier run en prenant leur temps. C'est un poil court, surtout que le mode normal est d’une facilité déconcertante. Si vous souhaitez que le jeu vous résiste un peu, foncez directement sur le mode Hardcore. Nous l'avons fait pour le deuxième run et avons bouclé l'aventure en 6H. Si vous souhaitez vraiment vous frotter à un défi de taille, alors optez pour le mode Village des Ombres qui est vraiment coriace, multipliant les ennemis, modifiant leur emplacement et les dotant d'une attaque mortelle au premier coup. Bien sûr les sauvegardes sont de la partie, via la traditionnelle machine à écrire mais les rubans ne sont plus nécessaires pour sauvegarder votre partie. L'auto save est également en renfort. Chose assez étonnante, c’est avec un pincement au cœur basé sur la nostalgie que nous avons constaté que les fameux résultats (les résumés de chaque fin de partie) n’étaient plus présents ! Notes, nombre de morts, de sauvegardes effectuées, temps du run, ces données ne sont plus. Rajoutez à l'ensemble la boutique et ses nombreuses récompenses à débloquer via les défis et vous obtenez une rejouabilité plus que satisfaisante, surtout si vous souhaitez améliorer vos armes et compétences au maximum, chose possible grâce au new game + !

Capcom a fini par entendre nos prières puisque le mode Mercenaries est de retour ! Pour les néophytes, rappelons que ledit mode est apparu sur Resident Evil 3 (sur la PlayStation première du nom). Il demande de tuer un nombre d’ennemis imposé sous contrainte d’un chrono ! Bien évidemment au fil des épisodes ce mode de jeu supplémentaire a évolué pour le meilleur mais aussi pour le pire ! Dans Resident Evil Village disons que la formule revient à un aspect classique mais jouissif ! Vous choisissez un monde (le premier étant le Village), vous achetez votre équipement au marchand et, une fois prêt, vous allez à une porte pour démarrer la partie. Le but est toujours le même, à savoir tuer tant d’ennemis le plus vite possible afin d’optimiser sa barre de combo (ce qui veut dire faire péter le score !) et trouver la sortie. Des atouts sont disponibles sur la map. Ils permettent de rajouter de la vie, d'accroître la vitesse de déplacement, de donner une chance d’obtenir une explosion sur un ennemi, etc., en plus de la possibilité d'obtenir du temps supplémentaire. Une fois le round fini, le score s’affiche, on repasse de nouveau devant le marchand et c’est reparti pour un nouveau niveau. Attention toutefois, ce mode est très exigeant. Si vous souhaitez déverrouiller d’autres mondes (au nombre de quatre), vous devez obligatoirement obtenir un A ! Enfin, rappelons que le RE:verse devrait voir le jour prochainement. Espérons que ce mode multijoueur ne sera pas un fiasco semblable à celui de RE3 : Resistance!
L’avis perso de Yoann // Malgré les défauts, je l'aime bien !

Le jeu n’est pas exempt de défauts, certaines choses m’ont particulièrement agacé lors de ce test, notamment les scènes scriptées en pagaille, certains passages complètement débiles qui brisent l’immersion, Ethan qui a le charisme d’une huitre, certains ennemis qui n’ont rien à faire ici... Une fois le jeu terminé, j’ai posé ma manette avec le sentiment d’avoir le cul entre deux chaises ! Je ne savais pas si j’avais aimé ou détesté ce Resident Evil Village car, je l’admets, j’ai été scotché par cette ambiance et son gameplay beaucoup plus nerveux qu’auparavant. D'ailleurs, une fois que j'ai fini le septième opus, je ne l'ai pas relancé car je ne l'avais pas aimé. Après j'ai pris quelques heures pour réfléchir puisque, ce n’est une surprise pour personne, je fais clairement partie des puristes RE de l’époque et j’ai beaucoup de mal avec cette nouvelle saga. En relançant une seconde partie, j’ai commencé à comprendre et à accepter le potentiel du jeu, me laissant même aspirer par cet univers qui change complément la formule ! Avec cette seconde « relecture », l’aspect Resident Evil 4 se fait clairement mieux ressentir et je me suis surpris à torcher le jeu dans tout les sens, en facile, en normal, en hardcore et même dans la difficulté la plus haute. Je tiens à noter que ce RE8 est très agréable à faire en Speed Run, chose que j’ai faite, jeu terminé en 2h40 et sans utiliser de trousse de soin ! Le fait de vouloir améliorer son équipement à tout prix est aussi un des points forts et vient accentuer la rejouabilité. C’est simple, tout comme pour RE4, je veux avoir la satisfaction d’avoir toutes les armes et leurs équipements au max ! Bien évidemment il ne faut pas s’attendre à un grand scénario, Resident Evil reste une licence très axée sur la série B, mais force est d’admettre que j’ai été plutôt surpris de voir que l’aventure se laisse vivre, et ce RE8 vient apporter en prime quelques réponses ! Alors il ne faut pas s’attendre à un truc grandiose et l’une des plus grosses révélations (enfin pour ma part) ne se fait pas directement via des cinématiques, non, c’est en lisant des documents que j’ai enfin compris que ce RE8 était légitime pour entrer dans la saga et j’ai enfin eu quelques réponses.

Certains d’entre vous trouveront cela débile de mettre des révélations sur papiers, mais justement là est toute la subtilité de la chose, me rappelant les jeux de l’époque dans lesquels si on souhaitait obtenir des réponses, il fallait chercher soi-même dans les documents ! Ethan aussi a son lot de révélations, mais n’accrochant pas des masses à ce perso, cela ne m’a pas plus touché que cela. Seule la scène finale m'a plutôt fait plaisir... J’ai aussi apprécié de voir que Capcom a su apporter un bon équilibre entre les phases d’action et les énigmes, rappelant les RE de l’époque. Dommage que ces dernières soient si basiques. Par contre je tiens à pointer du doigt Lady Dimitrescu, dont le traitement au niveau du marketing rappelle celui de Vaas (Far Cry 3). Des personnages sur-exposés dans la campagne de communication qui ne sont finalement que peu présents dans le jeu final. Après, malgré son potentiel, Lady Dimitrescu ne sert pas à grand-chose. Capcom a voulu reprendre la recette de Nemesis ou MR.X mais cela ne prend pas ici. En bref, Resident Evil Village est un bon jeu mais aussi un bon Resident Evil et je pense que le côté RE4 que l’on y retrouve y est pour quelque chose ! Je l’admets, à force de le refaire, j’ai passé un bon moment dessus même s'il est loin de mes RE préférés que sont RE Rebirth, RE2 et Remake, RE4 restant le leader à mes yeux. En tout cas il m’a fait oublier les déceptions qu’ont été RE 5, 6 et 7, voire même RE3 Remake. Si un puriste comme moi « valide » ce RE8 malgré ses quelques défauts, c’est que vous pouvez lui donner sa chance !


Point complet
Capcom livre un Resident Evil Village assez surprenant mais imparfait. L'univers prend celui de la saga à contrepied mais la nouvelle direction artistique est réussie. C'est cohérent et ça apporte un vent de fraîcheur à la saga, les antagonistes et le bestiaire étant intéressants. Dommage que tout ne soit pas au même niveau, avec une Lady Dimitrescu sous-exploitée, ses filles oubliables ou encore la dernière ligne droite qui n'a rien à voir avec du RE, lorgnant plus vers une autre licence très populaire. Hormis ce dernier passage, RE8 se révèle être une agréable surprise, offrant un scénario qui se laisse suivre (malgré des scripts trop visibles, un Ethan mal écrit ou des passages aussi médiocres que ceux de RE6), une ambiance prenante flirtant aussi bien avec l'horreur qu'avec l'action, le tout saupoudré de moments stressants. Les situations sont variées, avec de l'action, des énigmes (aussi simplettes soient-elles), des moments tendus et des moments plus détendus. Côté gameplay, les développeurs ont fait le choix d'opter pour une vue à la première personne, s'inspirant de RE4 et RE7, en plus de signer le retour du marchand et des armes et compétences à améliorer. Le tout fonctionne à merveille et est sublimé par un RE Engine qui n'a pas fini de nous surprendre. A quelques textures près, tout est beau, les décors fourmillent de détails, on se régale. Côté son, si les musiques sont anecdotiques, il faut reconnaître que les développeurs ont une fois de plus fait un sacré travail sur le sound design qui est en parfait harmonie avec ce qui se passe à l'écran. Ajoutez à cela des doublages de très bonne facture. Les développeurs ont également fait du bon travail sur la rejouabilité, avec les améliorations à pousser les récompenses à obtenir ou encore le mode Mercenaires. Soulignons juste que le jeu est trop facile en mode normal à cause de la gestion de l'inventaire et du craft. Bref, RE Village n'est pas un chef-d'oeuvre, ni le meilleur opus de la sage mais il reste aussi bien un bon jeu qu'un bon Resident Evil. De quoi réconcilier les puristes avec la licence et rester un bon point d'entrée pour les néophytes et autres amateurs.

On a adoré :
Atmosphère captivante
D.A. réussie
L’ADN de RE4
Les boss (combats)
L’exploration du Village
Sound Design immersif
Scénario intrigant
Quelques révélations
Situations variées
Chez les Beneviento, un régal !
Bon compromis action/énigme
Bonne rejouabilité
Mode Mercenaires de retour !
La boutique, ses nombreux défis
Casting VF de qualité
RE Engine techniquement au poil
On n'a pas aimé :
A quelques exceptions
Enigmes trop simplistes
Certaines scènes débiles
Un peu court (7/8h)
La dernière ligne droite
Le passage chez Heinsenberg
Inventaire et craft sabordant la survie
Aucune musique mémorable
Ethan, on ne t’apprécie pas !
Lady Dimitrescu sous-exploitée


Consulter les commentaires Article publié le 14/05/2021 par Yoann L.



 
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