Test Battlefield : Bad Company 2 - jeux vidéo Xbox One

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Battlefield : Bad Company 2



Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.03.2010
  02.03.2010
Nombre de joueurs
1 à 24
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Guerre
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p

Un peu moins de deux ans après un très bon premier opus, la Bad Company reprend du service dans ce nouveau Battlefield. Le menu devait être encore amélioré pour offrir une campagne solo aussi solide que celle de son premier épisode mais aussi un mode multijoueur renforcé se donnant les moyens de devenir une référence. Tout cela devait bien sûr se faire non sans conserver une identité et un style spécifiques. Reste à savoir si DICE et Electronic Arts ont réussi à nous proposer une délicieuse recette faisant mouche…

Solo en demi-teinte




BBC premier du nom s’est distingué grâce à l’intégration d’un mode campagne solo que reprend son successeur. Le scénario, prenant place deux ans après celui du premier mais étant sans lien direct avec ce dernier, place une fois de plus le joueur dans la peau de Preston Marlowe, qui est accompagné de ses collègues de la Bad Company. Avec son conflit moderne américano-russe, l’histoire est tout ce qu’il y a de plus classique et simpliste, le but du jeu étant cette fois-ci de sauver les Etats-Unis (et donc le monde) de la guerre et de la destruction. Plus sérieuse, la campagne délaisse malheureusement le côté anti-héros de nos personnages et l’ambiance décalée qui a fait la force du précédent. En revanche, l’humour reste de la partie, mais il se base plus sur les clichés et caricatures que tout le monde connaît. Ce n’est pas forcément toujours drôle, c’est parfois un peu lourd, mais ça a le mérite de nous faire sourire, tout en donnant quelques coups de pied sous forme de clins d’œil à la concurrence. En outre, les événements du scénario sont amenés de façon plutôt cohérente et permettent quelques digressions intéressantes telles que le prologue se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale en référence aux premiers épisodes de la série Battlefield.

Si l’histoire se déroule principalement en Amérique du Sud, les environnements sont plutôt variés, bien qu’assez classiques, et emmènent le joueur des montagnes enneigées aux villages boliviens en passant par des jungles, des marécages sauvages ou encore des terrains vagues poussiéreux généralement vastes et plutôt ouverts. Plusieurs possibilités et plusieurs passages s’offrent régulièrement au joueur pour qu’il arrive à ses fins, et ce même si les partis pris de la mise en scène et du scénario rendent la progression un peu plus linéaire qu’avant. Graphiquement parlant, quelques détails gênants persistent : l’aliasing est trop présent, des bugs de collisions ressortent et des effets de filtres ou de lumières paraissent parfois étranges, ce qui est contrebalancé par des décors impressionnants et une distance d’affichage très correcte. Quant aux explosions et aux rendus des destructions, c’est un pur régal. Non seulement la plupart des éléments (sacs de sable, murs, végétation, couvertures, etc.) peuvent être intégralement mis en pièces mais le nouveau concept de « Destruction 2.0 » permet de détruire complètement les bâtiments. Cela modifie sans cesse l’expérience de jeu et remet en cause les tactiques (permettant d’éliminer les soldats qui se pensaient à l’abri), en plus d’offrir des effets visuels (feu, fumée, valse des débris…) aussi réalistes qu’impressionnants, aucun ralentissement n’étant en sus à signaler (pas même en ligne, les parties se déroulant sur des serveurs dédiés de bonne facture). Dommage en revanche que les skins, pourtant soignés, soient si peu nombreux dans chaque camp (Russie, Etats-Unis et milice locale).

La mise en scène, quant à elle, exploite de grosses ficelles. Le rendu très hollywoodien est appréciable mais elle paraît bien plus scriptée et dirigiste que celle du précédent. Toutefois, les possibilités restent nombreuses pour les situations à pied grâce aux caisses de matériel qui permettent de choisir ses armes selon que l’on souhaite tout faire exploser, rester à distance pour se débarrasser des gêneurs au sniper ou la jouer infiltration. La liberté n’est donc pas totalement sacrifiée. Mis à part cela, la variété dans les missions ne manque pas. Du rail-shooting en hélicoptère aux nombreuses phases en véhicules à la prise en main bien pensée (bateaux, tanks, quads, jeeps et drones), il est difficile de s’ennuyer. On note également quelques passages intéressants (pas forcément pour tout le monde en par contre) qui diversifient un peu plus l’ensemble, comme un raid solitaire dans une tempête de neige où il faut avancer prudemment en utilisant le feu et les abris afin de ne pas finir congelé. Le tout se boucle tout même en cinq à huit heures en difficile (selon son niveau), la faute à une IA peu réactive et facile à piéger, des checkpoints fréquents et une difficulté maximale ne proposant que peu de challenge.

Ruée (en escouade) sur le multi




Si Bad Company avait misé sur l’intégration d’un mode solo au léger détriment du multi (moins consistant que ceux des précédents Battlefield), ce deuxième épisode avait pour ambition de corriger le tir en proposant le mode en ligne le plus addictif et le plus complet possible. Jouable jusqu’à vingt-quatre, celui-ci propose quatre modes de jeu somme toute assez classiques. Le mode Conquête consiste à faire baisser le score de l’équipe adverse à zéro en effectuant des kills et en capturant des points de contrôle disséminés sur la map ; Ruée demande à une équipe de progresser en détruisant au fur et à mesure des relais de communication protégés par l’équipe adverse ; Ruée en Escouade, comme son nom l’indique, en est l’équivalent avec deux escouades de quatre joueurs ; et enfin, Match à Mort en Escouade voit s’affronter jusqu’à quatre escouades de quatre joueurs sur une même map, avec un véhicule terrestre apparaissant à intervalles réguliers sur une position stratégique pour aider à prendre l’avantage. Notez qu’il est toujours possible de jouer ou non en mode extrême afin de désactiver la plupart des éléments du HUD et augmenter les dégâts pour les joueurs en mal de sensations et de réalisme. Les modes de jeu ne sont pas très nombreux comparés à ceux d’autres FPS multi, mais on se rend vite compte qu’ils sont très complets et bien peaufinés. Il en va de même pour les maps, au nombre de huit (dix avec le code VIP) qui sont variées et très vastes. Le level design est extrêmement bien pensé et permet de révéler la force du multi de BBC 2 : la stratégie et l’esprit d’équipe. Il s’agit en effet d’utiliser tous les moyens tactiques à sa disposition pour atteindre son objectif sans forcément se contenter de la chasse aux frags. Les moyens d’y parvenir sont légion et c’est là l’essentiel.

Ce système repose bien sûr sur quatre classes de soldats, chacune d’entre elles commençant plus ou moins avec le même équipement de base (c’est-à-dire pas grand-chose) avant de débloquer des armes, gadgets et spécialisations en engrangeant des points d’expérience. La classe d’assaut perfectionne son attaque grâce aux lance-grenades, lance-fumigènes ou lunettes de précision, mais ce type de soldats a également la possibilité de ravitailler ses alliés grâce aux caisses de munitions. L’ingénieur se spécialise dans le domaine technique, notamment des véhicules, et se retrouve très vite avec un outil de réparation puis des armes lourdes ou des mines antichars. Le médecin a non seulement la responsabilité de distribuer des médikits à ses alliés en difficulté mais il peut également réanimer ceux qui sont tombés au combat. Enfin, l’éclaireur est un expert du combat à distance qui débloque snipers, lunettes de précision, explosifs C4 et tirs de mortier. Ces quatre classes impliquent donc quatre styles de jeu relativement différents et peuvent donner lieu à des combinaisons tactiques efficaces lorsque tous les membres d’une équipe sont en parfaite coordination. De plus, à l’intérieur même des équipes, peuvent désormais se former des escouades de maximum quatre joueurs que l’on peut rejoindre en cours de partie. Cela renforce encore le travail en équipe, enrichissant ainsi un gameplay déjà au-dessus de la moyenne. Par exemple, le dernier joueur debout d’une escouade, qui est non loin d’un objectif, doit veiller à rester en vie jusqu’à ce que ses alliés reviennent, sous peine d’être tous obligés de refaire un parcours long et dangereux depuis la base. En sus, les icônes du HUD indiquent aux différentes classes si leurs alliés ont besoin d’aide pour justement faciliter l’entraide lorsqu’il n’est pas possible de discuter en direct avec ses partenaires.

Ce système est l’un des piliers du jeu multi et ne doit jamais être sous-estimé, surtout qu’il rapporte des points et de l’expérience. En effet, et ce d’autant plus si elles sont pratiquées avec des membres d’une même escouade, les réanimations, réparations et assistances sont aussi rentables que les kills. Ainsi, chacun à tout intérêt à en faire usage ! La Destruction 2.0, déjà évoquée plus haut est bien sûr toujours d’actualité sur le mode multi, tout comme les nombreux véhicules (chars, hélicoptères, drones, quads, fourgons blindés, etc.) à la prise en main impeccable. La physique des balles est également très réaliste et bien gérée. On s’en rend notamment compte lorsqu’on utilise un sniper et qu’on doit prendre en compte le poids des balles qui ont tendance à piquer vers le bas selon la distance à parcourir. Ceci dit, l’ambiance est également assurée par une bande sonore très appréciable, la musique, quoiqu’un peu basique, ne manque pas de nous plonger dans l’atmosphère épique des combats et les bruitages (bruits de pas, tirs et explosions) sont très bien rendus. Vous apprendrez par exemple très vite à reconnaître le grincement sourd caractéristique d’un bâtiment en train de s’effondrer et à vous enfuir vite si ce même bâtiment se trouve au-dessus de votre tête. Le doublage français, quant à lui, est assez réussi même si les comédiens surjouent parfois, l’ambiance caricaturale justifiant allègrement le tout.

Point complet
Ce que le mode solo de Battlefield : Bad Company 2 perd en ambiance décalée et en liberté, il le regagne en diversité et en mise en scène. Les phases en véhicules viennent pimenter l’expérience de jeu, l’humour est toujours de la partie, avec notamment quelques piques bien placées destinées à la concurrence, et le scénario, quoiqu’un peu classique, est cohérent et bien présenté. Le soft ne prend cependant tout son sens qu’en multi où les modes de jeu, à défaut d’être nombreux, sont tous très bien optimisés. En sus, les quatre classes se complètent bien pour offrir une dimension tactique poussée. Ajoutez à cela une multitude de véhicules tous plus maniables et utiles les uns que les autres, des parties longues et intenses, des environnements variés et entièrement destructibles, une fluidité sans faille et une jouabilité aux petits oignons (même si certains n’accrocheront pas) et vous obtenez l’un des jeux en ligne console les plus complets, jouissifs et addictifs de ces dernières années.

On a adoré :
+ Dimension tactique et stratégique
+ Quatre classes, quatre styles de jeu
+ Des maps vastes et variées
+ Destruction 2.0
+ Gameplay terriblement efficace
+ Serveurs dédiés
+ De nombreux véhicules
+ Optimisation technique
+ Les clichés et caricatures
+ Campagne solo intense…
On n'a pas aimé :
- …mais relativement courte…
- Et facile
- Scénario convenu et moins décalé
- Maps solo moins ouvertes
- Pas de mode coopération
- Peu de modes de jeu
- Quelques soucis graphiques mineurs


Consulter les commentaires Article publié le 30/05/2010 par Pascal R.



 
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