Preview Evolve - jeux vidéo Xbox 360

XBOX GAMER
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Evolve



Editeur
2K Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.02.2015
Nombre de joueurs
1 à 5
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Après des médias plutôt encourageants, il nous tardait de voir ce que donnait, pad en main, Evolve, le nouveau titre de Turtle Rock Studios (Left 4 Dead). Notre essai a été réalisé au Studio Cyclone à Paris lors d’un événement organisé par 2K Games et Minuit Douze, sur une version en cours de développement, avec une manette Xbox One et des PC de compétition. Voici notre ressenti à chaud…

Being a hunter...



Si les vidéos montraient un jeu plutôt agréable à regarder, surtout en comparaison avec L4D, il s’avère qu’en vrai, et sur ces monstres de puissance, le titre est vraiment beau. Textures, effets de lumière, explosions, fumée, moteur physique, cohérence de l’environnement, tout est clairement à la hauteur des vidéos que l’on a pu voir. On attendra cependant, avant de donner un avis positif concernant la technique, de prendre en main la version Xbox One et de jouer bien plus longuement au titre. Autre élément qui frappe, et plutôt dans le bon sens, c’est l’importance du Teamplay. Chaque classe que vous jouez en tant qu’humain est importante pour l’ensemble de l’équipe. Si L4D avait bien entendu cette composante, la complémentarité des personnages n’était pas vraiment au point, chacun ayant accès aux mêmes armes et capacités. Ici, il n’en est rien. Trappeur, Assault, Support et Medic ont toutes un rôle très important dans la réussite de votre unique objectif : la destruction du monstre. Le trappeur est sans aucun doute celui qui a un des rôles les plus importants dès le début du match. Il permet à l’équipe, via la « mignonne » Daisy, monstre à quatre pattes doté d’un flair hors du commun, de renifler le monstre. Il convient dès le début de suivre Daisy. Si Maggie, le trappeur, meurt, son cher compagnon devient inutile. Une fois que vous avez repéré le monstre, généralement en suivant ce cher « toutou », vous pouvez alors le spotter.

Le Trapper a alors deux atouts considérables dans sa manche : un dôme, qui lui permet de retenir le monstre dans un espace confiné, et des harpons, qui l’empêchent de s’envoler, sans oublier l’arme classique permettant de faire des dégâts. A ce moment, l’Assault joue un rôle prépondérant : il permet de faire des dégâts considérables à la bestiole avec son mini-gun (à distance) et son lance-flammes (de près), sans oublier ses grenades toxiques. Le Support est lui aussi inévitable dans le combat à cet instant, il fait de lourds dégâts à distance avec son lance-missiles téléguidés (via le rayon laser dirigeable via le joystick – ou la souris le cas échéant), il permet aussi, lorsque le monstre s’échappe, de se servir de sa tête comme d’un drone afin de repérer la bête. Enfin, le Medic, qui est l’une des classes les plus difficiles à jouer puisqu’elle n’occasionne pratiquement aucun dégât au monstre, sert à ranimer les coéquipiers morts au combat (jusqu’à un certain temps après la mort) ou à ranimer ceux qui sont mis à terre. Son fusil sniper permet simplement de briser la carapace solide du Kraken, monstre que nous avons pu affronter en tant qu’humain. De plus, chacun d’entre eux dispose d’un jet pack permettant de passer les nombreux dénivelés de la map, qui se tient sur plusieurs niveaux très bien agencés.

Enfin, notez que chaque arme, tout comme chaque équipement, dispose d’un cooldown de plusieurs secondes (voire bien plus pour le dôme par exemple). Ainsi, avec cette fine équipe, la complémentarité de chaque membre est exemplaire et il est évident que la coopération et la communication sont essentielles, et ce pour plusieurs raisons. En effet, sachez que le monstre est vraiment très bien équipé. Bien qu’il s’agisse d’une chasse, celui-ci a les moyens de vous mettre K.O., du moins pas dans sa forme initiale. Le Kraken (tout comme le Goliath et le dernier monstre encore inédit) démarre la partie vingt secondes avant les humains (le temps de largage), ce qui lui permet d’éviter la zone de largage des humains et de se cacher loin. En se déplaçant, le monstre laisse des empreintes, utiles pour les humains, et surtout Daisy. Pendant cette première phase, l’objectif premier du Kraken est de se nourrir, en utilisant son « flair » (via le joystick droit), pour obtenir une vision « Batmanesque » de la map et observer les nids d’oiseaux, à ne surtout pas approcher sous peine d’être repéré (les oiseaux s’envoleront bruyamment), les humains et surtout la nourriture (en vert). Une fois les monstres mis à terre, il vous suffira de les manger (via la gâchette gauche) afin de remplir une jauge de transformation, qui une fois à son maximum, permet d’évoluer une première fois, puis une seconde (après l’avoir une nouvelle fois remplie) pour atteindre le stade 3.

Or being a Monster



Le Kraken peut aussi avancer avec précaution (« sneak » via B), sans laisser de traces, et il dispose en plus de coups de griffes (via RT) et de plusieurs attaques (X, Y, LB et RB) surpuissantes à diriger vers les ennemis. Notez que la vie du monstre ne se régénère pas (sauf après chaque évolution) et que son bouclier redémarre à 0 après le passage au stade 2 ou au stade 3 (lui se régénère en mangeant). Si au premier niveau, le monstre peut facilement être battu, à quatre en quelques minutes, au dernier niveau, il vous faudra sévèrement vous accrocher et utiliser l’ensemble des ressources à disposition (sniper, dôme, harpon, lance-missiles, mini-gun, soigner les équipiers, etc.). Le Kraken et ses copains peuvent ainsi gagner de deux manières possibles : soit en détruisant le générateur, soit en tuant l’ensemble des humains (qui disposent toutefois de trois respawns, donc re-largages, et un nombre illimité de vies si c’est le médic qui s’en occupe). Les humains peuvent aussi aider les coéquipiers à terre en pressant X, comme dans L4D. Un point important se dégage de ces trois heures de test : l’équilibrage des parties et des équipes. Si de prime abord, le monstre nous a semblé très puissant (nous avons gagné toutes nos parties en étant monstre, même la première, qui sert généralement à se faire la main), une équipe bien organisée et performante d’humains peut sensiblement faire la différence.

Lors de l’essai, des nouveaux rédacteurs débutants se sont joints aux parties, et puisque chaque membre a un rôle très important, lorsque l’un des membres débute, il favorise évidemment le développement du monstre. Enfin, il faut reconnaître que jouer le monstre est un véritable plaisir, il est jouissif de se sentir d’abord chasser pour devenir ensuite chasseur, si vous réussissez bien entendu à évoluer au stade 3 (lors des évolutions, via RT et LT, le monstre est très faible pendant plus de dix secondes, de quoi lui faire de sacrés dégâts). Notez que si le monstre ou un membre humain se déconnecte, l’I.A. prend la place de ces lâches, comme elle le fait de manière plutôt crédible avec les monstres présents dans la map ou avec Daisy (bien que celle-ci ait du mal à repérer quand un humain est à terre – elle a en effet la possibilité de remettre d’aplomb les membres à terre). Si les autres maps (12 prévues) sont du même acabit que celle que nous avons testé, permettant de trouver de nombreuses cachettes, grottes, tout étant assez ouvertes, sans oublier la vie très présente et cohérente avec des monstres (à quatre ou deux pattes, de différentes formes, avec des plantes carnivores, etc.) qui pourront donner du fil à retordre aux humains lors de leur chasse (et qui permettent au Kraken de se nourrir !), et si le Goliath et le dernier monstre se révèlent aussi plaisants à jouer, alors Evolve pourrait s’avérer être la digne suite de la saga Left 4 Dead.

Premier avis sur le jeu, conclusion
Il s’avère que cet Evolve fait preuve d’une efficacité rare dans le monde du jeu coopératif. Si L4D a clairement posé les bases et que les développeurs disposent maintenant des moyens pour concrétiser leurs idées (moteur graphique, temps de développement, ressources), Evolve dispose de sérieux atouts pour la fin d’année. Bien entendu, la version proposée tournait sur un PC de compétition de la NASA, mais cet essai d’un peu plus de trois heures (à regarder et à jouer les différentes classes) s’est avéré concluant et plus que positif. Nous avons hâte de (re)mettre la main sur le titre, pour voir si, à la manière de ses grands frères L4D 1 et 2, Evolve saura tenir la distance, c'est-à-dire des dizaines d’heures de jeu, tout en réussissant à renouveler l’expérience malgré l’absence de jeu « solo ».
Consulter les commentaires Article publié le 24/06/2014 par Patrick C.



 
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