Preview Red Faction : Guerrilla - jeux vidéo Xbox 360

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Red Faction : Guerrilla



Editeur
THQ
Développeur
Volition
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.06.2009
  02.06.2009
  06.08.2009
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Futuriste
Mémoire
3 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €
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Red Faction premier du nom est un FPS (jeu de tir à la première personne) qui a séduit bien des joueurs avec son système de jeu basé sur un outil technologique « révolutionnaire » connu sous le nom de Geo-Mod pour Modifications Géométriques. En 2001 sur PC et PlayStation 2, le fait de pouvoir détruire tous les éléments ou presque qui se trouvaient en travers de sa route n’était pas courant, surtout lorsqu’il était possible d’abattre un mur pour contourner une porte qui était bloquée. L’année qui suivit, Volition sortit un deuxième opus toujours plus bourrin qui a été porté quelques mois plus tard sur Xbox et GameCube. Aujourd’hui la licence Red Faction fait son grand retour et s’attaque directement aux consoles de nouvelle génération. Même si le jeu ne verra pas le jour avant 2009, nous avons pu essayer la bêta multijoueur pour vous proposer un aperçu de ce nouvel opus sous-titré Guerilla. Depuis le temps bien des choses ont changé…

FPS – F + T = TPS




Première mauvaise nouvelle pour tous les fans de la licence, Red Faction : Guerilla n’est pas un FPS mais bel et bien un TPS (jeu de tir à la troisième personne). Un changement d’orientation quelque peu radical qui laissera très certainement un goût amer dans la bouche de tous les amateurs de la série, ces derniers se faisant une joie de la retrouver après tant d’années. Deuxième mauvaise nouvelle, le titre de Volition est loin, voire même très loin, d’exploiter les capacités de la Xbox 360. Les textures sont pauvres, le frame-rate connaît quelques faiblesses et même s’il est possible de détruire la quasi-intégralité du décor, les développeurs ont encore beaucoup de travail à fournir sur l’aspect graphique qui est bien en deçà de nos espérances, surtout lorsqu’on voit ce qu’a fait DICE avec son Battlefield : Bad Company. Pour le moment les apparences peuvent être trompeuses puisque les développeurs ont encore plus de cinq mois pour travailler leur bébé mais sincèrement nous ne pensons pas que les graphismes puissent évoluer tant que cela. Pour compenser, ils devaient nous offrir un moteur physique qui soit irréprochable, surtout lorsqu’il s’agit de détruire de nombreux éléments du décor. Dans la théorie, tous les éléments sont soumis à la force gravitationnelle et à toutes les lois physiques qui régissent le monde… En pratique, même si beaucoup de comportements physiques semblent respectés, certains sont complètement incohérents, sans compter que la gestion des collisions est à retravailler, elle aussi.

Au niveau du contenu, la bêta permet de s’essayer à deux modes différents : « Capture the targets » et « Kill the ennemies ». Comme les noms le laissent bien supposer, dans le premier cas il faut s’emparer de points stratégiques qui sont éparpillés sur la carte et, dans le deuxième, il faut éliminer les ennemis. Pour ce faire nous avons à disposition trois maps : Crash Site, Radial et Deadzone. Les cartes sont relativement petites et, en dix minutes, on a le temps d’en faire plusieurs fois le tour. Encore faut-il réussir à s’y connecter… Bien qu’il s’agisse d’une bêta avec peu de participants, il faut reconnaître que la patience est de rigueur si on souhaite pouvoir jouer. Même si on peut chercher une partie en quelques secondes en appuyant simplement sur un bouton, il faut attendre que le serveur en trouve une avec des places libres. Une fois ceci fait, il se met à faire un décompte de quelques dizaines de secondes. Celui-ci arrivé à zéro deux cas peuvent se produire. Premièrement, il y a suffisamment de joueurs pour commencer et on passe au choix de la carte, du moins l’hôte de la partie définit tous les paramètres de jeu (cartes, mode et arsenal de départ) et on a dix secondes pour user de son droit de veto (si la majorité des joueurs l’utilisent, d’autres paramètres sont proposés). Deuxièmement, il n’y a pas assez de joueurs et le jeu tente de nous trouver une nouvelle partie, ce qui est souvent le cas, sans compter qu’il y a beaucoup de déconnexions et que le compteur est réinitialisé à chaque fois qu’un joueur est ajouté à la liste d’attente, ce qui a pour effet de devoir parfois patienter cinq à dix bonnes minutes avant de pouvoir trouver une partie digne de ce nom. Espérons que les développeurs reverront leur système « joueurs obligatoires et additionnels » d’ici là.

»Hé ho, hé ho, je rentre du boulot… »




Un changement d’orientation que certains ont du mal à expliquer, des problèmes de connexion gênants, des graphismes qui laissent à désirer et un moteur physique qui ne convainc qu’à trois-quarts, voilà bien des points qui noircissent le tableau. Malgré tout, on prend du plaisir à jouer, du moins si on se limite à quelques parties. L’arsenal est assez varié (fusils, lance-disques, explosifs, lance-roquettes, etc.) et il est possible d’endosser des sortes d’armures dorsales qui confèrent une capacité spéciale. Ainsi, avec un jetpack, on peut survoler les environnements, avec un « rhino », on peut foncer tête baissée pour littéralement défoncer ce qui se trouve devant soi (éléments du décor et ennemis)… D’autres servent à augmenter la puissance de feu, les balles pouvant ainsi traverser les murs, ou encore à marcher plus vite. L’idée est plutôt sympathique et permet de varier les plaisirs tout en donnant un peu de piquant aux parties. Dommage que la caméra ne soit pas un poil plus haute puisque, lorsque l’action s’intensifie, le joueur ne sait plus où donner de la tête et la meilleure solution reste de laisser le bouton sur la gâchette pour tirer en continu tout en essayant de trouver un endroit calme pour que la caméra puisse retrouver le Nord. Dans l’ensemble ce Guerilla reste un jeu de tir à la troisième personne que l’on pourrait qualifier de classique, voire même de banal…

Terminons enfin par quelques mots sur le système des XP (points d’expérience) et sur la possibilité de reconstruire tout ce qui a été détruit en mode « Capture the targets ». Cette dernière idée est bienvenue et permet de rajouter un peu de stratégie dans ce monde de brut. Imaginez par exemple que vous êtes au cœur d’une bâtisse qui a été détruite, vous sortez votre arme magique qui répare tout et vous reconstruisez le mur tout autour de vous pour vous cacher. Un système sympathique qui, on l’espère, sera judicieusement inséré au mode solo. Quant aux points d’expérience, durant chaque partie le joueur engrange des points en tuant des ennemis, aidant un coéquipier, participant à la capture d’une cible, etc. qui, à la fin de la partie, sont ajoutés à son capital. En accumulant à chaque fois un certain nombre de points, il gagne un niveau et débloque des compétences qui permettent elles aussi de remporter quelques points supplémentaires pour passer plus rapidement au niveau supérieur. Pour le moment nous n’avons pu qu’en débloquer 20 (la bêta n’en proposant pas plus) mais il faut reconnaître que la tâche n’a pas été très difficile et n’a demandé que quelques heures.

Premier avis sur le jeu, conclusion
Même s’il reste encore quelques mois de développement, le jeu ne sortant pas avant 2009, Volition a encore beaucoup d’efforts à fournir pour nous proposer un titre qui soit au moins des plus corrects. Problèmes de connexion gênants, graphismes largement en deçà, moteur physique qu’à trois-quarts convaincant, caméra quelque peu capricieuse, etc., viennent compenser les quelques bonnes idées que les développeurs ont voulu concrétiser (possibilité de reconstruire ce qui a été détruit, système des points d’expérience, armures dorsales…). Au final on se retrouve avec un TPS assez classique qui souffre de grosses lacunes et on se demande si le changement d’orientation ne lui sera pas fatal. En jouant à petite dose, les amateurs du genre apprécieront le divertissement, mais après quelques parties, la monotonie s’installe et le titre perd de sa saveur. Espérons que les développeurs mettront bien à profit le temps restant, que le solo sera travaillé et qu’ils proposeront une démo avant de sortir la version finale.
Consulter les commentaires Article publié le 11-08-08 par Vincent P.



 
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