Preview Pro Evolution Soccer 2011 - jeux vidéo Xbox 360

XBOX GAMER
connect�, 41 469 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Pro Evolution Soccer 2011



Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.09.2010
  2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Football

Sur la précédente génération de consoles, la licence Pro Evolution Soccer régnait en maîtresse incontestée sur le genre des jeux de football. Les FIFA arrivaient en second plan. Mais, avec l’arrivée de la nouvelle génération (PS3 et 360), EA Sports s’est totalement remis en question pour transfigurer sa franchise et séduire tous les fans du genre ou presque. Ecoutant et prenant en compte les retours des joueurs pour parfaire chaque opus, la firme a battu les développeurs japonais sur leur propre terrain. Après un PES 2008 décevant, Konami a promis un opus 2009 de qualité. Mais les promesses n’ont pas vraiment été tenues et l’espoir n’a commencé à renaître qu’avec la cuvée 2010. Cette dernière était loin de satisfaire pleinement les joueurs malgré tout, raison pour laquelle Seabass s’est encore adonné au jeu des promesses. L’éditeur nous ayant permis de goûter à la bêta du titre, nous tenions à vous communiquer nos premières impressions.

De plaisant à énervant, en passant par frustrant




La bêta de Pro Evolution Soccer 2011 est centrée sur le mode Master League en ligne. On choisit ainsi son équipe et on se lance dans l’aventure pour enchaîner plusieurs rencontres. Les menus sont simplistes mais on accède facilement aux rubriques que l’on cherche. Bêta oblige, le titre reste quelque peu limité au niveau des fonctionnalités, mais il est agréable de pouvoir se rendre sur le marché des transferts pour porter sa casquette de recruteur ou de passer par le plan de jeu pour endosser sa tenue d’entraîneur. Dans ce dernier mode, on peut affecter différentes stratégies à des boutons prédéfinis afin de les déclencher rapidement en plein match et d’adapter son jeu en fonction de celui de l’adversaire. Les amateurs ne désirant pas trop farfouiller dans ce menu pourront toujours opter pour une solution automatique définissant le profil de l’équipe, d’offensive à défensive. Les habitués préfèreront quant à eux tout régler dans les moindres détails. Formation, placement de chaque joueur eu millimètre près, personnalisation de l’équipe, des numéros des joueurs, etc., les entraîneurs en herbe s’en donneront à cœur joie. Ceci fait, on se déleste de la somme requise pour lancer une partie rapide ou une compétition. Une fois l’adversaire trouvé, on a encore deux minutes pour régler les derniers petits détails avant de se lancer dans l’arène.

La manette dans les mains, on est enfin prêt à goûter au gameplay de cette nouvelle cuvée. Si les premiers matchs sont plutôt déroutants, surtout lorsqu’on est passé chez la concurrence et que l’on s’est habitué à FIFA, après quelques parties, on remarque de sérieux efforts faits de la part des développeurs. Le rythme est posé, on cherche ses partenaires, les intervalles, bref on essaie de construire son jeu pour arriver jusqu’à la cage adverse. En sus, on profite d’un gameplay très peu assisté qui permet de doser chacun de ses ballons (tirs, passes courtes, centres, passes en profondeur) et de les placer pratiquement là où l’on souhaite. Le système est exigeant, mais il reste un poil plus permissif que le mode tout manuel du dernier FIFA. Plus axé simulation, plus réaliste, ce PES 2011 laisse entrevoir un gros espoir de voir un jour le retour de la licence à son plus haut niveau. Sera-ce avec cet opus ? Nous serions plus que tentés de dire non même si la réponse définitive arrivera en même temps que la version finale. En effet, si dans le fond on perçoit de bonnes intentions et la concrétisation d’idées faisant suite aux nombreuses remarques des fans au sujet des précédents volets, dans la forme, on note bien trop de faiblesses. Les joueurs font preuve d’une inertie aberrante, que ce soit en attaque ou en défense, qui touche même de grandes stars. Les scripts sont visibles à des kilomètres à la ronde et, au fil des parties, ils deviennent souvent sources de frustrations.

Mais ils sont où ? Mais ils sont où les gardiens ?




Pour l’exemple, certains dribbles courts et rapides sont plutôt efficaces, au même titre que les accélérations, alors que d’autres invitent tout bonnement l’adversaire à bien gentiment récupérer le ballon. Dans un autre cas de figure, certains joueurs ne se saisissent pas de la balle, simplement parce qu’elle ne leur est pas destinée. On voit alors un coéquipier qui, suite à une passe un poil trop forte, saute pour l’esquiver au lieu d’essayer de la contrôler ou encore un joueur qui passe à côté du ballon sans même essayer de le toucher, comme s’il le laissait arriver bien tranquillement à destination. De même, il est extrêmement frustrant d’avoir des attaques avortées car le joueur de pointe n’a pas jugé bon de faire un appel de balle. Il aurait été préférable de pouvoir déclencher soi-même les appels… Dans un autre registre, on note des gardiens totalement abrutis qui poussent le ballon dans leurs propres filets ou le repoussent dans les pieds de l’adversaire. En fait, ils sont tellement mauvais, qu’ils font au mieux office de troisième poteau même si rarement ils semblent avoir un peu d’inspiration. Les bourdes sont en tout cas bien nombreuses… Il en va de même pour l’arbitrage qui est assez catastrophique. Si on peut considérer réaliste le fait de siffler un hors-jeu qui n’a pas lieu d’être, une faute inexistante ou encore une omission, on ne peut qu’être déçu de voir que les seuls cartons rouges que l’on peut avoir sont le résultat de l’addition de deux cartons jaunes. En effet, même le dernier défenseur de l’équipe qui tacle violemment par derrière l’attaquant adverse s’en tire avec un carton jaune. Pire encore, les fautes ne sont sifflées que lorsqu’elles se produisent sur le joueur considéré comme le porteur du ballon.

Dans la pratique, cela donne lieu à de véritables attentats sur les joueurs sans ballon, qui se retrouvent au sol tandis que l’action continue. De même les obstructions sont rarement sifflées. On regrette aussi de voir parfois notre joueur se prendre un petit coup d’épaule pas bien méchant et se plier en deux comme s’il souffrait d’une crise de maux de ventre, abandonnant ainsi l’action. On note d’ailleurs que certains contacts sont bien étranges et que quelques uns donnent même lieu à des réactions défiant la physique. En revanche, la physique de balle, plus lourde, reste toujours très appréciable à défaut d’être toujours parfaite. En fait, ce PES montre un mieux entaché par des défauts qui sont devenus comme une marque de fabrique. La rigidité est de mise, le comportement des joueurs va du bon au moins bon, les erreurs de l’intelligence artificielle sont très nombreuses et le plaisir de jeu n’est pas toujours là. Bien entendu, comme il s’agit d’une bêta, on peut espérer que la majorité des défauts mis en avant seront corrigés ou du moins atténués dans la version finale. Si le cas se présente réellement, alors on pourra compter sur un volet orienté simulation demandant de la précision et de la réflexion pour la construction du jeu. Mais pour que le plaisir soit toujours au rendez-vous, les développeurs ont encore beaucoup de travail. Dernières notes et non des moindres, les temps de chargements à la fin d’une rencontre sont interminables, la réalisation graphique montre enfin une production de nouvelle génération avec des modélisations en général réussies et la caméra offre de beaux plans sur l’action même si elle a parfois du mal à suivre sur le jeu long.

Premier avis sur le jeu, conclusion
Comme le précise le studio au lancement de la bêta, celle-ci n’est pas forcément représentative de la qualité finale du jeu. On ne peut donc qu’espérer que les développeurs feront en sorte de corriger/diminuer les nombreux défauts relevés (gardiens, arbitrage, scripts trop visibles, rigidité, inertie aberrante, contacts, etc.) pour nous proposer une bonne simulation reposant sur des passes millimétrées et plus globalement un gameplay exigeant mais offrant des phases réalistes et plaisantes. Sans aller jusqu’à la comparer à la concurrence, on ne peut que souhaiter une cuvée 2011 qui puisse enfin convaincre les amateurs de ballons ronds. De ce que nous avons pu voir de la bêta, même si les idées sont là et que certaines ont bien été concrétisées (mode Master League assez plaisant, paramètres de l'équipe modifiables au millimètre près comme les placements, rythme plus posé, aspect simulation plus prononcé, etc.), il reste encore énormément de travail pour que le tout soit à la hauteur. Rendez-vous donc fin septembre pour le verdict final !
Consulter les commentaires Article publié le 29/08/2010 par Vincent P.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur les consoles Xbox Series X|S, Xbox One, Xbox 360 et Xbox de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2021