Preview Prince of Persia - jeux vidéo Xbox 360

XBOX GAMER
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Prince of Persia



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
Action Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.12.2008
  02.12.2008
  18.12.2008
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Mémoire
6 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69,00 €

Une trilogie se termine, une autre débute… Ubisoft, et plus particulièrement les studios de Montréal, ouvrent un nouveau chapitre de la célèbre saga Prince of Persia avec un jeu destiné aux consoles de nouvelle génération et au PC. Depuis 1989, la série a bien évolué et, pour se différencier cette année d’une autre licence « cousine », à savoir Assassin’s Creed, le prochain opus à paraître le 4 décembre prochain se pare d’un aspect esthétique quelque peu spécial. Même s’il faudra attendre encore quelques jours pour savoir si ce nouveau volet sobrement intitulé Prince of Persia restera gravé dans les mémoires (en bien ou en mal d’ailleurs), nous vous proposons de découvrir dès à présent nos premières impressions.

Le Prince est mort, vive le Prince




Depuis 1989, le Prince de Perse a fait un bon bout de chemin puisqu’il a fait des apparitions remarquées sur PC et sur bien des consoles. Outre l’épisode originel, sa suite et l’épisode 3D, les amateurs de la licence gardent certainement en mémoire les opus Les Sables du Temps, L’Âme du Guerrier et Les Deux Royaumes, la dernière trilogie en date. Pour la nouvelle, les développeurs ont fait des choix artistiques afin de vraiment différencier le nouveau Prince of Persia d’un autre jeu sorti il y a peu de temps : Assassin’s Creed, qui était dans la veine de ce dernier. Du coup, nous n’incarnons plus le Prince de Perse que tout le monde connaît mais un autre personnage, accompagné d’Elika, une jeune fille aux aptitudes spéciales, le tout avec une touche graphique en cel shading légèrement crayonné et surtout beaucoup plus travaillé et détaillé que d’habitude. C’est de l’art illustratif. On se retrouve donc avec un jeu fort joli qui a une véritable identité visuelle, entendez par-là qu’en un seul coup d’œil furtif sur une image, on peut affirmer s’il s’agit bien de lui. Le rendu est très propre et même si la version que nous avions entre les mains (qui n’était pas la finale), laissait apparaître un ou deux bugs de collisions, voire un très léger aliasing, il faut bien avouer que l’on est bien sous le charme de cet univers fantastique. Reste que le héros du jeu ne fera pas l’unanimité, certains apprécieront son design et d’autres trouveront qu’il manque de charisme. La bande-son, quant à elle, colle parfaitement à l’univers mille et une nuits et on a réellement plaisir à se laisser embarquer dans cette aventure saupoudrée d’une certaine poésie.

D’ailleurs, celle-ci devrait se boucler en une quinzaine d’heures pour les plus rapides alors que ceux qui désirent tout savoir sur le scénario peuvent déjà rajouter une dizaine d’heures de dialogues, sans compter que certains ajouteront également quelques heures au compteur pour compléter leur collection d’orbes de lumière (sorte de monnaie du jeu permettant de débloquer de nouvelles compétences pour Elika). Difficile donc de vraiment juger la durée de vie puisque celle-ci dépend de son profil. On notera au passage que pour rendre la progression la moins linéaire possible, les développeurs ont implémenté un système permettant de choisir à tout moment le chemin que l’on désire emprunter. Même si on évolue toujours en suivant quelque peu un tracé, on bénéficie de différents embranchements pour varier les plaisirs et on peut revenir à tout moment à l’un ou à l’autre. Le mieux, c’est que l’univers de Prince of Persia est composé de quatre sous-univers offrant des décors variés. Comme la difficulté est progressive et s’adapte au joueur selon ce qu’il a déjà accompli, il est très bien possible de choisir un chemin et, plus tard, de refaire le jeu en en choisissant un autre, les pièges n’étant plus tout à fait les mêmes par exemple. Espérons qu’il en sera réellement ainsi dans la version finale, ce qui permettrait de vivre plusieurs fois une expérience relativement différente.

La lumière contre la corruption




Difficile d’aborder les décisions prises sur ce nouvel opus de la licence sans aborder l’histoire des Game Over. En effet, lorsque que son héros rate une acrobatie, un saut ou un QTE pour échapper de justesse à la mort, il devrait normalement la côtoyer… Néanmoins, pour éviter le fameux écran obligeant le joueur à sortir de l’univers pour charger sa partie dernièrement sauvegardée, celui-ci dispose d’Elika qui fait office de checkpoint ambulant et d’ange gardien. En effet, non seulement celle-ci sauve notre héros de justesse au besoin mais en plus elle le ramène sur la dernière plateforme stable passée. D’un côté certains résumeront cela par « on ne peut pas mourir » alors que d’autres penseront tout de même que chaque intervention de son amie d’infortune symbolise un échec et qu’elle évite surtout de repasser par un menu pour reprendre la partie et retenter sa chance. Notons tout de même que cette aide d’un personnage féminin qui se gère tout seul et qui évite de devenir un véritable fardeau pour le joueur ne veut pas forcément dire que le jeu est beaucoup plus simple pour autant. La corruption est partout…

Celle-ci n’est autre que le « véritable » ennemi du jeu dans le sens où il s’agit d’une substance noire visqueuse vivante qui au fil de l’aventure devient de plus en plus gênante et agressive en nous posant des pièges à la difficulté croissante. Les ennemis sont eux aussi en « relation » avec cette substance. On notera d’ailleurs qu’il n’y aura finalement pas beaucoup d’ennemis différents puisqu’on relèvera quatre boss que l’on affrontera plusieurs fois en usant de techniques différentes et des ennemis génériques que l’on rencontrera ci et là. C’est là qu’on se rendra compte que le système de combat favorise le un contre un en marquant une légère rupture dans la progression pour délimiter une sorte de zone de combat. Certains n’apprécieront peut-être pas mais il faut reconnaître que d’un point de vue artistique cela permet d’avoir surtout des combats intenses et épiques permettant d’enchaîner en plus différents combos en se servant des attaques à l’épée ou au gantelet ou en envoyant Elika.

Avec un peu de maîtrise et de nouvelles compétences, on parvient facilement à varier ses coups et on profite finalement du tableau qui nous est dépeint. On précisera au passage que celui-ci permet d’admirer des niveaux selon deux angles différents : avec ou sans corruption, ce qui revient, à la manière d’Okami, à un monde sombre et terne ou à un monde beaucoup plus coloré et verdoyant. C’est appréciable et cela offre quelques jolies cinématiques, sans compter qu’une fois le « niveau » purifié on peut commencer la recherche des orbes de lumière. A côté de cela la prise en main est très rapide pour peu que l’on assimile vite le concept du gant qui permet de courir le long des murs ou de descendre n’importe quelle paroi verticale et l’appel à Elika pour parcourir de plus longues distances par exemple. Tout ceci se fait avec beaucoup de grâce et c’est un vrai régal pour les yeux.

Premier avis sur le jeu, conclusion
Avec une réalisation de haute volée en cel shading légèrement crayonné et surtout beaucoup plus travaillé et détaillé que d’habitude, Ubisoft parvient sans mal à nous plonger dans l’univers des mille et une nuits qui est soutenu par une bande sonore de très bonne facture. Reste que certains n’accrocheront pas ou trouveront à redire sur le character design mais, ce qui est sûr, c’est que le titre ne laissera personne indifférent. Notamment avec son côté fantastique, marqué par Elika, notre checkpoint ambulant ange gardien à ses heures perdues qui utilise ses capacités magiques liées à la lumière pour quelques interventions des plus appréciables, surtout qu’elle se gère toute seule et, même si elle peut être blessée, elle évite de devenir un véritable fardeau pour le joueur. A cela il faut ajouter une prise en main très rapide une fois que l’on a bien assimilé les différentes utilisations du gant. On alterne donc sans problème phases de plateformes et phases de combats, majoritairement en un contre un pour renforcer le côté épique de la toile. Ce Prince of Persia a de sérieux atouts en poche et si toutes les promesses sont tenues, notamment au niveau de la durée de vie, il y a fort à parier que les amateurs du genre trouveront leur bonheur, du moins s’ils arrivent à accrocher aux nouveautés qui peuvent surprendre de prime abord, surtout pour les fans de la licence.
Consulter les commentaires Article publié le 26-11-08 par Vincent P.



 
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