XG Film Club - Gone Girl

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- Publiée le 02.11.2014, à 00:02
- Par Vincent P.
XG Film Club - Gone GirlDavid Fincher est un réalisateur de talent à qui l’on doit entre autres Seven, Fight Club, L’Etrange histoire de Benjamin Button, The Social Network ou encore le remake de Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Lorsque celui-ci s’intéresse à l’adaptation du best-seller Les Apparences de Gillian Flynn, qui signe également le scénario, on peut s’attendre au meilleur. Reste à voir si le résultat de ce Gone Girl est à la hauteur des espérances…

Une froideur qui fait mouche




Le synopsis du film, qui fait également office de postulat planté durant les premières minutes, est assez classique. Le cinquième anniversaire de mariage des Dunne est chamboulé par un événement inattendu : la disparition d’Amy. Nick, le mari, signale alors ladite disparition, plutôt suspecte, qui donne lieu à une enquête dans laquelle il prend vite le rôle du suspect. Bien entendu, ceux qui ont lu le livre perdront au niveau des effets de surprise, mais les spectateurs qui se sont arrêtés à la bande-annonce continueront à se poser des questions, dont la plus logique d’entre elles : Nick a-t-il tué sa femme ? Il est bien difficile de parler du scénario en préservant la surprise, raison pour laquelle nous allons rester vagues dans les lignes qui suivent, pour éviter tout spoiler. L’histoire, directement adaptée du livre, est alambiquée, offrant son lot de rebondissements, montrant divers aspects de la société avec tout autant de niveaux de lecture.

En démarrant avec la situation présente, puis en ponctuant avec des flash-back parfaitement intégrés, avant de reprendre le cours de l’histoire, Fincher et Flynn nous offrent un puzzle qui tourne comme un thriller dramatique. La mise en scène est maîtrisée, avec des images d’une efficacité effarante. La photographie est superbe, aussi froide que superficielle, faisant un réel parallèle avec les situations qui s’enchaînent. Il y a bien des ellipses et un ou deux raccourcis qui peuvent déboucher sur des incohérences, mais à moins de passer totalement à côté du film, on n’y prête guère attention, se laissant happer par l’histoire première, certes, mais également par ce qui en découle. Si pour certains très terre à terre la première heure peut suffire, les autres se délecteront également de l’heure et demie suivante, introduite d’ailleurs par une explication aussi nécessaire que lourdingue. Cela étant, ce sont bien les rapports humains qui sont à l’honneur, magnifiant l’intellect des femmes et les jeux de manipulations.

Plusieurs thèmes sont abordés, dont le mariage, l’influence des médias, avec une critique ouverte mais tellement réaliste, l’importance de l’image, avec tous les faux-semblants qui en découlent, les absurdités de la nature humaine, avec ses excès, les failles du système judiciaire, les relations familiales, etc. Beaucoup de sujets sont traités, pas mal sont esquissés, mais tout est tellement bien dosé et imbriqué que la maîtrise est quasi-totale. Certains éléments sont téléphonés, même pour ceux qui n’ont pas lu le livre, mais le déroulement réserve son lot de surprises pour ces derniers. Le rythme est lent mais il laisse le temps de développer les personnages, notamment le couple, joué par une Rosamund Pike impeccable dans son rôle et un Ben Affleck très convaincant, tout en incorporant des seconds rôles de qualité comme Neil Patrick Harris (l’ex d’Amy Dunne), Tyler Perry (l’avocat), Carrie Coon (la sœur de Nick) ou encore Kim Dickens (l’officier - féminin - en charge de l’affaire), dont le bon sens met en avant la stupidité masculine incarnée par Patrick Fugit (l’officier Gilpin). La recette fonctionne, la musique souligne la qualité artistique de l’œuvre, et on ne ressort pas forcément indemne du film.



Thriller dramatique maîtrisé
Partant d’un synopsis plutôt banal, Gone Girl s’impose comme un thriller dramatique maîtrisé. Les acteurs, principaux comme secondaires, jouent parfaitement leur rôle. Le scénario est alambiqué, esquissant bon nombre de sujets avec une certaine justesse. Les plus exigeants regretteront que tous ne soient pas traités en profondeur, mais parfois des images valent bien des mots. David Fincher (réalisateur) et Gillian Flynn (scénariste) nous livrent un puzzle psychologique qui prend forme durant la première heure et se prolonge par la suite. Il y a un merveilleux jeu de manipulations, traduisant toute la complexité de la nature humaine, et plus particulièrement tout sa vilénie. Faux-semblants permanents, relativité de la vérité, relations familiales, vie de couple, manipulations perverses, superficialité, voilà une partie des thèmes que l’on découvre, sans parler des failles du système judiciaire et de l’influence des médias. La photographie, la mise en scène et la musique en font une belle œuvre artistique, cynique, violente, sombre, qui donne la part belle aux femmes et met en scène toute la superficialité de bon nombre de relations humaines.

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