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Avis - Skull and Bones, Savage Storm de Black River Comics

- Publiée le 27.11.2023, à 14:41
- Par Vincent P.
Avis - Skull and Bones, Savage Storm de Black River Comics

Lors de sa conférence pré-E3 de 2017, Ubisoft a annoncé une nouvelle licence, Skull & Bones. Nouvelle ? Pas tant que ça puisque la firme semblait reprendre les assets des batailles navales d’Assassin’s Creed IV Black Flag (batailles introduites dans ACIII) pour en faire un jeu à part entière prévu alors pour 2018. Le studio de Singapour à l’œuvre sur le projet promettait ainsi de devenir l’un des plus grands pirates en découvrant l’immensité de l’océan indien. Présenté avant tout comme un jeu axé sur le multijoueur, Skull & Bones doit également proposer une campagne scénarisée permettant de rencontrer quelques figures célèbres de l’histoire de la piraterie. Lors du bilan financier du premier semestre 2018, nous avons appris le report du projet à l’année fiscale suivante… Et l’année suivante, rebelote. On a fini par arriver en juillet 2022 avec une sortie alors fixée au 8 novembre 2022. Bien entendu, le running gag a continué et, à peine deux mois plus tard, la sortie a été repoussée au 9 mars 2023, date qui n’a pas tenu bien longtemps. Mais cela n’a pas empêché Ubisoft d’organiser une session de bêta ouverte en août dernier et de sortir en collaboration avec Dark Horse Comics trois comics entre le 1er mars et le 3 mai 2023 dans le but d’accompagner la sortie lorsque celle-ci était encore programmée au 9 mars 2023. En France, depuis le 19 octobre dernier, c’est grâce à Black River Comics que nous pouvons découvrir cette introduction dans l’univers du jeu avec un ouvrage affiché à 15,90€ rassemblant les trois chapitres. Véritable butin ? C’est ce que nous allons voir grâce à un exemplaire fourni par l’éditeur.

Une initiation à l’univers de la piraterie



L’univers de la piraterie est séduisant. Il parle d’aventure, de dangers, de légendes et de trésors. Certains noms sont restés gravés dans les mémoires, comme Charles Vane, Jack Rackham (son quartier-maître) ou encore Edward Teach, plus connu sous le nom de Barbe Noire. Les récits fictifs également ont leurs héros et/ou antihéros tels que le Capitaine Crochet de Peter Pan, Albator (le corsaire de l’espace), Luffy de One Piece ou encore le célèbre Jack Sparrow. Et cela c’est sans parler des jeux qui mettent en avant le thème, à commencer par l’excellent Sea of Thieves qui continue à accueillir des joueurs plus de cinq ans après sa sortie, et ce malgré un début compliqué, grâce à un suivi exemplaire. Bien entendu, force est de reconnaître que la partie navale introduite dans Assassin’s Creed III était des plus séduisantes et qu’elle a été reprise dans le IV pour y ajouter encore plus de surcouches liées à la piraterie. Fort du succès de cette partie du jeu, Ubisoft voulait exploiter encore plus le filon en développant Skull & Bones. Même si le projet a rencontré ses propres typhons, il devrait finir par amarrer un jour ou l’autre sur nos machines actuelles.

En attendant, John Jackson Miller et James Mishler ont concocté un scénario pour donner aux joueuses et aux joueurs un avant-goût de l’aventure qui les attend dans Skull & Bones. Sans vouloir réinventer la roue, ils ont décidé de mettre en avant un navire marchand qui se fait attaquer par un navire pirate. Alors que John Scurlock, à bord de la Margareta, pense s’emparer facilement d’un bon butin, un typhon vient mettre la pagaille. Le Sylvia, le navire marchand, s’échoue sur une île, au même titre que le navire pirate. Rapidement, une héroïne, la jeune Maria, va sortir du lot et œuvrer afin d’éviter le massacre complet de l’équipage, elle comprise. Pour pimenter un peu les choses, les auteurs ont ajouté deux autres factions au récit afin d’intégrer des affrontements croisés et ajouter du suspense. Nous avons donc l’Amiral Rahma et le monstrueux Vanderkill de la Compagnie Marchande Hollandaise qui se joignent à la fête.

Avec seulement 80 pages au compteur, il est clair que la BD se dévore en un rien de temps ou presque, ne laissant aucune place à un éventuel temps mort. Le rythme est soutenu et l’action est dense. Quant à l’histoire, malgré quelques éléments pour essayer de la complexifier, on se retrouve avec un fil conducteur assez simple régit par un principe vieux comme Hérode, à savoir « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », le tout avec une Maria qui manipule les foules. Elle apporte également un aspect un peu plus humain dans les échanges, même si cela entraîne quelques retournements de situation capillotractés. Le bon côté, c’est que les auteurs ont réussi à appliquer ce qu’ils souhaitaient, à savoir mettre en avant un récit de cape et d’épée intense, rythmé et montrant un personnage dont le potentiel se dévoile. Nous n’en dirons pas plus pour éviter de spoiler. Malgré tout, l’histoire s’oublie assez vite tant il n’y a rien de bien original dans le fond.

Pour illustrer l’ensemble, c’est Christian Rosado, un dessinateur péruvien qui a été choisi. Si les planches sont plutôt jolies, il faut reconnaître qu’elles sont aussi très chargées, à tel point que la lisibilité de l’action de certaines cases est confuse. Il y a beaucoup de détails, un véritable travail sur les expressions faciales et sur les éléments de décor. Le dessinateur ne lésine pas sur les moyens. Bien entendu, les éléments en arrière-plan sont plus flous ou sommaires mais il multiplie les traits pour toujours donner ce sentiment de densité au dessin. Le noir est également très dominant sur l’ensemble des cases, soit pour renforcer des ombrages, soit pour faire ressortir certains éléments, sans parler des chevelures et de divers traits venant donner du caractère à certains visages, dont celui du Commodore Vanderkill. Les compositions sont majoritairement réussies et certaines cases sortent du lot avec un style très appréciable. On ressent la violence des affrontements et la tension de certaines joutes verbales. Quelques onomatopées renforcent le sentiment de violence, en plus des diverses effusions de sang. La colorimétrie de l’encrage y est également pour quelque chose avec beaucoup de tonalités orange et vertes, en plus du bleu du ciel et de la mer. Le tout pourra paraître bien souvent terne mais ça reste en adéquation avec une bataille qui se déroule dans un décor à la météo peu clémente. Dans l’ensemble, le rendu est appréciable sans être extraordinaire.

Nous en profitons pour souligner que Anaïs Papillon a assuré la traduction française tandis que Christophe Semal s’est occupé du lettrage. On note d’ailleurs à la deuxième page du premier chapitre le « n » de « notre » désolidarisé de « otre » ou encore vers la fin de la BD un « people » qui est resté au lieu du mot français « peuple », ce qui tranche méchamment avec le récit. Erreur de l’adaptation ? Petite folie originale liée au fait que l’Amiral Rahma qui le prononce parle le hollandais ? Nous penchons pour notre part pour l’erreur puisque toutes ses autres phrases sont parfaites. Enfin, l’ouvrage se clôt avec les concept arts de la couverture signée Puis Bak, ou plutôt des couvertures des trois chapitres. Un plus appréciable !

  • Nom : Skull and Bones, Savage Storm
  • ISBN : 978-2-38426-033-1
  • Nombre de pages 80
  • Format : 175 x 268 mm
  • Prix : 15,90€ TTC
  • Scénario : John Jackson Miller & James Mishler
  • Dessin : Christian Rosado
  • Encrage : Roshan Kurichiyanil
  • Couverture : Puis Bak
  • Lettrage : Christophe Semal
  • Traduction : Anaïs Papillon
  • Edité par : Black River


L’avis perso de Vincent / Oni // Moussaillons, voici une idée de l’univers de Skull & Bones
Ces derniers temps, Ubisoft a pas mal collaboré avec Black Horse Comics pour accompagner la sortie de certains de ses gros jeux d’une BD visant à faire plaisir aux fans et, en même temps, à initier les joueuses et les joueurs qui pourraient être tentés, offrant ainsi une véritable porte d’entrée à l’univers. Avec le cas Skull & Bones, c’est différent puisque la sortie du jeu a été maintes fois repoussée, tandis que celle des comics a été maintenue. Même Black River Comics, qui adapte les productions de Black Horse Comics pour le marché français, a sorti la BD avant l’arrivée du jeu. Ainsi, la lecture ne fait pas encore écho à ce que l’on connait de la licence. Pour l’heure, il s’agit d’un ouvrage qui raconte une histoire de plus dans l’univers de la piraterie, tentant d’apporter un aspect humain, bien que capillotracté, à cette aventure sanglante. On perçoit donc les idées que voudra véhiculer le jeu, à savoir la possibilité d’incarner une personne lambda qui verra ses rêves grandir jusqu’à asseoir sa place en tant que pirate émérite. On ressent les coups fourrés de chacun, le principe des clans et celui archaïque mais toujours aussi actuel de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». Les dessins sont chargés, parfois l’action n’est pas des plus lisibles mais le tout est joli, ça se suit avec plaisir, c’est rythmé et on arrive au bout de l’aventure avec une certaine satisfaction. On en veut même plus, ce qui est bon signe et montre que l’objectif est atteint, à savoir donner l’envie de se plonger dans le jeu… Hélas, ce dernier se fait encore attendre…

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VOS REACTIONS
Posté le 27.11.23 @ 18:32

Je suis bien tenté car les histoires de pirates sont de manière générale toujours plaisantes.
En tout cas, je prendrai bien le pari que la BD sera meilleure que le jeu.
Posté le 27.11.23 @ 18:49

Il me tente bien, je vais voir
Posté le 27.11.23 @ 20:45

Il ne m'attire pas du tout mais ça sera peut-être une bonne surprise. J'avais bien aimé Black Flag mais ce n'était pas de la piraterie pure et dure. À suivre.
Posté le 28.11.23 @ 07:43

Ça me tente bien du coup moi qui adore lire
Posté le 28.11.23 @ 17:52
Rédac chef


Je vais voir pour vous en parler en vidéo d'ici la fin de semaine...
Posté le 28.11.23 @ 20:03

Pas plus tenter par la BD que par le jeu, l'essai du jeu m'avais laissé de marbre
Posté le 29.11.23 @ 12:16
Rédac chef


D'après les rumeurs, le jeu devrait sortir en février...

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