Test You’re in the movies
Parmi les jeux visant à conquérir toujours plus de joueurs de type casual, on retrouve You’re in the Movies, un titre développé par Zoë Mode et édité par Codemasters proposant au joueur de devenir, le temps d’une soirée, une star de cinéma. Une Xbox Live Vision, un exemplaire du soft rempli de mini-jeux et autres surprises et on est prêt à donner le meilleur de soi-même pour littéralement crever l’écran. Dans le fond, le concept n’est pas sans rappeler celui des jeux de la licence Eye Toy de Sony Computer Entertainment, mais ce You’re in the Movies, exclusif pour le coup à la Xbox 360, est-il capable de se démarquer de son « concurrent » tout en proposant un divertissement riche et intéressant ?
Direction Hollywood ! Non, demi-tour...
Reprendre le concept de l’Eye Toy (exclusif aux consoles de Sony) et l’adapter au monde du cinéma pour transformer tous les joueurs possédant une Xbox 360 en véritables acteurs était une fort bonne idée. Celle-ci a germé et Zoë Mode s’est chargé de la concrétiser. Ainsi est né You’re in the Movies qui signifie en français Vous êtes dans les films. Mais avant de pouvoir être sous le feu des projecteurs, encore faut-il préparer son matériel. On branche donc sa Xbox Live Vision à l’un des ports USB de la console, on insère la galette dans le lecteur et on suit attentivement la vidéo d’introduction tout aussi ridicule qu’hilarante avant de faire quelques réglages et autres mises au point. Dès lors on se rend déjà compte que ce ne sera pas forcément du gâteau. En effet, pour pouvoir avoir une image qui soit à peu près correcte, il faut avoir un éclairage qui soit parfait (ni trop lumineux, ni trop sombre), des vêtements qui soient si possible de couleurs différentes de celles du fond, tout ceci en évitant les miroirs, les ombres, etc. Et encore, même lorsque toutes les conditions nécessaires sont réunies et que l’on a fait le ménage pour avoir une image correcte, ce n’est pas forcément le cas. Du coup, bien que l’on se place comme il faut dans la silhouette indiquée, qu’on laisse le temps au jeu d’analyser le fond et que l’on règle quelque peu le détourage, ce dernier est grossier. Le problème c’est que ceci peut avoir deux influences sur la suite des événements : l’incrustation de notre image n’est pas vraiment satisfaisante, des parties de notre corps étant invisibles à l’écran, et la reconnaissance des mouvements et autres collisions est plus qu’approximative. Cela reste-t-il tout de même jouable ?
La réponse est oui puisque, après avoir passé toutes les déceptions liées à la technique de détourage et d’incrustation d’image, on découvre un titre permettant aux acteurs en herbe de jouer une trentaine de scénarios (qui se débloquent au fur et à mesure de la progression) de films de cinq genres différents. Il y en a vraiment pour tous les goûts et ces courts-métrages dignes de séries B, que l’on peut visionner après avoir passé quatre étapes préalables, font souvent sourire. Heureusement pour beaucoup, « le ridicule ne tue pas ». En tout cas ce qui est sûr, c’est que le budget de ces films ne devait pas dépasser celui d’un repas dans un fast-food… Enfin c’est tellement ridicule que bien souvent ça en est drôle, sans compter qu’il y a de quoi rire lorsque l’on voit son visage et/ou celui de ses amis à l’écran. Bien entendu, les étapes qu’il faut passer pour confectionner le film sont à base de mini-jeux et de prises de performances. Dans le premier cas, il faut agiter son corps devant la caméra pour donner des coups de poing tout en évitant des poteaux ou autres barres, faire semblant de courir, tirer une corde, évacuer de la fumée, etc. Dans le deuxième, on a quelques secondes pour suivre les ordres du metteur en scène qui demande généralement d’exprimer une émotion ou de faire un acte bien précis (la joie, la colère, un rire diabolique, la surprise…). Tout ceci permet au titre de faire quelques clichés ou de conserver quelques secondes de ses prestations (d’une manière totalement aléatoire malheureusement) pour les intégrer au film final, ce qui peut parfois (souvent) déclencher de véritables fous rires.
Si le titre est fort sympathique à deux joueurs, il faut bien avouer qu’en solitaire l’intérêt est vite limité et qu’à trois ou quatre la patience est de rigueur, chacun passant à tour de rôle, les parties s’éternisent et l’ambiance retombe bien vite. Reste alors une possibilité pour rallonger un tant soit peu le plaisir de jeu : le mode réalisateur. Celui-ci permet de passer derrière la caméra et de récupérer tous les passages que l’on souhaite des films proposés pour faire un montage constituant un nouveau scénario. Même si ce mode de jeu reste relativement limité, on découvre avec plaisir la possibilité de brancher son micro casque pour pouvoir jouer les voix off. Mieux encore, une fois sauvegardés, ces scénarios peuvent être joués. On note d’ailleurs qu’il est possible d’enregistrer tous les courts métrages que l’on a réalisés pour les montrer par la suite aux amis qui viennent chez soi. Une initiative plutôt sympathique même si on aurait souhaité que la sauvegarde soit un poil plus rapide.