Test Shrek-N-Roll
Après Screwjumper !, THQ nous propose un second jeu Xbox Live Arcade qui, lui, est basé sur la célèbre licence Shrek. Au programme du jour : de la réflexion pure et dure et un concept plutôt original censé apporter un peu de variété au catalogue Arcade. Mais prendre un gros ogre joufflu sera-t-il suffisant pour rendre un puzzle-game satisfaisant ? C’est ce que vous découvrirez dans notre test complet !
Rock ‘n roll ?
Tout commence par la sélection des personnages. Le joueur doit en effet choisir deux héros parmi la vaste palette des personnages de la saga Shrek. Une fois cette étape passée, le joueur doit alors choisir son niveau parmi la quinzaine qui lui est proposée. Après quoi, les choses commenceront vraiment avec un concept fort original qui consiste à faire grimper nos deux amis le long d’une tour par un système d’ascenseur ancestral. Pour faire simple disons que nos deux compères se situent à une quinzaine de mètres l’un de l’autre et qu’ils sont sur les extrémités d’une « planche-ascenseur ». Pour faire grimper la planche, vous devrez préalablement faire grimper l’un des deux avatars grâce au stick gauche, après quoi vous ferez monter votre camarade de jeu avec le stick droit. Il vous faudra en fait tenter de monter le bébé de Shrek le plus haut possible tout en lui faisant ingurgiter un maximum de bonus et en évitant de l’envoyer dans les oubliettes des forteresses… Un concept simple qui paraissait plutôt efficace sur le papier mais qui, en pratique, donne lieu à un grand n’importe quoi vidéoludique.
Il faut reconnaître que les enfants auront énormément de difficulté à ne pas envoyer le nourrisson valdinguer dans les oubliettes, vu le niveau de difficulté particulièrement élevé et les nombreuses difficultés qui ont été placées par les développeurs. Une plus grande simplicité d’accès aurait sans nul doute rendu les choses plus simples. En plus d’être relativement dur et basique, Shrek-n-roll souffre avant tout d’une trop grande répétitivité. Difficile en effet de sortir des sentiers battus lorsque le concept ne change pas d’un iota d’une partie à l’autre. Concrètement, vous aurez l’impression de rejouer encore et encore les mêmes parties, dans des décors certes variés, mais qui n’apportent strictement rien au soft. Qui plus est, les joueurs habitués au genre auront vite fait de remarquer que si le challenge est assez corsé, le jeu n’est pourtant guère difficile à boucler. A 800 points le soft, inutile de dire que nombreux seront les acheteurs déçus. Heureusement, il y aura toujours la réalisation graphique pour satisfaire les plus dégoûtés… Mais il faut reconnaître qu’un beau jeu ne fait pas un bon jeu.
Si, par miracle, vous veniez à accrocher au concept, vous pourrez toujours tenter d’embaucher l’un de vos amis pour tenter l’aventure en coopération sur un seul écran (vu l’absence de mode de jeu en ligne). Mais encore faut-il trouver quelqu'un qui daigne partager les mêmes goûts que vous… Enfin, il faut savoir qu’un mode Versus a également été introduit via un split-screen, mais celui-ci n’apporte malheureusement pas grand-chose de plus au soft de THQ qui aura décidément énormément de difficulté à convaincre qui que ce soit.