Test Harry Potter et l’Ordre du Phénix
L’arrivée du cinquième volet des aventures d’Harry Potter se devait d’être accompagnée d’une adaptation vidéoludique qui a d’ailleurs été disponible quelques jours avant la première projection du film. La nouvelle génération de consoles a aussi eu le droit à son adaptation signée Electronic Arts mais une question se pose encore. Notre cher sorcier est-il suffisamment électrisant pour attirer un maximum de joueurs ou risque-t-il de s’attirer la foudre de nombreux fans ?
Un coup de baguette et ça repart !
Comme énoncé, le jeu se veut être l’adaptation du film et non du roman, entendez par là que vous retrouverez toutes les grandes lignes de la pellicule tout en perdant toutes les subtilités du papier. Le sorcier aux cicatrices éprouve plus que jamais le désir de combattre le terrible Lord Voldemort mais le ministère de la Magie ne l’entend pas de la sorte. Toujours plus noir, plus tourmenté et plus rebelle, le jeune sorcier décide de monter sa propre « armée ». Entouré de ses deux meilleurs amis, Ron et Hermione, le voilà parti pour une aventure encore plus mouvementée. Voici donc les grandes lignes qui sont abordées ici. Nos trois héros doivent tout faire pour éviter les répressions d’Ombrage, une femme acariâtre qui ne rigole pas avec la discipline. Hormis ce scénario qui ne sera apprécié que par les amateurs des premiers volets de la série, le titre nous offre un nouveau concept qui change des précédentes adaptations sorties sur les consoles de génération actuelle.
Celui-ci n’est autre que la liberté. Nul besoin de suivre un ordre déjà préétabli avec des missions qui s’enchaînent sans trop savoir pourquoi, ici le joueur est totalement libre d’aller et venir dans Poudlard. Même si au fond cela partait d’une bonne idée, nous en voyons rapidement les limites pour tomber sur un constat des plus flagrants : ce système pousse à faire de nombreux allers-retours qui nous forcent à perdre du temps en déambulant dans les couloirs et autres pièces de l’école. Même si les fans incontestés de l’univers prendront un malin plaisir à chercher tous les passages secrets tout en découvrant ce lieu magique, les autres trouveront rapidement l’ennui. Heureusement pour ce dernier, ils n’ont pas besoin d’errer des heures dans les recoins de la carte pour trouver leurs objectifs…
De l’ordre et de la discipline
Même si le jeu n’est pas découpé en niveaux successifs, il n’en reste pas moins qu’il faut accomplir certaines tâches pour progresser dans l’aventure. C’est alors qu’un élément mis à notre disposition era d’une grande utilité. Il s’agit bien sûr de la carte du Maraudeur qui permet en quelques pressions de boutons de trouver une mission à réaliser. Retrouver des objets, faire des devoirs, recruter des personnes pour l’armée de Dumbledore et bien d’autres quêtes viendront rythmer le jeu durant quelques bonnes heures. Ceux qui ne réussissent pas à trouver l’ennui seront ravis d’apprendre que le soft est suffisamment long pour nous maintenir alerte durant plus d’une bonne dizaine d’heures. Rajoutons à cela quelques mini-jeux demandant quelques bonnes minutes et nous obtenons un titre à la durée de vie des plus correctes. Notons tout de même que ces mini-jeux tels que les échecs, le bavboules ou encore la bataille explosive sont amusants deux minutes, après quoi ils deviennent vite lassants.
Si les joueurs jettent rapidement l’éponge c’est peut-être que les développeurs ont mal négocié l’approche du jeu en le rendant trop grand public. En effet, il est bien trop facile et il privilégie beaucoup plus l’exploration à l’action. Malgré tout, ces deux phases jouissent d’un gameplay qui se révèle être plutôt bon. Même si la caméra a tendance à mal se placer, le joueur pourra tout de même affronter d’autres sorciers et se servir sans problème de ses pouvoirs pour mener à bien ses quêtes. Ainsi nous pouvons, lors des phases d’exploration, repousser, réparer, briser, enflammer, attirer ou encore faire léviter des objets, tandis que lors des phases de combats, nous pouvons, paralyser un adversaire, le repousser, le désarmer, etc. Les sorts s’exécutent avec le joystick droit et c’est plutôt agréable de les réaliser. Néanmoins, certains trouveront ce système parfois imprécis puisqu’il suffit de quelques secondes d’inattention pour réaliser tout sauf ce que l’on désirait. Mais, dans tous les cas, la réalisation reste suffisamment correcte pour ne pas trop porter défaut au titre.
Journée portes ouvertes à Poudlard
Comme évoqué un peu plus haut, Poudlard a été entièrement modélisé pour l’occasion. Même si beaucoup reprocheront les nombreuses textures qui ne font pas honneur à la nouvelle génération de console, il faut tout de même saluer l’effort fait par les développeurs qui nous offrent là un terrain de jeu immense. Même si cela ne relève pas de l’exploit, il serait injuste de condamner la réalisation de cet opus qui reste des plus correctes. Nous pouvons aller de pièces en pièces sans aucun temps de chargement, un véritable bonheur qui renforce la sensation de liberté. De plus, les personnages sont vite reconnaissables et l’univers est vraiment bien détaillé. Dommage tout de même qu’ils n’aient pas pris plus de temps pour rendre le tout visuellement plus agréable.
Même si les avis seront plus ou moins partagés sur la qualité visuelle du jeu, tout le monde se mettra d’accord quant à celle de la bande sonore. Cette dernière berce nos oreilles en nous offrant des musiques issues du film et des voix en provenance directe des doubleurs officiels. Une excellente nouvelle pour tous les fans. Ces derniers sont d’ailleurs plutôt gâtés puisque les développeurs ont incorporé beaucoup de bonus dont notamment de nombreuses interviews. Tout ceci se débloque en collectant des orbes que l’on obtient en réparant des objets cassés ou en accomplissant certaines bonnes actions. Une bonne idée qui une fois de plus n’aura de véritable impact que sur l’amateur du genre. Les autres n’y verront rien de transcendant ou du moins, rien qui puisse véritablement les intéresser pour supporter jusqu’au bout toutes les phases d’exploration qui traînent en longueur.