Test Castle Crashers
Déjà à l’origine du fort sympathique Alien Hominid, le duo de développeurs de The Behemoth s’est attaché à travailler dur sur un nouveau beat them all exclusivement destiné au Xbox Live Arcade. Après avoir longtemps planché sur le sujet, The Behemoth a finalement opté pour une approche old school du genre. Castle Crashers parviendra-t-il encore à nous surprendre avec son gameplay et ses mécaniques de jeu huilées ?
L’humour comme bouclier
Dans Castle Crashers, le joueur incarne un guerrier du roi, envoyé par son seigneur, à la poursuite d’un terrible sorcier qui a volé un Crystal magique et qui a emmené avec lui les quatre plus ravissantes princesses du royaume. Pour les retrouver, une seule solution : évoluer sur la mini carte en 2D en achetant du nouveau matériel, augmenter son expérience et terminer les niveaux sur lesquels vous bloquez… Le jeu se compose principalement de 3 phases de jeu : les moments « calmes », entre les combats, au cours desquels vous évoluerez sur la mini carte, achèterez de nouvelles armes, de nouveaux accessoires, augmenterez vos caractéristiques grâce à l’expérience gagnée ou encore irez découvrir ce que renferment plusieurs arènes de combat. Ceci représente le côté RPG évolutif de l’aventure solo. Concrètement, plus vous avancez dans le jeu, plus vous gagnez d’argent, d’expérience et de niveaux. Mais avant d’évoluer, vous devrez affronter des hordes d’ennemis au travers des nombreux décors qui vous attendent.
Comme le jeu prend place durant le Moyen-âge, les développeurs ont donné libre cours à leur imagination pour la conception des décors, créant de vastes plaines silencieuses, mais aussi de sinistres donjons ou encore de terrifiantes forêts. La variété est l’un des gros atouts de ce Castle Crashers qui propose non seulement de nombreux décors, mais qui offre aussi des scènes de jeu variées, allant du simple combat façon beat them all 2D à la course-poursuite, en passant par la fuite. Le jeu est fun, rafraîchissant et plutôt drôle. Il faut dire que le design cartoon n’y est pas pour rien… Enfin, la dernière phase de jeu n’est autre que l’inévitable combat de boss. Puisque Castle Crashers est un beat them all classique, il ne peut éviter la case « boss ». L’aventure solo vous proposera d’affronter de multiples créatures, allant du guerrier surpuissant à la chauve-souris géante, en passant par des tas d’autres abominations de la nature toutes plus drôles les unes que les autres. Chacun d’eux exigera de votre part une technique particulière afin d’en venir à bout. A vous dès lors de trouver la bonne… A côté de cela, on retrouve 2 ou 3 mini-jeux pas très originaux mais assez funs ainsi qu’un mode duel en multijoueur, forcément moins passionnant que le mode coopération, mais il a au moins le mérite d’exister…
Malgré son manque d’originalité au niveau du concept, Castle Crashers remplit parfaitement son rôle : un excellent défouloir jouable en solo mais aussi en coopération jusqu’à 4 joueurs, disposant d’une solide durée de vie et proposant un gameplay très fun. Seule réelle ombre au tableau : la répétitivité de l’aventure et les phases de beat them all, trop nombreuses et forcément lourdes à supporter à force… Raison pour laquelle il sera essentiel de faire de nombreuses pauses afin d’éviter de sombrer dans la mélancolie. A condition de prendre son temps et de ne pas s’arrêter aux premiers niveaux du jeu, Castle Crashers s’impose donc comme un excellent divertissement drôle et littéralement addictif, que ce soit en solo ou en multijoueur !