Test Asteroids & Deluxe
Sorti en 1979 sur les bornes d’arcade, Asteroids s’était rapidement imposé sur le marché américain comme l’un des meilleurs shoot them up. Il faut dire qu’à l’époque, Atari faisait partie des grands leaders du marché et parvenait à chaque nouveau projet à surprendre le consommateur. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et l’éditeur nous propose une version Deluxe de son vieux hit qui était soigneusement resté dans le fond du tiroir de l’éditeur. Mais un léger lifting sera-t-il suffisant pour justifier une dépense de 400 points ?
De luxe ?
Comme son nom l’indique, Asteroids & Asteroids Deluxe est une compilation de deux jeux reprenant à la fois le vieux classique de 1979 dans sa version d’origine et incorporant un remake lifté à la sauce nouvelle génération bénéficiant de quelques éléments visuels du plus bel effet. Rien de surprenant en soi étant donné qu’il s’agit de la politique actuelle des éditeurs. Néanmoins, certains regretteront qu’Atari ne nous livre qu’un léger remake du soft qui ne gagne ni en consistance ni en optimisation du gameplay. Du coup, on se retrouve avec une version vieillissante qui a certes fait les beaux jours des salles d’arcade tout en participant activement à l’émancipation du jeu vidéo, mais qui fait réellement tache à l’époque actuelle.
Pour faire simple, disons que le joueur incarne un vaisseau projeté dans un champ d’astéroïdes. Livré à lui-même au beau milieu d’un petit rectangle qui lui sert d’aire de jeu, celui-ci devra tenter d’éviter les astéroïdes qui apparaissent aux quatre coins de l’écran tout en tirant allègrement sur les rochers trop dangereux et sur les ennemis qui le canardent. Cependant le bas blesse quand on évoque la jouabilité. Celle-ci, ultra approximative, n’a pas subi la moindre mutation depuis 1979. Autrement dit, le titre est bancal au possible et son manque flagrant d’intérêt sur le long terme finira par agacer les plus fervents admirateurs du genre. Signalons au passage qu’Atari aurait clairement pu opter pour le duo de sticks au lieu de nous obliger à utiliser le stick analogique gauche pour la direction et deux autres boutons pour le déplacement et le tir. Avec un tel handicap et un tel rythme de jeu, le joueur aura énormément de mal à rester éveillé devant son achat et ne tardera pas à couper le jeu, faute d’y avoir accroché.
Mais que doit-on retenir de ce soft ? Dans le fond, l’initiative est plutôt bonne puisqu’elle nous permet de redécouvrir un vieux hit du passé disposant de graphismes nettement plus jolis. Mais à 400 points le jeu, cela demeure exagérément cher pour un soft que le commun des joueurs lâchera cinq minutes seulement après y avoir fait ses premiers pas. Une remise à jour du gameplay et de la jouabilité n’auraient assurément pas été un mal !