Test Unreal 2 : The Awakening - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Unreal II : The Awakening



Editeur
Epic Games
Distributeur
Atari
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.04.2004
  10.02.2004
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Futuriste
Son
5.1

Prévu depuis pas mal de temps sur Xbox, ce Unreal 2 : The Awakening aura au moins eu la satisfaction de se faire attendre. Car porter un tel monument du PC à la Xbox n'était pas une tâche facile mais malgré tout, nous sommes restés confiants quant au potentiel d'une telle adaptation. Alors, avons-nous eu raison de manifester une telle attente ou s'agit-il juste d'un pétard mouillé tout juste digne de prendre les poussières dans les étalages des grandes surfaces ? La réponse dans ce test…

Quelle vie de chien !




La vie de Marine n’est pas une chose évidente, quoi qu’on en dise : ratisser des zones à la recherche d’individus armés, protéger des planètes alliées, ne prendre ses congés que lorsque le chef le désire, c’est pas évident et fatalement, on arrive toujours par faire des erreurs. Là, quand ça marche plus, on est bien obligé de se trouver un gagne-pain et quoi de mieux qu’une brigade sécuritaire perdue au fin fond de la galaxie ? Après tout il doit se passer plein de trucs là-bas ! Eh bien non… Le néant, le vide intersidéral, nada, pas une mission à se mettre sous la bouche, bref l’horreur pour un vieux de la vieille comme vous. Alors, vous comprenez bien que le jour où on vous demande d’accomplir une mission de sauvetage dans un complexe militaire abandonné, c’est synonyme de fête pour vous et votre équipage ! Un peu d’action, enfin, il était temps. Eh bien autant vous dire que de l’action, vous allez en manger, et pas qu’un peu ! Entre des arachnides géants, des aliens aux têtes de poiscaille et des space-marines reconvertis dans le privé, il y a de quoi faire… Mais pourquoi ils m’en veulent tous alors les messieurs ? Parce que vous avez découvert des reliques légendaires. Décidément, à ces marines, il faut tout leur expliquer avec leur QI bien souvent inférieur à 70.

Dès lors, la campagne commence et vous vous retrouvez très vite plongé au beau milieu d’un conflit de haute envergure à travers lequel vous faites plus office de pion qu’autre chose. Enfin, un scénario qui reste sans grand intérêt si ce n’est les personnages plutôt charismatiques tels qu’Aida, votre chef de vaisseau. Heureusement, vous serez toujours là pour lâcher une petite feinte bidon, histoire de détendre l’atmosphère et de ne pas trop se prendre au sérieux, comme avec l’espèce de lapin mutant qui se balade dans le vaisseau. Bref, tout cela pour dire que le nerf du jeu, ici, c’est l’action sans temps mort et souvent super fun. Point besoin de réfléchir, juste presser la gâchette droite et avancer, c’est tout simple, même un marine y arrive ! C’est tout ? Non bien sûr, on va quand même un peu faire travailler votre intelligence… Au programme des vacances irréelles : protection de secteurs, établissement de périmètres de sécurité, protection de cibles et bien plus encore comme blaster à tout va des boss avoisinant des tailles gigantesques ou commander une équipe de marines. Des objectifs bien sympas, certes mais lorsqu’on se retrouve face à des hordes d’aliens en tous genres, le premier truc qu’on se dit c’est : « Pas très résistants ces ptits gars… ».

En effet, cette version Xbox s’est vue rendue plus facile, ce qui n’est pas un bien quand on sait que la version PC était déjà assez aisée à boucler. Et, cerise sur le gâteau, l’IA n’a toujours pas été retravaillé, ce qui fait qu’on se retrouve face à des hordes de soldats lobotomisés qui n’auront comme seul but dans leur vie de vous foncer dessus en tirant un peu partout… Au début ça amuse mais avec le temps ça commence à peser lourd sur la conscience d’éliminer de si fameux abrutis. Du coup, on ne recommence pas une seule fois un niveau et l’aventure solo est bouclée en une poignée d’heures. Dommage, tout simplement. Et le pire, c’est que ce constat revient lorsqu’on joue en coopératif la campagne solo, c’est moins résistant, ça se boucle plus rapidement mais c’est tout de même éminemment jouissif !

Continuons avec l’aspect technique des choses, souvent sujet à débat. Unreal 2 n’est pas superbe mais il n’est pas non plus horrible et indigne d’une Xbox. Jusque là, on se dit que ça va mais là où le bas blesse c’est bel et bien dans le fait que la version PC du soft était bien mieux réalisée et que du coup, on a un peu l’impression de passer pour un abruti en se prenant cette version… Chose compréhensible quand on sait que se procurer l’homologue PC à 15 euros est bel et bien possible mais encore faut-il avoir un ordinateur assez balèze pour le supporter. Bref, des graphismes bâclés, tendant parfois vers la simple beauté et souvent vers des textures pâles et sans le moindre bump-mapping. Un constat bien triste hélas…

Ma gâchette droite, je t’aime !




Heureusement, Unreal 2 : The Awakening propose une maniabilité tirée de Halo, ce qui est plutôt positif et ce, malgré le peu d’options disponibles. Cependant, certes c’est facile à prendre en main mais bon Dieu, pourquoi utiliser autant de bouton quand on sait qu’avancer en pressant sur la gâchette droite est une technique tout aussi efficace ? Tout détruire avant de réfléchir, une philosophie en soi. Mais tout de même, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire lorsqu’on avance dans ces dédales oubliés la gâchette droite enfoncée. Un concept jouissif mais qui ne plaira pas à tout le monde en ces périodes Post-Tom Clancyènnes. Les amateurs de Rainbow Six apprécieront-ils ce titre à sa juste valeur ? A voir, à prouver même tant Unreal 2 est orienté sur le shoot frénétique.

Pour ce qui est du doux tintement produit par les armes, les amateurs du genre seront servis car le tout est somme toute assez réaliste. Par contre, on ne peut pas en dire autant de tout ce qui est bruitage dans les environnements à travers lesquels vous évoluerez. On me tire dessus, mais par quel côté ? Voilà un peu la philosophie Unreal, le tout avec des musiques qui se remarquent peu. Mais après tout, est-ce le réel intérêt d’un tel soft…

Pourquoi toujours des options Live bonus ?




C’est très probablement d’entrée de jeu la conclusion de ce paragraphe. Pourquoi ajouter un mode de jeu sur le Live avec si peu d’intérêt ? Certes, c’est sympa de fragguer par ci par là des américains mais quand on voit le nombre de possibilités présentes dans ce mode de jeu, on fait vite marche arrière sur Unreal Championship ou Halo. Bon d’accord, c’est gentil de la part des développeurs d’avoir fait un tel bonus mais bon, cela se résume à des séances de frag sur des maps plutôt insipides...

Point complet
Si on voit bel et bien qu’Unreal 2 : The Awakening a mal vieilli, on se rend très vite compte du charme fou qu’il garde en lui. Souvent fun et toujours bourrin, il vous fera terminer nombre de missions qui s’avèrent très sympas à boucler. Toujours est-il que la version PC est disponible à prix moindre et qu’elle se révèle être tout aussi intéressante. A vous de voir en fait.

On a adoré :
+ Fun
+ Plaisant
+ Jouable
+ Bourrin !
+ Une campagne solo bien sympa
On n'a pas aimé :
- Graphismes inférieurs à la version PC
- Fort dirigiste et simplet
- Trop facile à boucler
- Mode Xbox Live indigne d’intérêt


Consulter les commentaires Article publié le 26-05-04 par Rédempteur



 
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