Test Ghost Recon 2 - jeux vidéo Xbox One

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Tom Clancy's Ghost Recon 2



Editeur
Ubisoft
Genre
FPS Tactique
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.11.2004
  16.11.2004
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Son
5.1

Ghost Recon représentait à lui seul une expérience de jeu inoubliable à l’époque. Développé par Red Storm, ce second opus fait fort voir très fort en proposant un gameplay légèrement différent et un moteur graphique tout simplement sublime. Après avoir vu les premiers tests de la version PS2, on était en droit de se demander si la version Xbox s’en sortait mieux… Au final, Red Storm a bien mieux travaillé qu’Ubi et offre aux xboxiens un jeu tout simplement inoubliable. Le jeu de cette fin d’année peut-être.

Red à la rescousse !




Ubi l’avait annoncé, les deux versions de Ghost Recon 2 allaient être totalement différentes. Que ce soit dans le principe ou le scénario, tout devait différer entre version PS2 et Xbox et en gros chançards que nous sommes, nous avons hérité de la bonne version, celle de Red Storm (à qui l’on doit R6 3 et Ghost Recon). De prime abord, Ghost Recon semble avoir bien changé à travers cette suite. Fini la vue à la première personne, place à la vue troisième personne et à la possibilité permanente de passer en vue visée. Un changement qui a pour intérêt le fait de pouvoir voir de quels côtés viennent les ennemis. Rappelons au passage que si Rainbow Six se révèle être un jeu d’action tactique où vous prenez le contrôle des Rainbow, unité anti terroriste utilisée pour diverses prises d’otages, les Ghost ont un intérêt tout autre puisqu’ils sont utilisés en temps de guerre pour combattre en terrain découvert au beau milieu de forêts, montagnes et autres lieux champêtres. Et après déjà deux épisodes sur Xbox, à savoir Ghost Recon qui nous proposait une lutte dans d’anciennes régions soviétiques et Island Thunder qui vous faisait combattre le mal dans Cuba, place à la Corée du Nord qui se révèle être un danger d’une toute autre ampleur.

Je suis chef et pourtant…



Etant chef du commando composé de quatre membres, vous pouvez donner des ordres à vos soldats mais attention, ne vous attendez plus à pouvoir ordonner 50 ordres différents comme c’était possible avec Ghost Recon ! Impossible de choisir ses coéquipiers, de les envoyer à tel endroit en utilisant la carte, de changer de personnage ou encore d’avoir plusieurs équipes. Tout a été rendu plus simple pour satisfaire un plus large public et permettre aux débutants de boucler les missions eux aussi. Cependant les ordres primordiaux restes disponibles : feu dans cette direction, positionnez-vous en cet endroit, couvrez moi, détruisez cet ennemi ou soignez le sont autant de possibilités qui vous sont offertes, une pseudo tactique d’équipe au final assez satisfaisante. Maintenant, si vous vous attendez à retrouvez les mêmes sensations qu’avec le premier opus, nul doute que vous serrez déçus ! Certaines missions se révèlent ainsi très linéaires tandis que d’autres offrent toujours l’immense liberté de mouvement qu’offrait Ghost Recon premier du nom.

Un pas en arrière ? Pas du tout ! Car si cette suite semble à priori moins complète qu’on ne se l’imaginait, elle conserve tout de même son lot de surprises, que ce soit en solo ou multi. Pour commencer, précisons que nous sommes dans un futur proche et que les Ghost sont envoyés en Corée du Nord pour combattre avant que la guerre éclate, ce qui signifie donc que vous êtes en territoire ennemi avant tout autre allié. Première surprise : le déroulement du scénario. Red Storm s’est voulu très original et a orchestré l’ensemble de manière très hollywoodienne en proposant chaque briefing et débriefing sous forme de show télévisé se déroulant après le conflit à travers lequel on voit les différents membres de la team interrogés par un présentateur qui n’hésite pas à aller à fond dans les détails. Au moins, ça a le mérite de changer ! Plus de texte blanc sur fond noir qui défile avec une voix monotone comme on y avait droit dans le premier épisode. Fini tout ça, place à la technologie et au futur ! Une fois vos instructions données, vous verrez donc une courte cinématique faites avec le moteur du jeu qui vous plonge d’emblée dans votre mission. Après quoi vous pourrez choisir votre armement. A savoir qu’une fois la mission bouclée, vous recevez un certain nombre de points qui débloqueront divers bonus : nouvelles armes,…



Le déroulement des premières missions est pour lui on ne peut plus linéaire, à se demander si l'on ne se trouve pas dans un Shellshock par moment ! Fort heureusement, par la suite, les affaires changent et vous serrez souvent livrés à vous-même pour choisir votre propre route. Et quel bonheur que de se retrouver à la campagne pour une petite visite guidée de la Corée du Nord ! Sincèrement, c’est peut-être bien la première fois qu’on se retrouve face à un "vrai" jeu de guerre. Un jeu de guerre qui ressemble vraiment à quelque chose avec ses frappes aériennes, ses assauts en groupes d'une vingtaine de soldats, ses points stratégiques et j'en passe. Tout a été pensé pour vous immerger au maximum dans ce monde dangereux et vos réflexes de guerrier reviennent bien vite. Mais surtout, petit conseil : n’essayez pas de vous la jouer Master Chief, ici ça ne marche pas ! N’oublions pas qu’on est dans Ghost Recon et que la moindre balle peut vous tuer quand même… Du coup on avance prudemment avec son équipe, se couvrant l’un l’autre et ordonnant à nos hommes de protéger chacun de nos flancs. La moindre erreur risque d’être fatale et passé les premières missions qui se révèlent assez simples, la difficulté devient énorme pour le commun des joueurs au point qu’au moindre ennemi tué, on sauvegarde ! Rarement j’ai autant flippé dans un jeu, bon peut-être avec les Silent Hill dans un autre genre…

Ghost Recon 2 fait passer des tonnes d’émotions à travers ses missions. Que ce soit de l’emballement quand on se retrouve à une grosse mitrailleuse lourde en train de massacrer des tonnes de coréens qui tentent de traverser désespérément une rivière ou de la peur lorsque vous êtes livré à vous-même dans une mission Lone Wolf comme on dit, planqué dans un fourré en sachant très bien qu’au dehors, trois jeeps vous attendent ainsi qu'un régiment de soldats ennemis armés jusqu’au dent ! De quoi faire vraiment flipper. De là à dire que la difficulté est insurmontable… Peut-être pour ceux qui n’auront pas la patience de recharger leur sauvegarde vingt fois d’affilée mais fort heureusement le système de sauvegarde permet de s’assurer de ne pas recommencer dix minutes de jeu plutôt puisque ce dernier est manuel. Les objectifs sont eux aussi bien plus variés que dans l’épisode précédent : attaque de convoi sur une route de montagne, défense d’une raffinerie, protection d’une rivière, mission de sauvetage en territoire ennemi et les quelques missions en solitaire où vous porterez un armement dévastateur. Autant dire qu’il y a de quoi faire ! L’unique point faible du soft réside en fait dans l’IA. Bon, on a déjà vu bien pire, faut pas s’imaginer qu’elle est nulle non plus, mais on aurait pu espérer plus d’un Ghost Recon. Les ennemis foncent souvent vers vous en hurlant tout un tas d’insanités incompréhensibles en coréen sans penser à se planquer, des bourrins, pire que moi pour dire ! Les alliés couvrent généralement bien les environs mais ont eux aussi quelques instincts primitifs. Ainsi, j’ai vu l'un de mes soldats foncer pour éliminer quatre hommes planqués derrière un rocher pour revenir ensuite et se prendre un obus sur la tête… Cool mais c’est gênant de perdre un homme quand on voit leur précision. Mais bon il faut bien l’avouer, le jeu est tellement fun en solo qu’il est inutile de trop le critiquer sur cet aspect, après tout la perfection n’existe pas ! D’autant plus que Ghost Recon 2 vous proposera de jouer à quatre en écran splitté les missions, une option bien sympa qui rajoute beaucoup au jeu ici aussi.

Un charisme fou !



En plus de proposer un gameplay excellent même si plus axé arcade, Ghost Recon 2 assortit à cela des graphismes somptueux, une ambiance sonore proche de la perfection et une énorme durée de vie. La jouabilité demande un petit temps d’adaptation, celui-ci restant bien sûr inférieur à celui de Ghost Recon 1, le jeu étant moins complexe tout de même mais tout aussi dur dans le solo, voir bien pire. Ce qui affectera bien sûr la durée de vie du solo qui est déjà énorme. Pour le boucler il vous faudra entre 10 et 25 heures. 10 heures pour les pros qui jouent en normal, 25 heures pour les débutants qui prennent le difficile. Après quoi, une seconde campagne n’est pas de refus vu l’ambiance du soft ! Et que dire d’un petit coopératif tant qu’on y est pour enfin boucler sur le Live. Une durée de vie finalement proche des 40 heures de jeu tous modes confondus.



Cet intérêt général doit aussi beaucoup à l’ambiance sonore comme je l’ai déjà dit, dolby digital oblige. En un mot : grandiose. Les explosions, les tirs, les grenades, tout semble si réaliste et si dangereux à la fois, ça vous donnerait presque la chaire de poule ! Que dire de cette mission de défense d’une berge lorsque les environs sont bombardés histoire de faire le ménage dans les rangs ennemis : exceptionnel, jamais la guerre n’avait paru aussi réelle auparavant. Et si les effets sonores sont déjà magnifiques, c’est peu dire comparé aux graphismes qui vous proposent de vastes étendues naturelles ultra réalistes et où il serait presque gai de se promener. Les véhicules, armes et soldats ont eu droit à une attention toute particulière côté modélisation : on flirte avec la réalité. Même constat pour les effets lumineux et spéciaux qui en jettent vraiment au point de donner aux missions un intérêt accru. Tout semble si fabuleux qu’on ne décroche pas du début à la fin et si il est clair que le vrai esprit de Ghost Recon a été bafoué, on s’étonne tout de même face à un tel soucis du détail et seuls les plus critiques refuseront à y succomber. Après tout, il y a toujours des grincheux. Mais tout cela n’est encore rien comparé à ce que propose l’expérience de jeu sur le Live…

Le Live : l’expérience ultime



Si Ghost Recon 2 est déjà excellent offline, on s’étonne encore plus de voir qu’il s’agit du jeu Live du moment. Fun, rapide et défoulant il se révèle certes encore moins tactique qu’en solo mais il faut l’avouer, le lag n’est presque pas présent, y compris à 16 joueurs et les modes de jeu sont nombreux. Entre coopératif online, combat en escouades et diverses autres modes, il y a de quoi faire. Surtout que d’autres potes peuvent se joindre à vous, le Live supportant l’écran splitté. Décrire intégralement le mode Live n’est pas une tâche aisée tellement il y a à dire, disons juste que c’est beau, fun, qu’il y a plein de modes, presque pas de lag et que rares seront les joueurs à ne pas y succomber. Seuls les temps de connexion aux parties s'avèrent parfois un peu trop longs, mais bon...

Point complet
Certains le trouvent moyen, d’autres sont très déçus et étant fan moi-même de Ghost Recon je n’aurai qu’un mot à dire : ignorez ces paroles, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont en face d’une véritable petite perle. Fun, long, avec une ambiance excellente et des graphismes sublimes, Ghost Recon 2 frappe sa cible en plein cœur et s’offre le grade de meilleur jeu d’action tactique sur Xbox. Le jeu à posséder en cette fin d’année, et ce même si l’esprit d’origine de la série a été bafoué.

On a adoré :
+ Superbe graphiquement
+ Solo et multijoueur géniaux
+ Soucis du détail
+ Ambiance terrible
+ Bande Son quasi parfaite
+ Durée de vie énorme
On n'a pas aimé :
- Quelques temps de connexion sur le Live
- L’IA pas irréprochable du tout


Consulter les commentaires Article publié le 19-12-04 par Rédempteur



 
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