Test The Suffering - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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The Suffering



Editeur
Midway Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.05.2004
  09.03.2004
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1

Dans le petit monde des survival / horror, on ne peut pas dire que les nouveautés se bousculent et, encore moins, qu’elles révolutionnent le genre. En effet, préférant surfer sur des concepts vendeurs, les éditeurs se cantonnent à de moyennes suites, en oubliant parfois que la peur est avant tout conditionnée par la surprise. Mais c’était sans compter l’esprit aventurier de l’éditeur Midway qui tente de réinventer les codes de l’horreur avec The Suffering, survival / horror effrayant et pour le moins original.

Le couloir de la mort !




L’histoire, ou plutôt l’horreur, débute au fin fond d’une morne et lugubre prison américaine, peuplée de ses gardes en armes et de ses psychopathes locaux. C’est au sein du couloir de la mort que l’on retrouve Torque, héros vidéo ludique tourmenté ayant assassinée sa femme et ses deux enfants. Condamné à la peine capitale et replié sur lui-même devant l’atrocité de ses actes, Torque devra affronter la mort sous toutes ses formes. Eh oui ! Un malheur n’arrivant jamais seul, la prison est au prise avec de graves problèmes, aussi violents qu’étranges. Les prisonniers sont exécutés, les vigiles décapités, le tout par des créatures horribles et apparemment dénuées de tout état d’âme. Il faudra donc sauver votre peau, à défaut de chercher la rédemption.

Le scénario est la clé de voûte de The Suffering. L’ambiance y est unique car le titre ne joue absolument pas sur la peur des monstres ou sur la claustrophobie. La peur prend forme lors de courtes hallucinations issues de l’esprit torturé de Torque, retraçant à la fois son passé meurtrier et les horreurs faisant les fondations de cette prison. Cela renforce le sentiment d’être seul, abandonné aux portes de l’enfer. Impression renforcée par la nécessité de lutter, non seulement contre les monstres qu’a engendrée cette prison, mais aussi contre les délires paranoïaques peuplant le subconscient de Torque. En ressortir vivant ne sera donc pas chose aisée. L’atmosphère est véritablement immersive, grâce notamment à une réalisation soignée, alternant décors morbides et effets lumineux prononcés.

L’enfer modélisé de manière subtile et soigné :



Techniquement, The Suffering impressionne sur de nombreux point. Tout d’abord, le grain choisi est terne, retranscrivant à merveille la noirceur des décors, sous peine quelque fois d’altérer les graphismes. Ceux-ci alterne d’ailleurs le très bon et le tout juste passable. Chaque passage en intérieur ou au sein de l’établissement carcéral sera un plaisir pour l’œil, tant les textures sont précises et les détails omniprésents. C’est simple, l’horreur des lieux est tellement bien rendue, que l’on en viendrait presque à plaindre les pauvres gardes qui y travaillent. Par contre, les décors extérieurs sont eux bien pauvres, voir carrément laids. Chaque texture se ressemble et l’on aura tôt fait d’être rassasié des longues marches le long des ravins aussi brumeux que mal réalisés. Bref, les développeurs ont fait des choix artistique bien particulier, mais heureusement, l’ensemble de l’histoire se déroule en milieu clos.



Ainsi, l’ensemble s’accorde sans mal et réussi même, par un subtil jeu de profondeur, à nous donner un immense sentiment de liberté. L’on a l’impression de pouvoir aller ou bon nous semble, alors qu’au final un seul et unique chemin s’avère efficace. Le même constat est à faire sur les personnages. Si le héros est admirablement modélisé, on regrettera néanmoins le manque de relief du corps et certains angles un peu trop prononcés. Dommage, d’autant plus que certains monstres offrent eux une modélisation sans faille, servit par des textures proche du rendu organique. Les effets de lumières sont eux d’une extrême homogénéité. Errant à la seule clarté d’une petite torche, le rendu de l’éclairage se devait d’être parfait, sous peine de faire s’effondrer le fragile édifice. De ce fait et malgré une absence quasi-totale d’éclairage dynamique, les explosions et autres sources de lumières sont soignées, sans être pour autant exceptionnelle. Enfin, comment passer outre l’idée, le petit plus, de The Suffering. Véritable nouveauté, celle-ci donne une incroyable impression de vie à Torque et ne laissera pas les plus bourrins d’entre vous indifférent. Disposant déjà de mouvement réaliste, notre héros reçoit un impact visuel de chaque goutte de sang volé à l’adversaire. Concrètement, tirer à plusieurs reprises sur un monstre à bout portant et les vêtements de Torque seront rouge de sang. Détail infime mais au combien primordial lorsque l’on voit le nombre de monstres à exterminer et le nombre d’armes à votre disposition.

Une évasion ?...Non, un massacre !



Que les choses soient claires, bien que l’on soit au sein d’un survival / horror, les combats sont nombreux et extrêmement intenses. Univers carcéral oblige, les armes sont limitées à la réalité. Revolver, fusil à pompe ou encore mitraillette seront vos compagnons, sans oublier bien sur les indispensables tourelles rotatives. Afin de faciliter la survie, la maniabilité est simple, reprenant dans les grandes lignes celle d’un fps. On se déplace avec les deux sticks analogiques, la croix directionnelle sert à la sélection des options de combats et la gâchette de droite au tir. Bref c’est du classique et efficace, à ceci prés que les demi tour s’avèrent plutôt long à réaliser et que les choix des armes en plein combat est peu aisé.



L’évolution au sein des niveaux est linéaire, de telle sorte que l’on ne revient jamais sur ses pas, pour peu que l’on actionne les bons leviers et que l’on rencontre les bonnes personnes. Il faudra ainsi savoir faire équipe avec des gardes lors de passages délicats ou des prisonniers afin de continuer à progresser au sein du jeu. Mais rassurez-vous, ceci est court et passager.

La bande sonore est votre amie : Développez votre ouie...



A l’instar d’un Silent Hill, l’ambiance sonore est ici primordiale, renforçant les frissons et parachevant l’atmosphère. La musique s’accélère lors des affrontements mais ce n’est rien à côté des bruitages. Ceux-ci sont très efficaces, de telle sorte que nos pulsations s’accéléreront à la seule écoute de bruits suspects au loin. Entendre un monstre, bien avant de l’avoir vu, renforce la peur, surtout quand on stress au rythme des lames s’aiguisant sur les murs et des cris des codétenus.

Point complet
Le challenge était osé, compte tenu de l’immense concurrence japonaise, mais nul doutes que Midway rempli en tous points les espérances des Gamers. Avec un scénario prenant et un gameplay efficace, les petits gars de Surreal ont su proposer un survival horror d’une extrême finesse. Néanmoins le tableau n’est pas composé que d’éloges. En effet la réalisation, bien qu’honorable, aurait pu faire un peu plus honneur à la puissance de la Xbox. Mais trêve de considérations techniques, The suffering est avant tout un voyage au sein de l’horreur qui séduira l’ensemble des amoureux du genre.

On a adoré :
- Le scénario prenant et original
- Les décors intérieurs
- La gestion des éclairages
- Les impacts physiques du héros
- Une approche de la peur innovante
- Les combats intenses
- La maniabilité typée FPS
- Les bruitages
On n'a pas aimé :
- Une réalisation alternant le très bon et le passable
- Quelques ralentissements
- Relativement linéaire
- Peu être trop tourné vers l’action


Consulter les commentaires Article publié le 22-08-04 par Goulitch



 
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