Test The Chronicles of Riddick - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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The Chronicles of Riddick : Escape From Butcher Bay



Développeur
Starbreeze AB
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.08.2004
  01.06.2004
Nombre de joueurs
1
Online
- Réseau local
Classification PEGI
Son
5.1

S’il est bien une chose qui est communément admise dans le monde du jeu vidéo, c’est que l’exploitation de licences cinématographiques aboutit dans quatre vingt dix pour cent des cas à un soft bâclé, sans saveur ni originalité, ou même soyons franc, à une sombre daube. Mais voilà, parfois les choses ne suivent pas les règles, si bien établies soit-elles, et Riddick fait parti de ces exceptions agréables qui nous font regretter de juger parfois trop hâtivement, car ne tournons pas autour du pot plus longtemps, Riddick est une bombe, que dis-je, une véritable petite pépite vidéo ludique qui se paye même le luxe d’étonner et d’innover par moments.

Vin Diesel tourne au super !




Il faut avouer que je l’ai pas mal cherché celle-ci… passons. Amateurs de testostérone sachez qu’en Riddick vous trouverez une idole parfaite. Hé oui, le personnage principal incarné par Vin Diesel est un monstre de virilité, le genre de bad boy que toute personne normalement constituée tient à ne jamais croiser de sa vie, surtout dans la prison de Butcher Bay où il faut éviter au maximum de faire le mariole. Du muscle, du sang froid, une voix plus grave que Barry White, et la capacité de voir dans le noir, même Master Chief fait chanteur à la croix de bois à côté de lui (je m’excuse d’avance auprès des fans, mais c’est vrai…). Mais tout homme, aussi fort soit-il, a ses faiblesses et voilà, un moment d’inattention et hop, en prison… Et bien il va falloir vous échapper maintenant !

Une fois aux commandes de Riddick, le jeu ressemble à un FPS tout ce qu’il y a de plus classique si ce n’est que l’on voit toutes les parties du corps que l’on incarne, et plus l’aventure avance et plus cette sensation de jouer à un Doom-like disparaît. C’est finalement ce qui fait la grande force de Riddick, le réalisme de l’action est très poussé de sorte que l’immersion est totale dès le début du jeu… Vous croyez qu’on peut ramasser n’importe quelle arme dans une prison dont on cherche à s’évader ? Non, évidemment. Vous vous battrez le plus souvent avec ce que vous trouverez, poings bien sûr mais aussi tournevis (ça fait autre chose que visser et dévisser quand Riddick le manipule…), masses improvisées, lames tranchantes. Il existe un système très bien développé de combo en fonction des armes, sans compter des aptitudes spéciales pouvant tuer d’un coup : briser la nuque, retourner l’arme d’un garde contre lui j’en passe et des meilleures. Je vois déjà les amateurs de FPS pâlir, rassurez vous, parfois certaines armes seront à votre portée et les gun fights prendront la place des combats à l’arme blanche.

Non môssieur, ce n’est pas un FPS !



Le déroulement même du jeu ne ressemble finalement pas à un FPS, vous pourrez vous balader à loisir, à condition d’être discret, dans les couloirs froids et les bouches d’aération de la prison, remplir des missions que certains détenus vous auront confié, ce qui permettra de vous faire un peu d’argent pour acheter des armes de fabrication artisanale aux prisonniers qui trafiquent. Votre cote de popularité au sein des détenus montera en fonction des services rendus et ils n’hésiteront pas à vous aider en détournant l’attention des gardes lors de certains passages délicats. Mais Riddick garde toujours en tête son objectif premier : s’enfuir, et la majorité des missions s’enchaînent logiquement en suivant ce but final : obtenir une carte d’accès, obtenir des explosifs, etc... Pour vous déplacer le plus librement possible, il est possible de vous accrocher au décor, une rambarde, des caisses (il y a toujours des caisses pour s’accrocher dans les jeux), dans ce cas la vue passe à la troisième personne pour mieux comprendre le déroulement de l’action.



Mais l’aventure est plutôt musclée vous vous en doutez, et les gardes vous mèneront la vie dure, n’hésitant pas à tirer à vue et à vous traquer à la lampe torche au moindre bruit suspect. L’IA est d’ailleurs de très bonne facture. Malgré quelques craquages (il y en aura toujours, comme le fameux tir à bout portant sur une porte fermée, stupide…), les gardes se mettent à couvert, font des roulades sous votre feu nourri, vous attendent en vous insultant copieusement et paniquent même dans le noir ! En effet vous comprendrez que c’est dans cet élément que Riddick se sent le plus à l’aise et surtout le plus meurtrier, notez à ce sujet qu’on peut détruire les lumières, histoire d’attaquer encore plus sournoisement. En plus des gardes, il faudra faire avec les mitrailleuses automatiques, les gardes robots et des créatures étranges vivant dans les bas-fonds de la prison qui sont loin d’être amicaux. Le jeu est doublé d’une trame de fond existentielle, Riddick disposant de pouvoir surnaturels pour le moins étranges dont il ne connaît pas lui même la provenance, ce qui contribue à renforcer l’ambiance déjà géniale du titre.

La beauté du diable :



Pour ne rien gâcher, les graphismes sont tout simplement ahurissants, criant de vérité au point de scotcher parfois quelques secondes sur un garde en armure en train de faire les cents pas devant une porte. Si je vous dis que c’est tout simplement le plus beau jeu que j’ai vu tourner sur une console vous êtes convaincu ? On peut dire merci à la technique du normal mapping saupoudré de bump mapping ainsi qu’aux jeux de lumières sublimes qui éblouissent nos petites mirettes. Pas de ralentissements pour autant, juste quelques bugs d’affichage pas bien méchants, des textures qui disparaissent parfois, qui nous rappellent que nous avons affaire à un jeu tout de même et nous ramène à la réalité.


Les effets visuels comme la déformation lorsqu’on passe en mode nyctalope, les effets de particules des armes, la fumée, la poussière, finissent de nous convaincre de la qualité du travail fournis par l’équipe de Starbreeze. Du côté sonore rien à dire non plus, les voix anglaises sont extraordinaires, les bruitages en général convaincant. Seule la musique, bien que collant à l’action très fidèlement, est un poil trop classique pour être accrocheuse.

En un mot : Génial !



Riddick est à mon sens un jeu à posséder absolument, réussi sur tous les points il ne pêche que par sa faible durée de vie : un peu plus d’une dizaine d’heures. Pas de mode Live non plus, n’en déplaise aux accros du réseau. Je cherche ce qui pourrait empêcher quelqu’un d’acheter ce jeu… La violence ? La peur du sang ? Même pas ! On peut le désactiver dans le menu… Non décidément je ne vois pas. L’histoire est convaincante, les personnages charismatiques et l’aventure bien ficelée du début à la fin. Un hit absolu, qui gagne haut la main sa place dans toutes les bonnes ludothèques Xbox.

Point complet
Au risque de me répéter : achetez-le ! Vous aimerez j’en suis convaincu ! S’il est vrai que le jeu est très court, je ne baisserais pas la note pour autant, Riddick : Escape From Butcher Bay est beau, intense, jouable et procure tout ce que tout le monde recherche en allumant sa console : du fun. Un nouveau hit Xbox Gamer !

On a adoré :
+ Graphismes
+ L'ambiance
+ Prise en main
+ Sensations offertes !
On n'a pas aimé :
- Durée de vie
- Pas de multi


Consulter les commentaires Article publié le 11-09-04 par KenHobbit



 
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