Test Teenage Mutant Ninja Turtles - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Teenage Mutant Ninja Turtles



Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Action
Statut
Disponible
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI

On les croyaient cantonnées aux bas-fonds d'une ville sinistre, emportées par la chute de l'animé japonais à la fin des années 90, mais s'était sans compter la ferveur et le pouvoir ludique dont disposaient nos petites tortues. En effet, consécutivement à un relooking complet du dessin animé, les tortue ninjas sont de retour à la télé et avec elle, un jeu créé par Konami, l'allié de toujours nous proposant aujourd'hui Teenage Mutant Ninja Turtles.

C'est comme à la télé...




Côté scénario, il ne faut bien sûr pas s'attendre à un Deus Ex, avec une trame sur l'existence du monde et des personnes qui nous entourent. Vous l'aurez deviné, maître Splinter (vous savez le rat géant karatéka...) est enlevé et en bon disciple, nos quatre tortues volent à son secours. Si le scénario ne s'avère pas original, la mise en scène fait elle oeuvre d'innovation. En effet, les niveaux sont présentés comme des épisodes de la série télévisée, avec une introduction et une conclusion vous présentant les tenants et aboutissants de votre mission. Généralement amusantes, celles-ci donnent un rythme soutenu à l'action, avec des dialogues réactifs et une animation soignée. Mais même avec cela, sachez que ce Teenage Mutant Ninja Turtles est relativement court, puisqu'il ne vous faudra qu'environ sept heures pour en venir à bout et ce en comptant les cinématiques présentent.

Elles sautent, courent et surtout... cognent !



Pour ce qui est du gameplay, Konami a fait dans le classique en proposant un Beat’em all des plus conventionnel. Chaque tortue a donc, comme dans la série, une arme de prédilection : Katana, bâton, nunchaku... Donatello, Raphaël, Leonardo et Micheal-Angelo propose ainsi quatre types de combat et de combos différents pour tataner vos ennemis en toute tranquillité. Cependant, cette variété n'est que subjective car il n’y a réellement que quatre ou cinq coups uniques à chaque tortue. Soit un coût en plein saut, un coût puissant, une attaque tournoyante et des churikens. Bref ce n'est pas Byzance, surtout si l'on rajoute que les combinaisons de coups sont similaires pour chaque personnage. Jouer avec Donatello reviendra donc au même qu'incarner Raphaël, ce qui entache grandement le plaisir de varier entre les combattants disponibles.



L'évolution dans les niveaux est-elle on ne peut plus simple. Chaque level est séparé en zone où il faudra éradiquer la totalité des ennemis pour accéder à la suivante. Cela pourrait donc se résumer à on avance, on tue et ainsi de suite. Pour essayer de varier le gameplay, Konami a cependant essayé d'implanter dans les décors des éléments interactifs. En effet, des voitures ou barils d'essence sont disséminés tout au long du jeu à fin de faire exploser vos ennemis. Mais autant le dire tout de suite, généralement cela tourne plutôt à l'avantage de votre adversaire, le tout vous explosant à la figure. Vos ennemis ont d'ailleurs des dons de téléportation. Comme dans Star Trek, ils apparaissent devant vous sans somation d’usage, de telle sorte qu'il arrive que l'on cherche inlassablement un ennemi hors champ afin de passer à la zone suivante.

La tortue est vive cette année...



Techniquement vous vous en doutez, la charte graphique fait une grande place au cell-shading cher à Sega. Que ce soit les décors ou les personnages, tous ont profité de ce rendu et le bilan s'avère mitigé. Certes les tortues sont admirablement modélisées et disposent d'animations plus que convaincantes, mais l'ensemble déçoit un peu. En effet, la réalisation ressemble fortement aux résultats de Hulk l'été dernier. C'est un vert criant, les ombres ne rattrapant que partiellement le manque de finesse des textures. Il en est de même pour les décors et les ennemis. Chaque ruelle ou station de métro se ressemble, tout comme les ennemis qui peuvent être multipliés à l'identique une dizaine de fois sur un même écran.



L'esprit cartoon est présent, mais le tout manque considérablement de détail à tel point que l'on a l'impression de toujours évoluer dans un même niveau et de toujours affronter les mêmes ennemis. Ajoutez à cela un manque chronique de variété dans les coups et vous l'aurez compris, la réalisation de ce Teenage Mutant Ninja Turtles est terne, sans saveur et ce en dépit des petites onomatopées (similaires à XIII) parsemant l'écran à chaque coup porté. Seule l'ambiance sonore redore ce tableau bien morne, en proposant ni plus ni moins que le générique original de la série. C'est simples mais au combien efficace puisqu'une seule note suffit à nous plonger dans l'ambiance.

Point complet
Il était attendu par tous les fans et la déception en est d'autant plus grande. Teenage Mutant Ninja Turtles est loin d'être le hit escompté, le jeu souffrant d'une trop grande répétitivité d'action et d'une réalisation bien loin des standards actuels. Néanmoins, les fans inconditionnels des tortues ninja y trouveront leur compte, notamment avec une mise en scène très proche de celle d'un épisode du nouveau dessin animé.

On a adoré :
+ Jouabilité abordable pour les plus jeunes
+ Le mode coopératif
+ La mise en scène cartoon
On n'a pas aimé :
- Une réalisation perfectible
- Un manque de détails dans les niveaux
- Une certaine répétitivité dans l’action
- Une durée de vie assez courte


Consulter les commentaires Article publié le 22-04-04 par Goulitch



 
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