Test Tao Feng : Fist of the Lotus - jeux vidéo Xbox One

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Tao Feng : Fist of the Lotus



Genre
Combat
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.05.2003
  18.03.2003
  23.10.2003
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Son
5.1

Au sein d’une ludothèque Xbox où les jeux de combats se font rare, Dead or Alive 3 se fait l’étalon du genre et impose au style une certaine qualité. Faisant suite à un très fun mais limité techniquement Mortal Kombat : Deadly Alliance, le Studio Gigante arrive sur Xbox avec leur premier titre, Tao Feng : Fist of the Lotus, un jeu aux ambitions énormes puisqu’il ne propose rien d’autre que de révolutionner le genre. Et quand aux commandes d’un tel projet il y a le créateur de la série des Mortal Kombat, on ne peut qu’être attentif.




 

Une histoire de secte



Tao Feng vous propose, à priori un challenge on ne peu plus classique, c’est-à-dire un combat entre le bien et le mal. Cependant, ces deux entités sont ici personnifiées par des sectes. Chaque secte correspondant à un état d’esprit, de style de vie. Ainsi, celle du « Lotus Blanc » symbolise le bien tandis que la secte de la « Mante Noire » incarne elle le mal.
Toute secte a ces adeptes et il en est de même dans Tao Feng. Celles-ci sont composées de 6 personnages qui n’auront de cesse de s’affronter afin d’imposer leurs idéaux et donc leur groupe. Douze personnages sont donc jouables. Le chiffre se portera à 13 lorsque le seul personnage caché sera déverrouillé. Tous les classiques du jeu de combats sont au rendez-vous, du vieillard adepte d’arts martiaux, au jeune combattant rapide, en passant par la grosse brute plutôt lente mais faisant beaucoup de dégâts. L’originalité ainsi que la diversité n’est donc pas de mise en ce qui concerne les protagonistes. Douze combattants c’est peu, mais ce n’est pas le plus gros reproche en ce qui les concernes.
En effet, le manque cruel de charisme des personnages constitue l’un des défauts majeur du soft. Comment s’identifier à un homme insecte, une fille tigre ou encore un colosse peint aux couleurs de Flash ? De plus, les deux seuls costumes disponibles pour chaque combattant ne sont pas là pour arranger les choses. D’un goût plus que douteux, ils passeront vite du statut de second costume au titre de déguisement de carnaval tant les combattants sont décrédibilisés ainsi vêtus.
L’innovation n’est donc pas le maître mot en ce qui concerne les personnages, mais Tao Feng se différencie de ses concurrents par sa gestion très particulière des combats.


 

Danger blessure...



Tao Feng propose 11 arènes (plus une cachée) où les combattants s’affronteront tout au long de 5 modes de jeux. Outre les classiques duel, survival et combat par équipe, 2 modes originaux font leur apparition. Le premier, le mode tournoi permet à 2 joueurs de s’affronter sur une succession de combats où chaque match remporté attributs des points au vainqueur. Le second, le mode Quête constitue le cœur même du jeu. Dors et déjà, avant même de détailler ce mode, un défaut majeur fait sont apparition. Aucun mode arcade n’est présent dans Tao Feng. Pour effectuer un match en solo il vous faudra donc obligatoirement passer par le mode quête.
Au sein de celui-ci vous devrez choisir une des sectes et la faire triompher de sa rival. Chacun des 6 combattants d’une secte devant affronter, pour assurer leur suprématie, les 6 combattants de l’autre parti.




Les combats sont eux innovants en bien des points. D’une part, une fois les personnages sélectionnés vous ne devrez pas gagner 2 rounds pour remporter la victoire. Les matchs se déroulent de façon continue puisqu’il faudra abattre son adversaire en lui faisant descendre ses 3 barres de vie (verte, jaune, rouge). Une fois une des barres au minimum, le jeu laisse place à une cinématique en temps réel vous permettant d’apprécier les dégâts que vous venez d’infliger à votre adversaire. Et c’est là, la grande innovation de Tao Feng. Là où d’autres jeux proposent des combats net et sans bavures, Tao Feng met en scène des duels réalistes où chaque coups portés se répercutera sur le physique et la santé de l’adversaire. Chaque barre de vie constitue donc une étape de la dégradation physique d’un personnage. Les rounds et le temps ne comptant plus, il faut affaiblir voir épuiser son adversaire afin de le battre.
Seconde grande particularité, Tao Feng propose une gestion très poussée de ces dégâts. L’importance de ceux-ci ne s’arrête donc pas à un soucis d’esthétisme, puisqu’un adversaire peut vous porter des coups jusqu'à vous casser un membre. Dans ce cas, le personnage continuera à se servir du membre blessé, mais les dégâts infligés par celui-ci seront nettement moindres. Il faudra donc éviter à tout prix la fracture afin de conserver une chance assez large de remporter la victoire.
Cependant, cette blessure n’est pas irrémédiable puisque la guérison en plein combat est envisageable grâce à votre barre de « Chi ». Celle-ci se remplit au fur et à mesure des coups porté ou des provocations faite à l’encontre de l’adversaire. Une fois complète, deux possibilités s’offrent à vous. Soit son utilisation servira à réparer le membre abîmé, soit vous pourrez grâce à elle porter un des 3 coups dévastateurs dont disposent chacun des personnages. Le Chi constitue alors un pouvoir difficilement parable et infligeant d’imposants dégâts. Malgré ces nombreuses nouveautés, les combats proposés par Tao Feng souffrent d’une monotonie récurrente ainsi qu’un manque de variété dans les coups préjudiciable. De plus, le rythme effréné des affrontements est continuellement modifié par ces cinématiques montrant les blessures des personnages. De fait, bien que les luttes soient plus longues que d’autres titres de la catégorie, le dynamisme de ceux-ci est nul faisant de nous joueur plus des spectateurs de l’action en cour plutôt que des acteurs de celle-ci. Heureusement que si les affrontements eux déçoivent, l’habillage graphique est lui d’une qualité irréprochable voir même exceptionnel.


 

Un habillage graphique d’une très grande qualité



Indéniablement l’un de ses grands atouts, Tao Feng propose des graphismes d’une très grande finesse. Les personnages sont parfaitement modélisés et bénéficient d’effet de Bump-Mapping très bien rendus. De plus, les multiples effets de déformations des corps sont impressionnants, les combattants se salissant, des plaies de plus en plus voyante au fil du match apparaissent... Les vêtements ne sont pas en reste puisqu’ils se dégradent et se déchirent pour laisser transparaître le physique des héros.





Les arènes ont-elles bénéficiées du même soin. Très bien modélisé, Tao Feng offre des environnements dynamiques de toute beauté. Tous les éléments parsemant ces terrains sont destructibles offrant une interaction très poussée entre le personnage et le décor. Ainsi il sera possible de projeter votre adversaire sur une paroi du décor qui explosera sous le choc. L’environnement prend alors une importance toute particulière dans la tactique des combats puisqu’il sera aussi possible de prendre appuie sur les murs et les poteaux afin de porter une attaque. Il faudra donc compter avec le décor afin d’infliger un maximum de dégâts à un adversaire sans pour autant qu’une contre attaque soit envisageable.
Enfin, Tao Feng n’est pas avare en effets spéciaux puisque outre le maintenant classique éclairage dynamique, des effets atmosphérique, de déformation et enfin de chaleur répondent à l’appel. Les Chi étant une occasion de voir cette variété d’effets spéciaux offert par le jeu.
Graphiquement, Tao Feng est donc irréprochable, ce qui n’est malheureusement pas le cas de sa bande sonore.


 

Une musique fade et sans vie



Bien que l’ambiance sonore ne constitue pas un point essentiel aux jeux de bastons, elle contribue grandement à imprimer un certain rythme au jeu. En l’espèce, le rythme apathique des combats n’est absolument pas arranger par une bande son peu entraînante. Si les musiques sont d’une banalité affligeantes, ce n’est rien comparé aux doublages des personnages.
L’effort d’une localisation totale en français est louable. Cependant, il aurait été préférable de sous-titrer les voix anglaises. En effet, le doublage français est tout simplement catastrophique. Si l’on écarte les dialogues insipides, le jeu des acteurs qui ont prêtés leur voix est vraiment digne d’un doublage de manga fait avec l’accent portugais. Et l’on se demande presque si les acteurs n’étaient pas sous l’emprise d’une quelconque drogue lors de l’enregistrement c'est pour dire...

Point complet
Tao Feng : Fist of the Lotus represente donc une relative deception. L’on attendait un titre pouvant faire trembler les ténors de la catégorie, alors qu’il nous arrive un soft n’allant pas au bout de ses idées. Bien en dessous d’un Dead or Alive 3, Tao Feng comblera les acharnés de jeux de combats, avec son gameplay plutôt bien penser et ses graphismes superbe. Cependant, le goût d’inachevé transparaît majoritairement de ce soft. Bref, il y a des efforts, mais peu mieux faire.

On a adoré :
+ Les dégâts sur les combattants
+ Les arènes destructibles
+ Des graphismes et des effets spéciaux de qualité
On n'a pas aimé :
- Combattants peu nombreux
- Très peu d’arènes
- Pas de mode arcade
- Un doublage français de piètre qualité
- Des combats manquant de rythme
- Le look des personnages
- Problème de placement de la camera


Consulter les commentaires Article publié le 13-06-03 par Goulitch



 
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