Test Tiny Tina's Wonderlands - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Editeur
2K Games
Développeur
Gearbox Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.03.2022
Nombre de joueurs
1
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La saga des Borderlands a su s'imposer dans la culture vidéoludique depuis des années en proposant un mélange de RPG, shooter, looter avec des visuels en cel-shading. Le dernier opus canonique, Borderlands 3, est sorti en 2019 et nous avons eu le droit en novembre 2021 à Tiny Tina et la Forteresse du Dragon : Une aventure merveilleuse, une version stand-alone d’un DLC de Borderlands 2. C’est donc cette année, en attendant un jour un éventuel Borderlands 4, que la licence revient via un spin-off baptisé Tiny Tina's Wonderlands. Celui-ci promet du renouveau pour la saga… Pari réussi ? C’est ce que nous allons voir avec cette critique de la version Xbox que nous avons achetée et fait tourner sur One X.

Tina, du sang, du RPG et de la bleusaille



Le jeu se déroule après l'extension Tiny Tina et la Forteresse du Dragon sorti en 2013 et réédité en 2021 sous forme de stand-alone comme nous avons pu le voir dans l’introduction. Nous retrouvons Tina en pleine partie de bunker & brutasses en tant que Maître du jeu, accompagnée du capitaine Valentine et de Frette, un robot obsédé par les règles du jeu. Le but de cette partie est donc d'arrêter le terrible seigneur dragon. Nous incarnons la bleusaille qui a pour rôle cette mission et c’est là que vous intervenez. La grande nouveauté de cet épisode est de nous proposer une création totale de notre personnage, de la tête aux pieds. On a une possibilité de customisation quasiment infinie. Au revoir les classes prédéfinies avec le même skin en permanence, nous avons également le côté RPG qui débarque puisque nous avons un choix de destinée qui renseigne sur l'histoire dudit personnage, avant d'effectuer une distribution de points de compétence avant de lancer la partie pour déterminer notre force, notre dextérité, notre intelligence, notre sagesse, notre constitution et notre syntonie.

Taper, taper, taper, bref choix de classes

Cette fois-ci, pour changer de la recette classique de Borderlands avec les quatre classes habituelles de personnages, on nous en propose six, chacune disposant de deux compétences d’action ! Nous avons donc le brr-zerker avec le tourbillon qui tourne sur lui-même en taillant tout sur son passage… Ou alors il bondit sur ses adversaires en infligeant des dégâts de glace à tous les ennemis proches. Ensuite il y a le frappaclysmique (notre préféré) qui bondit avant de frapper son marteau sur le sol pour écraser tout ce qui bouge devant lui. En deuxième compétence, il utilise son arme façon marteau de Thor en l’envoyant à un endroit précis afin de générer une onde de choc avec des dégâts élémentaires lors du contact. Le sème-la-mort (autrement dit le nécromancien) sacrifie quant à lui des PV pour infliger des dégâts de magie noire. En deuxième compétence, il récupère toute sa santé et inflige des dégâts de magie noire, tout en perdant une quantité croissante de PV chaque seconde. En contrepartie, ça lui confère une certaine invulnérabilité.

Le défouromage peut quant à lui équiper un autre sort en tant que compétence d'action ou transformer un ennemi en skouton (mouton) qui offre la possibilité aux autres joueurs de recharger leurs sorts en lui tirant dessus. Le sporodeur quant à lui envoie une salve de sept flèches, chacune rebondissant deux fois. En second lieu, il envoie trois mini-tornades de glace qui infligent des dégâts en continu. Enfin le trucidopathe balance une grande épée fantôme qui tourne sur elle-même pour infliger des dégâts. En deuxième compétence, il a la capacité de devenir invisible et d’infliger des dégâts critiques. Les présentations faites, on débarque dans la vallée roupillante en tant que main du destin. C’est là que nous devons rejoindre la reine étalon du cul pour éviter le réveil du seigneur dragon. Niveau scénario nous avons une histoire qui est bonne. Elle est travaillée, bien rythmée et offre un bon enchaînement au niveau des quêtes principales ou secondaires, le tout avec beaucoup de références à la pop culture et autres licences de jeux vidéo.

Bref, cela nous tient en haleine du début à la fin. Il y a de nombreux rebondissements, des rencontres de personnages issus d’anciens opus, et ce qu’ils soient des persos principaux ou secondaires. Il y a même des petits nouveaux plus ou moins attachants. Côté attachant, comment ne pas évoquer l'antagoniste qui nous ferait presque culpabiliser à un certain point… Bien entendu, qui dit Borderlands, dit forcément humour et blagues douteuses. Si majoritairement c’est assez bien dosé, on n’échappe pas à quelques passages plus lourds avec un humour pipi, caca. Décernons toutefois une mention spéciale à une blague du début du jeu qui nous a fait éclater de rire. Nous n’allons pas vous la raconter ici pour vous laisser la surprise mais il est question d’une porte, de feuilles et d’une poignée… Vous l'aurez compris, le titre n’est pas à mettre entre toutes les mains, à l’image des autres volets de la série, d’autant que c’est violent et gore à souhait !

Oh regarde de jolis pixels !

Venons-en à la partie technique, le jeu est très beau, il tourne sous Unreal Engine 4 et son effet de cel-shading reste toujours aussi impeccable. Les textures sont plus nombreuses que dans les opus précédents et le jeu est plutôt fluide dans l’ensemble, même si parfois le framerate peut chuter sur Xbox One mais rien de bien grave. Cela arrive avec la multiplication des ennemis à l'écran, sans pour autant gêner lors des combats. Nous avons eu quelques chutes de framerate en approchant trop rapidement près d'un PNJ, le temps de charger les textures plus détaillées. Nous avons également noté quelques ralentissements au moment de l'ouverture de l'inventaire pour changer d'arme ou simplement faire le tri dans les armes et autres récoltes. Passons maintenant à la direction artistique, c’est du tout bon. Nous retrouvons une recette qui a fait ses preuves et qui fonctionne toujours. Côté bande-son nous avons Joshua Carro à la manœuvre. Il a préparé une liste musicale qui colle parfaitement à chaque ambiance du jeu, et ce aussi bien dans les cinématiques, le menu principal ou en jeu. Bien entendu, Isabelle Volpe reprend son rôle de Tina pour la VF, offrant une fois de plus une belle prestation. Dommage que Clap-Trap manque à l’appel dans l’aventure principale et qu’il soit si en retrait du côté des quêtes secondaires…

Gameplay, Ath et nouveautés

N’y allons pas par quatre chemins, les développeurs ont conservé les bases de la licence, réutilisant la même recette en ajoutant peu de nouveautés. Au revoir les grenades et bonjour les sorts de magie et magie noire. Autre point, on déplace notre personnage sur la map dans une version Bobble Head, se déplaçant de zone en zone jusqu’à tomber sur des ennemis à affronter. En revanche, oubliez les véhicules, dans ce volet tout se fait à pied ! Pour récupérer des artefacts, il faut passer par des donjons, histoire de prendre en prime des bonus d’expérience, de dégâts, d’argent, etc. D’ailleurs, une forme est à disposition pour modifier les statistiques d’une arme et des dégâts élémentaires. Il y a même la possibilité, plus tard dans l’aventure, de pouvoir choisir une deuxième classe pour son personnage, avec l’option d’en changer à tout moment en se rendant à la capitale du jeu. Une fois les 11 chapitres du titre terminés, voire les nombreuses quêtes secondaires bouclées, l’aventure continue avec les chambres du chaos. Il y a alors plusieurs cartes à traverser en opérant des choix stratégiques, dont celui de garder les orbes lunaires récoltées pour récupérer du gros stuff bien rare ou de les dépenser pour diminuer le niveau de difficulté du raid. Un conseil ? Gardez vos orbes lunaires ! Le niveau maximal est le niveau 40 et, une fois atteint ce but, vous avez les niveaux de gardien comme dans les jeux précédents, ce qui vous laisse de quoi faire pendant un bon moment. Notons au passage que pour finir l'aventure principale il faut compter une quinzaine d'heures environ, à moduler selon que vous vouliez accomplir les quêtes annexes, voire viser le 100%, ce qui poussera le compteur entre trente et quarante heures de jeu.

Enfin, nous tenions à vous parler du premier DLC qui est sorti le 21 avril dernier. Il invite les joueuses et joueurs à progresser aux côtés d'un nouveau personnage et à découvrir un nouveau lieu. Hélas, il n’y a pas grand-chose de plus et c’est même plutôt décevant avec une durée de vie d’1H30, la fin menant à un boss bien fade. Cela laisse à penser qu’il est sorti trop rapidement…


L’avis perso d’Alexandre // Un brin de nouveauté, c’est pas mal !

Étant fan de la licence Borderlands depuis le premier épisode, je vous avoue qu’au début il ne me tentait pas tant que ça. Je m'explique : j'ai fait Borderlands 3 en coop avec des amis et je n'ai pas tant accroché que ça par rapport au précédent. Il manquait un petit quelque chose... En plus je n'ai pas tellement aimé les antagonistes jumeaux en mode Instagram et compagnie ! Puis j'ai regardé quelques vidéos de gameplay, des présentations et la hype est revenue petit à petit, jusqu’à me faire craquer pour la grosse édition et en day one ! Finalement, je ne regrette absolument pas. Il m’a relancé dans la saga Borderlands avec autant de passion qu'auparavant. J'ai dévoré le titre et je continue même dessus pour faire toutes les quêtes secondaires et le maximum de chambres du chaos afin d'avoir le meilleur équipement possible pour pouvoir exterminer le plus de boss le plus rapidement possible et avec style ! J'ai dépassé les 37 heures de jeu dessus et j'ai fait le premier contenu du Season Pass qui a été décevant. Pour moi, ils ont sorti un DLC parce qu'il fallait quelque chose… En bref, même si les nouveautés ne sont pas légion, les quelques changements effectués ont apporté un peu de vent frais à la série qui s’enlisait dans un schéma trop classique.


Point complet
En misant sur une recette qui a fait ses preuves tout en apportant un peu de nouveautés, mais pas beaucoup pour autant, les développeurs ont réussi à proposer un spin-off réussi de la licence. Tout n’est pas parfait, l’humour peut autant faire mouche que paraître lourdaud et, sur Xbox One, on note quelques chutes de framerate assez remarquées. Si vous aimez la licence Borderlands, alors vous devriez trouver votre bonheur avec ce Tiny Tina’s Wonderlands. Si en revanche vous y êtes allergique, alors ce n’est pas cet épisode qui vous réconciliera…

On a adoré :
L'ambiance du jeu
Persos toujours aussi fous
Tina bien évidemment
Les sorts de magie
La création du perso de A à Z
De nombreuses références
La Reine étalon du cul
Le côté RPG
Musiques très bien choisies
Le seigneur dragon
On n'a pas aimé :
Chutes de framerate parfois violentes
Humour parfois trop lourdingue
Pas de moyens de locomotion
Clap-Trap trop peu présent
Level max trop bas
Map pas assez grande
Un premier DLC trop rapide


Consulter les commentaires Article publié le 03/05/2022 par Alexandre



 
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