Test Star Ocean The Divine Force - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Editeur
Square Enix
Développeur
tri-Ace
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.10.2022
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €
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Si elle n’est pas la plus connue des licences de Square Enix, Star Ocean a malgré tout un public fidèle et a su conquérir bien des cœurs avec les années. Cette saga de JRPG axée science-fiction spatiale commencée il y a 26 ans en est donc à son sixième épisode, avec une attente particulière pour ce dernier. En effet, Star Ocean : Integrity and Faithlessness avait déçu nombre de fans de la saga lors de sa sortie sur PS4 en 2016. The Divine Force a donc fort à faire pour redresser la barre… Partons dans l’océan d’étoiles pour découvrir ce nouvel épisode d’une saga qui mérite tellement plus d’amour, grâce à une version numérique reçue par l’éditeur.

Là-haut, là-haut, très loin dans l’espace…



Dans ce sixième opus, Star Ocean : The Divine Force se déroule chronologiquement entre Star Ocean : Integrity and Faithlessness (le cinquième donc) et Star Ocean : Till the End of Time (le troisième épisode). Cela dit, les événements du jeu ne sont liés à aucun titre précédent, malgré la présence de références à des personnages ou événements des titres antérieurs. Il est tout à fait possible de profiter du jeu sans avoir touché à un autre épisode de la licence, ce qui est plaisant pour les néophytes. Dès le début, vous aurez le choix entre deux personnages, deux destinées qui seront liées assez rapidement. Ce choix permettra par moments de voir le point de vue de chaque personnage, quand ils devront se séparer pour certains événements par exemple. Vous pourrez ainsi choisir d’incarner Raymond, alias Ray, un convoyeur de l’espace, qui arrive en catastrophe sur la planète Aster IV. Cette dernière étant encore à l’ère médiévale, il va falloir trouver un moyen d’en partir sans trop attirer l’attention… L’autre personnage jouable est la princesse Laeticia, la princesse du Royaume d’Aucerius de la planète Aster IV. Très vite, les deux personnages se rencontrent et partent à l’aventure pour s’entraider : Ray doit retrouver ses compagnons, qui se sont eux aussi crashés sur la planète, et Laeticia a besoin d’aide pour l’aider à sauver son royaume… Rien que ça ! Et ce n’est que le début d’une aventure qui va aller bien plus loin qu’un conflit de voisinage.

Dans l’idée, pouvoir incarner chaque personnage est un concept sympa mais, dans la pratique, cela donne lieu à des moments d’incompréhension, avec parfois le sentiment d’avoir loupé quelque chose. Par exemple, si vous jouez avec Ray, à un moment il est question d’un mariage dont la trame ne sort de nulle part. En jouant avec Laeticia, tout s’éclaire, mais il faut quand même refaire tout le jeu jusqu’à ce point pour comprendre de quoi il en retourne… Un bon point pour qui aime refaire deux fois le titre, mais il aurait été intéressant par moments d’avoir quelques détails des passages manquants, parce que ça n’arrive pas qu’une seule fois ! Le jeu se finissant en un peu plus de 30 heures, il faut tout vous retaper avec l’autre personnage pour comprendre l’histoire à 100%. Et ne comptez pas sur un New Game +, il n’y en a pas, il faut repartir de zéro. Une grosse lacune, il aurait été bon de récupérer ses niveaux, compétences et équipements pour traverser de nouveau le jeu plus simplement et profiter de l’histoire.

L’histoire, parlons-en : elle démarre de façon on ne peut plus classique pour un Star Ocean (oh mince, on s’est planté sur une planète sous-développée après que notre vaisseau ait été attaqué !). Cependant, elle prendra forme au fil de vos aventures et sera pleine de rebondissements et de surprises. L’aventure fait partie des meilleures de la saga et vous allez cavaler ! Dans cet épisode, vous allez voir du pays, surtout sur la planète Aster IV, dont les régions sont nombreuses et variées. Vous y ferez diverses rencontres, notamment avec les personnages qui feront partie par la suite de votre petite équipe. Plusieurs d’entre eux sont natifs d’Aster IV, les autres étant composés de votre équipage. Ce mélange donnera forcément lieu à un choc des cultures, notamment à cause du gouffre existant au niveau des connaissances et des technologies. Par exemple, à un moment, vous serez confrontés à une épidémie et cela donne lieu à des échanges intéressants, entre les natifs, qui peinent à trouver la source du mal, et votre équipage, capable de synthétiser un médicament à partir de fientes d’oiseaux… En expliquant au passage le concept de virus que les gens de la planète ne connaissent pas, bref, cela donne lieu à des séquences assez sympathiques et forge les liens entre les personnages.

A ce propos, il est aussi possible de découvrir la personnalité de vos camarades plus en profondeur, grâce aux actions privées. Disponibles dans les villages, il faudra trouver et parler aux membres de votre équipe, en espérant activer un de ces fameux dialogues qui permettront d’en savoir plus sur les petits secrets ou détails de chacun. Un très bon point dans le fond mais, dans la forme, il faut penser à chaque arrêt dans une nouvelle bourgade à chercher et parler à tout le monde, ce qui devient un peu rasoir après une demi-douzaine de papotages… Surtout qu’aucune indication visuelle ne vous précise si un personnage propose cette action privée, ce qu’on retrouve par exemple dans les Tales of, et simplifie un peu la vie.

La bagarre des étoiles

Faisons un point sur les combats qui sont au cœur du jeu. Avant tout, dès le début, trois modes de difficulté sont proposés : Planète, Galaxie et Univers. Le mode le plus facile vous permettra de rouler sur les combats, sans utiliser le mode tactique, il faudra plutôt jouer en Galaxie ou Univers pour savourer toute la profondeur du gameplay. En effet, sans le mode tactique, on serait presque face à un Action-RPG, et de bonne qualité, on y reviendra. Mais grâce au mode tactique, vous pouvez mettre le combat en pause, choisir les actions pour chacun des quatre personnages de votre équipe, pour attaquer, utiliser un objet ou déterminer la stratégie de combat. L’IA peut se débrouiller toute seule mais il est toujours plus judicieux de l’orienter vers la bonne tactique : concentrer tout le monde sur un ennemi, focaliser sur le soutien ou exploser tout ce qui bouge.

Le système de combat des Star Ocean a toujours été un de ses points forts (sauf dans le 5). Dans The Divine Force, les phases d’action ont gagné en fluidité, grâce notamment à une panoplie de coups variés. Trois boutons d’action sur la manette permettent de lancer des combos, avec des compétences que vous aurez au préalable choisies. Certaines sont disponibles dès le départ, d’autres devront être débloquées dans l’arbre de compétences du personnage. Les combats sont rapides et intenses mais nécessitent dans les niveaux de difficulté plus élevés de passer par le mode Tactique dont il était question précédemment pour une efficacité optimale. Vous pouvez contrôler n’importe lequel des quatre personnages de votre équipe active avec une simple pression sur la croix directionnelle, pour varier les plaisirs et les stratégies. Cependant, vos actions sont régies par un système de points d’aptitudes (AP) qu’il faudra surveiller : chaque action, esquive ou compétence en consommera un certain nombre et, si aucun point n’est disponible, vous ne pourrez pas attaquer et serez vulnérable… Cela dit, ils remontent assez vite, il faudra donc rester à distance et repartir de plus belle dans l’action une fois la barre remplie.

Mais le véritable point fort des combats vient de DUMA : un petit robot qui non seulement est capital dans l’histoire mais se retrouve aussi au cœur du système de combat et d’exploration. Au niveau des combats, vous pouvez l’utiliser de deux manières : en mode attaque, il permet au personnage que vous contrôlez de foncer sur un ennemi, le paralyser temporairement le temps de le maraver à coups de combos, et de foncer sur un autre en un éclair. En mode défense, votre équipe prend moins de dégâts mais vous ne pouvez plus utiliser la fonction de déplacement rapide. A vous de trouver le meilleur moyen d’exploiter DUMA en combat pour une efficacité maximale !

Mais DUMA est aussi utile en exploration, vous permettant notamment de voler et planer un court instant, ou scanner les alentours pour dégoter des coffres cachés ou des points d’intérêt. Vous pourrez attribuer et améliorer les capacités de votre petit compagnon dans les menus, mais il vous faudra trouver des cristaux mauves éparpillés un peu partout. L’idéal est de les chercher de nuit puisqu’ils brillent assez fort. Il faudra explorer les plaines, donjons et villes, car on en trouve partout ! La majorité n’est accessible qu’en volant, il faudra être habile et observateur pour espérer en trouver un maximum.

Que l’effort soit avec toi

Qui dit RPG, dit montée de niveaux et compétences, et Star Ocean : The Divine Force reste assez classique là-dessus. Car si son système de combat est revu et corrigé, les menus sont d’une austérité déroutante. Chaque gain de niveau vous octroie des Points de Compétence (PC) qui vous seront nécessaires pour deux choses : l’arbre de compétences ou l’amélioration des compétences déjà acquises. Les arbres de compétences sont propres à chaque personnage et vous pourrez y débloquer une tonne de choses : des compétences, évidemment, actives ou passives, de nouveaux coups pour vos combos, des améliorations de statistiques ou des résistances à certains éléments (feu, poison…). A vous de choisir comment orienter votre personnage, en utilisant vos PC pour augmenter plutôt l’attaque et débloquer des compétences pour un personnage d’attaque agressif, ou le blinder en défense et en intelligence pour un personnage de soutien ou orienté magie. Au niveau des compétences passives, il faudra penser à les choisir et les activer selon les besoins, vous ne pourrez en activer que trois en même temps. Elles servent par exemple à regagner des points de vie en combattant, à améliorer vos statistiques ou encore à utiliser des objets plus rapidement par exemple. Il s’agit d’atouts cruciaux qu’il faut utiliser avec intelligence.

Toutes vos compétences peuvent être améliorées, étant de niveau 1 lors de leur acquisition, vous pourrez les monter jusqu’au niveau 10. Il faudra donc garder des PC de côté pour monter leur niveau, ce qui sera nécessaire pour les combats à haut niveau. Compétences passives, actives ou attaques, il faudra en gagner des PC pour monter tout au maximum ! A vous ensuite de sélectionner vos attaques et modifier les combos pour être le plus efficace au combat, tout en veillant à ne pas utiliser que des compétences coûteuses en AP ! Vous pourrez ainsi créer des équipes de quatre gros bourrins qui défoncent tout, ou être plus tactique et utiliser un tank principal et des personnages de soutien, c’est vous qui voyez. Notez qu’en difficulté maximale, il est nécessaire parfois de changer de formation entre les combats pour éviter des défaites cuisantes… Il est évidemment possible de s’équiper de divers éléments pour augmenter vos statistiques, avec diverses armes, armures et jusqu’à deux accessoires par personnage.

Et pour quelques heures de plus…

Star Ocean : The Divine Force vous propose aussi des petits à-côtés intéressants. Commençons par le craft, à côté duquel on pourrait passer aisément, alors qu’il s’agit d’une fonction essentielle du jeu. Activité classique de la saga, il est possible de créer vos propres objets : objets de soutien, armes, armures, ou encore la Synthèse qui vous réserve quelques bonnes surprises… Si la Médecine est débloquée assez facilement, pour le reste il faudra faire les différentes quêtes secondaires proposées par Welch. Mais cela en vaut la peine, car vous pourrez débloquer une tonne de contenus intéressants ! Autre activité optionnelle mais potentiellement chronophage : l’Eso’wa. Derrière ce nom bizarre se cache une sorte de jeu de Go à la sauce Yu-Gi-Oh! dans lequel vous utilisez des pions pour vaincre votre adversaire. Vous rencontrerez dans les villes et villages plein de joueurs d’Eso’wa de niveaux différents, contre lesquels vous devrez gagner pour obtenir de nouveaux pions. Ces derniers ne sont pas là que pour faire joli : vous pourrez les équiper en accessoires pour gagner des bonus de stats, gagner plus de fols (la monnaie du jeu) ou avoir des bonus d’expérience. Un passe-temps intéressant pour les joueurs férus de stratégie, comme le fût en son temps le Tetra Quest par exemple. Bien entendu, vous aurez aussi la possibilité de dégoter une tonne de quêtes secondaires, qui vous feront cavaler un peu partout, et vous donneront de belles récompenses pour certaines, ou juste des moments FedEx pas très fun pour d’autres…

Techniquement, si le titre propose des environnements jolis et variés, on retrouve la sempiternelle marque de fabrique des visages de poupées pour les personnages… Ce qui n’est pas forcément une qualité. Dommage qu’on ne retrouve pas les jolis artworks d’Akira Yasuda, qui ont une gueule folle. Cela dit, les expressions sont moins statiques que précédemment, et la DA est tout à fait agréable, ce qui aide à faire passer la pilule. Notez qu’il est possible de choisir dans les options entre deux modes graphiques : l’un qui privilégie la résolution, mais sera moins fluide, et l’autre qui fait l’inverse. Pour les combats, le mode Performances donne un cachet encore plus nerveux mais, pour l’exploration, le mode résolution vous permettra de profiter de certains panoramas très agréables. Au final, on aurait apprécié un mode graphique avec un joli 60 FPS constant… Au niveau du son, on retrouve Motoi Sakuraba qui avait déjà officié sur les épisodes précédents et propose ici des jolis arrangements. Les doublages des personnages sont disponibles en anglais ou en japonais, et le texte est en français intégralement, ce qui est un énorme plus pour l’immersion.

Point complet
Star Ocean : The Divine Force vous emmène dans un voyage prenant, avec des personnages attachants et une histoire enfin digne de la saga, après deux épisodes en demi-teinte. On regrettera le choix persistant du chara design en 3D aux visages de poupées, le manque de New Game + ou encore la vétusté des menus. Mais globalement, le titre tient ses promesses, et fait largement honneur à son genre, avec un renouvellement intelligent du système de combats, une variété au niveau des activités et une histoire captivante. Un très bon cru !

On a adoré :
Une aventure prenante
Des personnages intéressants
Les possibilités de création
Les combats hyper dynamiques
L’Eso’wa
Certains panoramas magnifiques
La variété des paysages et univers
L’histoire des deux points de vue
On n'a pas aimé :
Le visage des personnages
Pas de New Game +
Manque d’infos dans l’histoire selon le personnage choisi
Fluidité ou résolution, pas les deux


Consulter les commentaires Article publié le 01/12/2022 par Damien B.



 
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