Test Bright Memory : Infinite - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Editeur
PLAYISM
Développeur
FYQD Studio
Genre
Jeu de tir à la premième personne (FPS)
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.07.2022
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
19,99 €
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En mars 2020, lors de l’annonce de Bright Memory : Infinite (BMI, ce sera plus facile) sur PlayStation 4 et Xbox One, beaucoup de regard se sont tournés vers ce fast FPS signé FYQD Studio, studio derrière lequel se cache le développeur Zeng Xian Cheng. Il faut dire que le titre avait su attirer l’attention avec ses visuels léchés exploitant l’Unreal Engine. Néanmoins, à la même date, le développeur avait sorti la version 1.0 de Bright Memory (le prologue) sur Steam après une période d’accès anticipé. BMI était alors attendu pour le dernier trimestre de 2020. Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu. De fait, le studio a préféré assurer un portage de Bright Memory sur Xbox Series X|S (et non sur Xbox One) pour accompagner la nouvelle console de Microsoft et reporter la sortie de Bright Memory Infinite à plus tard. Si vous êtes passé à côté de notre critique de Bright Memory, nous vous invitons déjà à la lire à cette adresse. Ce qu’il faut retenir, c’est que ce prologue à 7,99€ pouvait être perçu comme une démo payante puisqu’il se terminait en 38 minutes. BMI était donc annoncé comme le gros morceau. Après une attente bien plus longue que prévu, Bright Memory Infinite fait ses débuts sur nos Xbox de nouvelle génération ce 21 juillet 2022. L’éditeur nous ayant transmis un code il y a quelques jours, nous avons pu terminer deux fois le jeu sur Xbox Series X pour vous en parler.

Fast FPS, dans tous les sens du terme



Nous l’avions constaté dans notre critique de Bright Memory, le portage du prologue avait été fait tellement rapidement qu’il souffrait d’un menu pensé pour les PC mais aucunement pour les consoles. Avec Bright Memory Infinite, ce point a été corrigé. Le menu est assez sobre mais on peut naviguer avec les gâchettes et le joystick. On note d’ailleurs que FYQD Studio a intégré une option pour jouer en 120 images par seconde (nous n’avons pas pu la tester faute de matériel adéquat) et la possibilité d’activer le fameux ray-tracing qui embellit certains effets. Pour une fluidité optimale avec notre téléviseur 4K OLED, nous avons choisi de ne pas activer cette option. Le résultat est parfois assez bufflant. A l’image du prologue, BMI est un jeu très beau qui brille par sa direction artistique et par la modélisation d’environnements inspirés de lieux réels. L’ensemble est très détaillé, certaines textures sont très belles, d’autres beaucoup moins en revanche, mais les effets visuels arriveront à mettre tout le monde d’accord ou presque. Le développeur a réussi à dompter le moteur graphique et il l’exploite de belle manière, du moins si on oublie la modélisation des visages et leur manque d’expressions. Côté animations, il a également fait quelques progrès par rapport à Bright Memory, même si tout n’est pas encore parfait. Dans tous les cas, pour un jeu proposé à 19,99€ (avec une remise de 20% si vous avez le prologue), il est clair que le résultat est au-delà de certaines espérances. On regrette simplement le gros ralentissement qui survient à chaque fois qu’on élimine le dernier ennemi de la zone. A noter également que la bande-son accompagne très bien l’action et que les bruitages sont majoritairement plus que corrects.

Mais un beau jeu n’en fait pas un bon jeu. A ce niveau, BMI reprend les bases du prologue. Il offre donc un gameplay qui n’est pas sans rappeler un certain Shadow Warrior pour ne citer que lui. On progresse donc en utilisant des armes à feu (un pistolet, un pistolet mitrailleur puis un shotgun et un sniper – la nouveauté de cette version –) qui ont deux modes de tir (le tir classique et celui avec les balles spéciales) et une lumi-lame qui permet de découper les ennemis. Le rendu est dynamique, fun, jouissif et, il faut bien l’avouer, assez violent, avec des têtes qui explosent et tout le tralala. On regrette juste que le shotgun ait la même précision que le sniper sur les tirs à distance, la physique des balles n’étant jamais prise en compte. Pour complexifier un peu les choses, il est également possible de se servir de son exo bras qui permet d’utiliser quelques pouvoirs pour faire léviter un ennemi ou encore de l’attirer vers soi avant de l’enchaîner. Attention toutefois, avec Bright Memory Infinite, on perd quelques éléments de Bright Memory, à commencer par les énigmes et le système de scoring (même s'il reste une petite annotation sur le récapitulatif de la partie), ces deux ayant tout bonnement été supprimés, ce qui enlève au passage une dose de rejouabilité pour les compétiteurs.

Le gain d’XP a également disparu mais il a été remplacé par des reliques et des reliquaires à récolter. Il y a donc des sortes de pots en jade à trouver dans le décor et des caisses à découper avec la lumi-lame, en plus des ennemis à abattre, pour récupérer des orbes s’accumulant pour ajouter une relique à l’inventaire. Avec ces reliques, on peut faire un tour dans le menu pour améliorer les balles spéciales de chacune des quatre armes, les capacités de la lumi-lame et celles de l’exo bras. La montée en puissance est réelle et appréciable. En plus, le bestiaire est assez diversifié entre les ennemis humains (soldat, soldat avec bouclier, soldat plus costaud, sniper…) et les ennemis plus mystiques aux attaques différentes (les archers vous laisseront un petit souvenir). Si nous avons beaucoup parlé de l’attaque, précisons que la défense est également importante pour ne pas voir le Game Over. Rassurez-vous toutefois, les checkpoints sont nombreux. Le seul hic, c’est que certains sont mal placés, ce qui fait qu’on se prend une attaque dans les trois secondes suivant la réapparition. Bref, pour se défendre, on peut simplement mettre sa lame en opposition d’une simple pression sur une gâchette. Cela permet d’encaisser pratiquement tous les coups (sauf les enflammés).

Mais le plus intéressant, c’est d’appuyer sur la touche avec un bon timing pour contrer l’attaque adversaire, voire déstabiliser l’ennemi, ou renvoyer les projectiles dans la direction souhaitée en visant (balles, flèches, missiles…). Cela offre une bonne opportunité d’économiser les munitions ou de faire remonter sa jauge d’utilisation de la lumi-lame. Un dash latéral, qui se transforme en glissade vers l’avant, est également de la partie. Il est notamment salvateur lors des combats de boss. Bref, même si l’arsenal est assez limité, le gameplay reste plutôt complet pour permettre de varier les situations et d’introduire un minimum de réflexion à des phases qui peuvent être très bourrines. En vrai, le jeu s’avère même assez facile, exception faite du dernier boss, véritable sac à PV, qui fait office de pic de difficulté (enfin, si vous négligez le dash). Avec une santé qui remonte automatiquement, et assez vite, des munitions qui abondent et l’arsenal à disposition, vous arriverez à passer facilement au travers des ennemis. Pour notre part, nous avons mis 2H31 exactement pour finir le jeu en difficulté Revenge (la plus difficile de base), ce qui nous a permis de débloquer la difficulté Hell qui offre simplement des ennemis qui font plus de dégâts. Comme il y a autant d’ennemis, avec les mêmes positionnements, nous avons été aussi rapides, d’autant que l’on a profité d’un New Game + qui nous a permis de repartir avec toutes nos armes et les améliorations débloquées. Au milieu du deuxième run, nous avons toutes les compétences débloquées.

Laisse-toi guider Dédé

Précisons également que le développeur a souhaité ajouter un peu de variété à la progression. Il a commencé par intégrer un grappin… Une super idée qui en reste là sur le papier puisque son utilisation est extrêmement scriptée. On ne peut s’accrocher qu’aux points prévus à cet effet quand la plateforme est trop éloignée pour être atteinte après une course, un double saut ou une course contre un mur suivie d’un saut. Ensuite, il a intégré une phase d’infiltration (la moitié du deuxième niveau) qui est hélas très rigide et basique. Pire, après avoir lancé une attaque normale à l’arme blanche de fortune trouvée sur place (les pouvoirs sont désactivés durant ce passage), on a le droit à une exécution scriptée qui se lance. Enfin, la troisième variante, c’est un passage en véhicule qui demande de conduire une voiture et d’envoyer des missiles. Les sensations ne sont pas là et on a hâte d’en voir le bout. Cela n’enlève rien aux qualités du reste de l’aventure mais ça vient casser une certaine dynamique. Bien sûr, pour justifier tout ce déferlement de violence, il y a un petit scénario…

Enfin, à dire vite en toussant. Grosso modo, notre Shelia, agent de la Supernatural Science Research Organization, enquête sur un phénomène paranormal. Nous ne spoilerons rien mais il faut bien avouer que les éléments de l’intrigue restent légers et que la fin, qui arrive si abruptement, nous laisse sur notre faim. Au registre des déceptions, il est également bon de signaler la présence de trop nombreux murs invisibles qui nous bloquent dans un semblant d’exploration alors que le level design pouvait nous y inviter… Comme ce passage dans lequel Shelia ne peut sauter par-dessus un petit muret pour aller dans le champ juste derrière, l’obligeant à le contourner à pied jusqu’au bout pour rejoindre ledit champ… Vous l’aurez compris, le titre est ultra linéaire et dirigiste. Cela n’est pas forcément un problème pour nous puisque c’est aussi agréable d’avoir des titres du genre qui permettent de se concentrer uniquement sur le fun du gameplay mais il est clair que cela pourra peut-être en rebuter certains. Enfin, il est bon de préciser que la version Xbox Series X|S de Bright Memory Infinite se nomme Edition Platinum. Derrière ce nom se cache en fait l’intégration de plusieurs skins d’armes, du plus discret au plus clinquant, et des tenues pour Shelia. N’y allons pas par quatre chemins, les tenues, bien que très jolies, ont été uniquement pensées pour mettre en avant les formes de notre héroïne tant elles ne s’avèreraient pas pratiques dans les situations rencontrées par notre personnage. Les fans des tenues de Dead or Alive seront probablement aux anges mais le contenu est plus racoleur que pertinent.

Point complet
Quand on sait à quel point l’équipe de développement est réduite, on ne peut que saluer la performance de Zeng Xian Cheng. Bright Memory Infinite est un jeu fun, dynamique, jouissif qui se pare de visuels de qualité. Même si on peut pointer du doigt quelques textures ou les visages, il faut reconnaître que le rendu est assez impressionnant, sans parler de la direction artistique qui est séduisante. Malheureusement, il y a tout un tas de défauts non négligeables que l’on se doit de souligner, à commencer par deux phases de jeu inintéressantes qui cassent la dynamique du jeu, sa trop grande facilité, même dans le mode de difficulté Hell que l’on débloque après avoir terminé le titre en mode Revenge (difficile)… Et ce en 2H31 à peine en prenant le temps de fouiller ce qui pouvait l’être pour récupérer les reliques afin d’assurer une belle montée en puissance à notre personnage. On regrette aussi que l’aspect scoring, présent dans le prologue, ait ici disparu, ce qui réduit une rejouabilité déjà assez faible. Le titre a beau être un excellent défouloir, il est difficile de dire s’il mérite les 19,99€ demandés, un prix pourtant très doux. Pour l’expérience, cela paraît un poil cher encore même si le prix de revient est plus convenable que celui du prologue Bright Memory qui était proposé à 7,99€ pour 32 à 38 mins de jeu. Nous ne pouvons que vous conseiller d’attendre une promotion (ou de profiter de la remise de 20% si vous avez acheté le prologue) mais si vous aimez les FPS nerveux et fun, Bright Memory Infinite se doit de figurer dans votre ludothèque numérique.

On a adoré :
Vraiment très fun
Affrontements très dynamiques
La lumi-lame, un régal
Montée en puissance agréable
Bestiaire assez varié
Belle direction artistique
Le dash, salvateur
I.A. assez agressive
Des effets visuels superbes
Environnements réussis
Un prix assez doux (19,99€)
Le New Game+
Débloquer la difficulté Hell…
On n'a pas aimé :
Difficulté Hell décevante
Un scnénar’ quoi ?
Visages inexpressifs peu réussis
Très court (2H31 en difficile)
Le scoring a quasi disparu
La phase d’infiltration…
Et celle en voiture
Les murs invisibles
Pas de physique des balles
Plutôt facile dans l’ensemble
Un grappin très sous-exploité


Consulter les commentaires Article publié le 21/07/2022 par Vincent P.



 
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