Test Raze’s Hell - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Raze's Hell



Développeur
Artech
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.04.2005
  24.02.2006
Nombre de joueurs
1 à 10
Online
- Jeu en ligne
- Réseau local
Classification PEGI
Mémoire
49 blocs
Son
5.1

Après un Advent Rising surprenant et un BloodRayne 2 de très grande classe, THQ continue le portage des titres Majesco dans leur version PAL. Place aujourd’hui à Raze’s Hell, un petit jeu d’action sans prétention doté d’un humour très particulier et considéré comme prometteur… Restait encore à voir si le jeu de Majesco valait bien ses 30€ !

Raze au pays des Teletubbies




Rien ne va plus pour Raze ! Les Kewletts, sorte de Teletubbies débiles, ont érigé une société moderne, sans violence et où tout le monde est heureux. Portés par leurs désirs utopiques, les Kewletts ne tardent pas à s’en prendre aux peuples voisins, de telle sorte que le monde de Raze se voit bientôt envahi par ces petits êtres tout mignons et bourrés d’amour pour leur prochain. Face à cette situation hautement désagréable, Raze ne tarde pas à s’indigner et décide de partir en guerre pour renvoyer les Teletubbies et leur princesse toute rose dans leur lointaine galaxie… Armé d’une armure mythique et de pouvoirs spéciaux, Raze va entrer dans une folie meurtrière et commence l’épuration ethnique…

Une fois n’est pas coutume, nous nous rangeons du côté des « méchants ». Et force est de constater que la sauce prend plutôt bien et ce, dès les premières minutes de jeu ! Non seulement Raze se dirige facilement, mais en plus il est doté d’un arsenal dévastateur, composé de mitrailleuses en tous genres, de pouvoirs spéciaux (rouler en boule pour écraser nos ennemis, décapiter un Kewlett dans une gerbe de sang,…) et d’armes plus particulières telles que l’Inflator qui vous permettra de faire gonfler vos ennemis à l’aide d’hélium puis de les faire éclater. Tout simplement jouissif !

Face à vous, les Kewletts sont mal organisés et dotés d’une IA plutôt médiocre. Mais ils compensent ce manque par leur nombre, plutôt impressionnant. C’est bien simple, le terme épuration ethnique n’est pas suffisant pour décrire la situation dans laquelle Raze va se retrouver. Il faut dire que les Kewletts sont carrément trop mignons, tellement mignons qu’ils en deviennent agaçants. Mais derrière leurs airs de petit nounours cajoleurs se cache un esprit sadique, l’esprit d’une créature qui n’hésitera pas à vous poursuivre sans relâche jusqu’à votre mort tout en criant des mots doux. Et c’est justement dans cet humour très particulier que Raze’s Hell puise toute sa force. Inutile d’expliquer pourquoi il est tellement jouissif de décapiter ces petites bestioles, cela va de soi. Qui n’a jamais rêvé faire sa fête à Pinky, Lala et compagnie ? Et ce procédé est d’autant plus sadique que la récupération d’énergie se fait après digestion des restes cadavériques de vos ennemis morts au combat…

Sadique, amusant et jouissif, Raze’s Hell se révèle également politiquement incorrect. Outre le présence de journaux télévisés déjantés qui sont présentés à la façon de CNN par des Kewletts, l’actualité présentée n’est pas sans rappeler des événements assez récents. Mais de là à considérer le bébé de Majesco comme une œuvre satirique…

Raze s’en va-t-en guerre et…ron et…




Malgré toutes ses qualités et son originalité qui en fait un titre rudement accrocheur, Raze’s Hell ne tarde pas à montrer son vrai visage, celui d’un titre bourré de bonnes idées qui a malheureusement été bâclé. C’est simple, bancal, sans surprises et passer la première heure de jeu il ne reste déjà plus rien à découvrir. C’est d’autant plus dommage que les phases de jeu de Raze’s Hell se limitent à de simples gunfights. Pas d’énigmes, pas de phases d’exploration ni de plates-formes, rien qui serait susceptible de relever l’intérêt du jeu. A cela on ajoute une difficulté trop élevée et une durée de vie assez courte (comptez environ 10 heures) et on ne tarde pas à se rendre compte que Raze’s Hell n’est pas aussi génial qu’on le pensait. Certes, c’est amusant et déjanté mais c’est aussi sans surprise et vite lassant.

Au niveau du multijoueur, Majesco nous propose plusieurs modes de jeu assez anecdotiques qui ne viendront guère relever le niveau général. Rien de bien original ni de novateur, juste de quoi s’occuper 10 à 15 minutes… Du moins si vous rencontrez quelqu'un, ce qui n’est pas gagné vu le manque de popularité du jeu !

Sur le plan de la réalisation technique, Majesco semble s’être contenté du minimum. Les musiques, voix anglaises et bruitages sont tout juste satisfaisants. Quant au moteur graphique, il est certes doté d’une esthétique particulière mais on ne peut que déplorer le manque de soin apporté à l’ensemble. Les décors sont vides, les personnages mal modélisés et les effets spéciaux niais. On note également de nombreuses chutes de Frame-Rate qui viennent entacher le gameplay pourtant très simple du jeu, ainsi que quelques défauts de caméra. Pour un titre exclusif à la Xbox, c’est un peu maigre… Cependant, il faut avouer que c’est largement satisfaisant pour 30€ !

Point complet
Doté d’un concept novateur et d’un humour vraiment particulier, Raze’s Hell s’annonçait prometteur. Cependant, la réalité est toute autre. Les bonnes idées sont mal mises en avant, la réalisation technique est pauvre, le jeu répétitif et court et le frame-rate descend parfois bien bas. Faute d’être un hit, Raze’s Hell se classe néanmoins parmi les petits jeux d’action agréables à prendre en main et proposés à un tout petit prix…

On a adoré :
+ Amusant à jouer
+ Un humour particulier
+ Principe original
+ Seulement 30€ !
+ Un arsenal délirant
On n'a pas aimé :
- Décors vides
- Frame-rate assez bas
- Trop répétitif
- Mode multijoueur anecdotique
- Faible durée de vie


Consulter les commentaires Article publié le 13-04-06 par Etienne F.



 
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