Test Rainbow Six 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 233 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Tom Clancy's Rainbow Six 3



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
FPS Tactique
Statut
Disponible
Date de sortie
  06.11.2003
  31.10.2003
  08.07.2004
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Réseau local
Classification PEGI
Son
5.1

Depuis la glorieuse époque de la Playstation et de la Dreamcast, Ubi Soft nous abreuve régulièrement de FPS tactiques qui, pour rappel, se divisent jusqu’à présent en deux séries : les Rainbow Six et les Ghost Recon. Le premier étant plutôt basé sur des groupes d’intervention rapide et se déroulant majoritairement dans des environnements intérieurs tandis que Ghost Recon, lui, vous fait vivre des combats champêtres en tenue militaire. Mais revenons-en à ce Rainbow Six 3, dernier cru de Red Storm et spécialement développé sur notre chère console.

 

Tom Clancy, la mine d’or....





Comme tous les jeux d’action signés Red Storm, Rainbow Six 3 est lui aussi basé sur un scénario du célèbre écrivain américain Tom Clancy qui publie régulièrement des nouveautés classées dans les rayons romans d’espionnage. Rien de bien original comme on pouvait s’en douter sinon un réalisme assez stressant de par son actualité, explications. Dans quelques années les Etats-Unis d’Amérique connaîtront une crise financière sans précédent suite à des désaccords avec les pays de l’OPEP. Seul le Venezuela continuera à approvisionner l’état le plus puissant au monde en pétrole. Mais certaines personnes ne l’entendent pas de cette manière et très vite le Venezuela connaît nombre d’attentats et de prises d’otage dans le but de le déstabiliser et de faire changer son opinion vis-à-vis de la Maison Blanche. C’est là que vous intervenez, vous, Ding Chavez, meneur d’équipe de la division rainbow qui allez devoir sauver une nouvelle fois la paix par des frappes chirurgicales aux différents endroits où vous serrez appelés à agir. Alors sortez de l’ombre et préparez vous pour votre prochaine mission ! Décollage immédiat.

Alors autant le dire tout de suite, fans de Doom, Wolfenstein et autres Quake-like extrêmement violents, ce jeu n’est pas fait pour vous. En effet, ici, comme déjà dit ci-dessus, il s’agit de frappes chirurgicales et tout doit donc être fait avec minutie. A la moindre faute c’est la mission qui est compromise et probablement aussi votre propre vie… Et oui, il va falloir s’entraîner dur pour accomplir sans embrouilles vos différentes missions et vérifier chaque coin sombre, coordonner vos irruptions dans les salles remplies de terroristes, traverser une rue à travers laquelle vous servirez de cible mouvante pour cinq snipers qui ont déjà le doigt collé à leur gâchette ou encore sauver des otages en un temps limité ne sont pas choses aisées à apprendre. D’autant plus que les terroristes se voient dotés d’une très bonne intelligence artificielle et n’hésiteront en aucun cas à vous contourner sans faire de bruit dans l’unique but de vous surprendre. Mais n’attendez surtout pas qu’ils appellent leurs coéquipiers où vous serez d’avance six pieds sous terre. Alors certes vous êtes bien équipés, votre arsenal étant très vaste et allant du MP5 silencieux au masque à gaz en passant par une dizaine de sortes de grenades avec un briefing se montrant utile pour préparer la mission, mais n’oubliez jamais qu’une seule balle peut vous tuer et que tout peut se jouer en un fragment de seconde… En tous cas, les erreurs coûtent cher et finir la campagne ne sera pas de tout repos d’autant plus que les objectifs ne sont bien souvent pas simples à réaliser et que le stress se fait vite ressentir.

 

Debout, couchez, assis !



Comme dans le jeu SOCOM : US Neavy Seals sur Playstation 2, vous pourrez donner vos ordres grâce au casque communicator, une première sur Xbox ! Malheureusement, le temps d’adaptation est long avant une excellente prononciation et il s’avère tellement aisé de donner ses ordres via la manette que le communicateur devient vite un gadget. En dehors d’ordres simples comme « avancer », « couvrir » ou encore « ouvrir porte » on peut aussi ordonner à ses hommes des actions plus complexes comme « ouverture porte frag nettoyage à zoulou », ce qui signifie qu’ils vont ouvrir la porte, lancer une grenade à fragmentation pour terminer par nettoyer la pièce dès que vous lancerez le signal « zoulou ». Très utile quand il y a deux entrées par exemple. Mais le plus important c’est que cela ajoute une dimension tactique rarement vue sur consoles. En dehors de ça, Ding se dirige très facilement, à la manière de l'illustre Master Chief et il donne ses ordres par une simple pression de bouton ou pour les plus durs d’entre eux par un choix de combianaisons très rapide à exécuter. Bref une totale réussite sur ce point.

 

Fini la campagne ?





Ah cette campagne, bien difficile, assez longue et aussi très prenante mais de là à la refaire, seul les plus courageux d'entre vous retournerez sur le terrain. Mais bon cela représente tout de même entre dix et quinze heures de pur plaisir, ce qui est plus que raisonnable pour ce type de jeu. Sinon, après, il y a le reste du monde comme terrain de jeu via le Xbox Live et en plus les parties françaises s'avèrent nombreuses. Rainbow 3 s’offre une seconde vie sur le service Online de Microsoft et montre grâce à celui-ci un aspect bien plus riche qu'il n'y parrait. Vous ne pouvez imaginer l’intensité des combats en équipes qui vont parfois jusqu’à atteindre le génie militaire ! Ou encore ces missions en coopératif où vous devrez compter sur vos partenaires et ne pas oublier de les couvrir, tout simplement magique et inépuisable. Quel bonheur que de venir dans le dos d’un adversaire pour lui vider son chargeur entre deux cotes sans qu’il ne comprenne d’où proviennent ces tirs qui vont bientôt le rendre à l’état de cadavre encore chaud…

Et tout cela sans oublier que les cartes multi sont très bien pensées et qu’elles offrent énormément de possibilités stratégiques et il n’est pas rare d’assister à de véritables chasses à l’homme durant lesquelles certains feront les planqués tandis que d’autres défonceront les portes pour venir en finir avec leurs opposants qui les attendent tranquilement planqués derrière une armoire ! Sublime ! Et cela sans parler des combats en équipe où la moindre erreur vous enverra définitivement sur les brancards en même temps que quelques coéquipiers qui n’hésiteront plus à la part suivante de faire route solitaire pour éviter de se joindre à vos débuts assez suicidaires sur le xbox live. Car en effet, depuis le temps que certaines personnes possèdent ce jeu, croyez-moi qu’ils maîtrisent parfaitement leur commando et qu’il vous sera probablement dur de rivaliser avec eux. Cela en devient même décourageant en certains moments tant le niveau de jeu est relevé et tant il s’avère difficile de faire ses premiers frags…Bref, et vous l’aurez compris, Rainbow Six 3 est une véritable réussite que ce soit en solo ou sur le Live, il promet nombre d’heures de pur plaisir aux joueurs.

 

Mais pourquoi toujours des banquets ?



Le moteur graphique de Rainbow Six 3 est en fait le même que celui de Splinter Cell, ce qui implique une gestion des lumières et des zones d’ombre hors du commun. De plus, les décors sont en général originaux et bien réalisés offrant, dans certaines phases de jeu, un véritable chef-d’œuvre visuel. Il faut voir ce village alpin qui sera votre première mission ou encore la fameuse prison d’Alcatraz qui rappellera à certains d’entre vous un certain The Rock mais également le niveau de la villa Vénézuélienne qui est sans aucun doute le mieux réalisé et aussi le plus original. Les personnages eux aussi ne sont pas en reste quoiqu’un peu à la traîne question réalisme des faciès mais cela reste du très bon, pas d’inquiétude à avoir. Sinon, question regrèts, on notera un manque flagrant de paysages extérieurs et on constatera quelques bugs avec les cadavres. En dehors de ça, c’est du tout bon et traverser les niveaux se révèle être passionnant tant ceux-ci fourmillent de détails. Les cinématiques sont elles aussi très bien faites et celle d’intro est même très bien rythmée au point que vous vous étonnerez à vous la repasser quelques fois tellement elle vous fera penser à un film d’action signé Hollywood. Au même titre que la réalisation graphique, les bruitages eux aussi sont d'exelentes factures. Entendre les cris d’agonie de vos opposants deviendra vite un vrai plaisir et il n’est pas rare de sourire avant de balancer une grenade, c’est incroyable ce que les jeux vidéos peuvent rendre sadique parfois. Le tout est en dolby 5.1 s’il vous plait. Décidément Ubi nous a gâté !



Enfin, je pourrais continuer encore longtemps à faire l’éloge de ce jeu vraiment exceptionnel et possédant un potentiel rarement vu sur Xbox, du moins à ce degré là ! Alors, certes le scénario est classique mais n’oublions pas que dans ce type de jeu, il n’est présent que dans le but de vivifier l’ensemble et les quelques bugs rencontrés ne doivent pas ternir une si bonne production qui se retrouve déjà dans les immanquables de la Xbox grâce à ses nombreux atouts qui nous offrent un émerveillement constant tant au niveau des visuels qu’au niveau sonore. Félicitons Red Storm qui a mené le projet de main de maître et qui prouve sa maîtrise des capacités de la Xbox et de toutes ses fonctionnalités.

Point complet
Rainbow Six 3 devient le nouveau maître étalon du jeu d’action tactique sur Xbox, c’est pour dire. Graphismes au top, bruitages parfaits, durée de vie exceptionnelle et jouabilité excellente le rendent quasi indispensable. Ce sera dur de le déloger de sa place forte et cela d’autant plus que rares sont les FPS proposant un si grand nombre de modes de jeu et une compatibilité Xbox Live aussi aboutie.

On a adoré :
+ Graphismes
+ Jouabilité
+ Durée de vie
+ Jeu en ligne
+ Tactique au possible
On n'a pas aimé :
- Quelques bugs
- Trop tactique pour certains
- Et c'est tout...


Consulter les commentaires Article publié le 08-01-04 par Rédempteur



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019