Test Psychonauts - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Psychonauts



Editeur
Majesco
Distributeur
THQ
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.02.2006
  19.04.2005
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1
Prix de lancement
45,00 €

A l’origine prévu pour la fin de l’année 2002 et en exclusivité sur Xbox, Psychonauts a pris son temps et a débarqué aux US en Avril dernier sur Xbox, mais aussi sur PS2 et PC. Un projet de longue durée qui a connu un grand succès critique outre-atlantique et qui mérite donc d’être plus connu qu’à l’heure actuelle. Verdict de cette arlésienne.

Une atmosphère unique




Bien connu des joueurs PC pour avoir développé deux jeux cultes que sont Full Throttle et Grim Fandango, Tim Schaffer est à l’origine de ce titre à l’ambiance vraiment unique et décalée. Le tout nouveau studio de développement qu’il a fondé, Double Fine Productions, a en effet vu les choses en grand pour imposer à son titre une véritable personnalité. Une mentalité à saluer tant la plupart de titres qui arrivent dans les rayons sont à la limite du plagiat ces dernières années. L’humour fait mouche à tous les coups grâce à des mimiques bien trouvées et à un doublage français incontestablement au top du top. A la fois composé de répliques enfantines naïves, d’ironie subtile, de dérision et de référence un peu plus mature, Psychonauts réussi à faire sourire les joueurs de tout âge, ce qui constitue déjà un petit exploit.

Le scénario du jeu ne se prend bien sûr pas au sérieux. Dans une colonie de vacances pas comme les autres, un chef militaire et trois grands psychonauts forment des enfants au métier de… psychonauts justement. Il s’agit en fait de développer ces facultés psychiques pour entrer dans l’esprit des gens et les libérer de leurs problèmes. Or, un problème, il y en a justement un gros puisque les enfants de la colonie se font un à un voler leur cerveau. Heureusement vous incarnez l’espoir, c’est à dire le jeune Razpoutine (que tout le monde appelle Raz). Plutôt surdoué Raz apprend vite les différents pouvoirs psychiques et le concept de monde réel – monde psychique. Aidé par Cruller, grand amoureux de bacon mais surtout grand maître de l’esprit, vous allez donc devoir retrouver les cerveaux dérobés et l’auteur de ces atrocités pour que tout rendre dans l’ordre.

Vous croiserez un nombre assez important d’individus à la personnalité hilarante et vous aurez l’occasion de rentrer dans une dizaine d’esprits, ce qui constitue autant de niveaux ayant chacun une atmosphère propre, un style graphique particulier, des objectifs variés et surtout une bonne dose d’irréalisme totale. Dans l’esprit d’un gros poisson vous prendrez le rôle d’un géant destructeur dans une ville peuplée uniquement de poissons dont certains sont en résistance contre le régime politique actuel. Vous serez amené à aider Fred (convaincu d’être un descendant de Napoléon Bonaparte) à gagner une bataille importante contre lui-même. Vous ferez connaissance avec « l’homme taureau » et le fantôme du théâtre. Cela n’est pas très clair mais vous en dire plus éradiquerait le suspens.

A en perdre l’esprit




Le gameplay se base donc principalement sur l’aspect aventure, plates-formes sans négliger les phases d’action. Psychonauts est un mélange réussi de tout ce qui se fait de mieux dans les trois genres qui le composent. On retrouve donc de nombreux mouvements que l’on a l’habitude de voir dans les Mario, Prince of Persia voir dans les bons vieux Pandemonium sortis il y a 10 ans. Pour varier le gameplay et pour coller au scénario, Raz apprendra au fil du jeu des pouvoirs psychiques, gagnés lors d’un niveau ou obtenu grâce à une accession à un rang de psychonauts supérieur (en collectionnant les cartes psy et noyaux psy). Lévitation, télékinésie, invisibilité, clairvoyance, confusion, tir laser et autres sont au rendez-vous. Trois boutons peuvent être assignés à ces pouvoirs : la gâchette droite, le bouton blanc et le bouton noir. La gâchette gauche servant à cibler un ennemi ou objet en particulier qui sera la cible des pouvoirs. Marcher sur des cordes, sauter, planer, enflammer les ennemis sont quelques-unes unes des possibilités d’action à disposition du joueur.

Dans chaque esprit vous trouverez aussi des bagages pleurant dans un coin. Il s’agit en fait de souvenirs qui se sont égarés et qui n’ont rien à faire à cet endroit là du cerveau. Pour faire le ménage et rendre ces souvenirs souriants, il faut trouver les étiquettes correspondant aux bagages et leur amener. Des coffres en formes de cochons traînent également dans les parages. Un bon coup de poing dessus les ouvrira et dévoilera leur contenu : des dessins retraçant des morceaux de l’existence du personnage dans lequel vous êtes.

Cela dit, si le gameplay est irréprochable, riche et vraiment intéressant, Psychonauts n’échappe pas à un problème inhérent au genre de la plates-formes : le placement des caméras. Heureusement on peut la bouger manuellement ce qui réduit quand même fortement ce petit défaut.

Jolie lunette Raz




Bien sûr esthétiquement Double Fine a pris le temps de faire un jeu à part avec des niveaux aux univers radicalement différents les uns des autres. Ambiance disco lors de votre entraînement à la lévitation dans l’esprit de Milla, cube en noir et blanc simpliste lors de votre apprentissage au tir, quartier résidentiel biscornu avec des habitants très très spéciaux, village espagnol au rendu parfois proche du cell shading, etc. L’esthétique est d’autant plus mis en avant que la technique suit. En effet le jeu exploite bien les capacités de la console et gère sans trop broncher niveau frame-rate. Les textures sont très correctes, la modélisation des personnages met bien en avant leur personnalité (ils sont parfois des caricatures à peine masquée). De plus les effets de lumières sont vraiment très jolis. Bref tout est positif de ce côté. C’est aussi le cas sur le plan audio avec, comme je le disais plus haut, des doublages de français de haut niveau, des répliques qui prêtent très souvent à sourire et des musiques qui, sans être transcendantes, sont bien dans le ton.

En revanche Psychonauts est à l’image de nombreux jeux du genre : un peu court. Une douzaine heures sont requises pour en venir à bout. Comptez en trois ou quatre de plus pour finir le jeu vraiment à 100%. Cependant quand on voit les qualités du jeu et sa personnalité très travaillée on ne peut que remercier à nouveau Tim Schaffer. Plutôt que de multiplier les suites peu novatrices pour rentabiliser ses licences comme le ferait la plupart des développeurs, Sir Schaffer préfère faire dans l’original et le surprenant. Tant mieux pour nous.

Point complet
Psychonauts est la grosse surprise de ce début d’année 2006. Maintes fois retardé et plutôt discret, le nouveau hit de Tim Schaffer risque de passer inaperçu à sa sortie et pourtant les années de développement supplémentaires n’ont pas été vaines. Réalisation de qualité, ambiance unique, gameplay aux petits oignons empruntant à toutes les références du genre, humour qui fait mouche, Psychonauts est presque un sans faute et donc l’un des tous meilleurs jeux d’aventure et de plates-formes sur Xbox. Un incontournable proposé à 43 euros, que demande le peuple ?

On a adoré :
+ Un univers unique
+ Bourré d’humour
+ La variété des décors
+ Graphismes de qualité
+ Doublage français au top
+ Gameplay très solide
+ Un petit prix
On n'a pas aimé :
- A peine court
- Certains angles de caméra


Consulter les commentaires Article publié le 21-01-06 par Nicolas T.



 
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