Test Project Snowblind - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Project Snowblind



Développeur
Crystal Dynamics
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  11.03.2005
  23.02.2005
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Son
5.1

Annoncé à l’origine comme le troisième épisode de la saga des Deus Ex, Project Snowblind se révèle finalement être un FPS classique dans son ensemble et utilisant juste l’univers cyberpunk de l’œuvre signée Warren Spector à des fins commerciales. Ce premier projet de Crystal Dynamics en matière de FPS se révèle être cependant un spin off plutôt intéressant et agréable à jouer il faut l’avouer. Cependant Snowblind est loin d’être un titre exceptionnel et se révèle même bourré de petits défauts qui entachent le gameplay. Dommage car à l’origine le projet était très prometteur ! Explication dans le test.

Le descendant direct de Red Faction 2




Nous sommes en 2065, période où l’insécurité règne à peu près partout dans le monde. Pour contrer les agissements d’une révolution, les forces de la Coalition de la liberté sont envoyés en Asie et vous, Nathan Frost, en faites partie. Nul doute que vous ne vous attendiez pas à ça en vous engageant… Mourir si bêtement suite à une explosion, pas d’acte de bravoure ni même d’héroïsme, non juste un manque de chance. A présent vous êtes là étendu dans un brancard et on vous emmène je ne sais où, probablement à l’infirmerie afin de tenter tant bien que mal de vous sauver mais vos organes vitaux semblent trop atteints… Dommage. Autour de vous, des scientifiques se bousculent, ça papote et pourtant vous n’y comprenez rien, vous n’avez qu’une seule envie, celle qu’on vous laisse mourir en paix. Hélas pour vos ennemis, Nathan est de retour avec dans son organisme un appareillage aussi onéreux que pratique. Au lieu de vous laisser mourir, vos dirigeants ont préféré investir en vous en vous transformant en véritable machine de guerre ambulante. Nul doute que vos bio-modifications vous sauverons à plus d’une reprise la vie et sincèrement on ne s’en plaindra pas !

Si le début du scénario est plutôt prometteur, on ne peut hélas pas en dire autant de la suite. Certes l’univers de Deux Ex est bien respecté avec de nombreux clins d’œil à la saga d’Ion Storm mais dans l’ensemble, Snowblind est beaucoup moins complet que son grand frère Invisible War. Pourquoi ? Tout simplement car Deus Ex 2 était un RPG sous forme de FPS et proposait un très grand nombre d’interactions et possibilités. Snowblind n’est quant à lui qu’un simple FPS bête et vilain comme on dit. Certes il demeure pas mal de possibilités plutôt originales par rapport à d’autres titres mais dans l’ensemble, Snowblind doit plus à Red Faction 2 qu’à ses demi-frères.

Pour être clair disons que Snowblind reprend un contexte de guerre de rue voir de guerre civile comme Red Faction 2 le faisait si bien. Mais la comparaison ne s’arrête pas là loin de là puisque les deux titres sont fort identiques à plus d’un trait. Cependant il est tout de même important de préciser que louper Snowblind en temps que fan de Deus Ex est totalement inconcevable tant il a rapport aux deux volets d’Ion Storm. A Red Faction 2 emprunte en fait quasiment tout le gameplay, en y rajoutant cependant quelques petites finesses originaires de son propre univers. Comme dans Red Faction 2 la majorité des missions se déroulera en pleine rue, accompagné de plusieurs soldats qui vous seconderont tant bien que mal dans les vastes avenues de cités futuristes. Autant vous dire de suite que l’ambiance y est et qu’on a réellement l’impression de se situer au beau milieu d’un conflit opposant deux factions particulièrement belliqueuses !

Ca shoot à droite, ça explose à gauche, un pant de mur s’effondre sous un coup de mortier, un hélico arrive et largue quelques hommes au milieu du champ de bataille, explosions, fumée… Bref, c’est le bordel et autant vous dire que remettre de l’ordre dans tout ça ne sera pas toujours évident tant on se retrouve parfois « perdu » au beau milieu de tout ce merdier. Un autre rapprochement à faire à Red Faction 2 est très certainement la présence de divers véhicules contrôlables sur le champ de bataille. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt variés, allant du mech de combat au tank en passant par la jeep futuriste et la tourelle. Ces divers véhicules seront évidement abondement utilisés par vos ennemis mais vous pourrez en prendre le contrôle quand vous en aurez l’occasion mais autant vous avertir de suite, la prise de contrôle de ces véhicules est loin d’être évidente et la route pour passer pro dans la catégorie poids lourds est semée d’embûches !

Si il y a bien une chose qui m’a particulièrement frappé dans ce Snowblind c’est très certainement la mise en scène de l’action. Non seulement one ne s’ennuie jamais mais en plus les développeurs ont implanté toute une série de cut-scènes afin de rendre l’aventure solo plus dynamique. Une excellente idée quand on voit le résultat puisque ça retranscrit très bien le désordre qui règne sur le champ de bataille. Une caractéristique sans laquelle Snowblind perdrait beaucoup de son charme.



Au niveau des niveaux eh bien on traverse essentiellement des niveaux futuristes teintés d’une touche asiatique qui rend du plus bel effet. Et si il est clair que Deus Ex ne ressemblait pas trop à ce mélange final il est aussi très clair que Snowblind a son petit style bien à lui et qu’il en séduira plus d’un grâce à son univers. Même constat niveau armement puisque notre chère arme de guerre vivante dispose de tout un arsenal ultra perfectionné allant de divers types de grenades au shotgun en passant par le lance roquettes, le sniper, la mitrailleuse et j’en passe. Le plus intéressant demeure à s’y méprendre les divers types de bio modifications dont vous disposez. Celles-ci vous permettront en effet de réaliser quelques actions particulièrement étonantes comme pouvoir voir à travers les murs, se rendre invisible pendant un laps de temps déterminé ou encore ralentir le temps. Bref c’est très sympa bien que pas toujours très utile ce petit clin d’œil à Deus Ex en ravira plus d’un.

Au cœur de l’action vous aurez généralement le choix entre deux types d’action : foncez dans le tas ou se la jouer un brin tactique en faisant tourner tout son attirail de choc. Bien sûr beaucoup choisirons d’y aller au shotgun histoire de repeindre un peu les murs de ces longs corridors, cependant, il me semblait important de noter la possibilité de se la jouer réellement tactique, ce que très peu d’autres testeurs ont remarqué semble-t-il… Pour tout vous dire j’ai bien essayé les deux manières d’approche : la manière forte est sympathique mais sincèrement très vite lassante, raison de plus pour tenter une autre approche de ce FPS ! Ainsi sniper tout en avançant peut se révéler sincèrement salvateur. De la même manière que vous pourrez réellement vous la jouer infiltration durant certains missions en jouant avec l’invisibilité et les coins de mur. Sincèrement très sympa et contrairement à ce qu’on pourrait penser ça va plus vite d’éviter les gardes que de les affronter directement. Comprenez par là qu’une fois le combat engagé les alarmes ameutent les différents soldats en ronde dans les environs, ce qui vous empêche toute chance de replis ou de couverture quasiment tant vous êtes assiégé de toute part. Deux manières différentes de jouer, certes limitées mais tout de même bien sympathiques dans leur ensemble.

Un niveau technique acceptable



Au niveau strictement technique du terme, Snowblind n’est pas vraiment le titre que tous les fraggueurs en manque pouvaient espérer. En fait, il s’agit ici d’un jeu multiplateformes ce qui explique très certainement le fait qu’il ne soit pas au top à plusieurs points de vue. Au niveau bande son tout d’abord on remarque des bruitages plutôt réussis, si ce n’est bien sûr les bruites du tuyauterie lorsque vous vous baladerez dans des couloirs métalliques. Stressant, sans rire, on a toujours l’impression d’être suivi ! Enfin du moment que ça ne reste que de l’ordre du détail comme on dit. Les voix françaises sont elles aussi plutôt réussies avec pas mal de commentaires à gauche et à droite durant les combats, ce qui vous encouragera à coup sûr dans votre dur combat. J’avais lu dans plusieurs tests des problèmes de gestion d’effets sonores eh bien autant vous dire de suite que je n’ai rien remarqué de la sorte, probablement que ces problèmes étaient du à une mauvaise mise en valeur des voix et bruitages. Enfin, au niveau des musiques on peut tout de même être déçu tant les développeurs ne se sont pas foulés. De la petite musique d’ascenseur par ci, du classique par là et quelques brins mélodiques à droite et à gauche. Du métal aurait été beaucoup plus approprié lors des phases de shoot mais bon, après tout on ne peut pas tout avoir !

Au niveau de la maniabilité, on regrettera juste le fait que Project Snowblind soit un peu moins maniable que Halo, enfin il faut avouer que niveau action il est aussi plus complet mais bon il n’empêche qu’ils auraient pu ajouter plus de précision à cet ensemble. Mitrailler où bon nous semble est quasiment impossible tant la gestion du stick est mal réglée. Mais soit, pas de quoi en faire tout un plat. En fait le gros défaut de ce Project Snowblind est d’être beaucoup trop court dans son mode solo. Entre 5 et 7 heures pour boucler tout ça, ce n’est pas terrible. A croire que les développeurs se sont passé le mot ! D’autant plus qu’on aurait aimé un peu plus d’originalité au niveau des missions : sur 12 missions, 3 se situent exactement au même endroit, à différents moments de la guerre. Sympa mais vraiment lassant de voir tout le temps le même paysage. Alors autant vous dire que si vous ne possédez pas le Live vous ne profiterez certainement pas à fond de ce bon petit FPS qu’est Snowblind.

Enfin au niveau des graphismes on pouvait s’y attendre c’est loin d’être magnifique, cependant il faut bien avouer que Snowblind a son petit style bien à lui auquel tous les joueurs ne succomberont pas certes mais qui se révèle tout de même réussi. Les décors sont d’ailleurs particulièrement réussis, contrairement aux personnages pas très bien modélisés et aux effets spéciaux dépassés. Le héros même manque totalement de charisme mais après tout on est pas là pour chanter la beauté de ce monde mais bien pour opérer une véritable dératisation urbaine et tant qu’on y est on ne va pas se gêner !

Un mode Live réussi




Soyons clair : Snowblind ne détrônera pas les ténors du genre mais il n’empêche que son mode multijoueur via le Xbox Live n’est pas si optionnel que ça. 10 maps sont de la partie à travers lesquelles vous pourrez vous affronter jusqu’à 16 joueurs. Bien sûr la plupart des modes de jeu disponibles sont des grands classiques : deathmatch, team deathmatch, assaut, capture the flag,… Bref vraiment pas de quoi s’étonner. Cependant il est important de signaler la présence de classes de soldats (soldat, éclaireur, mitrailleur, agent,…), un peu comme dans RTCW. Des classes qui ajouteront pas mal d’intérêt à un type de partie en particulier, à savoir les capture the flag. Autre intérêt de ces classes : chacune d’entre elle a son propre bio-mod, ce qui ajoute une belle petite touche stratégique à l’ensemble et autant vous dire de suite qu’à 16 c’est en équipes qu’il faut jouer, sans quoi la défaite est assurée. La plupart des maps sont propices aux embuscades et aux surprises, on félicitera d’ailleurs les level designers qui ont fait un très beau travail sur ce titre ! Enfin, il faut savoir que les véhicules sont eux aussi disponibles sur le Live et se révèlent plutôt intéréssants à manipuler lors des combats.

Point complet
Pas une révolution mais pas une daube non plus, Project Snowblind se révèle être un FPS agréable à jouer et pas trop bourrin bien que cet aspect soit tout de même mis en avant. Reste un gros point négatif : une durée de vie bien trop courte en solo. Dommage.

On a adoré :
-Fort agréable à jouer
-Mise en scène géniale
-Le monde de Deus Ex respecté
-Un mode Live assez sympathique
-Mélange de barbarie et de subtilité
On n'a pas aimé :
-Trop court en solo !
-Graphiquement pas génial
-Assez répétitif


Consulter les commentaires Article publié le 28-03-05 par Rédempteur



 
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