Test Pariah - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Pariah



Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.05.2005
  03.05.2005
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Son
5.1

Voici donc enfin le tout premier FPS solo de Digital Extrèmes ? Très connue des joueurs PC et Xbox, l’équipe en charge du développement de Pariah est en fin en charge de plusieurs gros FPS, comme la série des Unreal Tournament et Championship. Pariah est donc leur tout premier projet de FPS console / PC doté d’un scénario en solo et d’un mode multijoueur solide. Un jeu bien pensé, bourré de bonnes idées et de références et qui se fera très certainement bien vite une petite réputation auprès des joueurs Live. Reste que certains défauts de jeunesse viennent encore entacher le tout, surtout au niveau du solo… Dommage.

T’es un pariah toi on m’a dit ?




Après un CT Special Forces Fire For Effect plutôt miteux, un Stolen assez moyen, Hip Interactive nous offre un troisième jeu en cette année 2005 répondant au doux nom de Pariah. Là où ce titre prend son aise comparé aux autres jeux précédemment édités, c’est très certainement dans le nom du développeur même du titre, à savoir, Digital Extrèmes. Seulement voilà, comme il s’agissait du premier FPS solo de la société, nous étions encore un peu sceptiques quant à la qualité du soft. Nous voilà aujourd’hui rassurés, Pariah est un FPS plus que charismatique et franchement réussi, et cela, malgré un mode solo assez bâclé et bourré d’imperfections.

Voilà, le ton est dors et déjà donné, Pariah est bel et bien un bon FPS mais très certainement pas le meilleur. Pour tout vous dire, personnellement je m’attendais à un jeu très moyen (12-13/20), preuve est de constater que Hip Interactive a mené le développement et la sortie du soft de main de maître et s’impose aujourd’hui comme étant un des futurs éditeurs européens les plus prometteurs, entre autres avec des projets comme les deux Call of Cthulhu.

Mais nous nous éloignons du sujet… Pariah vous propose donc une campagne solo, des modes multijoueur à la pelle et un mode créateur de niveau assez simple à prendre en main et fort pratique. Si le principal intérêt de ce soft devait avant tout être son mode solo, preuve est de constater que c’est encore une fois le multijoueur qui s’en sort avec les égards mais nous y reviendrons plus tard.

En effet, le solo de Pariah offre certes un univers fort bien conçu et qui impose le respect côté level design mais il faut tout de même avouer que l’aventure n’est pas des plus palpitantes et que le scénario est assez catastrophique. En effet, dans Pariah vous incarnez le docteur Jack Masson, en charge du transfert de la prisonnière Karina qui est maintenue endormi dans un caisson cryogénique. Ce qui devait être une simple mission de routine deviendra une véritable opération de sauvetage sur une Terre désolée par le chaos et les guerres.

En effet, depuis plusieurs siècles la planète Terre a été transformée en véritable prison géante avec comme point d’encrage L’Enclume, principal centre pénitencier de la planète bleue. Cependant, Karina n’est pas une prisonnière comme les autres puisqu’elle est atteinte d’un virus encore inconnu et extrêmement contagieux, d’où sa mise en état « endormi ». Commence alors un compte à rebours de 16h au bout desquelles la planète Terre devra être détruite en vue d’éradiquer ce virus potentiellement très dangereux.

Voilà comment débute le scénario de Pariah. Un scénario pas mal pensé mais hélas assez mal mis en place en pratique. En effet, on est loin de comprendre tout le temps la continuité entre les missions qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas. A vrai dire, on y comprend presque rien et on se lasse bien vite d’essayer de comprendre pourquoi ils se rendent à tel ou tel endroit. Disons que ça a au moins un point positif : on visite une tonne de lieux totalement différents et n’ayant aucun rapport entre eux et on prend un plaisir sadique à s’occuper de nos ennemis sans jamais nous prendre la tête.

Un gameplay très classique




Sur le plan gameplay, Pariah vous propose de traverser toute une série d’environnements en intérieur et en extérieur, généralement assez beaux et vastes et qui sont assez variés que pour renouveler l’intérêt du jeu. C’est ainsi qu’on traversera un désert, qu’on fera une petite virée en train, une balade en forêt et bien plus encore. Sincèrement, les niveaux sont plutôt nombreux et la plupart d’entre eux proposent assez bien d’action et des objectifs plutôt variés, allant de l’attaque de place forte à l’activation d’interrupteur en passant pas la conduite d’un point A à un point B et l’élimination de vagues d’ennemis. Cependant, certains niveaux sont aussi particulièrement saoulants et mal pensés comme la plupart des niveaux en intérieur, trop classiques et labyrinthiques que pour réellement intéresser les joueurs. En gros, Pariah s’identifie énormément à Unreal 2 du côté du level design mais emprunte aussi beaucoup à d’autres softs comme Halo bien sûr mais aussi à Unreal Championship ou à des films comme Mad Max.

Comme annoncé précédement, Pariah vous offre la possibilité de conduire divers véhicules, ceux-ci allant du simple 4x4 futuriste à la jeep blindée dotée de plusieurs canons ou à des genres de motos futuristes sur coussin d’air. Le look même de ces véhicules est vraiment très inspiré d’un certain Halo et de ses Warthogs. Cependant, là où Digital Extrèmes s’est planté, c’est en donnant à ces divers véhicules une maniabilité qui n’est pas des plus aisées et qui inciterais même à vous faire marcher. Certains véhicules sont tellement difficielement incontrôlables qu’il vous arrivera très souvent de vous prendre murs, arbres et ennemis dans le pare choc. D’autre part, ces véhicules sont bien entendu destructibles et il ne sera pas rare de devoir changer de véhicule en plein cours de mission, sous peine de mourir dans une terrible explosion…



Au niveau des armes, on voit très clairement une énorme inspiration dans Unreal Championship mais en un peu plus réaliste. Il faut dire d’ailleurs que les développeurs de Digital Extrèmes ont plutôt de l’expérience en ce domaine et que la pratique paye toujours… Ainsi on découvre un arsenal très complet, allant du bazooka au lance grenade en passant par la mitraillette lourde et le shotgun, sans oublier bien sûr le sniper ou le fusil plasma. En plus de tout cela vous pourrez aussi utiliser une scie qui vous sera fort utile dans vos corps à corps avec les ennemis et un injecteur de soin qui vous permettra de remplir de nouveau votre barre de santé. Encore une fois, référence à Halo puisque cette santé est proche du bouclier présent dans le premier opus des aventures du master chief, en effet, il a la caractéristique de se recharger une fois à l’abris des balles, ce qui est fort pratique tout de même. Enfin un système totalement novateur d’évolution des armes est lui aussi présent et vous propose d’améliorer la plupart de votre arsenal en ajoutant de nouvelles fonctions aux armes et objets grâce à des WECS trouvés ça et là à travers les niveaux. Franchement sympa.

Même constatation pour cette pesanteur des corps, un peu comme dans Halo, le docteur Masson se voit soumis à la force centrifuge et saute un peu au ralenti, comme si la gravité était similaire à la gravité lunaire. Sympathique et ma foi, il s’agit là d’excellentes références !

D’autre part la physique générale du titre est hors de portée du moindre reproche : les explosions projettent les corps de manière fort réaliste, les souffles font bouger certaines parties du décors et les corps des ennemis sont rarement l’objet de bug, comme c’est pourtant si souvent le cas dans les FPS… Du beau boulot qui méritait d’être signalé.

Pour ce qui est de l’IA par contre, c’est beaucoup moins bien puisqu’elle semble directement issue du premier Quake. Comment mieux expliquer cela qu’en se mettant dans la peau d’un ennemi au QI digne d’un crapaud somalien ? C’est bien simple, je suis employé par ma faction, je fais ma petite ronde bien tranquille, je vois un ennemi, je le plombe ! Voilà en gros comment résumer la situation. C’était d’ailleurs l’un des principaux défauts d’un autre jeu d’Hip, à savoir CT Special Forces avec des ennemis qui disaient sans cesse : « Il est là, attrapons-le » ou « On va l’avoir », en gros ils sont cons, machos et bourrins au possible puisque la technique « rentre dans le lard » semble être leur technique d’approche préférée. Bon, certes, il y a parfois comme une lueur d’intelligence qui semble se déclarer chez eux lorsqu’ils se mettent à couvert mais on se demande si ils y ont vraiment pensé… A vrai dire, on s’en fiche un peu puisque Pariah reste un FPS bourrin et une IA très développée n’est pas des plus importantes en la matière.

Pour le reste, Pariah est assez simple à jouer et offre une progression sans prise de tête, bon il arrive d’être coincé à cause d’une porte qu’on ne trouve pas ou un interrupteur bien caché mais après quelques minutes de recherche on trouve toujours comment s’en sortir. Un FPS au solo agréable, un peu comme un bon gros film blockbuster du style Troy ou Titanic, avec un bon paquet de pop-corn en mains. Rien de bien spécial, juste du fun, du bourrinage et des beaux décors bien vastes qui font penser à Halo. Cependant, ne nous voilons pas les yeux, ce mode solo est loin d’être à l’abris de tout reproche et si l’IA fait défaut on regrettera aussi le manque de simplicité dans les commandes de véhicules ou le scénario simpliste et mal mis en scène.

La touche Digital Extrèmes




Si Digital Extrèmes a d’emblée mis sa marque de fabrique sur le produit avec des particularités propre à la société, comme entre autres les armes très classieuses, on remarquera aussi au premier coup d’œil des graphismes à la fois très colorés et sombres et un level design assez extraordinaire. Certes ça reste du déjà-vu mais il faut avouer que cette planète Terre du futur à de quoi donner envie. Graphiquement parlant, Pariah est assez beau. Tout ou presque semble avoir eu droit à une modélisation de haute stature avec des effets spéciaux réussis, des décors assez beaux, vastes et bourrés de détails et bien entendu un look qui rend bien à l’écran. Même les armes sont dotées d’un design bien à elles et prouvent que Digital Extrèmes est bourré de talent. Cependant, on regrettera le choix des deux héros de l’aventure qui sont loin d’être charismatiques, ce qui enlève d’ailleurs beaucoup du charme du jeu. On voit que les développeurs débutent en la matière mais pour un premier essai, il s’agit assurément d’une franche réussite.

Pour le reste, Pariah est assez simple à prendre en main, mis à part les phases en véhicules plutôt saoulantes et les déplacements assez lents. On avance assez vite dans le jeu mais on en découvre toujours plus et la plupart des gamers boucleront l’aventure solo en 10-15 heures selon le niveau de difficulté. Fun, bien fichu et complet, Pariah se voit aussi doté d’une bande son assez réussie avec une ambiance sonore toujours sur la bonne note musicale, des bruitages fort réalistes et des musiques assez entraînantes bien que très classiques. Seules les voix des acteurs restent en retrait mais encore une fois c’est lié au mauvais choix des héros…

Un multi d’enfer !




Le mode multijoueur de Pariah est assurément une des principales réussites du soft d’Hip Interactive et de Digital Extrèmes. Ainsi, on découvre entre autres les modes Deathmatch, Team Deathmatch, Capture the Flag, Siège et Front Line Assault. Des modes assez classiques mais très fun et sans le moindre petit lag. Là aussi on retrouve la possibilité d’upgrader ses armes grâce aux WECS et cela donne un certain plus et des choix tactiques à faire. Complet, bien pensé et bourré de possibilités, le mode multijoueur de Pariah est à coup sûr une de ses plus grandes qualités.

En plus de ce mode multijoueur on retrouve un éditeur de niveau plus que complet qui vous permettra de créer des maps multijoueur riches en détails et simples à créer. Ces maps seront bien entendu jouables avec vos amis du Live mais aussi seul face aux boots de la machine.

Ainsi vous pourrez choisir le type de map, de tournoi, le temps qu’il y fait, l’intensité de la lumière, si il y a de la brume ou pas, des averses, de la neige mais vous pourrez aussi placer divers éléments du décors comme des arbres, des bidons, des infrastructures, des véhicules, des lieux de régénération, etc etc… Enfin, vous aurez aussi la possibilité d’aplanir le terrain, de créer des bosses, ravins, tranchées, montagnes, ponts et j’en passe, le tout de manière très simple et très complète. Le créateur de niveau MAP fera assurément date dans l’histoire du jeu vidéo à la fois par sa simplicité et sa complexité. En un mot : Génial avec un grand G. Et si vous êtes un peu pointilleux sur les bords, vous pourrez toujours vérifier votre travail en entrant directement dans la map à pied ou en véhicule histoire d’admirer votre œuvre.

Point complet
Pariah s'affiche être un très bon FPS, un FPS qui mérite de recevoir un accueil chalereux de la communauté des gamers sur Xbox. Cependant, si Pariah se veut être une véritable référence en multi et dans son mode Créateur de niveau, le solo est quant à lui beaucoup moins réussi mais vous tiendra en haleine du début à la fin. Fun, délassant, bien fichu, Pariah rassemble toutes les qualités de la bonne alternative à Halo 2 et le surpasse même en certains points. Reste quelques gros défauts de jeunesse qui l'empêchent de devenir un maître en la matière, dommage.

On a adoré :
- Fun, long et très jouable
- Un mode multijoueur au top
- L'éditeur de niveaux
- Le level design général
- Les armes évolutives
On n'a pas aimé :
- Les héros pas très charismatiques
- L'IA des ennemis
- L'utilisation des véhicules, pas trè pratique
- Il manque un petit quelque chose...


Consulter les commentaires Article publié le 10-06-05 par Rédempteur



 
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