Test XCOM 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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XCOM 2



Editeur
2K Games
Développeur
Firaxis
Genre
Stratégie Tour par tour
Statut
En développement
Date de sortie
  30.09.2016
  27.09.2016
Nombre de joueurs
1 à 2
Prix de lancement
59,00 €

En 2012, Firaxis sortait la momie XCOM de son sarcophage. Après un bon dépoussiérage de cette licence PC des années 90, le rutilant XCOM Ennemy Unknown débarquait avec en prime une version console fort réussie. Quatre ans après ce tour de force, Firaxis remet le couvert sur Xbox One avec la sortie d’XCOM 2, quelques mois après l’arrivée de la version PC.

En route soldat, il est temps de lancer la résistance XCOM !



Là où XCOM premier du nom nous plaçait devant l’union sacrée du monde contre l’envahisseur extraterrestre, XCOM 2 prend lui un chemin bien différent. Quelques années après l’attaque, le constat est cruel mais les humains ont fini par plier. Un consortium de politiciens a donc accepté de créer, avec les aliens, un gouvernement de coalition nommé ADVENT. Vous vous rendrez bien vite compte de qui porte réellement la culotte dans ce couple singulier. Sous ses allures de série B, le contexte reste un point fort puisque c’est sous l’occupation que vous vous retrouvez commandant. Des thèmes puissants, tels que l’endoctrinement ou la manipulation de masse, sont abordés même si on reste plus proche du téléfilm que du pamphlet. Toujours est-il que cette situation géopolitique particulière implique fatalement un manque de moyens pour vous et la nécessité de tout reconstruire à partir de rien. Le jeu vous propose de prendre place dans le Talion, un vaisseau volé aux extraterrestres qui va vous servir de HUB central. D’ici, vous pourrez aussi bien vous occuper de lancer des recherches scientifiques que de faire du micro-management de troupe allant jusqu’à la customisation assez poussée des soldats. Un peu avare en informations, le jeu vous poussera à tâtonner tout en étant sous le coup des répercussions potentielles de vos mauvais choix, c’est aussi ça être aux commandes.

Votre QG volant vous offre donc des possibilités d’évolution avec notamment des pièces à construire vous permettant d’obtenir de nouveaux pouvoirs et équipements pour vos troupes, ce dont vous aurez très vite besoin. La maison ne faisant pas crédit, il va falloir crapahuter dans le monde entier avec ses troupes afin de ramener dans votre escarcelle les deux monnaies du jeu que sont le « renseignement » et les « revenus ». Les coûts sont élevés et les revenus faibles, chaque décision sera ipso facto d’une importance capitale. C’est justement du HUB que vous pourrez visualiser le planisphère vous permettant de choisir vos actions et vos missions. Faire la guérilla dans une région pour venir en aide aux résistants locaux, libérer un scientifique d’un convoi ennemi, détruire un bâtiment stratégique adverse, chaque choix va entraîner l’écoulement d’un délai d’un à plusieurs jours. Aucune importance ? Bien au contraire puisque rapidement le scénario va intégrer le projet AVATAR, mystérieux programme alien venant vous coller une jolie barre rouge en haut de l’écran pour vous rappeler qu’il est temps de bouger vos fesses. Une seule façon de contrer la progression de cet énigmatique programme, gagner des missions spécifiques. Une course contre la montre s’engage alors et il vous faudra jongler entre acquérir des informations, gérer votre budget et ne pas se laisser déborder par la puissance belligérante. La tension est palpable à chaque instant et cette épée de Damoclès ne ratera jamais une occasion de venir se rappeler à votre bon souvenir.

Et si on allait coller des gnons dans la tronche d’E.T. !



Autant le dire de suite, les néophytes devront passer par le mode de difficulté le plus facile et, même dans ce dernier, vous aurez fort à faire tout au long de votre partie. Pour les autres, les trois modes de difficulté restants devraient répondre à toutes les attentes. Sur le terrain, en combat, vous dirigez une escouade (de 4 soldats au départ jusqu’à 6 plus tard) que vous aurez préalablement choisie : grenadier, tireur d’élite, ranger, spécialiste et agent psi seront les 5 classes parmi lesquelles faire vos emplettes. Chacune aura ses qualités et ses défauts mais surtout son arbre de compétences. Vous pourrez ainsi orienter tout à fait différemment l’évolution de Catherine de celle de Liliane même si elles sont toutes deux ranger. Grand classique du jeu de stratégie au tour par tour, vous déplacerez vos troupes sur une grille, vos possibilités étant bien évidemment régies par des points d’action. C’est ici que le jeu prend toute son ampleur car les options sont nombreuses et le plaisir de la découverte se prolonge jusqu’à la conclusion du scénario. Vous pouvez par exemple demander à votre ranger d’aller se positionner à couvert et le passer en vigilance afin qu’il tire au moindre déplacement d’une cible ennemie dans son champ de vision. Pendant ce temps, lancer un piratage de la part de votre spécialiste, démolir un abri à coups de lance-roquettes de votre grenadier ou tirer en rafale avec votre sniper ne sont que quelques échantillons d’une multitude de plans de bataille que vous pourrez élaborer.

Et il vous faudra au moins ça tant l’opposition sera farouche. Le bestiaire extraterrestre est extrêmement varié, regroupant en son sein les machines et les humanoïdes. Chacun vous obligera encore et encore à créer de nouvelles stratégies et à varier vos approches de la bataille. Non seulement chaque type d’ennemi demande une approche différente mais bien au-delà, le cumul des différents types d’ennemis vous obligera à toutes les précautions sous peine d’une punition en bonne et due forme. Il sera alors primordial d’avoir précautionneusement défini les classes des combattants embarqués dans ce pétrin. Plus encore que de gagner une escarmouche, c’est d’ailleurs le fait de ramener vos troupes en un seul morceau ou presque qui sera votre plus grand bonheur. Car non seulement il vous faudra mener à bien vos missions en termes d’objectifs divers mais il faudra aussi, dans une immense majorité des cas, vous occuper vous-même de l’extraction de votre bataillon. XCOM 2 est le jeu qui vous mettra face à vos propres démons et à des choix cornéliens pour décider qui peut être sacrifié et qui doit être protégé à tout prix. Les dilemmes sont monnaie courante et c’est ici le sel de la formule XCOM. De retour au bercail, les blessés resteront indisponibles un bon moment vous obligeant à balancer la bleusaille sur le terrain de manière régulière, croisant les doigts et priant les dieux de l’humanité pour ne pas les voir se faire déchiqueter à la moindre embuscade.

Quand 1 + 1 = 4 et 8 + 8 = 2



Un attachement se crée alors de manière viscérale avec vos fantassins et cela pourra parfois être un véritable crève-cœur que de voir Liliane tomber sous le joug de l’ennemi après six missions et trois montées en compétence, tout comme il sera diablement gratifiant de voir votre chair à canon revenir sans une égratignure et progresser jusqu’à devenir une machine à zigouiller du petit bonhomme vert. Malheureusement, la perte de vos chères recrues sera de toute façon un passage obligé et même si le soft se montre souvent juste, il sera aussi parfois extrêmement frustrant. Car il n’est pas rare dans XCOM de voir un tir de fusil à pompe à deux cases d’écart de la cible finir à côté malgré un beau 98% de chance de réussite affiché auparavant. Pire encore, vous pouvez vous retrouver à cette même distance et n’afficher qu’un maigre 45% sans trop d’explication visuelle ou contextuelle. Il vous faudra donc accepter vos erreurs et également relativiser les équations mathématiques fumeuses des petits gars de chez Firaxis. Au rayon des carences, il faut aussi relever la technique faiblarde du jeu. Qu’on accroche ou non à la direction artistique assez particulière, il est impossible de passer sous silence un nombre impressionnant de bugs et autres ralentissements. La mise en scène est plutôt chouette dans l’ensemble mais souffre constamment des problèmes techniques du moteur. Du côté de l’ergonomie, sans être complètement à la rue, il n’est pas rare de pester quelques minutes pour envoyer une grenade au bon endroit ou de rater d’une case l’emplacement sur lequel on voulait déplacer son soldat.

Rien de dramatique toutefois. Reste des cinématiques propres et, pour le coup, une localisation soignée au niveau du doublage. Les musiques ne sont pas en reste, sans crier au génie, elles font largement le boulot d’accompagnement en étant toujours dans le ton juste. Si le script de ce XCOM 2 n’est pas plus passionnant qu’un téléfilm M6 un après-midi de semaine, il sera tout de même assez intelligible pour vous tenir en haleine le long d’une campagne d’une bonne trentaine d’heures en ligne droite et de beaucoup plus longtemps pour les perfectionnistes de tout poil. Les cartes étant générées de manière aléatoire, les missions changent constamment de forme même si le fond reste en tout point identique. Notons enfin qu’il est dommage de voir la difficulté jouer parfois les montagnes russes avec une accalmie, passé un certain cap de développement de nos troupes. La campagne terminée, il vous restera donc la possibilité de relancer la partie en mode de difficulté supérieure (la difficulté Ironman proposant même de tenter sa chance sans rechargement de sauvegarde) ou bien encore de vous lancer dans une partie en multijoueur. Sur ce dernier point, le mode multi n’est pas des plus intéressants et se limite à du 1 contre 1 avec certes moult options mais finalement peu de fun et une communauté discrète.
Critique rédigée par ZeNcy - Membre XG+


Point complet
XCOM 2 est le digne successeur de XCOM Ennemy Unknown. Il en exploite le meilleur mais en garde aussi certains stigmates. Il n’en reste pas moins un excellent jeu de stratégie où la frustration laissera finalement toujours sa place à ce sentiment d’accomplissement si gratifiant que procure une victoire sur le fil face à son Némésis. Si dans la forme il pêche par quelques aspects, le fond est quant à lui d’une profondeur abyssal pour quiconque voudra prendre la peine de l’explorer.

On a adoré :
Combats riches et passionnants
Durée de vie
Effort de mise en scène…
Gestion ultra complète
Souvent juste…
Contexte de l’occupation…
On n'a pas aimé :
Malheureusement sous exploité
Multijoueur anecdotique
Peu accueillant de prime abord
De gros soucis techniques
Parfois très frustrant
Direction artistique lambda


Consulter les commentaires Article publié le 16/10/2016 par Vincent P.


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