Test WRC 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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WRC 2



Editeur
Black Bean
Développeur
MileStone
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.10.2011
Nombre de joueurs
1

Après un premier épisode plutôt sympathique en dépit d’erreurs de jeunesse et d’une réalisation graphique complètement larguée, WRC nous revient avec un second épisode, toujours confié à MileStone, qui a semble-t-il écouté les conseils des fans. Beaucoup de belles promesses avaient été faites concernant cette suite, qui devait corriger de nombreux défauts du premier épisode… Mais ont-elles toutes été tenues ?

Du sur place




WRC premier du nom était laid, pas fini et manquait de réalisme. Sa suite corrige effectivement quelques défauts, mais ne va clairement pas assez loin dans les modifications apportées. Ainsi, on remarque d’entrée de jeu que si le titre est plus joli, avec des décors plus travaillés, il demeure toujours nettement en dessous des grosses productions actuelles, souffre d’un manque de détails dans les décors et d’effets visuels beaucoup trop simples, notamment au niveau des dégagements de poussière et de fumée. Ceci étant dit, il faut tout de même remarquer que Milestone a pas mal amélioré sa copie. Le clipping a pratiquement disparu, les bugs graphiques sont beaucoup moins présents et le titre est nettement plus léché, avec des filtres visuels pas toujours jolis qui font un peu les cache-misère. L’ennui, c’est que ce cocktail visuel fait vraiment très mal aux yeux. Après dix courses, c’est pratiquement impossible de poursuivre. Il s’agit sans aucun doute d’un très gros défaut qui n’était pas présent dans l’épisode précédent et qui s’explique par l’utilisation des filtres et la vitesse de défilement à l’écran. Tant qu’on est dans les défauts, on peut d’ailleurs citer la bande sonore, pas forcément médiocre dans l’ensemble, mais néanmoins fortement en retrait par rapport à la concurrence. Les musiques d’ambiance des menus sont ridicules, les bruitages pas assez mis en avant et les commentaires du copilote plutôt bons dans l’ensemble, mais parfois pas placés suffisamment en avance.

Enfin, il y a la question de la physique. Si le jeu est plus fun, plus agréable à prendre en mains et globalement plus réaliste, il y a toujours du travail à faire du côté de la physique, avec par exemple le changement de surface qui ne se fait pas toujours assez ressentir, la conduite des véhicules, assez similaire malgré les différentes classes et modèles, et bien sûr la destruction des modèles, tout simplement médiocre. Les caisses s’assombrissent, encaissent quelques dégâts, mais le tout n’est pas très bien localisé et souvent très limité. Certes, cela tient plus du détail, mais il n’empêche que cela aurait été sympathique de voir un peu plus de finition de ce côté-là. Ceci étant dit, on remarque tout de même que les développeurs ont fait quelques pas en avant. Le gameplay est beaucoup plus réaliste. La voiture se conduit un peu moins comme une savonnette, la répartition des masses est crédible et la tenue de route plus qu’acceptable. Le tout se retrouve être un mixe entre arcade et simulation vraiment très agréable à conduire, nettement plus que l’aîné qui était déjà assez fun. Pour mettre encore plus en avant tout ceci, les développeurs ont décidé de revoir intégralement les tracés du un, en suivant les conseils des fans. Ainsi, les tracés sont plus sinueux, plus traîtres et montrent une réelle maîtrise du level design.

Petit dérapage ?




On remarque d’ailleurs qu’en plus des neuf locations du précédent, on retrouve quatre nouveaux pays (plus deux à venir en téléchargement) et une spéciale dans la ville de Berlin. Bien sûr, toutes ne se valent pas. La course sur glace/neige en Suède n’est pas aussi réussie qu’on pouvait l’espérer, principalement au niveau des sensations, à contrario de la spéciale en Jordanie, littéralement jouissive. Treize locations, multipliées par six à sept spéciales par location (même si cela comprend des reverse), c’est énorme. Rien que terminer une saison en mode solo prend une bonne semaine. Après quoi vous pouvez tâter la piste avec d’autres modèles de véhicules (très nombreux eux aussi et de plusieurs catégories), le tout avec les licences officielles et des petits bonus tels que la spéciale de Berlin, le mode multi sur un écran à quatre ou à seize en ligne, ou encore le mode Carrière long de plusieurs saisons et retravaillé par rapport à celui du premier opus. Ainsi, plutôt qu’une succession de courses, le mode Carrière nous propose de partir de tout en bas de l’échelle en créant notre propre écurie. Un peu comme dans Racing Evoluzione, du même studio, on crée notre société, on participe à des compétitions pour se faire de l’argent, on en gagne, on signe avec des sponsors, on développe notre voiture et on embauche du personnel.

Pour espérer finir ce mode, il faut carrément compter sur des semaines, voire des mois de jeu. Inutile donc de dire qu’il y a matière à passer de bons moments, d’autant plus que le titre est proposé à moindre tarif, son prix conseillé étant de 50 euros. Sa richesse, la variété de ses décors, son gameplay très fun, les différentes vues (externes et internes, très immersives) font de lui un titre qui devrait rester un long moment dans votre ludothèque, à moins d’être complètement allergique aux graphismes ou de vouloir se concentrer sur une simulation pure et dure. De ce côté-là, le soft est comme nous l’avons déjà dit, un compromis entre arcade et simulation, et les différents réglages de difficulté permettent d’orienter le jeu un peu plus vers la simu ou l’arcade en bidouillant les aides à la conduite. Enfin, la nouvelle fonction rewind, qui permet de revenir plusieurs fois dans le temps pour éviter un crash plaira à certains et pas à d’autres. Bien sûr, il est possible de ne pas l’utiliser, mais la tentation est parfois bien forte, car le jeu n’est pas forcément facile et une simple erreur peut coûter cher. Du coup, le côté arcade en ressort grandi et on sent que WRC 2 vise un public assez large. L’un dans l’autre, il faut tout de même admettre que la fonction est très sympathique et peut s’avérer pratique, surtout en débutant. Dommage tout de même que, tout comme son aîné, WRC 2 souffre d’une réalisation graphique dépassée et d’un gros manque de finition dans l’ensemble, alors que le potentiel est bel et bien là.

Point complet
Meilleur que son aîné, mais avec finalement des améliorations limitées, WRC 2 s’impose comme un jeu de course très agréable à parcourir, long, fun et relativement complet. Ceux qui adorent le rallye se feront sans doute un plaisir de le découvrir. Les autres, amateurs de sensations fortes et de graphismes au top, pesteront contre la réalisation graphique dépassée du titre, vendu ceci dit à 50 euros, probablement pour compenser cet impair. Si WRC 2 a clairement de très gros atouts jouant en sa faveur, il dispose également de quelques défauts plutôt rebutants. Inutile donc de préciser que les développeurs ont encore pas mal de travail avant d’en faire un immanquable !

On a adoré :
+ Du contenu à la pelle
+ Vendu à 50€
+ Les différentes vues
+ Le gameplay, très plaisant
+ Des décors variés
+ Un jeu très complet
On n'a pas aimé :
- Techniquement à la traîne
- Ca fait mal aux yeux
- Encore du travail sur la physique
- Bande-son moyenne


Consulter les commentaires Article publié le 05/11/2011 par Etienne F.



 
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