Test Wonder Boy : The Dragon's Trap - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 126 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Wonder Boy : The Dragon's Trap



Editeur
DotEmu
Développeur
Lizardcube
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.04.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
19,99 €

Avec la Master System, nous remontons à un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. À moins d’apprécier les jeux rétro, les plus jeunes découvriront Wonder Boy : The Dragon's Trap grâce au remake signé Lizardcube (édité par DotEmu). Quant aux autres, ils doivent probablement se rappeler de ce Wonder Boy III : The Dragon’s Trap, suite directe de Wonder Boy in Monster Land, un jeu de la Master System qui a marqué bon nombre de joueurs, dont votre serviteur (bien que ses souvenirs soient fortement étiolés). Véritable pépite à l’époque, le titre avait su se démarquer avec un principe accrocheur et une aventure moins linéaire que bien d’autres jeux de plateforme. Comment alors ne pas être enthousiaste quand on apprend qu’un studio parisien a le projet plus qu’ambitieux de créer un remake…

Quand la passion ramène une perle à la vie en la magnifiant…



Comme dit dans les lignes ci-dessus, Wonder Boy : The Dragon's Trap est la suite directe de Wonder Boy in Monster Land puisqu’on débute l’aventure par la fin du précédent. Ainsi, avec Hu-Man (ou Hu-Girl introduite dans ce remake), on en vient à affronter Meka Dragon. Pas de chance pour notre héros, ce dernier lâche une malédiction pour accompagner son dernier souffle. Hu-Man est alors transformé en Lizard-Man, un petit dragon qui peut tout de même cracher du feu. Le scénario est relativement inexistant, il faut parcourir les donjons et affronter les dragons qui s’y trouvent jusqu’à lever ladite malédiction. En « ligne droite », cela se fait en trois à quatre heures pour ceux qui connaissent le jeu d’origine, selon leur niveau de souvenirs, tandis que les néophytes ou ceux qui découvrent juste le titre mettront plutôt dans les quatre à six heures. Le bon côté, c’est qu’une fois l’aventure bouclée, on a le loisir de tout explorer pour partir à la recherche de ce qu’on aurait manqué. Le gameplay est plutôt simple : une touche pour attaquer et une touche pour utiliser un objet spécial (boules de feu, éclairs, tornades, flèches et boomerangs), la subtilité venant de la gestion du timing et de la maîtrise de l’inertie du personnage. Pour le reste, le bouclier s’utilise de manière automatique (sauf pour Lizard-Man qui en est dépourvu, il compense avec une attaque longue distance), du moins quand il est orienté dans la bonne direction et chaque transformation jouit d’une particularité.

Ainsi, Mouse-Man, plus petit, peut se faufiler dans certains endroits spécifiques, en plus de marcher sur certaines surfaces. Piranha-Man peut nager, Lion-Man a une attaque en demi-cercle permettant d’attaquer en haut et en bas, tandis que Hawk-Man peut voler (en revanche, il n’apprécie guère l’eau). À cela il faut rajouter de nombreux trésors à trouver, dont certains permettent d’ajouter un cœur de plus à la durée de vie, des pièces à récolter, des échoppes à visiter pour acheter de nouvelles épées, armures et boucliers (en sachant qu’il faut bien les choisir en fonction de la transformation de son personnage et des pouvoirs qu’elles apportent), sans compter les équipements qui se récupèrent via des coffres, quelques centres de soin pour faire le plein de vie et des potions, histoire de ressusciter au besoin. Même s’ils ont décompilé tout le code de l’époque pour tout recoder, les développeurs ont tenu à respecter le matériau d’origine. De fait, à notre époque, certains pourront lui reprocher le côté rétro de la simplicité du gameplay ou encore du game design dès lors qu’on a trouvé le « bon donjon » à parcourir en fonction de la transformation. Il n’empêche qu’à l’époque, c’était déjà énorme et que le gameplay a très bien vieilli. Il reste toujours assez actuel pour l’époque, surtout que les développeurs se sont permis de retravailler quelques points pour les adapter, notamment pour l’utilisation des objets magiques.

Pour le reste, on apprécie toujours autant d’avoir une certaine liberté d’exploration, avec le village qui sert de Hub, des portes dérobées à trouver, etc. Les patterns des ennemis sont facilement identifiables mais cela n’empêche pas le titre d’offrir quelques pics de difficulté de temps en temps. Ceux qui n’ont pas peur d’avoir un minimum de défi apprécieront. Les boss, quant à eux, ne sont pas bien difficiles dès lors qu’on a identifié leur pattern et qu’on ne fait pas de fausse note au moment de réciter notre partition, en faisant attention aux esquives pour placer notre attaque dans le bon temps, surtout que seule la tête est vulnérable. Pour les autres ennemis, il n’y a rien de bien compliqué mais leur nombre, avec la spécificité de chacun peut vite donner quelques coups de chaud, surtout quand on a des shurikens qui arrivent à mi-hauteur et que l’on doit en prime tenter d’esquiver les boules de feu de certaines plantes. De même lorsqu’on doit se débarrasser d’un ectoplasme qui surgit à un endroit précis alors qu’on essayait d’esquiver le jet d’un samurai. Bref, malgré sa simplicité de prime abord, le titre demande un minimum de doigté pour éviter de mourir bêtement régulièrement. L’exploration est assez poussée pour un jeu 2D, surtout qu’il y a des donjons secrets, un par personnage, qui augmentent encore le défi. On ajoute le fait de jongler avec l’équipement pour trouver les meilleures combinaisons possibles, voire certaines spécificités pour faire apparaître certaines portes, et on obtient un titre très agréable à parcourir.

Le respect dans anciens avec une modernité attrayante…



Au-delà de ça, les développeurs ont assuré un réel remake. Ainsi, en plus de la possibilité de jouer à la version 8-bit reprogrammée (interface retravaillée, passage en 16:9 et ajustements déjà évoqués) avec les sons et les musiques de l’époque, le studio parisien a codé une version moderne, avec des graphismes actuels et une bande originale réorchestrée. Cerise sur le gâteau, on peut passer d’une version à l’autre ou combiner les éléments à tout moment. Jouer avec les graphismes 8-bit et la bande-son moderne ou avec les graphismes modernes et les sons de l’époque… Aucun souci, tout est permis ! Outre cela, Lizardcube a surtout assuré un travail phénoménal pour pondre une version visuellement irréprochable avec son côté dessin animé des plus réussis. Le studio a su s’approprier l’ADN du jeu pour le moderniser tout en respectant les intentions artistiques d’il y a presque trente ans (les nouveaux sprites sont superbes !). Les animations et les dessins ont été faits à la main, tout est parfaitement détaillé, il y a plein de superbes trouvailles pour magnifier le design de l’époque, avec beaucoup de détails. Il suffit de voir par exemple les cerisiers du niveau s’inspirant du Japon féodal pour tomber sous le charme. Il en va de même pour la bande-son, qui apporte un peu plus de variété avec des influences nouvelles, tout en respectant le travail de Shinichi Sakamoto. Le résultat est de qualité et transpire la passion.

Mieux, les artistes ont même pensé à apporter quelques touches supplémentaires pour donner une meilleure visibilité à certains éléments, comme les dalles en damier sur lesquelles peut s’accrocher Mouse-Man ou certains blocs à casser pour accéder à des portes dérobées. Pour aller encore plus loin, ils ont même conservé les codes de l’époque (donnés au village en guise de système de sauvegarde – la version moderne dispose d’une sauvegarde automatique renvoyant au village et de trois slots) pour reprendre la partie d’il y a vingt-huit ans et ajouté une option pour un rendu scanline (effet de balayage). Au menu des nouveautés, en plus des pans à explorer supplémentaires déjà évoqués, il y a l’apparition de Hu-Girl (appréciable pour le tout début du jeu ou pour continuer l’exploration une fois l’aventure finie), l’intégration de bonus à débloquer au fil de l’aventure (77 en tout, dont des sessions audio, des arrière-plans, des animations, des visuels des dragons et des persos et diverses autres illustrations), sans compter la mise en place de trois niveaux de difficulté. Ainsi, les néophytes pourront profiter du mode facile pour parcourir le titre sans frustration, les potions de vie étant plus abondantes et les monstres moins coriaces. Ceux qui ont quelques souvenirs ou qui n’ont pas peur d’un minimum de challenge opteront pour le mode normal, assez proche de la difficulté de l’époque. Ceux qui ont de bons souvenirs ou qui n’ont pas peur de recommencer encore et encore pourront lancer la partie en difficile, les monstres étant plus coriaces et un sablier venant limiter le temps pour parcourir les tableaux. Plus on traîne, plus la vie descend !

L’avis perso de Vincent // Un remake fait avec amour !

J’adore ! Les petits gars de Lizardcube ont fait un boulot remarquable pour assurer un remake de qualité. Illustrations et animations entièrement refaites à la main, personnages et décors redessinés tout en respectant l’esprit du jeu d’origine, ça force le respect. Là où d’autres auraient servi un portage en mode « rétro » en lissant les visuels et en jouant sur la nostalgie pour nous soutirer du fric (Capcom, coucou…), les développeurs ont porté le jeu d’origine avec quelques micro ajustements bienvenus, ont travaillé une version modernisée de qualité et ont mixé le tout en permettant en plus à tout un chacun d’en profiter avec un menu à la carte en optant à tout moment pour les graphismes de l’époque, les nouveaux, avec les musiques et sons de l’époque ou la bande-son modernisée. Bref, c’est un vrai régal et même si vingt boules, ça peut paraître un peu cher pour un simple remake qu’on finit en quelques heures, je dois avouer que le titre les vaut… Pourtant je l’ai terminé en quatre heures (en ayant récupéré quasiment tout l’arsenal dont l’épée et l’équipement céleste, tout en ayant visité certaines salles secrètes), alors que j’étais parti pour le boucler en 3h30 mais j’ai lamentablement échoué au dernier dragon, ce qui m’a obligé à refaire le dernier donjon. En plus, le mode difficile offre un bon challenge, un vrai plus qui permet de (re)lancer une partie avec Hu-Girl, bonus aussi sympa qu’anecdotique au final.


Point complet
Wonder Boy : The Dragon's Trap n’est pas parfait, c’est un fait, mais on ne peut lui reprocher que quelques petits défauts qui viennent directement de la fin des années 80. Car oui, il ne faut pas l’oublier, le jeu d’origine à presque trente ans. Du coup, ce qu’il faut retenir, c’est que Lizardcube a réalisé un travail exemplaire pour à la fois porter la version 8-bit (entièrement jouable en 16:9, avec quelques micro ajustements bienvenus) et offrir un remake remarquable. La bande-son a été réorchestrée pour notre plus grand bonheur, apportant même quelques influences supplémentaires gommant la répétitivité de l’époque, et les sprites ont été dessinés et animés à la main. Le résultat est époustouflant, surtout quand on ajoute les décors qui multiplient les détails. Les couleurs sont chatoyantes, les dessins mignons, bref on se laisse vite charmer par l’ensemble. Le gameplay de l’époque est en prime respecté, les développeurs ayant réussi à retranscrire sa simplicité et son exigence, et quelques ajouts permettent de nous assurer que les développeurs ont vraiment travaillé avec une passion débordante. Ils se sont faits plaisirs, ils nous font plaisir, bref, ce remake est une véritable déclaration d’amour à Ryuichi Nishizawa et à tous les trentenaires (ou plus) qui ont grandi avec cette pépite de la Master System.

On a adoré :
Un portage de qualité…
Servi avec un superbe remake
Un vrai souci du détail
Respect du matériau d’origine
Visuels/sons modernes/rétro au choix
Des ajustements bien vus
Les donjons secrets
Les codes de l’époque
Un gameplay respecté…
Qui a très bien vieilli
Les bonus
Une belle exploration
Les différentes transformations
On n'a pas aimé :
Patterns des ennemis simplistes
Scénario minimaliste
Un peu court/cher selon le profil


Consulter les commentaires Article publié le 01/05/2017 par Vincent P.


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2017