Test Wolfenstein : The New Colossus - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
Machinegames
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.10.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Plus besoin de présenter cette fameuse saga qui a révolutionné le domaine du FPS dans les années 90 avec son mythique Wolfenstein 3D… Au fil des ans, cette licence a d’abord été dans les mains d’Id Software, en passant par Raven Software avant d’être reprise par Machinegames. Ce dernier nous avait concocté un Wolfenstein intitulé The New Order, sorti en 2014. Il avait reçu des retours plus que positifs de la part des joueurs et de la presse. Quoi de plus normal alors que de sortir une suite ! Le jeu commence là où le premier opus se termine. Rappelez-vous que notre cher ami Blazko était en très mauvais état, voire proche de la mort suite à la confrontation contre le Boucher. L’histoire se déroule six mois après les événements de The New Order, Blazkowicz se réveille d’un long coma, il est épuisé et paralysé alors que la menace nazie est sur toute la surface du globe, tous les pays ayant capitulé face au IIIème Reich ! Même si notre protagoniste n’est pas dans sa meilleure forme, Blazko le barjo n’a pas dit son dernier mot et n’a qu’une mission en tête : massacrer du nazi ! Si vous avez lu ma preview ou vu certains médias promotionnels, vous vous êtes très vite rendu compte que ce nouvel opus était très axé sur l’humour, le gore, des maps plus ouvertes avec des objectifs secondaires à la clé et surtout une histoire et des personnages qui ont l’air mieux travaillés. Le résultat est-il pour autant à la hauteur ?

Pas mal de choses ont changé depuis que je suis sorti du coma



Dès la première minute, nous constatons qu’un effort a été fourni sur la patte graphique du jeu. Adieu couleurs sombres avec un aspect vieux film de guerre, ce qui n’était pas particulièrement joli, place ici à un nouveau moteur de jeu, l’id Tech 6, que nous avons déjà vu tourner avec le dernier DOOM . Il n’y a aucune baisse de framerate à signaler pour une fluidité optimale. L’environnement est détaillé, plutôt original et assez varié, vous visitez une ville de New-York dévastée en passant par la Nouvelle-Orléans ou encore la Zone 52 et d’autres surprises vous attendent, dans une atmosphère mélangeant 39-45 et les années 60. Le level design a été complètement revu, adieu les zones de couloirs dites classiques, le jeu dispose d’espaces un peu plus vastes avec une architecture au style labyrinthique, ce qui laisse au joueur plusieurs façons d’aborder un niveau. Reste que cela est assez limité dans le contexte, même si les niveaux sont plus grands, cela n’apporte pas grand-chose en plus au niveau du gameplay. La direction artistique offre de très belles choses, que ce soit au niveau du design des armes à feu, des méchas, du rendu du feu, des effets de lumière, de la richesse des couleurs mais aussi de la variété des décors. Les personnages ont reçu un coup de lifting, leur visage transmet plus d’émotions et les ennemis ont été retravaillés, de leur gestuelle à leur design. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ils dégagent un certain charisme ! Visuellement, nous sommes à des années-lumière du précédent, le bond graphique étant flagrant. Bien évidemment que serait un Wolfenstein sans une bande-son qui déménage ?

Mick Gordon, compositeur australien, signe une nouvelle fois une musique qui nous donnerait presque envie de mettre en pièces tout ce qui se trouve autour de nous ! Buter du Nazi à tout va, accompagné d’une ambiance sonore dans le style Rock/Heavy Metal, est extrêmement jouissif ! Rassurez-vous, le rendu sonore des armes a lui aussi bénéficié d’un soin rigoureux, sans parler du doublage qui est tout simplement d’une grande qualité. Emmanuel Karsen prête sa voix à Horton, le chef de la résistance (Sean Penn et Norman Reedus) et Patrick Poivey (voix française de Bruce Willis) double notre cher Blazkowicz. Certains regretteront peut-être le timbre de voix plus grave de Patrick Béthune, pour ma part cela ne m’a pas dérangé. Du côté de la narration, du scénario et des cinématiques, Machinegames a fait extrêmement fort et nous prouve au passage qu’il en a dans le pantalon ! Wolfenstein 2 The New Colosus ne reprend pas l’ambiance plutôt sombre de The New Order, jouant plutôt la carte du n’importe quoi tout en ayant un petit côté sérieux, sans jamais sombrer dans le ridicule. Il prend le contre-pied de tout ce qui se fait actuellement en matière de FPS et nous sert une histoire bien ficelée, prenante et drôle, voire même à la limite du politiquement incorrect vu les sujet traités (exemples : le racisme, l’antisémitisme ou encore les membres du KKK)… De quoi en choquer plus d’un ! Des tonnes de rebondissements sont à prévoir, l’intrigue prend son temps à se mettre en place. Elle est globalement bien rythmée malgré un final bien trop vite expédié qui nous a laissés un peu sur notre faim. Parallèlement, l’histoire personnelle de Blazkowicz a été mise en avant avec des scènes de flash-back (jouables).

Vous allez très vite vous rendre compte que notre protagoniste a eu la vie dure dès le plus jeune âge. Une très belle initiative de la part des développeurs qui contribue à donner une véritable identité à notre blazko, ce qui le rend touchant malgré les tonnes de cadavres qu’il a laissées derrière lui au fil des années… Bien évidemment Blazko ne sera pas seul dans son périple, nous retrouvons avec joie tout son équipage de base : Anya sa femme, Seth le scientifique complètement taré, Bombate, Caroline, Fergus (ou Wyatt) et Max, ils seront rejoints par de nouvelles têtes dont Grâce, afro-américaine à la tête de la Résistance. Ensemble ils devront unir leurs forces contre le IIIème Reich mais surtout contre Irène Engel. Un énorme travail d’écriture a été fourni au niveau des PNJ, que ce soit pour les personnages « importants » ou non, chacun ayant sa propre personnalité. On apprécie d’ailleurs de pouvoir se balader librement à l’intérieur du Marteau d’Eva, gigantesque sous-marin servant de Q.G. et proposant certaines scènes de dialogues à hurler de rire pour leur originalité, ce qui nous donne beaucoup d’empathie envers les personnages. On vous rassure, il y a aussi quelques moments plus sombres, ce qui apporte un équilibre parfait à l’ambiance du jeu. Les cinématiques, quant à elles, sont inoubliables, à la limite d’être cultes. On ne donne pas plus de détails pour éviter tout spoil. Wolfenstein TNC ose des choses complètement barges, il ne plaira pas forcément à tout le monde avec son humour décalé, mélangeant parfois le nanar qui est totalement assumé avec un autre style que nous pouvons comparer aux meilleurs films de M. Tarantino. Il y a des dialogues drôles pendant les fusillades, des punchlines qui partent dans tous les sens, du sang, des tripes, des nibards, etc.

Tu connais le dicton, un bon nazi est un nazi mort !



Fidèle à ses origines, Wolfenstein TNC ne fait pas dans la dentelle, bien au contraire. A chaque élimination vous allez mettre des bouts de chair de nazis un peu partout sur vous et vos armes. Cet effet visuel restera pendant tout le long d’un niveau… Si vous êtes atteint du syndrome de l’hémophobie passez tout de suite votre chemin car le jeu se veut très gore ! De plus, les couteaux de lancer ont laissé leur place à des haches, de quoi faire un gros carnage au corps à corps… Miam, Miam ! L’animation de ce dernier nous rappelle un certain DOOM, sans forcément le « copier ». Il y a un festival de têtes arrachées, de jambes coupées, de talons d’Achille explosés, un pur régal ! Les gunfights sont également très intenses et nerveux, toujours dans un esprit 100% bourrinage, défoncer du nazi à tout va n’a jamais été aussi jouissif surtout que Machinegames n’a pas eu la main légère. Vous n’aurez de cesse de déverser un flot de balles sur des hordes de nazis avec bien évidemment quelques nouvelles têtes dans le bestiaire. En parlant d’ennemis, ne vous attendez pas à des combats spectaculaires de boss car malheureusement il n’y en a que très peu. Mis à part quelques méchas ou Panzerhund qui errent par-ci par-là, il n’y a pas réellement de boss de fin contrairement à The New Order qui lui était très généreux. Wolfenstein 2 est plutôt décevant sur ce point-là, dommage. Autres points qui risquent de vous faire grincer les dents, c’est le fait de devoir ramasser par vous-même les munitions et trousses de soin.

Même quand elles se trouvent à cinq centimètres de vous, vous allez devoir sans cesse appuyer sur la touche X pour interagir, chose qui peut être très énervante, voire même punitive en difficulté élevée s’il y a des ennemis non loin de vous qui vous tirent dessus. En parlant de tir, il y a un gros problème au niveau de l’ATH, rien ne nous indique si nous subissons des dégâts, il vous faudra toujours garder un œil sur votre barre de vie si vous ne voulez pas être surpris par un Game Over prématuré… Frustrant. Fort heureusement, malgré les petits défauts cités ci-dessus, ce Wolfenstein TNC arrive quand même à apporter quelques nouveautés en termes de gameplay, à commencer par la combinaison d’armes à deux mains. Par exemple, vous pouvez combiner un fusil à pompe et une mitraillette, ou encore un lance-flammes et un pistolet. Un choix intéressant d’armes même si elles sont peu nombreuses, elles arrivent quand même à nous convaincre, notamment l’Übergewehr pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur ! Petit plus, en ramassant des kits d’amélioration éparpillés sur la map, vous pouvez désormais améliorer vos armes via le bouton Back à n’importe quel moment du jeu. Chaque arme dispose de trois accessoires (silencieux, lunettes, balles explosives, etc.), de quoi varier les plaisirs. Quant aux petits défis pour améliorer notre perso, ils sont toujours présents. Ils ont même été simplifiés pour être plus accessibles et plus fun. Autres nouveautés, dès la deuxième partie du jeu, trois améliorations d’armure nous sont proposées, un plastron qui défonce ennemis et murs fragiles, parfait pour le dash, des prothèses jambières qui vous emmènent à plusieurs mètres au-dessus du sol, très pratiques pour surprendre l’ennemi ou alors s’aplatir pour se faufiler dans des conduites d’aération afin de rentrer dans des bâtiments sans se faire repérer…

Il est possible de débloquer les trois améliorations dans une même partie. Nous notons aussi que la maniabilité de Blazko a été revue. Plus souple, plus rapide dans ses déplacements et si un ennemi le fait tomber, il peut désormais tirer depuis le sol tout en se relevant, plutôt classe. Parlons maintenant de l’infiltration… Le principe est inchangé, il faut atteindre et éliminer des commandants sans se faire repérer pour éviter qu’ils sonnent l’alarme. Vous pouvez leur régler leur compte avec un silencieux ou avec des hachettes de lancer, à vous de voir. Sauf qu’il y a un léger problème, bah oui, un nazi c’est con ! En effet à plusieurs reprises l’IA a été décevante, trop statique, voire stupide, vous pouvez éliminer des ennemis à la queue leu-leu sans que personne ne bronche. Même à deux mètres de vous, les nazis restent myopes, alors que les commandants peuvent vous repérer à des kilomètres, allez comprendre ! On pense qu’une mise à jour serait la bienvenue. Entre les phases d’infiltration et les gunfights c’est le jour et la nuit, aucun problème de ce côté-là, l’IA est très réactive quand il s’agit de nous prendre à revers ou de foncer sur nous. Bref, attendez-vous à un défi assez coriace ! Au passage, les développeurs ont même eu la gentillesse de nous laisser la possibilité de créer des sauvegardes manuelles… Avec la difficulté du soft vous allez en avoir besoin !

Tu pars déjà ? Oh Blazko ressert-nous quelque chose à boire !



Quand y en a plus, y en a encore ! En effet ce Wolfenstein TNC n’est pas avare en contenu… Vous y trouverez des quêtes annexes, des généraux SS à repérer grâce à des codes secrets avant de les éliminer, des objets à récolter, Wolf 3D jouable en entier et, plus récemment, le mode Arcade vient de faire son apparition. La question que tout le monde se pose, la quantité rime-t-elle avec la qualité ? C’est ce que nous allons voir ci-dessous. Les quêtes annexes sont peu nombreuses, elles se débloquent à l’aide des PNJ qui se trouvent sur le sous-marin EVA. Malheureusement, elles ne sont guère intéressantes, elles n’apportent rien au scénario, elles servent juste à améliorer nos compétences. Nous aurions presque la sensation de nous dire que ces quêtes secondaires ne sont là que pour « augmenter » la durée de vie… Nous saluons l’effort mais cela manque cruellement de finition. Durant la deuxième partie du jeu vous débloquerez une machine portant le nom d’Enigma. Elle vous servira à décrypter des codes afin de localiser les 16 Généraux SS pour les éliminer. Une fois le code acquis, vous pourrez retourner sur les lieux des missions principales via une carte se trouvant sur le sous-marin, avec des petites surprises, puisque certains environnements ont radicalement changé entre vos visites. Le contexte de ce nouveau mode de jeu n’est peut-être pas révolutionnaire mais il n’en est pas moins très efficace. Il y en a aussi pour les maniaques des objets à ramasser et l es fans de la première : les trésors, les illustrations, les cartes à collectionner, les jouets de Max, etc. sont toujours de la partie, servant surtout pour les chasseurs de Succès. De plus, grosse surprise de voir que Wolf 3D est jouable en entier, avec la possibilité de sauvegarder sa partie ! On y trouve aussi un stand de tir et un parcours du combattant qui nous permettra de nous entraîner un peu.

Le mode Arcade est tout frais et vient tout juste d’arriver via une mise à jour, le principe est simple, à travers les 10 défis proposés, vous allez devoir finir une zone qui se déroule dans un des niveaux du mode histoire le plus vite possible et en enchainant le plus de combo/frags afin d’exploser le compteur et d’obtenir la meilleure note… Attention, la difficulté est rude car il y a un nombre incroyable d’ennemis, il y a une vraie boucherie en perspective ! Avec ce mode Arcade, une bonne rejouabilité est à prévoir. Au niveau de la durée de vie, comme vous pouvez le constater, il y a de quoi faire. En difficulté Marche ou Crève (difficile), que nous vous conseillons pour profiter pleinement de l’expérience, il nous aura fallu à peu près 20h pour finir l’Histoire en prenant notre temps et en ramassant 70% des objets. Rajoutez 6-8 heures de plus pour les généraux à traquer et les quêtes secondaires, ce qui est plus que correct pour un FPS actuel. Ajoutez le mode Arcade et vous avez de quoi tenir quelques week-ends. En plus, à titre informatif, trois DLC sortiront dans quelques mois.
L’avis perso de Yoann // Une déclaration d’amour

Je ne m’en suis jamais caché, je suis un fan de cette saga depuis le fameux Wolf 3D. Pour moi, Return to Castle a été le meilleur des Wolfenstein et, pour être honnête, j’y joue encore à l’heure actuelle. Des années plus tard je suis totalement sous le charme de la tournure qu’a pris cette saga. Machinegames a réalisé un travail remarquable, respectant la licence. Ils lui ont donné un nouveau souffle ! The New Order m’avait plu et ce Wolfenstein The New Colossus m’a complètement laissé sur le cul pour plusieurs raisons, à commencer par le fait de créer une histoire personnelle à Blazko le barjo. Souvenez-vous, à l’époque, ce personnage paraissait lambda et ne parlait jamais, à vrai dire il n’était pas intéressant. Je suis donc heureux de voir que ce personnage devient enfin charismatique ! De plus, le coté old-school défouloir manque cruellement dans l’ère actuelle du jeu vidéo. A l’époque ces jeux là avaient un sacré charme. Je suis donc ravi de voir que la saga continue dans cette direction avec bien évidemment des nouveautés à la clé, même si cet opus a une approche rappelant un certain DOOM (style graphique et combats au corps à corps). 25 ans après, les jeux Wolfenstein sont toujours d’actualité, comme le bon vin ils deviennent meilleurs au fil des années. Ce Wolfenstein The New Colossus a assez de qualités pour avoir la prétention d’être dans le top 3 des meilleurs FPS de cette année !


Point complet
Wolfenstein The New Colosus ne reprend pas l’ambiance de son ainé, The New Order. Il part plutôt dans un gros délire assumé qui ne plaira pas forcément à tout le monde. En plus, certains pesteront contre les problèmes au niveau de l’ATH ou encore contre l’I.A. formée par Gilbert Montagnier pendant les phases d’infiltration, sans parler des quêtes secondaires qui sont plutôt décevantes. Puis bon appuyer constamment sur la touche interagir pour ramasser quelque chose est chiant au possible ! Malgré ces quelques détails, il ne faut pas voir Wolfenstein TNC comme un simple « défouloir » sans charme… Bien au contraire, ce nouvel opus est une grande réussite, que ce soit pour son scénario très bien rythmé, les sujets historiques abordés très culottés, ses personnages devenus attachants, les situations diversifiées, les maps plus ouvertes, les améliorations graphiques, les petites nouveautés ajoutées au gameplay (les gunfights sont incroyables)… Puis le titre est généreux en contenu et surtout… c’est le grand retour de Blazko le barjo, prêt à casser du Nazi !

On a adoré :
D.A. de folie
L’humour WTF assumé
Les cinématiques cultes
La qualité d’écriture
Personnages attachants
Design des ennemis et des armes
C’est beau, c’est fluide
La bande-son signée Mick Gordon
La VF, un régal
Gunfights nerveux
La hache au corps à corps
Une bonne durée de vie
Une bonne rejouabilité
Wolf 3D jouable
On n'a pas aimé :
ATH de dégâts à la rue
Appuyer constamment sur X pour ramasser un objet
L’I.A. pendant les phases d’infiltration
Quêtes secondaires accessoires
Final vite expédié
Euuuh, où sont les Boss ?


Consulter les commentaires Article publié le 13/11/2017 par Vincent P.


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