Test Whispering Willows - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 190 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Whispering Willows



Développeur
Abstraction Games
Genre
Aventure Puzzle
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.08.2015
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Horreur
Prix de lancement
9,99 €

Pour ma première critique sur Xbox Gamer, j'ai décidé de m’atteler à la critique de Whispering Willows, un puzzle-horror qui me faisait si envie (mais tout le monde s’en fiche). Quand on voit tous les prix qu'il a récoltés dans des salons, on est en mesure de s’attendre à quelque chose de vraiment sympathique, surtout quand on adore ce qui touche aux fantômes et aux casse-tête… En plus, le moteur Unity permet de donner un aspect peinture animé qui peut séduire de prime à bord. Mais mérite-t-il vraiment les éloges dont on l’a affublé ? Le portage Xbox One d’Abstraction Games est-il à la hauteur ?

Un minimum 'sous-lent' fini à la truelle mortuaire




Whispering Willows est le premier jeu du tout jeune studio Nightlight Interactive qui a deux particularités : la gestation a pour origine une campagne Kickstarter et le jeu a été le fer de lance de la OUYA, la console officielle sous Android... Il narre l'histoire d’une jeune fille à la recherche de son père disparu dans un mystérieux manoir (Resident Evil ?). Elle a la particularité de posséder un médaillon qui lui permet de communiquer avec les morts (vive les ancêtres indiens, ça aide !) et de faire tout type d action"spectrale" pour mener à bien ses recherches, tout en levant le voile sur les mystères qui entourent la demeure... On est face à un jeu de recherche à scrolling horizontal, dessiné à la main, dans lequel le principe est assez basique, voire proche de celui des point and click. Il faut donc discuter avec les morts, ramasser des objets, actionner un levier ou pousser quelque chose pour faire avancer notre chère héroïne, le tout dans une ambiance typique des jeux du genre dont l’atmosphère est assurée par la bande-son. Comme on pouvait s'en douter, surtout avec la pauvre somme récoltée pour développer un jeu d'envergure, le titre se rate dans presque tout et représente parfaitement un développement à moindre coût...

Les décors sont dessinés à la main mais les animations sont pauvres, rigides et chaque environnement traversé est d’un vide sans nom... Pire, la gamine marche très lentement et il n’est possible de courir qu’en extérieur... La bande-son, qui se doit d'être la compagne idéale pour nous plonger dans l’aventure, est aussi livrée en mode strict minimum avec une redondance certaine. En sus, il n’y a aucune voix, tout étant écrit avec des textes à la limite de la lisibilité. Le gameplay est lui aussi limité puisque les actions se limitent à : rentrer, monter, sortir, ramasser un objet et aller d’un point A à un point B. On pourrait bien parler de l’utilisation de la forme spectrale, qui aurait pu être sympathique, mais elle ne sert pas à grand-chose la majeure partie du temps, celle-ci permettant juste de passer par un trou trop petit pour ouvrir une porte ou pour correspondre avec d’autres morts, histoire de quand même faire progresser l’intrigue. Reste son utilisation à la fin du jeu, bien plus appropriée qui rattrape un peu (la fin est d’ailleurs le seul bon moment du soft). En bref, dans un jeu qui se doit de nous tenir en haleine, de générer des frayeurs et autres joyeusetés liées au genre, on s’ennuie fermement… Pire on n’a jamais peur… Un comble !

Qui plus est, il n’y a aucun boss à affronter, aucun ennemi à éliminer, rien à part deux scènes dites « de stress » mais au final bien limitées. On peut excuser, vu le budget, le fait que le jeu soit à la ramasse et limité techniquement parlant mais, mince, il y a trop d’erreurs et de manques de finition ! Preuves en sont les sauvegardes qui sautent (nous avons dû refaire le jeu plusieurs fois à cause de la corruption de cette dernière), sa durée d’une bonne dizaine de secondes à chaque porte franchie (cela fonctionne aussi avec les couloirs), et vu que c’est automatique, c’est vite contraignant… Et là, on ne parle même pas du niveau du labyrinthe, la partie la plus ennuyante de tout le jeu, qui est vide, moche, bref digne du jeu Les Chevaliers du Zodiaque sorti sur NES… Le supplice absolu, c’est l’ajout d’un didacticiel qui dure tout au long de la partie, indiquant par exemple comment monter ou descendre, comme si le gameplay n’était pas déjà suffisamment simpliste. Pour finir, les Succès sont assez ridicules avec par exemple 130G à débloquer en trouvant le logo de la marque du jeu. La moitié des points du titre demande de trouver des signes du même style…

Critique rédigée par jehity / Membre XG+


Point complet
Pour son premier jeu, Nightlight nous livre un titre top budget, dont le portage ne rattrape rien, avec beaucoup trop d'erreurs de jeunesse... Déjà que le soft est mou, les sauvegardes incessantes rendent l’expérience interminable. Pour un titre qui joue sur la peur, à aucun moment vous n’allez sursauter. En plus, l’utilisation de la forme spectrale est réduite à son strict minimum, trouvant uniquement un sens à la fin du jeu. C’est grandement dommage car, même si le scénario est assez bateau, on aurait pu avoir un jeu à peu près correct avec un gameplay plus fouillé, une ambiance plus travaillée, des idées mieux exploitées… En l’état, c’est un gâchis que l’on attribuera à la jeunesse des développeurs originaux.

On a adoré :
+ Y jouer de nuit, avec un silence absolu…
+ La fin, le vrai bon moment…
+ Qui donne un sens au spectre
+ Un élément de la bande-son qui sort du lot
+ Des Succès assez faciles
+ Des dessins pas si moches…
On n'a pas aimé :
- Mais d’un vide absolu et ultra génériques
- Animations minimalistes
- Sons minimalistes et redondants
- C’est mou
- Sauvegardes interminables
- Une rencontre absurde…
- Environ 3 heures de jeu…
- Mais ça semble vraiment long


Consulter les commentaires Article publié le 18/11/2015 par Vincent P.


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2018