Test Wet - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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WET



Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.09.2009
  15.09.2009
  17.09.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
59,00 €

Abandonné par Activision Blizzard après le rachat de Vivendi par le numéro 1 de l’industrie, Wet faisait partie de ces titres sans avenir qui ont été sauvés par un éditeur généreux. En l’occurrence, c’est Zenimax, ou plutôt Bethesda Softworks qui s’est montré intéressé par le soft. Et il faut avouer que le projet semblait plutôt bien parti, avec une héroïne au charme ravageur, des scènes d’action dantesques et un style graphique très rétro qui donnait furieusement envie. Restait alors à vérifier si tout cela n’allait pas être gâché par un défaut totalement inattendu…

Un clone de Stranglehold




La première chose qui nous vient à l’esprit lorsqu’on joue à Wet, c’est que les développeurs manquaient cruellement d’imagination pour se contenter de recopier tout et n’importe quoi sur la concurrence. Tout d’abord, on note que le soft s’inspire très largement de Stranglehold pour ce qui est de son gameplay. Ensuite, il faut bien avouer que Ruby n’est pas sans rappeler Lara, avec cependant un style un peu moins classe… Mais ce n’est pas tout, car en plus de pomper allègrement sur deux références du jeu vidéo, les développeurs se sont également largement inspirés d’œuvres cinématographiques, que ce soit pour certaines situations ou pour l’ambiance du jeu en général. En résulte un cocktail assez particulier qui se laisse fort heureusement déguster sans déception. On passera rapidement sur le scénario du jeu, à la fois très cliché et limité, pour se concentrer davantage sur la partie la plus intéressante de ce critique : le gameplay. Comme nous l’avons déjà dit, Wet s’inspire très largement de Stranglehold. Ruby, l’héroïne, peut en effet courir sur les murs, sauter en avant, glisser sur le sol ou encore effectuer toute une série de cabrioles dans les airs pour éviter les balles de ses ennemis et les mitrailler à son tour avec style.

Globalement, le soft est relativement simple à manier et assez jouissif. Cependant, l’expérience de jeu est gâchée par le manque de précision des mouvements et par un réel manque de profondeur du gameplay. Passé le cap de l’heure de jeu, on se dit en effet qu’il n’y a plus grand-chose à découvrir. Pourtant, les développeurs ont intégré de nombreuses petites nouveautés, également calquées sur la concurrence. On retrouve donc un mode Rage bien jouissif, avec des teintes qui tirent vers le rouge et le blanc pour nous immerger dans l’action, mais également des combats au corps à corps avec le sabre, des espèces d’énormes QTE dans lesquelles il faut interagir avec le jeu pour sauver Ruby, ou encore des passages particulièrement jouissifs où il faut éliminer des hordes d’ennemis dans des arènes. Difficile donc d’être réellement déçu, même s’il faut reconnaître qu’un peu plus de précision et de complexité n’aurait pas fait de mal. A côté de cela, on se rend très vite compte que les tueurs qui nous affrontent n’ont pas grand-chose dans la cervelle. Ils sont au mieux capables de nous tirer dessus, mais ils prennent assez rarement des décisions judicieuses et semblent incapables de se mettre à couvert. Alors certes, Wet est plutôt fun et déjanté, mais il n’empêche qu’on aurait apprécié mettre les mains sur un titre un poil plus technique et surtout moins scripté, l’aventure demeurant en sus excessivement linéaire.

Fort heureusement, la durée de vie du soft demeure dans la moyenne et la difficulté s’avère assez bien dosée pour provoquer quelques sursauts de frayeur. D’un point de vue technique, Wet souffre également d’une forme de dédoublement de la personnalité. D’une part, on découvre des doublages et des musiques d’excellente facture qui nous immergent avec un plaisir indiscutable dans l’univers trasho-punk du jeu. D’autre part, on se rend très vite compte que le style graphique est souvent destiné à cacher les faiblesses techniques du moteur graphique, capable d’afficher sans ralentissement des affrontements très funs, mais incapable d’offrir une expérience visuelle digne de ce nom. Ajoutez à cela quelques bugs graphiques et une animation relativement décevante et vous obtenez un jeu d’action sympathique mais en aucun cas inoubliable. Avec des graphismes un peu plus soignés, un gameplay approfondi et une intelligence artificielle retravaillée, Wet aurait en effet pu créer la surprise. En l’état, il reste un jeu d’action honnête qui vaut son pesant de cacahuètes pour passer un bel après-midi, mais qu’on oublie aussitôt terminé.

Point complet
Malgré de très bonnes idées et un gameplay plutôt jouissif, Wet ne parvient en aucun moment à ne serait-ce qu’égaler les ténors du genre, la faute à une réalisation technique un peu datée et à un gameplay qui manque de profondeur et de précision. En résulte donc un sympathique divertissement, qui saura assurément vous faire passer un bon moment en compagnie de la belle Ruby, mais qui manque cruellement de finition. Dommage car les bases d’un bon jeu d’action étaient là…

On a adoré :
+ Un certain style graphique
+ Des scènes de jeu variées
+ Une bonne dose de fun !
+ De bonnes idées
+ La bande sonore
On n'a pas aimé :
- Un scénario simpliste
- Des graphismes décevants
- Une IA médiocre
- Trop de scripts
- Ca manque de profondeur


Consulter les commentaires Article publié le 03-10-09 par Etienne F.



 
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