Test Watch_Dogs - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Watch_Dogs



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.05.2014
  27.05.2014
Nombre de joueurs
1 à 8
Classification PEGI

Watch_Dogs, c’est vulgairement le GTA façon hacking d’Ubisoft, c’est du moins comme cela que le voient certains. Bien entendu, les deux jeux sont différents sur bien des plans. Néanmoins, l’éditeur a fait de nombreuses promesses, assurant que le titre est très ambitieux. Reste qu’après un report et quelques défauts de communication, surtout au sujet des versions 360/PS3, on n’a qu’une hâte, savoir ce que le titre vaut sur nos consoles vieillissantes. Hormis l’aspect technique, forcément inférieur à ce que l’on peut avoir sur les nouvelles consoles, est-ce que le reste suit ?

Piratage de masse




Ubisoft a profité de plusieurs longues années de développement et du report récent du titre pour peaufiner au maximum cette nouvelle licence. Et force est de constater qu’après un peu plus de trente heures de jeu (pour finir le jeu à 100%) avec Aiden Pearce, le héros de Watch_Dogs, la qualité graphique est très en deçà de ce que l’on était en droit d’attendre, même sur les consoles d’ancienne génération. Que ce soit au niveau des textures, des distances d’affichage, des finitions et même du clipping, le soft n’est pas à la hauteur des derniers jeux en open world sortis. Véhicules qui apparaissent au dernier moment, bugs de collisions divers et variés, les problèmes sont assez nombreux et peuvent parfois être des plus gênants, comme lorsque des scripts ne se lancent pas ou qu’une mission en cours bogue tout simplement. En plus de cela, la gestion de la physique des véhicules est totalement à revoir. Les voitures sont lourdes et permettent de détruire de nombreux éléments du décor alors que parfois une simple barrière peut l’arrêter net. Les motos permettent elles aussi de détruire de nombreux éléments, s’apparentant presque à de véritables bulldozers. Pire, pour la technique, certains endroits agressent la rétine avec de l’aliasing, le frame-rate n’est pas vraiment stable et certaines textures sont à peine dignes du milieu de la génération précédente, sans parler des effets, dont la fumée, complètement ratés ou des affichages tardifs des textures.

Heureusement, la modélisation faciale du héros (et de certains personnages principaux), les cinématiques, ainsi que les reflets et éclairages sont plus que corrects. Les animations sont aussi plutôt réussies, Aiden étant très souple et se déplaçant à la manière des premiers héros des Assassin’s Creed. En prime, il cache son arme derrière son manteau, passe les rambardes et obstacles avec classe et avec un certain réalisme, et s’appuie parfois sur un muret quand la situation le permet. Ses vêtements sont trempés lorsqu’il va dans l’eau, et cela se ressent. Enfin, la ville de Chicago est finalement plutôt réaliste, vivante, avec de nombreux passants, des scripts qui s’enchaînent de partout (des accidents, des discussions téléphoniques, des disputes, un braquage à main armée, etc.), et la présence de six districts permet d’obtenir une map plutôt importante, avec le centre-ville et ses gigantesques immeubles, la zone pavillonnaire, la zone industrielle, le ghetto ou encore Pawnee, la ville de campagne paisible. Les missions vous permettront d’ailleurs d’exploiter l’ensemble de la map. Après avoir choisi la difficulté (facile, normal, difficile), le jeu commence directement avec une petite séquence introductive, dramatique, qui va lancer la quête revancharde du héros. Place alors à un interrogatoire musclé. On vous dispense aussi des premiers (et très nombreux) conseils sur les possibilités, les missions, les objectifs, à base de messages pop-up qui fusent sur l’écran, déjà plutôt chargé en informations lors de l’action.

En temps normal, seule la batterie de votre téléphone (le smartphone, au centre du gameplay du titre) ainsi que la mini-map (pas si mini d’ailleurs) sont visibles, tandis que la jauge de police ou vos armes/gadgets et munitions s’ajoutent à l’écran, avec la jauge de focus le cas échéant. Comme nous avions pu le constater il y a quelques mois, la notion de hacking (par l’intermédiaire de votre smartphone) est toujours au centre de l’action et vous permet de réaliser bon nombre d’actions. Dans un premier temps, vous avez accès à différents menus via votre téléphone. Ainsi, d’une simple pression sur la croix directionnelle, vous avez accès à votre progression, votre arbre de compétences, vos statistiques, les classements ou la possibilité de commander un véhicule. Pour exploiter à fond le filon du hacking, le smartphone permet également de pirater tout ce qu’il est possible de voir ou presque en pressant la touche X (on passe en mode Profiler) : les passants et la plupart des éléments technologiques à disposition, dont des barrières, bornes, poteaux, caméras, ascenseurs, comptes en banque des passants, canalisations, panneaux électriques, portes de garage et la liste est longue. Le piratage s’intègre très bien et permet d’innover grandement dans l’univers du monde ouvert, en faisant apparaître certaines nouveautés dans le gameplay, comme la possibilité de se cacher derrière un garage et de refermer immédiatement la porte, ou celle de relever les bornes afin qu’un véhicule d’une faction ennemie s’explose dessus.

L’I.A. fait de la cueillette




Cela nuance la déception liée à l’aspect technique et se mêle parfaitement avec les possibilités offertes par le jeu. Que vous ayez l’âme d’un bourrin ou que vous soyez un véritable Sam Fisher, le titre s’adapte à votre style de jeu en vous proposant un arsenal ultra complet de bourrin (grenades frag, explosifs, explosifs à distance, lance-grenades, etc.), ou à l’inverse un arsenal plus discret, avec fusil de sniper, pistolet silencieux, éliminations discrètes et surtout l’utilisation du Profiler pour hacker les caméras afin d’observer, marquer les ennemis, faire le tour des environs, passer de pièce en pièce sans jamais quitter sa cachette, tout en utilisant de temps en temps un leurre pour attirer un adversaire trop curieux. Un blackout peut également engendrer un gros boxon et la bonne vieille matraque permet d’éliminer ses ennemis plus ou moins discrètement. Le tout est bien entendu agrémenté de diverses capacités spéciales, comme le Focus, que vous débloquez rapidement dans l’aventure. Les capacités et compétences se débloquent au fil des niveaux engrangés. En effet, en réalisant des actions, vous gagnez de l’expérience, augmentez votre niveau et donc débloquez des points de compétence à utiliser en combat, conduite, fabrication et bien entendu piratage. Le nombre et la variété des compétences à améliorer sont assez importants, ce qui rend le titre appréciable, même s’il est dommage de voir que toutes sont accessibles à la fin du jeu (une fois l’histoire et la majorité des missions secondaires complétées).

On aurait aimé avoir le choix, devoir se spécialiser en bourrin ou en fantôme, ne pas améliorer une compétence clé pour une autre... Cela dit, ceux qui apprécient les véhicules trouveront des voitures (sportives, familiales, muscle cars, gros poids lourds, camions, etc.), des motos et des bateaux. Malheureusement, la voie par les airs est inexploitée. Malgré le piètre moteur physique, la conduite des véhicules est sportive, très arcade, mais on s’y adapte assez rapidement. Certains prendront même du plaisir à déraper dans les virages ou à zigzaguer dans une circulation parfois assez dense, d’autant que l’on ressent énormément le poids des muscle cars face à la petite citadine ou l’énorme camion. Seule la conduite des deux-roues peut dérouter un peu tant on a l’impression d’avoir affaire à des jouets incontrôlables. Enfin, dernier point à ce sujet, et non des moindres, il est impossible de tirer en étant dans son véhicule. L’I.A. vous canardera légèrement lors de certaines courses-poursuites, mais vous ne pourrez riposter, vous obligeant à utiliser le piratage. Autre souci, au fil de la progression, le jeu devient de plus en plus facile, la faute à l’ensemble des compétences débloquées et de l’arsenal très complet, sans même parler de l’I.A., point sur lequel nous reviendrons. Pour revenir sur l’arsenal, précisons que vous avez la possibilité de fabriquer des gadgets, dont des leurres, des grenades frags, des EEI (Engins Explosifs Improvisés de proximité), des Scans ctOS ou encore des brouilleurs…

Mais cet aspect crafting est largement sous-exploité puisqu’il suffit d’obtenir les composants en question (deux en général) et d’appuyer sur un bouton, dans la limite de ce qui est proposé. Pas de processus de fabrication, de recherches ou autres… Pour sélectionner les éléments, il y a une roue de sélection efficace de prime abord, qui permet de sélectionner les quatre gadgets les plus utilisés en les affectant aux quatre espaces qui leur sont réservés. Il en va de même pour les armes, ce qui fait qu’il est plus compliqué de changer d’arme ou de gadget en pleine course-poursuite. La roue s’utilisant avec LB et le choix de l’arme/gadget se faisant avec la croix directionnelle, ce n’est pas vraiment ergonomique. Heureusement, vous pouvez compter sur l’I.A. aux fraises pour ne pas avoir trop de problèmes. En effet, celle-ci n’est qu’une I.A. de zone, c’est-à-dire qu’elle ne cherchera pas à aller plus loin que la zone qui lui est affectée. Dans les missions, cela permet au joueur de « profiter » de cette énorme faille en rushant à certains endroits, l’ennemi surarmé n’allant jamais passer la porte… Autre exemple, lorsque vous êtes poursuivi par la police, vous cacher dans le métro est l’une des meilleures façons de lui échapper. Elle accédera au quai du métro, mais ne viendra pratiquement jamais vous taquiner dans celui-ci. En contrepartie, elle est très agressive et vous aurez parfois bien du mal à vous défaire d’un indice de recherche important. Celui-ci passe du blanc, lorsque tout va bien, au jaune, lorsque la police vous recherche, et au rouge lorsque vous êtes visible.

La ville, c’est l’héroïne




Le fonctionnement est classique, entre le niveau 1 et le niveau 5, différents moyens sont mis en place par la police pour vous trouver, dont des hélicoptères, des ennemis résistants (exécuteurs), des barrages, etc. Par ailleurs, lorsque vous vous faites remarquer en ville, des passants peuvent appeler la police qui lancera à son tour un scan ctOS (des ronds jaunes proches de vous qui représentent des véhicules des forces de l’ordre). Il faudra alors les éviter, pour ne pas déclencher une poursuite, en conduisant ou en utilisant son équipement (brouilleur par exemple). Notez que la plupart des ennemis suivent des chemins prédéfinis, qu’ils soient en voiture ou à pied. Ils ne changeront que rarement de voie pour vous arrêter ou pour vous échapper, attendant parfois bien sagement que vous vous approchiez d’eux pour démarrer. Si on ajoute à cela une régénération auto et une absence de jauge de vie, il est évident que le titre ne séduira pas les fans de challenge. Même si la facilité est plutôt étonnante, le jeu est malgré tout bien aidé par un level design plutôt réussi, avec des niveaux en intérieur, en extérieur, sur plusieurs étages, et des zones plus originales que nous vous laissons le soin de découvrir. Dommage que les décors soient finalement assez proches, hormis les quelques surprises, qui ressembleront la plupart du temps à des entrepôts ou des hangars. Vous aurez parfois fort à faire avec les nombreux ennemis dispatchés ci et là sur la map, et devrez utiliser à bon escient les nombreux gadgets à disposition, ainsi que l’arsenal dont le rendu est assez réaliste.

Quant à la localisation des dégâts, elle fonctionne bien. Un tir dans les jambes fait tomber un ennemi, un tir dans la tête le tue, le Focus (ça ralentit l’action) augmentant la précision. Si vous aviez un peu peur du scénario, sachez que bien qu’il soit sans surprise, il s’avère finalement un peu plus intéressant que prévu. Certains personnages assez lisses sont finalement peu présents, et les autres, dont Jordi et Aiden, sont mieux mis en avant. La quête de vengeance du héros l’amène à rencontrer des persos pas vraiment hauts en couleurs mais non dénués d’intérêt. Dans le même genre, la playlist est plutôt réussie avec des titres du Wu-Tang Clan, de Bryan Doherty et autres plutôt connus. Quant aux doublages, les voix sont réussies et certains personnages (dont Damien) réussissent même à nous surprendre. Dommage que le reste de la bande sonore ne suive pas avec des bruitages parfois peu réalistes (les moteurs) ou finalement trop discrets, même lorsque l’action est intense. En plus, la mise en scène n’est pas exceptionnelle, seules des cinématiques, techniquement réussies, servant l’histoire. Dommage également que l’évolution d’Aiden Pearce soit inexistante, sans compter qu’on ne peut faire aucun choix ayant un impact scénaristique au cours de l’aventure, d’autant que l’impact de la réputation (solo) est finalement assez faible. On dispose en effet d’une jauge, qui va de « menace » lorsqu’on tue les civils et policiers, à protecteur, voire justicier, lorsqu’on est discret, qu’on aide les citoyens et qu’on ne tue personne.

En théorie, cette jauge fait réagir différemment les PNJ qui sont prêts à nous dénoncer si on est une menace alors qu’ils nous défendent et nous adulent lorsqu’on est un héros. En pratique, c’est très peu développé. Les passants appelleront la police s’ils nous voient (en tant que menace), tandis qu’ils ne feront rien si on est un justicier. L’idée était intéressante mais elle est sous-exploitée. Il faut bien reconnaître que le titre est très fourni en contenu. Les missions principales et une petite partie des missions secondaires nous auront retenus pendant un peu plus de 12h15 en ligne droite (pour les 5 actes), tandis que le reste a poussé la durée de vie jusqu’à 28h, pour à peu près 85% de complétion. Comptez donc sur une bonne trentaine d’heures si vous souhaitez compléter totalement le titre : missions principales, missions secondaires (escortes, planques de gang, contrats de fixeur, crimes), nombreuses enquêtes, collectibles, « multijoueur », nombreux mini-jeux (poker, échecs, bonneteau, trips numériques à base de réalité virtuelle, casino, etc.), sans oublier les tours ctOS (semblables aux points d’observation d’Assassin’s Creed permettant de débloquer l’accès à toutes les activités annexes aux alentours). L’idée est très peu originale, mais elle a le mérite de proposer une petite réflexion en demandant de débloquer, en mode Profiler, plusieurs portes afin d’arriver à la tour. Les missions secondaires sont d’ailleurs assez variées et proposent ainsi, pour les planques de gangs, de mettre à terre un adversaire spécifique à débusquer, ce qui demande de se faufiler et d’éliminer un à un les ennemis pour atteindre la cible…

Structure identique, contenu en hausse




A moins que l’on préfère l’approche Rambo. Quant aux escortes criminelles, elles demandent de suivre un convoi et de neutraliser/éliminer les adversaires en utilisant un véhicule et le trafic (canalisations, feux de signalisation, bornes…). Vous devrez ensuite éliminer ou mettre à terre la ou les cible(s). Les contrats de fixeur sont les missions secondaires les plus répandues et sont globalement plutôt variées. Vous avez plusieurs types d’épreuves dont des courses avec des checkpoints demandant d’éviter les radars de la police (c’est chronométré), des livraisons de plusieurs véhicules (sans dégât et en temps limité), des éliminations de cibles spécifiques, etc. Certaines épreuves sont intéressantes et d’autres font clairement grincer des dents tant leur intérêt est plus que limité. Enfin, liés à la réputation, les « crimes » sont les seuls événements générés aléatoirement et de façon illimitée. Ils demandent de s’approcher du criminel ou de la cible, mentionnée par une zone, d’observer ces derniers et d’intervenir au bon moment pour mettre K.O. l’agresseur et sauver la victime. Vous gagnez alors de la réputation et de l’expérience. Notez qu’en règle générale, malgré la variété des missions secondaires, la structure des missions est globalement très proche, et l’objectif aussi : vous avez généralement toujours l’obligation de tuer ou de mettre K.O. l’adversaire ou la cible, par n’importe quel moyen, en filant celui-ci (surtout dans les missions principales), puis en piratant ses données et en le mettant à terre.

L’ensemble se veut donc assez répétitif, surtout quand il s’agit de faire la bonne quarantaine de contrats de fixeur. Vous disposez d’ailleurs d’une roue de progression vous permettant de voir votre avancée sur le titre. Dommage que la collecte et les enquêtes soient si balisées. En effet, pour les repérer, il suffit de regarder la carte et de se rendre au point indiqué. Aucune erreur possible, l’énorme GPS, avec son signal jaune, indique précisément l’objectif. Heureusement, certaines énigmes et enquêtes, voire certaines phases de l’histoire, nécessitent de se creuser légèrement plus la caboche. Nous pensons notamment aux énigmes à bases de piratage, qui forcent à faire passer le « virus » d’un point A à un point B, sous la forme d’un casse-tête. Dommage que ce type d’énigmes soit utilisé à toutes les sauces, dans les missions de l’histoire, les enquêtes ou les éléments à récupérer. On regrette aussi que certaines idées, qui avaient été très mises en avant lors de la promotion du titre, ne soient en fait qu’à peine développées et finalement peu intéressantes. On pense notamment à la possibilité de s’introduire chez les habitants en utilisant leurs téléphones portables et ordinateurs. L’idée ne sert que très peu, lors de certaines enquêtes ou simplement dans le cadre des intrusions de vie privée, sorte de collectible un peu plus fun que la normale. Elles vous amènent en effet à observer une femme en train de mourir, un homme qui se dispute avec sa femme, Jordi en train de finaliser un « contrat », des discussions très indiscrètes et plutôt drôles.

C’est sympathique mais là encore trop sous-exploité… Au rayon des regrets, on note aussi l’inefficacité du système monétaire qui permet de bien trop rapidement mettre la main sur un pactole gigantesque (surtout grâce à certaines compétences) en piratant des passants, à base de 15 000$ par piratage, afin de récupérer l’argent via un distributeur. On se retrouve sans s’en rendre compte avec un peu plus de deux millions de dollars, sans pouvoir toutefois les investir à la bourse, dans des appartements, des commerces à rentabiliser… Et ce ne sont pas les quelques milliers d’euros, dépensés dans les restaurants, marchands d’armes ou magasins de fabrication afin de récupérer des munitions, qui sont ruineux. A tout moment de l’histoire, vous pouvez intégrer, enfin vous immiscer, dans la partie d’un autre joueur afin de le pirater ou de le filer. Vous disposez ainsi d’un menu complet via le bouton back qui vous permet d’accéder aux filatures en ligne, aux piratages, aux courses et aux challenges ctOS, soit quatre types de missions en online. La première consiste simplement à s’introduire dans la partie d’un joueur et à l’observer pendant un certain temps, jusqu’à ce que la jauge arrive à 100%. La recherche de parties à intégrer est assez rapide, en moyenne 1 à 2 minutes. Une fois intégrée, il convient alors de trouver et de suivre l’adversaire en se faufilant et se cachant, ou en se faisant passer le plus possible pour un PNJ, à la manière d’un certain Assassin’s Creed.

Multi or not multi ?




Si vous êtes repéré par l’adversaire, vous devez alors déguerpir. Le second mode demande lui aussi d’intégrer la partie d’un joueur adverse, mais cette fois-ci pour pirater ses données. Vous devez ainsi rejoindre le joueur à l’aide d’un véhicule (celui-ci est en général assez proche), et le pirater via la touche classique X. Une fois ce piratage effectué, vous pouvez lancer « l’installation de la back door ». La jauge démarre. Libre à vous de vous cacher dans un véhicule, de vous mettre en hauteur (on apprécie à ce moment la notion de verticalité), de suivre discrètement votre adversaire ou à l’inverse de vous cacher et de ne pas bouger. La zone de piratage diminue au fur et à mesure de l’avancée, vous obligeant à vous déplacer, d’autant que votre victime peut utiliser ses gadgets, dont le brouilleur, pour vous ralentir. On apprécie que ces modes soient plutôt équilibrés et que l’un des deux camps ne soit pas avantagé. Il vous sera parfois facile de vous défaire d’un ennemi qui vous pirate, parfois difficile, tout dépendra de la dextérité de votre adversaire ou de son niveau de protection (de bas à élevé). Enfin, les deux derniers modes sont le mode course et les challenges ctOS. Le premier vous permet de prendre part à une course de véhicules (motos et quatre roues) à 4 joueurs en suivant un parcours défini par des checkpoints, avec un bonus de nitro et des chemins multiples à certains embranchements.

Le tout fonctionne assez bien mais on fait trop rapidement le tour des circuits proposés. Le mode challenge ctOS vous propose quant à lui de prendre part à une course-poursuite contre les flics, qui sont contrôlés par un joueur humain muni d’une tablette et disposant de l’application ctOS mobile. Le joueur console doit donc éviter les flics tandis que celui sur tablette lui met des bâtons dans les roues. Lorsque vous trouvez une partie, l’idée est plutôt bien rendue, dommage qu’aucun malus de déconnexion ne soit proposé sur l’ensemble des modes multis. A la fin de chaque épreuve (piratage, filature, course ou challenge), vous gagnez (ou perdez) de la réputation en ligne (indépendante de celle du solo), qui ne change finalement pas grand-chose et qui n’influe pratiquement pas sur le jeu, ce qui n’empêche pas certains de quitter la partie de rage (un système de protection/punition à ce niveau aurait été bien senti). Atteindre le dernier niveau de réputation vous permet simplement d’obtenir des améliorations, comme un boost de nitro plus important. Le mode multijoueur est finalement une bonne surprise, bien que finalement assez limité en intérêt, d’autant que deux modes (Décryptage et Exploration) ne sont pas présents (raison injustifiée) dans cette version 360.

Point complet
Watch_Dogs version Xbox 360 s’avère être une petite déception. Le titre est riche en contenu, le scénario est finalement un poil plus intéressant que prévu, sans voler bien haut et ce malgré des personnages assez lisses, les possibilités de piratage sont intéressantes, tout comme les nombreux gadgets, et la durée de vie est conséquente. Reste que la technique n’est pas vraiment à la hauteur, surtout quand on voit ce que fait la concurrence pour les jeux en monde ouvert, que le moteur physique des véhicules est complètement inadapté et incohérent, que l’I.A. est totalement aux fraises et que le côté répétitif des missions (à cause de leur structure) peut vite finir de ternir le tableau. Au final, on a l’impression que la version Xbox 360, amputée en plus de deux modes multijoueurs, s’avère être un simple portage assez bâclé de la version new-gen. C’est dommage, car il y a moyen d’apprécier l’expérience et de s’amuser, grâce notamment à l’intégration de bonnes idées… Mais les idées sont généralement sous-exploitées et les bugs en pagaille ne font qu’accentuer le sentiment que le développement a été terminé à la va-vite, et ce malgré un report de plusieurs mois.

On a adoré :
+ Ville crédible et vivante
+ Le level design
+ Contenu conséquent
+ Mini-jeux pour varier
+ Missions variées
+ Les enquêtes
+ Durée de vie correcte
+ Gadgets et piratage
+ Plusieurs approches
+ Agressivité des policiers
+ Les doublages et musiques
+ Les animations d’Aiden
+ Multi stable et équilibré
+ Le challenge ctOS
+ Pas mal de bonnes idées…
On n'a pas aimé :
- Bien trop sous-exploitées
- Structure similaire des missions
- Une certaine répétitivité
- Certaines activités inintéressantes
- Piètre moteur physique
- Techniquement faiblard
- Clipping et bugs à foison
- Pas de tir en véhicule
- I.A. passive de zone
- Un peu trop facile
- Bande-son très discrète
- Système monétaire mal pensé
- Pas de spécialisation (compétences)
- 2 modes multijoueur en moins
- Pas vraiment taillé pour la 360


Consulter les commentaires Article publié le 02/07/2014 par Patrick C.



 
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