Test Tomb Raider Underworld - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Tomb Raider Underworld



Développeur
Crystal Dynamics
Genre
Action Aventure Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.11.2008
  18.11.2008
Nombre de joueurs
1
Online
- Contenus
Classification PEGI
Mémoire
4 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
64,00 €

Douze ans après le premier opus de la licence Tomb Raider, Eidos nous propose de découvrir un nouveau volet des aventures de la très célèbre Lara Croft. Aux commandes du projet, on retrouve Crystal Dynamics qui a notamment pu se faire la main sur les deux précédents opus de la licence, à savoir Tomb Raider Legend et Tomb Raider : Anniversary, qui avaient vu le jour sur Xbox 360 en ce qui concerne les consoles de nouvelle génération. Reste maintenant à voir si cet épisode Underworld est bien dans la lignée de ses prédécesseurs et s’il est capable d’amadouer tous les fans de la saga…

Sur les traces de son passé




Tomb Raider Underworld commence fort bien avec une Lara Croft qui cherche toujours désespérément sa mère en se persuadant que cette dernière est toujours en vie. Cette quête qui mêle réalité, fantastique et mythes nordiques nous entraîne tout de même aux quatre coins du monde (Méditerranée, Thaïlande, Mexique, Arctique…) pour une aventure d’une quinzaine d’heures (vingt, voire plus, pour ceux qui chercheront tous les trésors disséminés ci et là dans les niveaux). Avec un titre demandant autant d’investissement, inutile de dire que les développeurs devaient absolument proposer un scénario qui soit à la fois consistant et intéressant, surtout en termes de révélations. Or, il faut bien avouer que ce n’est qu’une semi réussite et forcément un semi échec.

Si l’histoire permet bien d’avoir un fil conducteur qui propulse notre héroïne dans différentes contrées, tout en saupoudrant la progression de quelques révélations, elle se révèle être finalement peu poussée. La faute à des cinématiques fort timides qui ne montrent le bout de leur minois qu’en fin de chapitre ou à quelques moments clés servant d’intermèdes. Du coup, lorsqu’on termine cette belle escapade en compagnie de Lara, ce n’est pas forcément le scénario, qui s’avère finalement assez quelconque, qui nous reste en mémoire. Pourtant, avouons-le dès à présent, cet opus est une franche réussite.

Besoin de matière grise




Dès les premiers instants on est ravi de voir que Lara Croft est plus belle que jamais, que les environnements sont divers, variés et qu’ils dégagent tous un charme indéniable. C’est un véritable régal pour les yeux. Les développeurs ont fort bien travaillé sur l’aspect graphique et leurs efforts sont sublimés par un level design ingénieux tout bonnement exceptionnel. Ceci donne lieu à des phases de plates-formes demandant un peu de prudence pour éviter les mauvaises chutes et à des énigmes toujours plus alambiquées les unes que les autres. On note d’ailleurs que tout l’aspect action est relégué au second plan, ces phases-là demandant généralement de sortir ses pistolets, voire une arme plus efficace (mitraillette, uzi, harpon, etc.), pour éliminer quelques ennemis (animaux, humains, voire chimères) quand on ne décide pas de les combattre au corps à corps.

Cet épisode est donc bien dans la veine des précédents même si l’accent a principalement été mis sur les énigmes. Certaines demandent d’ailleurs une sacrée patience, le temps par exemple de trouver une corniche à laquelle on pourrait s’accrocher, qui nous permettrait d’atteindre un mur avec quelques aspérités que l’on pourrait escalader pour finalement sauter sur un poteau faisant face à l’entrée que l’on cherche. Il ne faut pas avoir peur de pousser le raisonnement jusqu’au bout et c’est bien cela qui fait tout son charme, sans compter que les « casse-tête » sont variés et qu’ils demandent souvent d’user d’un objet récolté plus tôt, de bouger un ou plusieurs éléments avec une trajectoire spécifique, de tirer sur un anneau pour faire tomber un bloc qui va briser une dalle ou encore de se servir de son grappin pour descendre en rappel avant de l’enrouler autour de quelque chose et de tirer dessus par la suite pour créer une sorte de réactions en chaîne. Un véritable délice. Notons en plus que les néophytes peuvent toujours utiliser l’aide en passant par des menus bien pensés pour avoir des indices sur la solution d’une énigme ou sur un chemin à emprunter pour progresser. Une option intéressante que l’on est libre d’utiliser ou non.

La beauté d’un ange




Mais (il y en a toujours un), les phases de plates-formes ne sont pas toujours des plus agréables puisque la caméra fait parfois quelques petits caprices. Dans l’absolu, ce n’est pas forcément gênant mais il faut bien avouer qu’il n’y a rien de plus rageant que de louper un saut à cause d’une caméra qui ne permet pas de voir le point de chute. Malgré tout, le gameplay étant bien moins rigide qu’auparavant, il permet de compenser ce défaut qui pourra quand même en rebuter certains. Au niveau de la jouabilité, cet Underworld est donc bel et bien dans la lignée de l’Anniversary et du Legend. Les développeurs ont mis le temps à profit pour améliorer les possibilités, incrémenter de nouvelles fonctionnalités et rendre le tout plus fluide et surtout moins scripté. La progression n’en est donc que plus agréable.

Les commandes répondent parfaitement bien et si on arrive à s’accommoder de la caméra pour contrôler la direction lors des sauts, on ne peut que pleinement profiter de l’expérience. Le seul point noir qui figure toujours au tableau, c’est la présence de nombreux bugs. Avec un mois ou deux de développement supplémentaire, nul doute que Crystal Dynamics aurait pu en corriger une bonne partie pour véritablement peaufiner leur bébé. En l’état, cela laisse un léger goût d’inachevé, surtout lorsqu’un mécanisme qui était censé s’enclencher reste bloqué, que le pied de la belle se heurte à un petit caillou ou à un élément invisible qu’il aurait en temps normal pu franchir. Voilà autant de bugs de collisions qui auraient pu être facilement évités…

Enfin, le voyage que nous propose le soft est vraiment très plaisant et on profite des différentes subtilités du gameplay pour varier les plaisirs, à tel point que l’on se retrouve même une bonne partie d’un chapitre à piloter une moto. Lara Croft est plus habile et agile que jamais, elle saute de mur en mur, s’accroche à toutes les parois qui peuvent dépasser, interagit avec le décor pour progresser, use de son grappin pour descendre en rappel, passer un ravin ou encore courir quelques secondes le long d’un mur. Ce souci de la variété se ressent à tous les niveaux. Quand on rajoute à cela des environnements somptueux, des jeux de lumière superbes, des graphismes qui font vraiment plaisir, une bande sonore d’excellente qualité qui alterne les rythmes et les tons en fonction du potentiel dramatique ou épique du moment, une version française assez plaisante et, au risque de radoter, un level design qui relève du génie, il faut bien avouer que ce nouveau Tomb Raider a de sérieux atouts en sa faveur.

Point complet
Tomb Raider Underworld est le digne successeur d’Anniversary. Même si le scénario reste finalement assez banal, il permet de nous mener aux quatre coins du monde pour profiter de décors somptueux à la fois riches et variés. On vit les péripéties de notre chère Lara intensément et on met sa matière grise à contribution pour résoudre des énigmes diverses et farfelues tout en profitant de phases de plates-formes agréables, malgré quelques caprices de la caméra, sublimées par un level design qui relève du génie. Le gameplay n’est pas révolutionnaire, loin de là même, mais il apporte quelques évolutions bien pensées à la série. La véritable tare du soft reste finalement ses nombreux bugs de collisions dont le nombre aurait facilement pu être réduit si les développeurs avaient pris le temps de peaufiner leur bébé. Du coup, c’est surtout le sentiment d’inachevé qui reste amèrement en bouche. Malgré tout, celui-ci n’empêche pas le joueur de profiter pleinement de l’expérience. Celle-ci étant d’autant plus immersive que les environnements dégagent un charme certain, que l’aspect graphique a été soigné et que la bande sonore accompagne parfaitement le tout. Il ne manquait que deux ou trois mois de maturité pour avoir un véritable hit.

On a adoré :
+ Le level design
+ Les graphismes
+ Les décors, somptueux
+ Environnements variés
+ Gameplay agréable
+ La bande sonore
+ Lara plus belle que jamais
+ Une aventure prenante
+ Les énigmes
On n'a pas aimé :
- Caméra assez capricieuse
- Scénario finalement assez banal
- Des bugs et encore des bugs


Consulter les commentaires Article publié le 08-12-08 par Vincent P.



 
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