Test Tomb Raider : Definitive Edition - jeux vidéo Xbox One

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Tomb Raider : Definitive Edition



Editeur
Square Enix
Développeur
Crystal Dynamics
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.01.2014
  28.01.2014
Nombre de joueurs
1 à 10
Classification PEGI

En mars 2013, Square Enix a sorti un reboot de la licence Tomb Raider dont le développement avait été confié à Crystal Dynamics. On découvrait alors une héroïne plus jeune permettant de revenir aux origines du personnage de Lara Croft. Avec l’arrivée des consoles de nouvelle génération en fin d’année dernière, l’éditeur a vu une opportunité qu’il a saisie… Il s’agit bien sûr de l’idée de porter le jeu sur les nouvelles consoles. Ainsi est née la « Definitive Edition », autrement dit une version new-gen, retapée visuellement parlant, proposant en prime du contenu digital supplémentaire. Reste que cette Tomb Raider : Definitive Edition est officiellement proposée au prix fort ou presque… Alors, est-ce que ça les vaut ? Voyons cela avec notre critique basée sur la version digitale dont le code a été fourni par l’équipe Xbox.

Le même en plus joli…




Autant le dire tout de suite, l’aventure proposée par cette Tomb Raider : Definitive Edition est en tous points identique à celle que nous avons pu découvrir en mars 2013 avec le Tomb Raider sorti sur les précédentes consoles. Ceux qui ne l’ont pas déjà lu peuvent parcourir notre critique complète de la version Xbox 360 à cette adresse pour mieux saisir les forces et faiblesses intrinsèques du jeu. On regrette d’ailleurs fortement que cette édition qualifiée de « définitive » n’offre pas un mode de difficulté supplémentaire, que ce soit pour les combats ou pour les énigmes, le tout étant bien trop facile. De même, les seuls véritables ajouts sont les costumes de Lara, disponibles dès le début à chaque feu de camp (certains apprécieront, mais c’est négligeable), et le Tombeau de l’Aventurier, qui était proposé en tant que DLC. Ce dernier reste également un petit ajout sympathique, notamment avec sa structure un poil plus ouverte, mais il se boucle en quelques minutes à peine (un peu moins de dix minutes pour les plus lents). Au final, pour notre part, les souvenirs aidant et le balisage de l’aventure étant tellement prononcé, nous sommes venus à bout de l’aventure avec les combats en difficile en 6h30 pour un taux de complétion d’environ 70% (contre 6h35 pour un taux de complétion de 62% sur Xbox 360 et moins de dix heures pour le 100%).

Cela reste toujours aussi court pour un joueur habitué au genre, qui ira relativement plus vite que lors de la première découverte. Bien entendu, la durée de vie variera d’un joueur à un autre, en fonction du temps passé à résoudre les énigmes, à chercher tous les éléments à collecter, à flâner pour profiter de certains paysages, etc. Si vous n’avez pas touché à la version 360/PS3/PC, alors il se pourrait bien que vous mettiez entre une huitaine et une douzaine d’heures pour parcourir l’aventure, voire plus selon votre profil et votre habileté. Quoiqu’il en soit, on retrouve les mêmes satisfactions (bande-son, aspect spectacle, mise en scène, les différentes morts, les décors variés, etc.) et les mêmes déceptions (scénario, I.A. à revoir, gémissements incessants, incohérences, début ultra dirigiste, pas mal de QTE poussives et un aspect survie très survolé avec une Lara qui ressemble plus à Rambo au féminin). La véritable différence pour le solo se fait concrètement sur l’aspect visuel. Lara a été remodelée, notamment au niveau du visage. Le résultat ne fera peut-être pas l’unanimité, mais il faut reconnaître que les traits ont été affinés, que le grain de peau est vraiment mieux rendu, la lumière se reflétant de manière plus naturelle, et que l’ensemble est sacrément plus agréable à l’œil. Il en va de même pour les cheveux, qui sont désormais dissociés, subissant les aléas du vent et des mouvements, mais restant toujours impeccables en toutes circonstances...

On regrette d’ailleurs que seule Lara ait réellement profité de ce traitement de faveur, les autres personnages faisant du coup un peu tache à côté, notamment au niveau de la chevelure et des textures. Pour en terminer avec miss Lara Croft, il est également bon de noter que ses animations ont été améliorées et que les développeurs ont accentué la physique de son équipement (en plus des cheveux). Si le résultat semble apporter une touche de crédibilité à l’ensemble, il faut reconnaître que la gestion de ladite physique est parfois/souvent exagérée et qu’elle amène également avec elle quelques bugs. Certains bugs auraient d’ailleurs pu être facilement corrigés, comme le contact entre les mains de Lara et la paroi lors de l’escalade. Certains plans font vraiment tache, surtout quand notre héroïne grimpe avec des appuis qui se font à quelques gros centimètres de ladite paroi. Pour assurer le portage, les développeurs ont également retravaillé l’environnement. On retrouve donc des textures rehaussées, une végétation densifiée et, globalement, des éléments de décor plus dynamiques encore. Cela rajoute un petit plus à l’immersion, d’autant qu’il y a de nombreux effets visuels réussis et que le tout se veut plus détaillé et fouillé encore. Il suffit de s’arrêter quelques secondes à certains endroits pour réaliser le bénéfice de cette mise à jour graphique, notamment en termes de profondeur de champ. Le tout étant majoritairement affiché en 1080p, de manière très propre, le rendu reste vraiment agréable.

Et plus cher, avec des bonus négligeables




Malgré tout, il n’est pas rare de voir des textures plus sommaires à divers endroits ou encore des modélisations qui semblent venir de la précédente génération. Il y a eu un vrai travail, mais il n’est clairement pas complet, dans le sens où il semble principalement toucher les éléments qui attirent le plus l’œil. Le résultat est tout de même propre dans l’ensemble. Il suffit de passer de la version Xbox 360 à la version Xbox One pour voir qu’il y a une vraie évolution visuelle. En ce qui concerne le frame-rate, qui a beaucoup fait parler de lui, il faut bien avouer qu’il reste bloqué à 30 images par seconde, avec quelques faiblesses de temps à autre. Cela, c’est le théorique. Concrètement, dans la pratique, le jeu nous est apparu fluide avec seulement trois courts passages montrant une chute du frame-rate. Cela reste donc très négligeable sur l’ensemble de l’aventure, bien que l’on aurait apprécié avoir un taux d’images par seconde supérieur pour sensiblement améliorer le confort visuel. Par contre, on ne peut pas passer l’éponge sur un petit bug plutôt gênant. En effet, au démarrage du jeu, au moment de continuer la partie en cours via la sauvegarde, nous avons eu le droit à un freeze de l’écran du menu, suivi d’un redémarrage de la console. Pour continuer avec les ajouts de cette version de nouvelle génération, notons l’intégration de Kinect. Outre quelques fonctionnalités fortement négligeables avec les gestes, l’accessoire sert surtout pour la reconnaissance vocale.

On peut ainsi afficher la carte, passer d’une arme à une autre ou d’un type de munition à un autre… Ceux qui sont habitués aux commandes vocales apprécieront ce petit plus qui reste tout de même très gadget puisque, malgré une reconnaissance majoritairement performante (nous n’avons éprouvé que deux ratés), cela va tout aussi vite d’utiliser les touches de la manette. Niveau contenu, outre les éléments visuels à débloquer comme sur Xbox 360, on peut découvrir le mini artbook au format digital ou encore la BD qui permet d’apporter un peu de profondeur aux personnages secondaires, celle-ci faisant office de préquelle. Le rendu digital est plutôt bon, la BD sans être exceptionnelle se laisse lire sans déplaisir, mais elle est uniquement proposée en anglais, ce qui pourrait décevoir les francophones. Il en va de même pour les vidéos bonus, notamment tous les épisodes Final Hours, qui ont été ajoutés sans VF, ni même sous-titres. Cela fait vraiment négligé pour la version française. En revanche, les joueurs anglophones seront ravis de pouvoir choisir les voix anglaises (via le menu). Enfin, nous tenions à revenir quelque peu sur le multijoueur. Celui-ci a été enrichi des DLC diffusés sur la version précédente, dont entre autres trois nouvelles cartes. Malgré tout, cela ne le rend pas plus intéressant pour autant.

Les cartes restent toujours assez petites, malgré un bon level design et quelques pièges intéressants, et les modes aux objectifs asynchrones restent un poil plus intéressants. Hélas, on retrouve toujours une certaine lourdeur dans le maniement des personnages, les corps à corps sont très imprécis et la notion d’équilibre est totalement inconnue. On s’est souvent retrouvé dans des parties à 3 contre 1 ou 4 contre 2, sans compter d’autres parties durant lesquelles une équipe comptait tous les joueurs au niveau le plus élevé, là où l’autre ne comportait que des débutants (niveau 1 à 5 contre niveau 25 et plus). Au final, le multijoueur reste très anecdotique, toujours un peu délaissé, et on regrette fortement que ce portage n’ait pas été l’occasion d’améliorer la copie en fonction des critiques précédemment émises. C’est clairement dommage, surtout pour un jeu qui est officiellement vendu au prix fort ou presque (55 euros, on arrive toutefois à le trouver aux alentours des 45 euros en version physique chez certains revendeurs), alors qu’il ne s’agit que d’une version vraiment plus jolie, au contenu supplémentaire négligeable, de la version 360/PS3/PC que l’on trouve entre 25 et 30 euros en moyenne. Du coup, l’investissement supplémentaire n’est que trop peu justifié, surtout pour un joueur ayant déjà parcouru le jeu en 2013.

Point complet
Intrinsèquement, que ce soit sur Xbox One ou sur Xbox 360, vous avez très exactement la même aventure, avec les mêmes forces et surtout les mêmes faiblesses. Square Enix propose une « Definitive Edition » qui n’est définitive qu’en termes de contenu, dans le sens où l’on retrouve le jeu original, les DLC (extrêmement négligeables, mais ils ont le mérite d’y être), le mini-artbook (en digital) et la BD (en digital et uniquement en anglais, tout comme les vidéos Final Hours), ainsi que l’ajout de la VO (ce point réjouira les aficionados puisque le doublage anglais est supérieur au doublage français). Pour le reste, ce portage ne tient absolument pas compte des défauts de l’original (I.A., facilité déconcertante des énigmes, bugs, multijoueur bancal, etc.) et se contente simplement d’apporter des modifications visuelles (certes réelles et agréables)… une physique plus prononcée, et parfois trop exagérée, des modélisations et animations améliorées (mais pas pour les personnages autres que Lara) et des environnements plus détaillés, plus jolis et plus vivants (malgré des textures par-ci, par-là héritées de la précédente génération). Concrètement, c’est très clairement plus joli que la version 360, qui était déjà jolie à son époque, mais l’intérêt ne réside finalement qu’en ce point. Cela vaut-il donc de payer pas loin du double (par rapport au prix de la version old-gen) pour profiter d’une aventure plus agréable à l’œil ? C’est à vous de faire votre choix, mais si vous avez déjà fait le jeu original une première fois, l’intérêt est bien maigre…

On a adoré :
+ Toutes les qualités de la v360
+ Ajout de la VO
+ Un vrai travail sur les visuels
+ Fonctionnalités Kinect en bonus
+ Effets et profondeur de champ
+ DLC (négligeables) incorporés
+ Principalement du 1080p 30 i/s fluide...
On n'a pas aimé :
- Mais peut faire encore mieux…
- Prix élevé pour un jeu qui a 1 an
- Tout n’a pas été rehaussé visuellement
- Encore quelques bugs
- Bonus uniquement en anglais
- Physique parfois trop exagérée
- Tous les défauts de la v360


Consulter les commentaires Article publié le 09/02/2014 par Vincent P.



 
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